Atelier & professionnel

Stanka Mila — bijoux artisanaux de Sandrine Marjanov à Lyon

Lyon

Activité confirmée active

Informations centrales vérifiées le 10 septembre 2026

À Lyon, Sandrine Marjanov crée les bijoux Stanka Mila dans un univers où la délicatesse des formes rencontre la présence du métal. Bijoutière autodidacte, elle a fondé son atelier en 2015 et a choisi un nom qui évoque ses deux grands-mères et leurs origines serbes. Ses collections portent cette mémoire sans devenir des objets folkloriques. Elles associent plutôt des silhouettes sobres, des détails organiques et une manière intime de faire entrer la nature dans un bijou que l’on peut porter au quotidien. L’atelier travaille en petites séries et réalise chaque pièce à la main, avec une attention portée au toucher, au poids et à la lumière.

Les brindilles, graines, cosses, cailloux et coquillages rencontrés au cours de promenades nourrissent le vocabulaire de Stanka Mila. Sandrine Marjanov observe leurs contours, leurs creux, leurs irrégularités et la façon dont ils se transforment lorsqu’on les regarde de près. Elle ne cherche pas à reproduire un élément naturel comme une image miniature. Elle en retient une ligne, une empreinte, une texture ou une organisation pour construire une forme nouvelle. Une feuille peut devenir le rythme d’une découpe, un coquillage inspirer un volume, et une graine suggérer une petite pièce suspendue autour de laquelle le métal prend une autre allure.

La cire perdue est l’une des techniques utilisées pour traduire ces formes. Le travail commence par un modèle en cire sculpté à la main. Cette matière se laisse retirer, ajouter et corriger avec une grande finesse, ce qui permet de préserver une empreinte ou de créer un relief. Le modèle est ensuite enfermé dans un plâtre réfractaire. Lorsque le moule est chauffé, la cire disparaît et laisse un espace qui recevra le métal en fusion. Le moule devient alors le négatif du bijou. Après le refroidissement, il faut libérer la pièce, la nettoyer et reprendre les détails pour que le résultat retrouve la précision du modèle initial.

Le passage de la cire au métal transforme la relation avec la matière. La cire est légère et souple ; le laiton, l’argent ou l’or ont une densité et une résistance différentes. Le bijou conserve une silhouette, mais il gagne une présence au creux de la main. Les reliefs deviennent plus nets, les bords demandent parfois une reprise et les zones qui semblaient équilibrées dans le modèle doivent être examinées sous un autre angle. Le travail de finition permet de rétablir une continuité entre les parties coulées, les éléments soudés et les surfaces qui seront en contact avec la peau ou les vêtements.

Sandrine Marjanov façonne également des bijoux à partir de feuilles de laiton. Le métal est laminé, scié et découpé avant d’être assemblé par soudure. Cette approche produit des silhouettes plus graphiques et permet de jouer avec des ouvertures, des superpositions et des lignes fines. La découpe donne le contour, mais le martelage, le pliage ou la mise en volume peuvent ensuite modifier la lumière sur la surface. Une pièce plate peut devenir une boucle légèrement courbe, un pendentif peut s’éloigner du corps ou un bracelet peut être ajusté pour accompagner le poignet. Chaque transformation doit préserver la solidité de l’ensemble.

L’émail sur métaux a rejoint sa pratique après une formation suivie en 2018 auprès de la Maison des meilleurs ouvriers de Saint-Étienne. Cette technique ouvre une nouvelle gamme de couleurs dans les collections. L’émail apporte une surface vitrifiée qui peut être opaque, lumineuse ou plus profonde selon la matière et la cuisson. Sur un bijou de petite taille, la couleur doit être mise en relation avec la forme, l’épaisseur et les éléments métalliques visibles. Une zone émaillée peut souligner une découpe, remplir un creux, faire ressortir une empreinte ou créer un contraste avec une finition dorée ou mate.

La cuisson modifie l’aspect de l’émail et impose de travailler avec méthode. La couleur observée avant le passage au feu n’est pas toujours celle qui apparaît une fois la pièce refroidie. La surface peut gagner en intensité, révéler des nuances ou demander une reprise. Le bijoutier doit tenir compte de la préparation du support, de la régularité de la couche et de la relation entre les zones vitrifiées et le métal. Ce dialogue avec le feu renforce le caractère singulier des créations. Même lorsque deux bijoux appartiennent à une même famille, de petites différences peuvent apparaître dans la teinte, le relief ou la manière dont la lumière se reflète.

Les collections Stanka Mila comportent des boucles d’oreilles, des colliers, des pendentifs, des bagues, des bracelets et des broches. Chaque catégorie impose une relation différente au corps. Une boucle doit rester légère et trouver son équilibre près de l’oreille. Un collier doit suivre le mouvement du cou et laisser le pendentif se placer correctement. Une bague est soumise aux frottements et doit préserver une surface agréable sur le doigt. Un bracelet accompagne les gestes du poignet. Une broche doit tenir sur un textile sans l’abîmer. Ces contraintes d’usage influencent le dessin autant que l’inspiration végétale.

Les noms des pièces prolongent parfois les souvenirs familiaux et les voyages de la créatrice. Sveta, Slavel, Pavel, Mila ou d’autres appellations donnent aux collections une tonalité personnelle, sans imposer une histoire identique à chaque bijou. Le nom peut évoquer une sonorité, une rencontre ou une atmosphère ; la forme reste lisible par elle-même. Les créations botaniques, les empreintes de coquillage, les motifs de branche et les surfaces martelées composent un ensemble où l’organique et le minimalisme se rencontrent. La bijouterie ne cherche pas l’ornement foisonnant : elle privilégie le détail qui se découvre en se déplaçant.

