Atelier & professionnel

Atelier de la Girouetterie, girouettes artisanales au Coudray-Macouard

Le Coudray-Macouard

Activité confirmée active

Informations centrales vérifiées le 10 septembre 2026

Au Coudray-Macouard, dans le Maine-et-Loire, l’Atelier de la Girouetterie façonne des girouettes, des enseignes et des épis de faîtage en cuivre, en zinc et, selon les réalisations, en laiton. Le travail s’inscrit dans une tradition de couverture et d’ornement de toiture, mais il ne se limite pas à reproduire des modèles. Chaque projet part d’une idée, d’un dessin ou d’une photographie pour devenir une pièce fabriquée à la main, pensée pour un toit, un jardin, une façade ou un commerce. L’atelier présente son activité sous la conduite de Steven, dans la continuité d’une histoire commencée au début des années 1990.

Une histoire de transmission

L’origine de l’atelier remonte à Georges Petit, ancien couvreur installé au Coudray-Macouard. Il ouvre l’activité en 1992 et développe un savoir-faire consacré aux girouettes et aux ornements métalliques. En 2017, l’entreprise est reprise par d’anciens salariés. Le site officiel présente aujourd’hui Steven comme le girouettier qui poursuit cette activité, après avoir reçu la transmission de Philippe, qui avait lui-même plus de trente ans de pratique. Cette continuité donne au métier une dimension très concrète : le dessin, la découpe, la soudure, l’équilibrage et la finition se découvrent au contact de pièces réelles et de gestes répétés.

La girouetterie ne dispose pas d’une école dédiée à ce métier. L’apprentissage repose donc sur la relation entre une personne expérimentée et celle qui prend progressivement en charge les différentes étapes. Cette transmission directe explique la place accordée à l’observation. Il faut comprendre la manière dont une silhouette se lit de loin, comment une pièce se fixe sur une toiture, comment une flèche tourne dans le vent et comment les éléments doivent rester équilibrés. La connaissance ne se réduit pas à une liste d’outils : elle relie le dessin, le comportement du métal, les assemblages et l’environnement architectural.

La girouette, entre orientation et symbole

Une girouette indique la direction du vent grâce à une partie mobile montée sur un axe. Installée sur un toit, elle ajoute aussi une présence singulière à la silhouette d’une maison, d’une grange ou d’un bâtiment professionnel. Le motif peut rappeler une activité, un animal, un paysage, un métier, une passion ou une histoire familiale. Le coq reste une figure connue des toitures françaises, mais l’atelier travaille également des animaux, des scènes de vie, des éléments liés à l’eau, des formes inspirées de la nature, des professions, de la mécanique et de l’imaginaire.

La fabrication sur mesure permet de ne pas dissocier la fonction et le récit. Un client peut arriver avec une esquisse rapide, une image ou quelques indications. Le girouettier reprend cette intention, la transforme en silhouette lisible et adapte les détails aux contraintes de la pièce. La forme doit rester identifiable depuis le sol tout en conservant une finesse suffisante pour que la matière ne paraisse pas lourde. Cette recherche donne à chaque réalisation une personnalité propre ; l’atelier indique qu’il n’existe pas deux pièces exactement identiques.

Du dessin à la pièce métallique

Le projet commence par un modèle préparé sur papier ou sur tablette. Cette étape sert à clarifier les proportions, le contour du motif et la façon dont les différentes parties vont se rejoindre. Les échanges peuvent conduire à modifier une ligne, simplifier une silhouette ou réorganiser un détail pour conserver une bonne lecture une fois la girouette placée en hauteur. Le dessin n’est pas seulement une image préparatoire : il sert de lien entre le souhait du client, la forme à découper et les opérations d’atelier.

La découpe est réalisée à la main. Elle fait apparaître le motif dans la feuille de métal et demande de suivre des courbes, des angles et des ajours sans perdre la netteté du dessin. Les éléments sont ensuite assemblés par soudure. Cette opération réunit les parties de la pièce et donne sa cohérence à la composition. L’équilibrage intervient pour permettre la rotation autour de l’axe. Le girouettier contrôle alors la répartition des formes et la manière dont la pièce réagit au mouvement. Enfin, le ponçage adoucit les traces de fabrication et prépare la surface à sa présentation finale.

Le cuivre et le zinc sont des métaux non ferreux employés traditionnellement en couverture. Ils conviennent à des ouvrages exposés à l’extérieur et évoluent avec le temps. Leur surface peut changer d’aspect sous l’effet des conditions atmosphériques, ce qui inscrit la girouette dans la durée du bâtiment. Le laiton apparaît également dans l’activité de l’atelier, notamment pour les enseignes et certaines réalisations. Le choix du métal dépend de la forme, de l’usage recherché et de l’accord avec les matériaux déjà présents sur le site.

