À Paris, SG ATELIER accompagne la création contemporaine par la fabrication de volumes, la mise au point de procédés et l’ingénierie créative. Fondé par le plasticien Stéphane Gérard, l’atelier travaille pour des artistes, des galeries, des maisons de luxe, des entreprises et des institutions culturelles. Ses espaces de 400 m² permettent d’aborder la sculpture, l’architecture, le design, la scénographie et les projets qui dépassent les formats habituels. Le travail associe compréhension de l’intention, étude de faisabilité, choix des matériaux, prototypage, moulage, tirage, finition et installation.
Un atelier consacré aux projets en volume
SG ATELIER se présente comme un atelier de fabrication hors normes, spécialisé dans le domaine du volume. Son activité part d’une idée, d’une forme ou d’un besoin artistique qui doit devenir une pièce réelle. La maquette, le modèle numérique, le prototype ou le matériau final peuvent constituer des étapes différentes d’un même projet. L’atelier intervient lorsque la création demande de traduire une forme en objet, de tester une matière, de développer un procédé ou d’organiser une fabrication qui ne correspond pas à une solution standard.
La production artistique concerne des sculptures, des objets, des éléments de présentation, des mobiliers, des accessoires et des installations. Le site montre une relation étroite avec les artistes et avec les structures qui portent leurs projets. Une œuvre peut être fabriquée en pièce unique, agrandie, moulée, tirée en plusieurs exemplaires ou transformée en série de prototypes. La technique reste au service de la forme et de l’usage attendus ; elle n’est pas appliquée comme une recette identique à chaque commande.
Stéphane Gérard a fondé SG ATELIER avec une pratique de plasticien, une expertise en faisabilité et en ingénierie créative, ainsi qu’une activité de formation autour des matériaux et des procédés. Cette double culture permet d’aborder un projet par l’intention artistique et par les conditions de sa réalisation. Une forme peut être séduisante sur un dessin, mais demander une structure, une épaisseur, une finition ou une méthode de démoulage particulière. Le rôle de l’atelier est de relier ces dimensions sans réduire l’œuvre à sa seule difficulté technique.
Des savoir-faire qui vont du modelage à la 3D
Les techniques citées par SG ATELIER couvrent le modelage, le dessin, la sculpture, le prototypage, le fraisage et la taille. Le modelage permet de travailler directement un volume et de modifier progressivement ses proportions. Le dessin aide à préciser une silhouette, un détail ou une intention de surface. Le prototype rend possible l’observation d’un objet à l’échelle, avec ses lignes, ses jonctions et sa relation avec le corps ou l’espace.
Le moulage ouvre une autre phase de fabrication. L’atelier utilise le silicone, les composites, l’acier, le plâtre et l’acrylique, puis réalise des tirages stratifiés, estampés ou coulés. Le choix du procédé dépend de la forme, de la quantité, de la précision recherchée et de la finition. Un moule doit restituer les reliefs du modèle tout en permettant son démoulage. Le tirage doit ensuite conserver les détails, recevoir les reprises utiles et être préparé pour la patine, la peinture, le polissage ou un autre traitement de surface.
La conception en trois dimensions comprend le modelage numérique, l’impression additive, le scan volumétrique et l’animation 3D. Ces outils peuvent servir à agrandir une sculpture, à conserver la géométrie d’un modèle ou à préparer un prototype avant la fabrication. La numérisation ne remplace pas la compréhension de la matière. Elle permet de disposer d’un volume de référence, qui doit ensuite être interprété selon le matériau choisi, la taille de la pièce et l’effet attendu.
Le fraisage, la taille, le surfaçage, le sablage, le polissage, les revêtements, les patines et l’infusion complètent la palette de procédés. Certains gestes enlèvent de la matière, d’autres construisent une peau, modifient une texture ou protègent une surface. La finition participe pleinement à la perception d’une sculpture. Une résine transparente, un composite minéral, un métal patiné ou un polymère doré ne réagit pas de la même façon à la lumière et au toucher.
