Atelier & professionnel

Atelier C.Cir’Art, verre au chalumeau et encaustique à Viéville-sous-les-Côtes

Viéville-sous-les-Côtes

Activité confirmée active

Informations centrales vérifiées le 10 septembre 2026

À Viéville-sous-les-Côtes, dans la Meuse, Chantal Guéry développe avec l’Atelier C.Cir’Art un univers fondé sur la rencontre du verre, de la cire et du bioplastique. Le nom C.Cir’Art, qui évoque l’expression « c’est si rare », accompagne une pratique de recherche et d’expérimentation sur la fusion des matières. Sous la flamme du chalumeau, la créatrice travaille le verre sodo-calcique pour réaliser des bijoux et des parures, tandis que l’encaustique ouvre un autre champ de surfaces, de couleurs et de volumes. Petites pièces, mobiles, tableaux, installations et sculptures prolongent cette exploration dans des formes qui peuvent intégrer des éléments issus de la nature environnante.

Un atelier consacré aux matières en dialogue

L’Atelier C.Cir’Art est installé dans une ancienne maison de vigneron du village-rue de Viéville-sous-les-Côtes. Ce cadre donne une résonance particulière au travail de Chantal Guéry : la maison rappelle une histoire de production et de savoir-faire locaux, tandis que l’activité actuelle se concentre sur des matières transformées par la chaleur, la cire et le geste. Le lieu accueille une recherche qui ne sépare pas complètement l’objet, l’image et l’installation.

La démarche repose sur la fusion des matières et sur les liens entre plusieurs moyens de création. Le verre apporte sa transparence, sa rigidité après refroidissement et sa capacité à jouer avec la lumière. La cire encaustique offre une surface plus dense, travaillée par couches et par chaleur. Le bioplastique introduit une autre relation au végétal et à la transformation. Chaque matière possède ses propres contraintes, mais leur rapprochement permet de composer des œuvres où les textures et les effets de lumière se répondent.

La créatrice ne cherche pas à rendre ces matériaux identiques. Un élément de verre peut rester net et translucide à côté d’une surface de cire plus mate. Une pièce de bioplastique peut apporter une forme, une flexibilité ou une présence différente. L’intérêt vient du contraste autant que de la continuité. Les matières se rencontrent dans une même composition tout en conservant des qualités distinctes.

Cette recherche demande d’observer la réaction de chaque matériau. Le verre se ramollit sous la flamme et doit être conduit avec précision. La cire se déplace, se fige et se superpose selon la température et l’outil employés. Le bioplastique peut être choisi pour une structure ou une texture particulière. Le geste consiste à construire une relation stable entre ces éléments, afin que la pièce garde sa cohérence après les transformations.

Le verre au chalumeau

Le travail du verre au chalumeau permet à Chantal Guéry de créer des bijoux et des parures en verre sodo-calcique. La flamme chauffe une zone précise du matériau. Une baguette ou un tube devient alors suffisamment souple pour être étiré, enroulé, assemblé ou modelé. Le geste doit rester régulier, car la chaleur ne se répartit pas spontanément de manière uniforme dans une petite pièce.

À l’échelle d’un bijou, la moindre variation influence la silhouette. Une perle peut prendre une forme arrondie, allongée ou plus irrégulière. Un élément destiné à une parure doit conserver un équilibre visuel et un poids compatible avec son usage. Une ligne de verre peut être utilisée comme motif, comme contour ou comme partie d’un assemblage. La transparence permet de voir les épaisseurs et les passages de couleur, tandis que les zones plus denses accrochent davantage le regard.

Le chalumeau offre aussi la possibilité de travailler des petites pièces et des mobiles. Un mobile met en jeu le poids, la suspension et le mouvement. Les éléments de verre peuvent se rapprocher, s’éloigner ou tourner doucement lorsque l’air circule. La lumière se déplace alors sur les surfaces et change la perception des couleurs. La construction doit rester équilibrée pour que les pièces puissent bouger sans se heurter et pour que l’ensemble conserve son rythme.

Le verre n’est pas seulement choisi pour sa transparence. Il peut être coloré, plus ou moins opaque, lisse ou marqué par des effets de surface. Le choix de la matière agit sur la lumière et sur le rapport entre l’objet et son environnement. Une parure portée sur le corps ne se regarde pas comme un mobile installé dans une pièce ; dans les deux cas, la même maîtrise du chalumeau permet de faire naître une forme singulière.

L’encaustique comme travail de surface

L’encaustique constitue un autre axe fort de l’atelier. Cette technique travaille la cire par la chaleur et permet de créer des surfaces où la matière, le pigment et la lumière se rencontrent. La cire peut être déposée, fondue, déplacée, superposée ou texturée. La surface finale garde une profondeur particulière, car les couches ne se lisent pas toutes de la même manière selon l’éclairage.

Chantal Guéry développe des créations sur grandes plaques d’acier, sur toile et sur des associations de toile et d’acier. Ces supports modifient la relation avec la cire. L’acier apporte une base rigide et une présence minérale. La toile offre une trame et une souplesse visuelle différentes. Une installation peut également sortir du format du tableau pour occuper l’espace et construire un rapport entre plusieurs surfaces.

