Atelier & professionnel

La Forge de Rohane — Michaël Dugleux, ferronnier d’art à Granzay-Gript

Granzay-Gript

Activité confirmée active

Informations centrales vérifiées le 10 septembre 2026

À Granzay-Gript, dans les Deux-Sèvres, La Forge de Rohane développe une ferronnerie d’art qui associe le travail du fer à chaud, l’étude du dessin et la recherche d’un accord avec l’architecture. L’atelier de Michaël Dugleux réalise des ouvrages uniques pour l’habitat et les jardins : rampes d’escalier, garde-corps, grilles, portails, verrières, marquises, serres, mobilier et structures extérieures. Le projet commence par un échange sur le lieu, les usages, les proportions et l’atmosphère recherchée, puis se poursuit par des croquis, la préparation du métal, la forge, l’assemblage et les finitions.

La ferronnerie d’art repose sur une transformation véritable du métal. Une barre de fer laminé est chauffée dans la forge afin de devenir suffisamment malléable pour être étirée, refoulée, pliée ou martelée. L’enclume fournit le point d’appui, tandis que le marteau accompagne chaque déformation. La température, le rythme des coups et la position de la pièce influencent le résultat. Une volute, une feuille, une pointe ou un motif géométrique n’apparaît pas comme un élément prêt à poser : il se construit progressivement à partir de la matière brute.

À La Forge de Rohane, le décor est dessiné et forgé pour l’ouvrage auquel il appartient. Cette démarche distingue un motif conçu pour une rampe d’un décor destiné à une grille de fenêtre ou à un portail. Le dessin tient compte des lignes du bâtiment, des ouvertures, des perspectives et de la manière dont la lumière traversera les pleins et les vides. Un ouvrage ancien peut demander une lecture attentive de son style ; une maison contemporaine peut appeler une composition plus sobre. Dans les deux cas, la création cherche à donner au métal une présence accordée à son environnement.

Le croquis participe à la genèse de chaque réalisation. Il permet de discuter d’une courbe, d’une hauteur, d’un rythme de barreaux ou de la place d’un décor avant la fabrication. Pour un garde-corps, il faut également intégrer la sécurité, les dimensions de l’ouverture et la manière dont l’ensemble sera fixé. Pour une rampe, la main doit trouver une ligne continue et agréable à suivre. Pour une grille, les intervalles, l’opacité et la relation avec la fenêtre doivent être étudiés ensemble. L’esthétique ne se sépare donc pas des contraintes de l’usage.

Les garde-corps et les grilles de fenêtres comptent parmi les ouvrages présentés par l’atelier. Ils peuvent protéger un balcon, une terrasse, une mezzanine ou une ouverture, tout en devenant un élément de composition. Une série peut reprendre un langage Art déco, s’inspirer d’un décor classique ou développer une écriture plus actuelle. La structure en acier massif peut recevoir des ornements forgés, des rehauts de couleur ou des incrustations d’émaux. Ces détails modifient la lecture du métal sans masquer la fonction première de l’ouvrage.

Les rampes d’escalier demandent une relation particulière entre le dessin et le mouvement. La main courante accompagne une montée, un départ ou un changement de direction. La hauteur, la continuité et la prise en main doivent rester cohérentes avec l’escalier. Le décor peut se concentrer sur le départ de rampe, suivre la ligne de la main courante ou se développer dans les espaces entre les montants. La Forge de Rohane présente des rampes inspirées de l’Art déco, mais aussi des compositions où des formes végétales, des feuilles et des courbes donnent au parcours une expression plus organique.

Les portails associent protection, seuil et identité. Leur dessin doit être lisible depuis l’extérieur comme depuis l’intérieur de la propriété. La structure doit rester stable, les ouvrants doivent fonctionner correctement et les éléments décoratifs doivent résister aux manipulations répétées. L’atelier a réalisé des portails en acier massif et fer forgé, avec des tôles ajourées, des frises, des volutes et des incrustations d’émaux. Certains projets ont été conçus dans une continuité avec un jardin d’hiver, une marquise, des grilles de fenêtre et un numéro en acier, afin que plusieurs ouvrages composent un même ensemble.