Une grande diversité de matériaux
Les matériaux organiques mentionnés par l’atelier comprennent les résines, l’époxy, le polyester, les composites, le polyuréthane, les composés acryliques, le PMMA, les thermoplastiques et les résines biosourcées. Cette famille de matières permet de produire des formes légères, translucides, colorées ou résistantes, selon la formulation et le procédé retenus. Une résine peut être coulée, stratifiée, chargée, polie ou recouverte d’une finition qui modifie son aspect.
Les matériaux minéraux comprennent les plâtres, les plâtres durs, le staff, le stuc, les bétons, les céramiques, le verre et le cristal. Ils introduisent des qualités différentes : matité du plâtre, masse du béton, fragilité du verre, translucidité du cristal ou richesse de la céramique. Les matériaux divers incluent des écomatériaux et des matières mises au point selon un cahier des charges. La recherche ne consiste donc pas seulement à choisir dans une gamme existante ; elle peut conduire à élaborer une réponse adaptée à une couleur, une densité, une texture ou une contrainte particulière.
Le métal est également présent avec le cuivre, l’aluminium, les alliages et l’acier. L’atelier cite la fonderie, l’injection, la soudure et la brasure. Ces techniques permettent d’obtenir une pièce métallique, de réunir des éléments ou d’associer un métal à une résine, un verre, un composite ou un autre support. Les étapes de sablage, de polissage, de revêtement et de patine donnent ensuite à la surface son caractère. La matière peut rester brillante, devenir mate, prendre une couleur profonde ou conserver la trace d’un travail manuel.
Prototyper pour comprendre la forme
Le prototypage occupe une place centrale dans les projets de SG ATELIER. Un prototype permet de vérifier une proportion, un assemblage, une texture, une résistance ou une relation avec l’utilisateur. Pour un objet de design, il peut montrer la prise en main et l’équilibre. Pour une sculpture, il peut révéler la silhouette et les ombres. Pour un élément scénographique, il peut aider à observer la circulation du public et la manière dont le volume entre dans l’espace.
Le site présente aussi des matrices, des modèles, des moules et des tirages. Une matrice peut servir à reproduire un relief ou à préparer une série d’éléments. Le moule conserve les informations du modèle et permet d’obtenir des pièces comparables. Le tirage doit ensuite être contrôlé, retouché et fini. Les choix de démoulage, de joint, de support et de surface influencent le résultat final. Chaque projet demande donc une organisation particulière, même lorsque la technique générale est connue.
SG ATELIER peut également mettre au point des matériaux ou des procédés lorsque les solutions courantes ne conviennent pas. Cette recherche peut concerner un aspect transparent, une matière biosourcée, une surface minérale, une texture particulière ou un assemblage inédit. Le projet est alors une collaboration entre la personne qui imagine l’œuvre et l’équipe qui cherche comment lui donner une existence physique. Les essais servent à comparer les réponses, à comprendre leurs limites et à retenir celle qui respecte le mieux la création.
Des réalisations entre art, luxe et institutions
La production artistique présentée par SG ATELIER comprend une grande variété de pièces. L’atelier cite des sculptures en glace, des automates horlogers, des nuages en résine époxy, des fleurs gelées, des trophées, des inclusions en plexiglas, des sculptures en polymère et en fer patiné, ainsi que des éléments de présentation en plâtre et porcelaine. Ces exemples montrent que le volume peut être décoratif, mécanique, architectural, cérémoniel ou expérimental.
Pour Jean-Pierre Formica, SG ATELIER a réalisé une impression 3D de la sculpture « Empreintes », agrandie de 40 centimètres à 140 centimètres, puis recouverte d’un revêtement métallique et d’une patine. Le projet associe numérisation ou fabrication additive, changement d’échelle et traitement de surface. L’agrandissement ne consiste pas à multiplier mécaniquement les dimensions : il faut conserver la lecture du volume, la précision des reliefs et la relation entre la forme originale et sa nouvelle présence.
Pour une maison de luxe, l’atelier a fabriqué un guéridon drapé en résine et verre. La pièce combine un volume qui évoque le textile et des matières qui n’ont pas la même rigidité ni la même transparence. L’enjeu est de donner au matériau dur l’apparence d’un mouvement souple, tout en assurant la stabilité du mobilier et la qualité de sa finition. Cette réalisation illustre le lien entre recherche de forme, expérimentation et fabrication destinée à un usage réel.
