À Montbrison, dans la Loire, Laëtitia Besinge dirige L’Atelier du Sellier. Diplômée du Haras national de La Roche-sur-Yon en sellerie-harnachement, elle travaille le cuir pour l’équipement du cheval, l’accessoire canin et la maroquinerie. Le site officiel présente une fabrication française, réalisée avec soin et une attention particulière à la durabilité. L’atelier accueille des projets de création, de réparation et de personnalisation, avec une approche qui relie la précision du geste à l’usage quotidien.
La sellerie équestre demande de comprendre le mouvement du cheval et celui de la personne qui le monte. Un licol, une rêne, une sangle ou un side-pull doit être ajusté, confortable et suffisamment résistant pour les sollicitations répétées. L’Atelier du Sellier fabrique une gamme d’articles destinée au cheval, avec des modèles pensés pour le travail en carrière, la promenade et les soins. Les dimensions, les boucles, les zones de renfort et le choix du cuir sont discutés selon la morphologie et la pratique.
Le site présente notamment des side-pulls sans mors. Ce type d’équipement agit par les montants et la muserolle plutôt que par une embouchure. La douceur du contact ne dispense pas d’un réglage précis : la largeur des pièces, la position des anneaux et la stabilité de l’ensemble conditionnent le confort du cheval et la qualité des indications. Une fabrication sur mesure peut tenir compte des habitudes de la personne, du niveau de travail et des particularités de l’animal.
Les protège-boulets associent cuir pleine fleur et intérieur en néoprène. La partie extérieure apporte une résistance et une tenue qui conviennent à un équipement sollicité, tandis que le néoprène forme une zone de protection et de confort. Les guêtres et autres protections renforcées répondent à la même logique : couvrir les zones exposées sans gêner le mouvement. Les coutures, les fermetures et le maintien sont choisis pour que la pièce reste en place pendant l’activité.
L’atelier réalise aussi des licols en cuir doublé, des licols de poulain et des modèles en sangle enduite personnalisable. Un licol pour jeune cheval n’est pas dimensionné comme un équipement destiné à un adulte. La douceur du cuir, la possibilité de régler la taille et la solidité des anneaux participent à la sécurité des manipulations. La sangle enduite offre une surface facile à entretenir, tandis que la personnalisation peut porter sur les coloris, la largeur ou le marquage.
Le travail s’étend à l’harnachement du chien. Les colliers et les laisses en Biothane sont présentés comme résistants, lavables et adaptés aux promenades humides ou boueuses. Ce matériau permet un entretien simple tout en conservant une gamme de couleurs. L’atelier propose aussi des harnais sur mesure, des sangles et des accessoires assortis. La largeur, la longueur, les boucles et la position des points de traction sont adaptés à la taille et à la morphologie du chien.
Un équipement canin doit répartir les efforts et rester confortable lorsque l’animal avance, tire ou change de direction. Un collier trop large peut gêner un petit chien ; une sangle trop étroite peut exercer une pression plus marquée ; une boucle mal positionnée peut créer un point de frottement. L’échange avec la personne qui utilise l’équipement permet de retenir un modèle cohérent avec les promenades, les activités extérieures et la facilité de nettoyage recherchée.
La maroquinerie forme le troisième volet de l’atelier. Laëtitia Besinge travaille des cuirs pleine fleur sélectionnés pour leur beauté et leur robustesse. Les coutures renforcées, les boucles de qualité et les doublures résistantes participent à la durée de vie des pièces. La collection comprend des ceintures de style sellier, des sacs de voyage sur mesure, des portefeuilles, des étuis, des trousses, des porte-cartes, des accessoires de bureau et des objets destinés au quotidien.
Une ceinture façon sellier doit combiner une largeur confortable, une boucle adaptée et une fixation solide. Un sac de voyage demande de penser le poids du contenu, les poignées, les points de traction et la fermeture. Une pochette ou un étui à lunettes privilégie un format compact et une protection douce. Un porte-cartes doit rester discret tout en conservant la tenue du cuir. Ces pièces peuvent être déclinées en coloris sobres ou plus affirmés selon le projet.
Le bureau constitue un terrain d’application de cette maroquinerie. L’atelier présente des tapis de souris, des sous-mains pour ordinateur portable, des trousses et des ensembles coordonnés. Le cuir protège la surface de travail, accompagne les gestes et donne une unité visuelle à l’espace. Les bords, les coutures et les doublures sont choisis en fonction des frottements et des manipulations. Un ensemble peut être conçu dans une même teinte ou associer plusieurs nuances pour distinguer les usages.
La personnalisation intervient sur la taille, la teinte et la bouclerie. Un client peut partir d’un modèle présenté, demander une modification de proportion ou définir un objet nouveau à partir de son usage. La couleur d’un collier, la longueur d’une laisse, la largeur d’une ceinture ou le volume d’un sac peuvent évoluer. Les choix restent liés à la résistance des matériaux, à la faisabilité du montage et au confort recherché. Un échange détaillé aide à éviter un objet joli mais peu adapté.
La réparation complète la création. L’atelier travaille sur l’arnachement des chevaux et peut examiner une pièce dont le cuir, une couture ou une fixation a été sollicité. Une réparation doit préserver la sécurité de l’équipement et tenir compte de son âge, de son état et de la manière dont il est utilisé. Sur une pièce de maroquinerie, la reprise d’une poignée, d’une doublure, d’une fermeture ou d’une couture peut prolonger la vie de l’objet. La décision dépend de l’examen du cuir et de la possibilité de retrouver une construction fiable.
Le diagnostic de selle et le saddle fitting appartiennent aux services liés au cheval. Ils visent à observer l’adéquation entre la selle, le dos du cheval et la personne qui monte. Une selle peut sembler correcte à l’arrêt et devenir gênante en mouvement ; les traces, la position et les réactions de l’animal donnent alors des indications. L’accompagnement permet d’identifier les ajustements à envisager et de relier l’équipement à la pratique équestre. Les modalités d’intervention sont à discuter directement avec l’atelier.
La fabrication française revendiquée par L’Atelier du Sellier s’appuie sur un travail artisanal et sur une sélection attentive des matières. Le cuir pleine fleur conserve un toucher et une présence qui évoluent avec l’usage. Les pièces peuvent se patiner, mais leur longévité dépend aussi de l’entretien, du stockage et de la fréquence de sollicitation. Pour l’équipement animal, le nettoyage et l’inspection des coutures sont particulièrement utiles ; pour un sac ou une ceinture, il faut éviter l’humidité prolongée et les charges excessives.
Une demande peut commencer par des photographies, des mesures et la description du contexte. Pour un cheval ou un chien, la morphologie, l’âge, l’activité et les équipements déjà utilisés sont des éléments utiles. Pour un sac, une ceinture ou un accessoire de bureau, le contenu, le poids, l’encombrement et la fréquence de manipulation orientent le dessin. Laëtitia Besinge peut alors discuter du cuir, de la teinte, des boucles, des doublures, du délai et du niveau de personnalisation.
À Montbrison, L’Atelier du Sellier réunit donc sellerie équestre, harnachement canin, réparation et maroquinerie. Licols, protections, laisses, colliers, sacs, ceintures, étuis et accessoires de bureau sont pensés autour d’un usage réel et fabriqués en France. Le travail du cuir reste précis sans perdre de vue le confort, la sécurité et la durabilité. Les possibilités exactes, les formats et les conditions d’accueil sont à demander directement à l’atelier afin de construire une pièce cohérente avec le cheval, le chien ou la vie quotidienne.