Atelier & professionnel

Atelier Angélique Pascal — sculpture sur verre à Buhy

Buhy

Activité confirmée active

Informations centrales vérifiées le 10 septembre 2026

À Buhy, dans le Val-d’Oise, Angélique Pascal développe une pratique de sculpture sur verre nourrie par le vitrail, la peinture sur verre et une recherche personnelle autour de la lumière. Son atelier de conception et de production, créé en 2019 au cœur du Parc naturel régional du Vexin, accueille des projets artistiques et des collaborations sur mesure. Le verre y devient une matière à tailler, polir, sabler, modeler ou décorer. Il peut garder sa transparence, se charger d’une couleur, devenir plus opaque ou recevoir une texture qui modifie sa relation avec l’éclairage.

La démarche d’Angélique Pascal s’appuie sur une formation en histoire et en histoire de l’art, puis sur un apprentissage des arts verriers au Cerfav. Ce parcours associe une connaissance des formes et des œuvres à une expérience directe de la matière. Le verre n’est pas seulement choisi pour son éclat. Il permet d’interroger la rencontre, la distance, la perception et la manière dont une surface laisse passer ou retient la lumière. Une pièce peut être regardée comme un volume, comme un fragment architectural ou comme une présence qui change selon la position de la personne qui l’observe.

Le vitrail constitue l’un des points de départ de cette pratique. Il organise une image ou une composition par la relation entre des morceaux de verre, des lignes de plomb ou d’autres éléments de liaison. La lumière traverse la matière et projette ses couleurs dans l’espace. Le dessin doit tenir compte des contours, des épaisseurs et de la manière dont les parties s’assemblent. Dans une recherche contemporaine, le vitrail peut quitter la seule logique de la fenêtre pour devenir panneau, objet, installation ou élément qui dialogue avec un environnement.

La peinture sur verre ajoute un travail de surface. Le pigment peut souligner une ligne, assombrir un bord, faire apparaître un motif ou modifier la profondeur d’une couleur. La cuisson fixe certaines applications et transforme la relation entre le support et le décor. Une zone peinte peut devenir plus dense tandis qu’une autre conserve la transparence du verre. Les superpositions demandent de prévoir la manière dont la lumière atteindra les différentes couches. Une teinte visible par réflexion ne produit pas le même effet qu’une teinte traversée par la lumière.

La sculpture sur verre donne au matériau une dimension plus volumique. Une pièce taillée se découvre par ses arêtes, ses creux et ses changements d’épaisseur. Le regard peut suivre une ligne qui disparaît dans la matière, puis réapparaît lorsque le volume tourne. Le verre transparent rend visibles certaines profondeurs, alors que les zones plus épaisses ou plus travaillées semblent retenir la lumière. La sculpture ne dépend donc pas uniquement de sa silhouette extérieure. Elle se construit aussi par les passages entre surface, intérieur, reflet et ombre.

Le taillage intervient pour retirer de la matière et construire un relief. L’outil doit être conduit avec une précision suffisante pour ouvrir une facette, creuser une ligne ou transformer un plan sans fragiliser l’ensemble. Le geste peut produire une géométrie nette ou des transitions plus douces. Une série de tailles régulières attrape la lumière de manière rythmée ; une intervention plus libre donne à la surface une apparence presque minérale. La pièce évolue lorsque l’éclairage ou le point de vue change.

Le polissage accompagne le taillage. Une surface brute diffuse la lumière et laisse percevoir la trace des outils, tandis qu’une surface polie devient plus claire, plus réfléchissante et plus profonde. Le choix de conserver ou de supprimer une texture participe à la composition. Une arête peut rester mate pour contraster avec un plan brillant. Un creux peut être poli afin de renvoyer une lueur vers l’extérieur. Le travail de finition ne cherche pas seulement une apparence régulière : il organise la manière dont la lumière circule sur l’objet.

Le sablage crée une texture par projection d’un abrasif sur le verre. Il peut rendre une zone mate, dessiner un motif, atténuer la transparence ou mettre en contraste une surface avec une autre. La densité et la durée de l’intervention influencent le degré d’opacité. Une transition progressive laisse le verre passer d’un état brillant à un état plus diffus. Un contraste marqué peut faire apparaître une forme ou une ligne lorsque la lumière arrive de côté. Cette technique ouvre un langage graphique qui reste directement lié au comportement optique du matériau.

La pâte de verre propose une autre manière de construire un volume. Le verre est préparé sous forme de poudre ou de grains, puis réuni par la chaleur dans un moule ou autour d’une forme. Cette méthode permet d’obtenir des silhouettes précises, des détails et des textures qui ne se réalisent pas de la même façon par découpe d’un bloc. La composition du verre, la taille des grains, la forme du moule et le cycle thermique déterminent l’aspect final. Les différences de densité peuvent créer des zones translucides, opaques ou plus lumineuses.

La cuisson de la pâte de verre demande une progression maîtrisée. La chaleur doit permettre aux grains de se lier sans détruire la forme ou provoquer des tensions excessives. Le refroidissement intervient ensuite pour stabiliser la pièce. Une variation de température peut modifier la transparence, les contours et la relation entre les particules. La préparation technique reste donc étroitement liée au dessin. Un volume qui paraît simple sur le papier peut réclamer plusieurs essais pour obtenir la bonne épaisseur, la bonne texture et la stabilité nécessaire.