Girouettes de toit et ornements de jardin

Les girouettes de toit sont conçues pour être vues depuis le sol et pour accompagner la ligne de la couverture. L’atelier propose des motifs variés et des systèmes permettant une double rotation ainsi que la fixation de l’ensemble. Ces détails mécaniques restent discrets, mais ils conditionnent le mouvement et la stabilité de la pièce. Une girouette peut être installée sur une habitation, un bâtiment agricole ou un édifice dont la toiture appelle un ornement personnalisé.

Les girouettes de jardin répondent à une autre relation avec le regard. Elles peuvent prendre place sur une dépendance, un portail, un pilier ou un mât installé dans un jardin. La proximité permet de découvrir plus facilement les découpes, les détails du motif et les variations de surface. Le principe reste celui d’une pièce mobile qui suit le vent, mais l’objet devient aussi un élément du paysage domestique. Le dessin peut ainsi dialoguer avec une clôture, une végétation, une maison ou une activité familiale.

La girouette ornementale s’inscrit davantage dans une recherche décorative et symbolique. Elle peut reprendre une figure traditionnelle ou une composition plus personnelle, sans perdre le lien avec l’histoire des toitures. Dans tous les cas, le projet est adapté au support et aux proportions du lieu. La fabrication artisanale permet de travailler des formes qui ne seraient pas disponibles dans une série standard et de conserver les détails qui donnent du sens au motif.

Épis de faîtage et protection de la toiture

L’épi de faîtage est placé au sommet d’une toiture. Il se compose d’une base et d’éléments montés sur une tige métallique, avec une adaptation à la pente du toit. Historiquement, ce type d’ornement pouvait contribuer à protéger l’extrémité de pièces de charpente contre la pluie avant de devenir un décor visible depuis l’extérieur. L’Atelier de la Girouetterie réalise des épis de faîtage sur mesure en cuivre ou en zinc, en tenant compte de la couverture et de la ligne générale du bâtiment.

La rencontre entre la base, les manchons et la tige doit rester cohérente avec le support. Un ornement de faîtage n’est pas un simple objet posé au sommet d’un toit : sa conception dépend de la pente, de la fixation et de la silhouette recherchée. Les dimensions, les volumes et le motif sont étudiés pour que la pièce trouve sa place dans l’architecture. Cette attention est particulièrement visible lorsque l’épi accompagne une girouette ou un ensemble d’ornements métalliques.

Des enseignes façonnées à la main

En plus des girouettes, l’atelier crée, restaure et reproduit des enseignes en cuivre, en zinc ou en laiton. Une enseigne donne une identité à un commerce, à une entreprise ou à un lieu particulier. Elle doit être lisible pour les passants, mais elle peut aussi porter une histoire, une atmosphère ou un signe associé à l’activité. Le travail consiste à traduire cette signification dans une forme métallique qui s’accorde avec la façade et avec le caractère du lieu.

Comme pour une girouette, la conception peut partir d’une idée, d’une esquisse ou d’une photographie. Le dessin est ensuite ajusté pour obtenir une pièce fabriquée à la main, avec des proportions et des détails adaptés au support. Une enseigne ancienne peut être restaurée ou reproduite lorsque son état ou son histoire le justifie. Une création nouvelle peut reprendre un vocabulaire traditionnel tout en répondant à l’identité actuelle d’un commerce. La matière devient alors un support de reconnaissance visible dans la vie quotidienne.

Le Coudray-Macouard, dans le Saumurois

L’atelier se trouve au Coudray-Macouard, commune du Maine-et-Loire en région Pays de la Loire. Cette implantation associe une activité artisanale liée à la couverture, à l’ornement et au travail du métal à un territoire marqué par les maisons, les toitures et les paysages du Saumurois. Une girouette ou un épi de faîtage s’observe toujours en relation avec son environnement : la hauteur du bâtiment, la pente du toit, la couleur des matériaux et la distance depuis laquelle le motif sera regardé.

Choisir l’Atelier de la Girouetterie, c’est donc s’adresser à un métier qui relie dessin, métal et architecture. La demande peut concerner une girouette de toit, une pièce de jardin, un ornement symbolique, un épi de faîtage ou une enseigne. Le projet est développé à partir d’une intention singulière, puis conduit par des opérations manuelles de découpe, d’assemblage, de soudure, d’équilibrage et de finition. La transmission commencée avec Georges Petit et poursuivie par les professionnels de l’atelier donne à ces objets une continuité rare : ils sont à la fois fonctionnels, décoratifs et attachés à l’histoire du lieu qui les accueille.

Métiers exercés

Traçabilité

Sources de cette fiche

Chaque notice indique précisément l’information qu’elle soutient et la date à laquelle elle a été consultée.

  1. Organisme professionnel site-officiel

    Atelier de la Girouetterie — créations artisanales (site externe)

    Organisme : Atelier de la Girouetterie

    Fait soutenu
    Le site officiel présente l’activité de création de girouettes, d’enseignes et d’ornements en cuivre ou zinc, ainsi que les principales étapes de conception, découpe, soudure, équilibrage et ponçage.
    Consultée le
    10 septembre 2026

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