À Cargèse, en Corse-du-Sud, l’Atelier Céramique Laëtitia Guidoni propose des cours de tournage, des stages de découverte et un atelier libre. Laëtitia Guidoni accueille les débutants comme les personnes qui souhaitent perfectionner leur pratique. Les séances se déroulent dans un atelier à domicile, avec trois tours de potier, une grande table pour le garnissage et la préparation des émaux, ainsi qu’un accompagnement adapté au niveau de chacun. Le lieu est accessible en voiture et se situe à environ une heure au nord d’Ajaccio.
Laëtitia a rencontré la terre dès l’enfance, en mélangeant de l’argile et de l’eau puis en participant à un atelier de modelage hebdomadaire. Elle se souvient de la surprise des couleurs qui se transforment après la cuisson et de la curiosité suscitée par le tour de potier. Après des études de finance et plus de vingt ans dans des sociétés américaines du secteur informatique, elle ressent à quarante-cinq ans le besoin de revenir à une activité concrète. En 2019, un atelier découvert dans un village de Balagne ravive cette première passion.
Elle commence en août 2020 une formation professionnelle pour préparer un CAP de tournage en céramique. À l’École Arts et Techniques Céramiques, elle est formée par Christophe Bonnard et Grégoire Scalabre, qui lui transmettent les gestes du tour, l’approche des formes par le dessin et la recherche d’une harmonie entre volume et émail. D’autres intervenants complètent ce parcours, notamment sur la décoration de la faïence et du grès. Laëtitia devient artisan et développe des objets de décoration et des pièces d’art de la table, tout en ouvrant son savoir-faire à la transmission.
Elle poursuit ensuite plusieurs formations pour élargir sa pratique. Elle étudie les risques sanitaires et les réglementations des activités céramiques, les émaux et les cuissons à haute température, ainsi que les transferts d’images sur faïence et grès. Une formation consacrée aux normes électriques pour les luminaires complète ce parcours. Ces apprentissages nourrissent une approche attentive à la sécurité, aux matières et aux possibilités décoratives. Le site présente Laëtitia comme une céramiste qui aime continuer à explorer plutôt que se limiter à une seule recette.
Les cours hebdomadaires de tournage sont ouverts à tous les niveaux. Ils se déroulent en groupes de trois personnes maximum, ce qui permet d’adapter les explications aux besoins de chacun. Le programme commence par les gestes fondamentaux, puis accompagne progressivement la réalisation d’un cylindre, d’un bol, d’une boîte, d’une théière ou de formes plus élaborées. Le participant avance selon ses progrès et son ressenti. La terre, le matériel et la cuisson d’un nombre de pièces déterminé par la formule choisie sont compris ; il faut prévoir un tablier et un torchon.
Le petit effectif favorise un suivi précis du centrage et de la montée des parois. Le tour demande de stabiliser son corps, de maintenir une pression régulière et de surveiller la quantité d’eau. Une pièce peut s’ouvrir trop largement, perdre son axe ou s’affaisser. Laëtitia montre comment ralentir, soutenir le bord et conserver une épaisseur suffisante. Lorsque le volume raffermit, le tournassage permet d’affiner le pied et de préciser la silhouette. Les formes deviennent progressivement plus régulières, sans perdre la sensibilité propre à chaque élève.
Les cours sont proposés en séances de deux heures trente, notamment le samedi matin ou après-midi, avec d’autres créneaux possibles sur demande. Les inscriptions peuvent se faire en cours d’année dans la limite des places disponibles. Plusieurs cartes de cours existent, ainsi qu’un cours à l’unité. Les conditions de cuisson et le nombre de pièces compris dépendent de la formule. Une pièce supplémentaire peut être facturée au poids, distinction utile pour organiser son projet et éviter de prévoir plus de volumes que le forfait ne le permet.
Le stage découverte se déroule sur deux samedis consécutifs, pour cinq heures de cours au total. La première séance est consacrée au tournage ; la seconde aborde le tournassage et le décor à l’engobe. Les participants peuvent réaliser jusqu’à deux pièces, selon leur niveau et leur progression. L’atelier fournit la terre et le matériel, puis Laëtitia se charge de l’émaillage. Les créations sont récupérées plus tard, après la cuisson dégourdie et la cuisson à haute température.