Le parachèvement rassemble les dernières opérations qui donnent à l’œuvre sa présence définitive. Il peut comprendre la reprise de certains bords, le nettoyage des surfaces, la vérification des contacts, l’ajustement d’un support ou l’organisation d’un montage. Une pièce destinée à être posée ne se traite pas comme un panneau mural. Une œuvre suspendue doit trouver un équilibre et répartir son poids. Un élément intégré à une architecture demande de réfléchir aux fixations, à la sécurité et à la manière dont la lumière du lieu rencontrera le verre.

Les créations d’Angélique Pascal peuvent être envisagées comme des objets autonomes ou comme des réponses à un projet. Une collaboration avec un artiste, un designer ou une entreprise commence par une intention, une image, une contrainte de dimension ou une recherche de matière. Le verre peut devenir un élément de mobilier, une pièce décorative, une œuvre à présenter ou un détail qui donne à un espace sa profondeur. Le travail consiste à traduire cette intention dans une forme qui reste compatible avec les propriétés du matériau et les exigences du lieu.

Le sur-mesure ne signifie pas uniquement modifier une dimension. Il peut demander de choisir entre une surface transparente ou mate, un relief discret ou marqué, une couleur dense ou légère, une structure visible ou effacée. La place de la lumière est étudiée avec le projet. Une œuvre exposée devant un mur clair ne réagit pas comme une pièce installée devant une paroi sombre. Une source directe accentue les brillances et les ombres, tandis qu’un éclairage diffus révèle davantage les transitions. La conception doit donc considérer la pièce et son environnement comme un ensemble.

La nature du Vexin nourrit l’imaginaire de l’atelier. Les paysages, les saisons, les matières végétales et les changements de lumière donnent des impressions qui peuvent être traduites par des transparences, des lignes et des textures. Il ne s’agit pas de reproduire un champ, une feuille ou un horizon de manière descriptive. Une surface sablée peut évoquer une brume, une taille peut rappeler une érosion, une couleur peut retenir une sensation de ciel ou de terre. Le verre garde sa réalité matérielle tout en ouvrant un espace d’association.

La relation à l’autre occupe aussi une place dans la démarche. Une œuvre peut être pensée comme un point de rencontre entre plusieurs regards, plusieurs matières ou plusieurs personnes. Le verre laisse voir, dissimule, reflète et déforme selon la lumière. Ces propriétés donnent une dimension sensible aux installations et aux objets. Le spectateur ne reçoit pas une image immobile : il se déplace, change la distance, observe son propre reflet ou découvre une profondeur qui n’était pas visible depuis le premier angle.

Les formes peuvent être sobres ou plus expressives. Une pièce noire, comme certaines œuvres présentées dans les salons, absorbe une partie de la lumière et donne au verre une densité presque minérale. Une surface claire laisse apparaître les bords, les creux et les superpositions. Une sculpture colorée peut se comporter comme une source de lumière lorsqu’elle reçoit un éclairage latéral. La couleur ne se limite pas à une décoration ajoutée au support : elle transforme le poids visuel, le degré de transparence et la relation entre le volume et l’espace.

La fabrication artisanale conserve une part de variation. Le taillage, le sablage, la pâte de verre et le polissage produisent des différences de texture et de reflet. Deux pièces issues d’une même recherche peuvent se répondre sans être parfaitement identiques. Cette singularité devient particulièrement visible dans les œuvres où la lumière est au centre. Une arête légèrement différente, une zone plus mate ou un relief plus profond modifie la manière dont l’objet se présente. Le geste garde ainsi une place sensible dans le résultat final.

La formation au Cerfav a apporté à Angélique Pascal des bases techniques et un environnement de recherche autour des arts verriers. Les techniques ne sont pas utilisées comme une liste fermée. Elles peuvent être combinées dans un même projet : une surface peut recevoir une peinture puis un travail de sablage, un volume peut être taillé et poli avant de rejoindre une installation, ou une forme en pâte de verre peut être intégrée à une composition plus large. Le choix dépend de l’effet recherché, de la résistance et de la manière dont l’œuvre sera regardée.

Les présentations en galeries, salons, musées et événements métiers d’art permettent de découvrir cette diversité. Une œuvre exposée sur un mur se lit par sa relation à l’architecture ; une sculpture posée se découvre en tournant autour ; une pièce intégrée à un projet dialogue avec les matériaux voisins. Les mêmes gestes de verrier prennent des sens différents selon le contexte. L’atelier garde une dimension de recherche, mais ses créations sont aussi pensées pour être rencontrées par un public, un collectionneur ou un partenaire de projet.

À Buhy, Angélique Pascal fait vivre une sculpture sur verre où la lumière, la couleur et la matière se construisent ensemble. Le vitrail, la peinture sur verre, le taillage, le polissage, le sablage, la pâte de verre et le parachèvement composent une palette qui permet de passer de la surface au volume. Les pièces peuvent être autonomes, décoratives ou conçues avec des artistes, des designers et des entreprises. Le verre y devient un moyen d’explorer les relations entre transparence et opacité, reflet et passage, fragilité apparente et précision technique.

L’Atelier Angélique Pascal s’adresse à celles et ceux qui recherchent une œuvre verrière capable de dialoguer avec un espace ou de porter une réflexion personnelle. Un projet peut commencer par une forme, une lumière, une couleur ou une idée de rencontre. Il avance ensuite par essais, choix de technique, travail de surface et finitions. Le résultat conserve la mémoire du verre : une matière traversée par la lumière, transformée par le geste et toujours légèrement différente selon le lieu où elle est regardée.

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