Les verrières et les menuiseries extérieures prolongent la ferronnerie vers la lumière. Une structure en acier peut conserver des profils fins tout en formant une séparation, une porte ou une façade vitrée. Le choix des profils, du vitrage et des assemblages dépend de l’ouverture, de l’isolation recherchée et de l’architecture existante. L’atelier présente des réalisations utilisant des profils acier à rupture de pont thermique et des décors forgés rapportés sur la structure. Une poignée, une grille végétale ou une insertion d’émail peut alors devenir le détail qui relie la technique de la menuiserie au caractère artisanal de l’ouvrage.

Les jardins d’hiver et les serres en acier et verre sont conçus en fonction de leur implantation. Un modèle peut évoquer une construction ancienne, chercher à s’intégrer entre deux murs ou adopter une forme contemporaine. La structure doit accompagner les usages du lieu, la circulation, l’entrée de la lumière et la présence des végétaux. La Forge de Rohane indique réaliser ces ouvrages sur demande, en s’appuyant sur des modèles anciens ou sur une création adaptée au contexte. Le métal y devient une ossature fine qui organise une relation entre la maison, le jardin et le paysage.

Le travail de l’atelier s’étend aussi aux tonnelles, pergolas, gloriettes, kiosques, treillages et supports de plantes. Ces ouvrages donnent une fonction au métal dans le jardin : soutenir une végétation, filtrer le soleil, guider un passage ou ponctuer une perspective. Un support de plante n’est pas soumis aux mêmes efforts qu’un pont ou une structure de grande portée. Le dessin, les sections, les ancrages et la finition doivent être adaptés à la taille de l’ouvrage et à son exposition. Le fer forgé peut rester très lisible ou se fondre dans une composition végétale.

La Forge de Rohane réalise également du mobilier et des luminaires en pièce unique ou en petite série. Le fer forgé peut former un piètement, une console, une table, une chaise ou une structure de luminaire. Le métal dialogue alors avec un plateau de granit, de marbre, de bois ou de verre. Dans une console de la série « Ligne », une ossature sobre reçoit une ornementation forgée qui donne à chaque modèle son caractère. Dans une table basse, la texture laissée par le marteau pilon ou une patine peut être conservée pour faire sentir la transformation de la barre.

La matière ne se limite pas au fer. L’atelier associe l’acier et le fer forgé au verre, au bois, au béton ciré, au laiton, à l’or ou à l’argent selon la réalisation. Cette ouverture suppose de connaître les propriétés de chaque matériau et de prévoir les transitions entre eux. Un plateau de pierre impose un support stable et une répartition adaptée du poids. Un verre coloré appelle une mise en valeur de la lumière et une fixation qui le protège. Une poignée en laiton ou une insertion d’émail peut apporter une nuance précise sans interrompre la continuité de la structure métallique.

Les incrustations d’émaux font partie des signes reconnaissables de plusieurs réalisations de l’atelier. Elles introduisent des touches de couleur dans des portails, des garde-corps, des portes ou des jardins d’hiver. La couleur peut souligner une volute, accompagner un motif végétal ou répondre à un vitrage. Le métal est alors préparé pour recevoir un élément qui ne joue pas seulement un rôle décoratif : il modifie la manière dont l’ouvrage accroche le soleil et se lit à distance. La combinaison du fer forgé et de l’émail permet de rester dans un vocabulaire artisanal tout en donnant aux créations une expression contemporaine.

