Le maroquinier ou la maroquinière travaille le cuir et d’autres matériaux souples pour fabriquer des objets destinés à être portés, utilisés ou conservés. Sacs, portefeuilles, ceintures, pochettes, étuis et accessoires demandent une construction adaptée à leur fonction. Le métier associe le choix de la matière, la préparation des gabarits, la coupe, l’assemblage et les finitions.
Le travail commence par l’observation d’une peau : son épaisseur, son grain, sa souplesse, sa teinte et ses éventuelles irrégularités orientent la réalisation. À partir d’un dessin ou d’un modèle, le professionnel prépare un patron et peut réaliser un prototype afin de vérifier les volumes et les proportions. La coupe doit limiter les chutes et positionner les pièces de manière cohérente avec le sens et les qualités du cuir.
L’assemblage peut s’effectuer par couture à la main, couture à la machine, piquage, rivetage ou d’autres procédés selon la construction. Le maroquinier pose ensuite les fermetures, doublures, bandoulières, boucles et autres accessoires. Les tranches, les bords et les surfaces font l’objet de finitions qui influencent la résistance, le toucher et l’apparence de l’objet.
Dans un atelier artisanal, le professionnel peut concevoir ses propres modèles, fabriquer des pièces uniques ou répondre à des commandes personnalisées. Le métier demande de la précision, un bon sens du toucher et la capacité à respecter la matière tout au long du processus. Les cuirs réemployés et d’autres matériaux souples peuvent également entrer dans des réalisations contemporaines.