Le métal est préparé dans l’atelier avant certaines étapes confiées à des partenaires. Sandrine Marjanov collabore avec un fondeur lyonnais pour les pièces issues de la cire perdue et avec un doreur du sud de la France. Cette organisation permet de réunir plusieurs compétences tout en conservant une direction artistique et un contrôle sur les finitions. Une fois les éléments revenus à l’atelier, la créatrice peut souder, assembler, reprendre les surfaces et travailler les textures au brunissoir. Le résultat dépend alors de la continuité entre la fonte, la préparation, la dorure et les gestes de finition.

Le brunissoir sert à révéler ou à modifier la surface du métal. Il peut lisser une zone, faire ressortir un relief ou donner un éclat particulier à un bord. À côté de cette finition plus lumineuse, Sandrine Marjanov présente des aspects brossés, satinés ou mats. Ces différences ne sont pas seulement visuelles. Elles changent le toucher, la manière dont la pièce accroche la lumière et la façon dont elle s’accorde avec une peau, un vêtement ou un autre bijou. Un motif organique peut ainsi paraître plus doux sur une surface mate, tandis qu’un contour poli attire le regard sur une partie précise.

La relation avec la nature se retrouve dans l’échelle des bijoux. Une branche, une graine ou une coquille est observée à hauteur de main, puis réduite sans perdre sa dynamique. Cette réduction demande de simplifier certains détails et d’en conserver d’autres. Une empreinte trop profonde pourrait accrocher, un bord trop fin se déformer et une texture trop régulière perdre son caractère. La créatrice choisit donc les informations qui resteront perceptibles lorsque le bijou sera porté. Le motif n’est pas un simple décor ajouté à la fin : il participe au volume, à l’équilibre et au mouvement de la pièce.

La petite série permet de faire évoluer un même vocabulaire sans produire des objets parfaitement identiques. Une collection peut réunir plusieurs déclinaisons autour d’une plante, d’une empreinte ou d’une forme. Le métal, l’émail, la dorure et les finitions font varier la lecture de chaque modèle. Une paire de boucles peut garder un même dessin tout en présentant des différences liées au travail manuel. Un collier peut reprendre un motif de bague en changeant son échelle et sa relation au corps. La série devient ainsi un espace d’expérimentation où la répétition conserve une part de singularité.

Le travail de Sandrine Marjanov s’inscrit également dans une démarche de fabrication locale et de suivi attentif des pièces. Le site de Stanka Mila présente les bijoux comme réalisés à la main dans l’atelier lyonnais, puis contrôlés avant leur envoi. Ce contrôle porte sur la qualité d’assemblage, la régularité des finitions et la présence éventuelle d’un détail qui demanderait une reprise. Pour une personne qui porte la pièce souvent, le confort, la légèreté et la résistance comptent autant que la forme. La bijoutière cherche à créer des objets qui restent présents sans devenir contraignants.

L’entretien dépend du métal, de l’émail, de la dorure et des éléments associés. Les bijoux gagnent à être protégés de l’eau, des parfums, des cosmétiques et des produits ménagers. Le retrait pendant le sommeil, le bain ou une activité sportive limite les frottements et les contacts répétés avec des substances qui peuvent modifier la surface. Un rangement séparé évite aussi les rayures entre pièces. Ces gestes simples prolongent l’éclat d’une finition et préservent les zones colorées, les chaînes et les attaches. Une pièce qui présente un dommage peut être montrée à la créatrice afin d’étudier la possibilité d’une intervention adaptée.

La marque est référencée par Ateliers d’Art de France sous le nom d’Atelier Terre et Toile, avec Sandrine Marjanov comme bijoutière travaillant en petite série. La présentation professionnelle insiste sur la cire perdue, les inspirations tirées de brindilles, graines, cosses, cailloux et coquillages, ainsi que sur les collaborations avec un fondeur et un doreur. Le parcours montré lors de manifestations consacrées aux métiers d’art souligne aussi la finesse, la légèreté et la délicatesse de ses bijoux. Ces repères complètent le site de Stanka Mila, qui détaille les collections et la manière dont les pièces sont préparées.

À Lyon, Stanka Mila fait ainsi entrer la nature dans une bijouterie à la fois sobre et expressive. Les souvenirs serbes associés au nom de l’atelier, les voyages, les empreintes de coquillage et les formes végétales alimentent un langage personnel. La cire perdue donne du volume aux modèles sculptés ; le laminage, le sciage, la découpe et la soudure organisent les pièces en laiton ; l’émaillage introduit des couleurs ; la dorure, le brunissage et les finitions mates ou satinées règlent la lumière. Boucles d’oreilles, colliers, bagues, bracelets, pendentifs et broches sont conçus pour accompagner le corps avec discrétion, tout en laissant apparaître la trace du geste et la singularité de chaque matière.

Métiers exercés

Traçabilité

Sources de cette fiche

Chaque notice indique précisément l’information qu’elle soutient et la date à laquelle elle a été consultée.

  1. Source officielle site-artisan

    Stanka Mila — création de bijoux artisanaux à Lyon (site externe)

    Organisme : Stanka Mila

    Fait soutenu
    Le site officiel présente Sandrine Marjanov, la création de Stanka Mila en 2015, les bijoux en petite série, les inspirations naturelles, la cire perdue, le laiton, l’argent, l’or, l’émaillage sur métaux et les finitions réalisées à la main.
    Consultée le
    10 septembre 2026

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