Le décor aux engobes permet de personnaliser une pièce avant l’émaillage final. Une terre colorée peut être posée au pinceau, en aplats ou en motifs. Le participant découvre que l’engobe se travaille sur une pièce à un degré de fermeté précis. Trop humide, la surface se déforme ; trop sèche, elle absorbe moins bien la couleur. La deuxième séance du stage donne le temps d’observer la forme, de la corriger au tournassage et de choisir un décor cohérent avec le profil du bol, de la tasse ou du petit vase.
L’atelier libre accueille les personnes qui savent tourner et qui sont complètement autonomes. Sur rendez-vous et après accord préalable, deux personnes maximum peuvent utiliser les tours pour une recherche personnelle. Les formules comprennent la terre, divers outils, les émaux et les engobes. Laëtitia réalise les cuissons à environ 980 degrés pour le dégourdi et 1 280 degrés pour la haute température. Elle ne propose pas de cuisson de troisième feu. Les dimensions des pièces doivent tenir compte de l’espace de stockage et des capacités du four.
Une séance d’atelier libre dure au moins une heure, nettoyage et recyclage de la terre compris. Cette durée rappelle qu’une pratique autonome inclut l’entretien du poste et la préparation de la suite. Le participant doit savoir protéger ses pièces, trier les terres et consigner les choix d’émail. Une carte de quinze heures avec une quantité de grès lisse et une carte de trente heures sont proposées selon les périodes. La validité et les conditions sont celles publiées lors de la réservation.
La cuisson suit le rythme propre de chaque objet. Une pièce tournée doit sécher assez lentement pour éviter les tensions et attendre le moment adapté au tournassage. Après le dégourdi, l’émail est posé sur une surface propre et suffisamment ferme. La haute température révèle ensuite la couleur, le retrait et la texture. Une anse, un bec de théière ou un couvercle réclame des raccords solides et des épaisseurs compatibles. Le retrait se fait à l’atelier après les cuissons ; il faut prévoir un emballage stable pour le transport.
Laëtitia développe des objets de décoration et d’art de la table. Une forme utilitaire peut être pensée pour la prise en main, l’équilibre et le rapport entre la surface émaillée et la terre brute. Une pièce décorative ouvre davantage le travail du relief, de la couleur ou de la lumière. Les essais de recettes d’émail et les formations suivies permettent de chercher une harmonie plutôt qu’une simple uniformité. Les petites variations liées au façonnage et au feu donnent à chaque pièce son caractère.
L’atelier est aussi un lieu de partage. Laëtitia souhaite accueillir les personnes qui veulent découvrir le toucher de la terre, apprendre à tourner ou retrouver un moment de concentration. Un cours peut devenir une pause dans la semaine, un stage une activité pendant un séjour en Corse, et l’atelier libre un espace pour développer une recherche personnelle. Les participants sont invités à poser des questions, à recommencer un geste et à observer les transformations entre deux séances.
Cargèse offre un environnement méditerranéen qui nourrit cette pratique. Le village, installé sur la côte occidentale de la Corse, se découvre entre reliefs, lumière et proximité du golfe de Porto. Une venue à l’atelier peut être associée à une escapade, tout en demandant d’anticiper le trajet en voiture, les créneaux et le temps nécessaire avant le retrait des pièces. Le site officiel précise les modalités d’accès, les formules et les dates disponibles.
L’Atelier Céramique Laëtitia Guidoni associe ainsi parcours de reconversion, enseignement et création à Cargèse. Les cours en petit groupe accompagnent le tournage de formes simples ou plus élaborées, le stage de cinq heures relie tournage, tournassage et engobe, et l’atelier libre s’adresse aux céramistes autonomes. Les grès, les émaux, les engobes et les deux températures de cuisson ouvrent une recherche variée. Laëtitia Guidoni accueille débutants et pratiquants avec une attention particulière aux gestes, à la sécurité et au plaisir de façonner des objets qui portent la trace de la main.