Atelier & professionnel

Atelier de la Lisse — création, restauration et stages de tapisserie à Chissey-lès-Mâcon

Bourgogne-Franche-Comté

Activité confirmée active

Informations centrales vérifiées le 10 septembre 2026

À Chissey-lès-Mâcon, en Saône-et-Loire, l’Atelier de la Lisse est animé par Marie-Elise Ramuzat, lissière, créatrice et restauratrice de tapisseries. Elle a fondé l’atelier en 1991 après une formation de deux années en création et enseignement de la tapisserie de haute et de basse lisse au CREAR de Gouvieux. Le lieu associe la pratique professionnelle, les créations originales, la restauration des textiles tissés et la transmission. Les visiteurs sont accueillis sur rendez-vous en dehors des cours, dans un cadre qui permet de voir les métiers, les fils et les ouvrages en cours.

La haute lisse et la basse lisse offrent deux façons de construire une tapisserie. Sur un métier vertical, le lissier travaille face à la chaîne et progresse en suivant le dessin. Sur un métier horizontal, la surface est installée à plat et la lecture du travail se fait autrement. L’Atelier de la Lisse propose des cours, des stages et des réalisations qui s’appuient sur ces deux traditions. Le choix du métier dépend du projet, de la taille de l’ouvrage et de la manière dont l’artisan souhaite suivre les formes. Dans tous les cas, la chaîne doit rester correctement tendue pour que la trame conserve sa place et que les proportions du dessin demeurent stables.

Marie-Elise réalise des pièces uniques et des œuvres à part entière. La recherche porte sur la relation entre la composition, la fibre et la matière. Une tapisserie peut associer des fils souples à du métal, du caoutchouc ou d’autres éléments capables d’être intégrés au tissage. Ce choix élargit les effets de surface. Une fibre absorbe la lumière et crée une continuité douce ; un élément métallique introduit une ligne plus nette ou un éclat ; une matière caoutchouteuse modifie la souplesse et la résistance. L’artisan doit alors vérifier comment chaque composant se comporte dans la chaîne et comment l’ensemble restera lisible.

Le champ des réalisations comprend des tapisseries, des paravents, des claustras, des tapis, des revêtements de sièges et des éléments de décoration intérieure. Ces supports n’imposent pas les mêmes contraintes. Une tapisserie murale doit conserver une bonne tenue lorsqu’elle est suspendue. Un paravent se regarde sur plusieurs faces et doit supporter une manipulation. Un revêtement de siège est soumis aux frottements et à la tension du support. Un tapis doit résister au passage tout en gardant une surface régulière. Le projet gagne donc à préciser la destination de la pièce avant le choix des fils, du montage et de la finition.

L’atelier travaille également sur les tapisseries tissées murales ou de sièges, les tapis ras, les kilims, les ouvrages au point noué, les canevas et d’autres textiles tissés. La restauration commence par un constat d’état. L’examen permet de repérer les déchirures, les zones usées, les déformations, les pertes de matière et les anciennes réparations. Un textile fragile ne peut pas être traité comme une pièce récente et peu sollicitée. La décision doit tenir compte de la structure, des fibres, de la tension et de la fonction. Plusieurs solutions peuvent être proposées selon l’ampleur du travail retenu, avec une attention portée à la conservation de l’ouvrage.

Restaurer un tapis ou une tapisserie ne consiste pas simplement à ajouter du fil. Il faut retrouver la logique du tissage, observer la direction de la chaîne et de la trame, puis choisir une intervention qui stabilise la zone sans créer de contraste excessif. Sur une assise, la réparation doit aussi tenir compte des mouvements et du contact avec le corps. Sur un kilim, la continuité du motif et la résistance des bords peuvent être prioritaires. Sur un canevas, la densité des points et l’état du support orientent le travail. Le résultat recherché est une pièce à nouveau lisible et utilisable, sans effacer les informations apportées par son histoire.

Les commandes peuvent être conçues à partir d’un projet existant ou élaborées avec le commanditaire. Un particulier, un professionnel ou un artiste peintre peut présenter une image, une palette, des dimensions et un usage. L’artisan transforme ensuite cette intention en proposition textile. Un dessin très détaillé ne se transpose pas ligne par ligne ; il faut décider quelles formes resteront dominantes, quelles nuances seront rapprochées et quelles textures donneront du relief. Le dialogue sert à ajuster le format, la matière et la finition avant le tissage.

La transmission fait partie de l’identité de l’Atelier de la Lisse. Les stages permettent d’apprendre les bases de la tapisserie tissée, de monter une chaîne, de choisir les coloris, de travailler sur l’envers et de former des courbes. Les cours réguliers donnent davantage de temps pour construire une pièce et corriger les gestes. Le travail sur un petit métier peut constituer une première expérience accessible, tandis qu’un métier plus large permet de suivre une composition de plus grande ampleur. Dans les deux cas, la régularité de la main et la tension du fil déterminent la qualité du tissage.

L’atelier explore aussi l’enluminure, les icônes et les tissus coptes dans ses créations et ses recherches. Ces références introduisent des rapports différents entre image, ornement et matière. Elles peuvent nourrir une composition sans supprimer la logique du tissage. La connaissance des techniques anciennes aide à comprendre la construction d’un motif, la place du contour et le rôle des contrastes. La création contemporaine reste toutefois ouverte à des matériaux et à des formes qui ne se trouvent pas dans les modèles historiques.

À Chissey-lès-Mâcon, l’Atelier de la Lisse réunit ainsi création, restauration et enseignement autour de la tapisserie. Les pièces uniques, les tapis, les paravents, les claustras, les revêtements et les petits formats prolongent une même attention à la chaîne, à la trame et à la matière. Marie-Elise Ramuzat accueille les projets selon leur destination et leur niveau de précision, qu’il s’agisse d’une œuvre à concevoir, d’un textile à restaurer ou d’une personne souhaitant s’initier aux gestes du lissier.

Traçabilité

Sources de cette fiche

Chaque notice indique précisément l’information qu’elle soutient et la date à laquelle elle a été consultée.

  1. Organisme professionnel site-officiel

    Atelier de la Lisse — créations et tapisserie (site externe)

    Organisme : Atelier de la Lisse

    Fait soutenu
    Le site officiel présente Marie-Elise Ramuzat, lissière depuis 1987 et fondatrice de l’Atelier de la Lisse en 1991 à Chissey-lès-Mâcon, les créations en pièces uniques, la restauration de tapisseries et textiles tissés, les commandes, les cours et les stages de haute et basse lisse.
    Consultée le
    10 septembre 2026

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