Le travail à la cire permet d’explorer la couleur sans la réduire à un aplat uniforme. Une couche peut laisser apparaître une partie du support. Une autre peut créer une zone plus profonde ou plus lumineuse. Les transitions deviennent visibles dans les épaisseurs et dans les traces laissées par les outils. La surface peut rester lisse à certains endroits et se charger de relief à d’autres.

La chaleur joue un rôle de transformation. Elle rend la cire mobile, mais elle doit être maîtrisée pour ne pas effacer les différences entre les couches. La créatrice travaille donc avec le temps de refroidissement et avec la manière dont la matière se fixe. Une marque peut être conservée comme élément de composition. Une zone peut être reprise pour créer une transparence, un contraste ou un passage plus doux.

L’encaustique ne se limite pas à des tableaux. Elle peut entrer dans des installations ou dans des objets en cire. La matière devient alors un volume, une enveloppe ou un élément placé dans l’espace. Le regard n’est plus arrêté par une surface frontale ; il se déplace autour de la pièce et observe la façon dont la lumière rencontre les bords, les reliefs et les parties plus opaques.

La présence du bioplastique et du végétal

Le bioplastique fait partie des matériaux travaillés dans l’univers de C.Cir’Art. Sa présence prolonge l’intérêt de Chantal Guéry pour les matières transformées et pour leurs relations avec le monde végétal. Le bioplastique peut être intégré à une composition comme élément de structure, de texture ou de contraste. Il ouvre un espace distinct du verre et de la cire, tout en participant à la même recherche sur les formes.

Les éléments prélevés dans la nature environnante peuvent entrer dans des tableaux, des installations ou des sculptures sur bois calcifié. Une matière naturelle conserve sa forme, ses irrégularités et les traces de son origine. Placée à côté du verre ou de la cire, elle crée une opposition entre une structure déjà existante et une matière modelée par la main. La composition peut ainsi faire dialoguer une branche, une empreinte ou une forme végétale avec une surface colorée ou translucide.

Le travail ne consiste pas à recouvrir la nature d’un décor. Il s’agit plutôt de préserver la présence de l’élément tout en le plaçant dans une nouvelle relation. Une forme végétale peut devenir une ligne dans une installation, un relief dans une surface ou un point d’équilibre dans une sculpture. Le verre peut en révéler la silhouette, tandis que la cire peut en conserver une empreinte ou en prolonger la texture.

Le bois calcifié apporte une dimension minérale et temporelle. Sa matière évoque la transformation et la durée. Associé à des éléments plus légers comme le verre, il permet de créer un contraste entre poids et transparence. Le bioplastique peut introduire une transition différente, plus proche d’une matière issue du végétal et de la transformation contemporaine. Ces associations construisent une écriture où chaque élément participe à la lecture d’ensemble.

Bijoux et parures sur commande

Les bijoux et parures en verre sodo-calcique sont réalisés selon l’inspiration de Chantal Guéry ou sur commande. Une création destinée à être portée doit prendre en compte la relation avec le corps, la silhouette, le poids et la manière dont la lumière se déplace. La transparence ou la couleur peut être choisie pour accompagner une tenue, souligner un mouvement ou faire ressortir une forme particulière.

Une commande peut partir d’une idée, d’un dessin ou d’une envie de couleur. Le projet doit ensuite être adapté aux possibilités du verre au chalumeau. Une forme très fine demande une conduite de flamme différente d’un volume plus dense. Une pièce destinée à être suspendue ne s’équilibre pas comme un élément fixé sur un support. La créatrice traduit l’intention dans une réalisation qui reste marquée par la matière et par le geste.

Les parures peuvent aussi être considérées comme de petites sculptures. Elles possèdent une face, un profil, une épaisseur et une relation au mouvement. Lorsque la personne qui les porte se déplace, les reflets changent et les transparences apparaissent autrement. Le bijou crée ainsi une relation entre le verre, le corps et la lumière, avec une présence qui n’est jamais totalement fixe.

Le travail sur commande ne supprime pas le caractère unique de la pièce. Chaque chauffe, chaque étirement et chaque assemblage introduit de légères différences. La créatrice conserve cette part de singularité tout en répondant à une intention précise. La réalisation devient un objet personnel, construit à partir d’un échange entre une demande et les possibilités du chalumeau.

Tableaux, mobiles et installations

Les tableaux et installations permettent à C.Cir’Art de changer d’échelle. Une petite pièce de verre se regarde de près, alors qu’une installation organise un espace entier. Les éléments peuvent être répartis sur une surface, suspendus, assemblés ou associés à des matériaux naturels. La composition dépend alors des distances, des ombres et des déplacements du regard.

Un mobile introduit le mouvement et la suspension. Les éléments de verre deviennent des points de lumière qui peuvent tourner ou se balancer. La construction doit prendre en compte la répartition des poids et la longueur des liens. Les formes ne sont pas choisies uniquement pour leur apparence lorsqu’elles sont immobiles : elles doivent aussi produire un rythme lorsque le mouvement les met en relation.

