Dans le 7e arrondissement de Paris, l’Atelier Clairon-Labarthe associe conservation-restauration de peintures, restauration de cadres et dorure. Fondé en 1996, il accompagne des particuliers, des collectionneurs et des musées sur des œuvres anciennes, modernes et contemporaines. Carole Clairon-Labarthe, conservatrice-restauratrice diplômée de l’École du Louvre et de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, assure la restauration des tableaux. Béatrice Devignes prend en charge les prestations de dorure et la restauration de bois doré.
La conservation-restauration d’une peinture commence par une observation détaillée. La toile, le panneau ou le support peut présenter des déchirures, des soulèvements, des lacunes, un vernis altéré ou des repeints. Le restaurateur examine la matière picturale, la préparation, le châssis et les interventions anciennes avant de proposer une méthode. Les décisions tiennent compte de la stabilité de l’œuvre, de sa lecture et de son contexte de conservation. Une photographie générale et des vues rapprochées des zones fragiles aident à préparer le premier échange.
Les œuvres anciennes, modernes et contemporaines ne se traitent pas de la même manière. Une peinture ancienne peut demander une attention aux couches superposées et aux vernis, tandis qu’une œuvre moderne peut utiliser des matériaux plus sensibles aux solvants, à la lumière ou aux variations d’humidité. Une création contemporaine peut aussi intégrer des matériaux composites, des collages ou des empâtements qui réclament un examen particulier. Le diagnostic distingue ce qui relève du support, de la couche picturale et de la finition afin de limiter les interventions inutiles.
La stabilité du support conditionne la conservation de la peinture. Un châssis déformé, une toile détendue ou un panneau fendu peut provoquer de nouveaux soulèvements. Le restaurateur peut proposer une remise en tension, une consolidation ou un traitement local, selon l’état constaté. Les bords, les angles et les attaches sont vérifiés avant de remettre l’œuvre dans son cadre. Le choix d’un système de protection, d’un dos ou d’un conditionnement complète le traitement lorsque le lieu de conservation présente des risques.
La restauration de cadres et de bois doré constitue une activité complémentaire. Un cadre ancien peut avoir perdu des morceaux de sculpture, présenter des fissures ou laisser apparaître une préparation usée. La restauratrice de dorure observe le bois, les apprêts, les couches colorées et la feuille métallique avant de nettoyer ou de compléter. Les zones manquantes sont travaillées pour retrouver une continuité visuelle, sans recouvrir les parties anciennes qui restent stables. La finition est choisie en fonction de l’œuvre et de l’histoire du cadre.
La dorure à la feuille peut utiliser de l’or, de l’argent ou du cuivre. Chaque métal produit une tonalité et une réflexion différentes. La préparation du support, la pose de la feuille, le brunissage et la patine sont adaptés à la pièce. Une dorure neuve peut être laissée lumineuse ou nuancée pour s’intégrer à un décor existant. Sur un cadre, les filets, les reliefs et les angles demandent une application précise afin de préserver le dessin de la moulure.
Un cadre n’est pas uniquement un élément décoratif. Il protège les bords de la toile ou du panneau, crée une distance avec le mur et organise la relation entre l’œuvre et le regard. La feuillure doit accueillir l’épaisseur du support sans exercer de pression. Les attaches et les coins doivent rester solides pour supporter le poids. Dans une restauration, le cadre peut être remis d’aplomb, renforcé et nettoyé avant que la peinture ne soit réinstallée. Les deux traitements sont alors coordonnés.
L’atelier travaille pour des musées et des institutions patrimoniales. Carole Clairon-Labarthe indique être habilitée par les Musées de France et être intervenue sur des collections du Musée de la Marine, du Château de Versailles et au Centre de recherche des Musées de France. Ces références décrivent un parcours professionnel, mais chaque œuvre demande une étude spécifique. Une institution peut confier un tableau isolé, une série de cadres ou une campagne de conservation programmée sur plusieurs mois.
Les collectionneurs et les particuliers peuvent demander un constat, un conseil de conservation ou un devis de restauration. Le projet précise l’histoire de l’œuvre, son lieu d’exposition, la fréquence de manipulation et les éventuelles interventions déjà réalisées. Les conditions de lumière, d’humidité, de transport et d’accrochage sont prises en compte. Une pièce stockée dans une réserve ne présente pas les mêmes contraintes qu’un tableau exposé dans une pièce de vie ou prêté pour une exposition.
La restauration de bois doré exige une approche mesurée. Les repeints et les couches de poussière peuvent masquer la surface originale, mais un nettoyage trop poussé ferait perdre des informations. La restauratrice détermine les zones à conserver, celles à consolider et celles qui peuvent recevoir une retouche. Les compléments sont intégrés à distance de regard normale, tandis qu’un examen rapproché permet de comprendre l’intervention. Cette distinction maintient une lecture honnête de la pièce.
Les prestations de l’atelier sont réalisées par une équipe de deux professionnelles. Cette organisation permet de croiser les regards sur la peinture, le cadre et la dorure. Une œuvre peut être examinée dans son ensemble avant de répartir les étapes : protection du support, restauration picturale, reprise du bois doré, remontage et préparation à l’accrochage. La coordination évite qu’une intervention sur le cadre ne fragilise la toile et permet de présenter un projet cohérent au propriétaire.
L’atelier établit gratuitement des devis écrits et indique pouvoir se déplacer dans Paris intramuros. Une première demande peut comprendre des photographies, les dimensions, le poids approximatif, les inscriptions et le lieu où l’œuvre est conservée. Pour un cadre volumineux ou une peinture fragile, les modalités de transport sont discutées avant toute prise en charge. Les délais et les matériaux ne sont pas identiques pour une retouche ponctuelle, une restauration de structure ou une campagne portant sur plusieurs œuvres.
À Paris, l’Atelier Clairon-Labarthe réunit conservation-restauration de peintures, restauration de cadres, dorure à la feuille et restauration de bois doré. Le parcours de Carole Clairon-Labarthe auprès de l’École du Louvre, de Paris 1 et des collections publiques complète le savoir-faire de Béatrice Devignes dans la dorure. L’atelier s’adresse aux œuvres anciennes, modernes et contemporaines, aux particuliers, aux collectionneurs et aux musées. Chaque intervention vise à stabiliser, protéger et rendre lisible l’œuvre en respectant sa matière et son histoire.