Le site présente aussi des inclusions de motifs dans des sphères bleues pour Cartier, des prototypes et matrices pour des accessoires en cuir de Schiaparelli, un gant de boxe en polymère doré à la feuille ou en béton, et le trophée de l’Europe destiné à l’assemblée européenne et au Conseil de l’Europe. Ces pièces appartiennent à des univers différents, mais elles demandent toutes de transformer une idée en volume précis, identifiable et durable.
Des projets hors normes et des matières inventées
Dans le domaine de l’architecture, de la scénographie, du design et de la sculpture, SG ATELIER décloisonne les pratiques et les acteurs. Le site cite la création de volumes numériques et la modélisation préparées pour l’appel d’offres de la Grotte Cosquer en 2019, puis la création de matières et de procédés pour les éléments géologiques remarquables de la Grotte Cosquer en 2020. Un tel projet demande de penser l’apparence d’une roche, son relief, sa couleur et son intégration dans un parcours de visite.
L’atelier a également travaillé sur une sculpture exceptionnelle en cristal de synthèse pour Christian Louboutin et sur un projet architectural de cristallisation des Frigos, avec des matériaux transparents et translucides. Le cristal et les matières transparentes rendent visibles les épaisseurs, les inclusions, les bulles, les arêtes et les conditions de lumière. La fabrication doit alors prendre en compte ce que la matière révèle autant que ce qu’elle dissimule.
Pour les Galeries Lafayette, SG ATELIER a créé et réalisé quatre mobiliers monumentaux en bio-résine et agrégats naturels. La dimension du mobilier transforme son rapport à l’architecture : la pièce doit être regardée comme un objet, mais aussi fonctionner dans un grand espace. L’association d’une résine biosourcée et d’agrégats donne à la surface une présence qui dépend de la composition, du polissage et de la lumière.
Le projet « History Bricks » a demandé la réalisation de 5 000 fragments calibrés à partir d’une vertèbre de mammouth, en bio-résine et métal recyclé. Le nombre d’éléments impose une grande régularité, tandis que la forme de départ conserve une dimension singulière. SG ATELIER mentionne aussi le moulage de sculptures et la création de matériaux pour Richard Texier, ainsi que des moulages, tirages et patines pour le musée d’Orsay autour de Léopold Chauveau.
Ingénierie créative et transmission
SG ATELIER propose des expertises avant projet ou en cours de réalisation pour les commandes artistiques, le design d’espace, les chantiers exceptionnels et le développement de produits. Cette assistance porte sur la faisabilité, l’adéquation économique, l’invention de procédés et la recherche de solutions créatives. Elle s’appuie sur la connaissance des matériaux, l’habitude des contraintes et la capacité à modifier rapidement une proposition lorsqu’un paramètre évolue.
L’atelier propose aussi des formations pour les créateurs, artistes, designers, architectes et développeurs. Elles abordent la faisabilité créative, différentes techniques d’atelier, le moulage, les matériaux, le prototypage et la concrétisation des idées. La transmission donne aux participants une meilleure compréhension des possibilités et des limites de la matière. Elle peut les aider à concevoir une forme qui reste réalisable, à choisir un procédé cohérent ou à dialoguer plus précisément avec un atelier de fabrication.
À Paris, SG ATELIER réunit ainsi sculpture, modelage, moulage, tirage, impression 3D, matériaux organiques et minéraux, métal, prototypage, finition et ingénierie créative. Les œuvres documentées pour Jean-Pierre Formica, Cartier, Schiaparelli, Christian Louboutin, les Galeries Lafayette, la Grotte Cosquer, le musée d’Orsay et Richard Texier montrent la diversité des échelles et des contextes. Chaque projet repose sur la même volonté : comprendre la vision d’un créateur, explorer les moyens disponibles et inventer, lorsque cela est nécessaire, la matière ou le procédé qui permettra à la forme de devenir une œuvre.