Les assemblages prolongent le travail de forge. Selon la pièce, l’atelier peut employer le rivetage, le vissage, les tenons, les mortaises, les embrèvements, les épaulements ou le soudage à la forge. Chaque solution agit sur la résistance, l’apparence et la possibilité d’entretien. Un assemblage visible peut devenir un détail du décor ; un assemblage discret peut préserver une ligne très épurée. Le choix ne dépend pas seulement de la facilité de fabrication : il doit rester cohérent avec la charge, les mouvements, la dilatation et le style de l’ouvrage.

La finition protège le métal et participe à son apparence. Après la mise en forme et l’assemblage, une pièce peut être brossée, traitée, peinte, métallisée, patinée ou vernie selon son usage et l’effet recherché. Une patine bronze peut donner de la profondeur à un décor végétal ; une finition plus uniforme peut accompagner une façade actuelle. À l’extérieur, la protection doit tenir compte de l’humidité, du soleil et des variations de température. À l’intérieur, le toucher, les reflets et la proximité du regard prennent davantage de place. La finition relie donc durabilité, couleur et perception.

La restauration de pentures et de serrures constitue une autre intervention possible dans le domaine de la serrurerie d’art. Une pièce ancienne doit être examinée avant qu’une réparation soit décidée. La penture peut être déformée, oxydée ou séparée de ses fixations ; une serrure peut demander un ajustage, un nettoyage ou la reprise d’un élément. Le but est de retrouver un fonctionnement fiable en conservant autant que possible les traces et la logique de l’ouvrage. Une pièce refaite doit s’accorder avec l’existant par sa forme, sa section et sa finition, sans donner l’impression d’un ajout sans relation avec l’ensemble.

La Forge de Rohane travaille pour des maisons anciennes, des constructions contemporaines, des jardins et des projets de rénovation. L’atelier indique intervenir dans toute la Nouvelle-Aquitaine et au-delà, ce qui implique de comprendre des architectures, des climats et des contextes très variés. Un ouvrage réalisé pour une demeure du Marais Poitevin ne se pense pas exactement comme une grille destinée à une maison urbaine ou comme une structure installée dans un parc. Le lieu oriente les proportions, le choix des motifs, la relation aux matériaux voisins et la façon dont le métal vieillira.

Créée en 2011, l’entreprise s’est installée à Granzay-Gript en 2018 après ses premières années à Frontenay-Rohan-Rohan. Elle dispose d’un espace de travail et d’une salle d’exposition où certaines réalisations peuvent être découvertes. La présence de l’atelier dans le sud des Deux-Sèvres, aux portes du Marais Poitevin, accompagne une pratique qui se nourrit autant de la tradition de la forge que de projets actuels. Les références à l’Art nouveau, à l’Art déco et aux décors classiques ne conduisent pas à des reproductions identiques : elles servent de points de départ pour une création adaptée à chaque architecture.

À Granzay-Gript, Michaël Dugleux et La Forge de Rohane défendent ainsi une ferronnerie où le feu, le dessin et la construction avancent ensemble. Rampes, garde-corps, portails, verrières, marquises, serres, mobilier et ouvrages de jardin sont pensés selon leur fonction, leur environnement et la personnalité du projet. Le fer laminé devient une volute, une feuille, une grille ou une structure par le chauffage, le martelage, l’assemblage et les finitions. Les collaborations avec le verre, la pierre, le bois ou l’émail élargissent les possibilités sans effacer la présence du métal forgé à la main.

Métiers exercés

Traçabilité

Sources de cette fiche

Chaque notice indique précisément l’information qu’elle soutient et la date à laquelle elle a été consultée.

  1. Organisme professionnel site-officiel

    La Forge de Rohane — ferronnerie d’art traditionnelle et contemporaine (site externe)

    Organisme : La Forge de Rohane

    Fait soutenu
    Le site professionnel présente l’atelier de ferronnerie d’art de Michaël Dugleux, son implantation à Granzay-Gript, ses procédés de forge et ses réalisations en rampes, garde-corps, portails, verrières, marquises, serres, mobilier et ouvrages de jardin.
    Consultée le
    10 septembre 2026

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