Les tableaux à l’encaustique travaillent la profondeur de la surface. Les plaques d’acier et les toiles offrent des supports qui ne réagissent pas de la même façon à la cire. Une composition peut rester concentrée dans un format rectangulaire ou se prolonger par une installation. L’œuvre se découvre par les couches, les traces et les passages entre les zones mates et les zones plus brillantes.

Les installations peuvent intégrer des éléments prélevés dans la nature environnante. Cette présence rattache l’œuvre à un paysage sans la réduire à une représentation. Une branche, une fibre, une forme végétale ou un morceau de bois calcifié devient un matériau de composition. Le verre, la cire et le bioplastique l’accompagnent par des transparences, des empreintes, des couleurs ou des volumes.

Partager les gestes et les matières

La transmission occupe une place concrète dans l’activité de Chantal Guéry. Le Parc naturel régional de Lorraine indique qu’elle participe à des expositions, des démonstrations et des ateliers découverte dans les écoles. Ces rencontres permettent de montrer que le métier ne se résume pas à l’objet final. Le public peut comprendre comment une matière devient mobile sous l’effet de la chaleur, comment une surface se construit et pourquoi chaque technique demande des gestes spécifiques.

L’Atelier C.Cir’Art organise également sur demande des stages de découverte du verre au chalumeau et de l’encaustique. Ces deux propositions donnent accès à des expériences différentes. Le verre demande de suivre une matière chauffée qui se transforme rapidement. L’encaustique invite à travailler plus progressivement une surface de cire et de pigment. Dans les deux cas, la personne qui apprend découvre la relation entre température, outil, pression et résultat.

Un stage de verre au chalumeau peut permettre d’observer la flamme, la souplesse du verre et les effets de la rotation. La sécurité et la préparation du poste de travail font partie de l’approche. L’objectif est de comprendre les premiers gestes et d’expérimenter la naissance d’une forme. La matière impose une attention constante, mais elle rend aussi immédiatement visibles les effets du geste.

La découverte de l’encaustique s’appuie sur la superposition, le déplacement et la transformation de la cire. Les participants peuvent observer comment la chaleur agit sur une couche, comment un pigment se mêle à une autre couleur et comment une trace peut être conservée dans la surface. L’expérience ouvre une compréhension concrète d’une technique où l’image naît de la matière autant que du dessin.

Viéville-sous-les-Côtes, un ancrage meusien

Viéville-sous-les-Côtes est une commune associée à Vigneulles-lès-Hattonchâtel, dans le département de la Meuse et la région Grand Est. Cet ancrage situe l’Atelier C.Cir’Art dans un village lié au paysage des Côtes de Meuse. La maison de vigneron où travaille Chantal Guéry donne au lieu une profondeur territoriale, tandis que les matériaux employés ouvrent un dialogue entre héritage, expérimentation et création contemporaine.

L’atelier accueille les visites et le petit espace d’exposition sur rendez-vous préalable. Cette organisation permet de découvrir les créations dans leur environnement de travail et de parler des différentes matières. Une pièce en verre, une surface encaustique ou une installation ne se comprend pas de la même manière dans une photographie et dans un espace où la lumière se déplace réellement autour d’elle.

À Viéville-sous-les-Côtes, Chantal Guéry construit ainsi une pratique où le verre au chalumeau, l’encaustique et le bioplastique se répondent. Les bijoux et parures montrent la précision du travail à la flamme. Les mobiles et les petites pièces mettent en jeu la suspension, le mouvement et les reflets. Les tableaux, installations et sculptures développent une recherche plus ample sur la matière, la nature et l’espace.

L’Atelier C.Cir’Art se distingue par cette circulation entre techniques. Le verre offre la transparence et la lumière. La cire apporte la profondeur, la couleur et la trace. Le bioplastique et les éléments naturels introduisent d’autres textures et d’autres temporalités. Les collaborations entre ces matières donnent naissance à des œuvres uniques, nourries par l’expérimentation et par le désir de transmettre. Dans le paysage meusien, le travail de Chantal Guéry associe ainsi un geste de verrier au chalumeau, une recherche picturale à l’encaustique et une attention constante aux formes issues du vivant.

Métiers exercés

Traçabilité

Sources de cette fiche

Chaque notice indique précisément l’information qu’elle soutient et la date à laquelle elle a été consultée.

  1. parc-naturel-regional

    Atelier C.Cir’Art — Parc naturel régional de Lorraine (site externe)

    Organisme : Parc naturel régional de Lorraine

    Fait soutenu
    La page officielle du Parc présente Chantal Guéry et son atelier de verrier au chalumeau à Viéville-sous-les-Côtes, son travail du verre, de la cire d’abeilles et du plastique végétal, ainsi que ses visites sur rendez-vous et stages de découverte.
    Consultée le
    10 septembre 2026

Vous représentez cet atelier ou vous avez repéré une erreur ?

Revendiquer la ficheSignaler une correction