Atelier & professionnel

Atelier du Rivau — encadrement d’art et restauration à Paris

Paris

Activité confirmée active

Informations centrales vérifiées le 10 septembre 2026

À Paris, l’Atelier du Rivau accompagne les particuliers, les professionnels, les galeries et les musées dans leurs projets d’encadrement et de restauration d’œuvres d’art. Charlotte du Rivau exerce comme encadreuse depuis 1985. Formée à l’École d’Ameublement de Paris, elle a développé une pratique attentive à la présentation, à la protection et à la conservation des œuvres. L’atelier, fondé à Bois-Colombes en 2007 puis installé à Paris depuis 2016, propose des réalisations sur mesure qui associent le cadre, le verre, le sous-verre et les éléments de montage.

Un encadrement pensé autour de l’œuvre

Un cadre ne sert pas uniquement à entourer une image. Il crée une distance entre le sujet et le mur, organise la lecture et protège le support contre les contacts, la poussière ou certaines agressions de l’environnement. La forme de la baguette, sa largeur, sa matière et sa finition doivent donc dialoguer avec l’œuvre plutôt que s’imposer à elle. Une peinture, une photographie, une estampe, un dessin ou un objet ne demandent pas la même construction.

L’Atelier du Rivau commence par écouter le projet et par observer ce qui doit être présenté. Le format, la technique, les couleurs, la fragilité et le lieu d’accrochage influencent le choix du montage. Une œuvre contemporaine peut appeler des lignes sobres et un cadre discret, tandis qu’une peinture ancienne peut trouver sa cohérence dans une moulure plus travaillée. Le style de l’intérieur compte également, mais il ne doit pas faire oublier la conservation du sujet.

Le sur-mesure permet de tenir compte des proportions exactes et des particularités de chaque pièce. Une œuvre qui ne correspond pas à un format courant peut recevoir une bordure fabriquée pour elle. Le cadre doit rester suffisamment solide pour porter son vitrage et son fond, sans alourdir visuellement l’ensemble. Les choix sont discutés avec la personne qui confie l’œuvre afin de trouver un équilibre entre présence décorative, protection et budget.

Les cadres, verres et sous-verres

Le montage proposé par l’atelier peut réunir trois éléments : le cadre, le verre et le sous-verre. Chacun joue un rôle différent. La baguette donne une structure et une apparence ; le vitrage protège la surface ; le sous-verre crée un espace entre l’image et la vitre tout en participant à la composition. Cette séparation est particulièrement utile lorsque le sujet ne doit pas toucher directement le verre ou lorsqu’une marge colorée apporte une respiration autour de l’œuvre.

L’encadrement sans verre peut convenir à des pièces dont la matière mérite d’être regardée directement. Une photographie, une œuvre textile ou un support présentant une texture particulière peut ainsi conserver une relation plus immédiate avec le regard. Le choix reste lié à la nature du sujet et à son environnement. Une présentation ouverte ne répond pas aux mêmes contraintes qu’un montage destiné à protéger un papier fragile ou une peinture exposée dans un lieu fréquenté.

Le sous-verre est une solution fréquente pour présenter une œuvre avec sobriété. Le sujet est placé sous une vitre et peut être entouré d’un passe-partout, d’un lavis ou d’un biseau. Ces éléments construisent une transition entre l’image et le cadre. La largeur du carton, sa teinte et la forme de la fenêtre modifient la perception du format. Un espace clair peut donner de l’air à une gravure sombre ; une nuance plus soutenue peut renforcer une gamme de couleurs déjà présente dans l’œuvre.

L’entre-deux-verres répond à une esthétique plus légère et contemporaine. Le sujet semble flotter dans la structure tout en restant protégé entre deux surfaces transparentes. Cette solution peut mettre en valeur une composition très graphique, un papier dont les contours participent à la lecture ou une œuvre que l’on souhaite regarder des deux côtés lorsque sa construction le permet. Le vitrage doit alors être choisi avec soin, car le poids et la rigidité de l’ensemble influencent la sécurité du montage.

Donner de la profondeur au sujet

L’atelier propose aussi le sujet rehaussé. Le document ou l’image est éloigné du fond afin de créer une profondeur visible autour de lui. Cette construction apporte une ombre légère et distingue davantage l’œuvre de son encadrement. Elle peut convenir à des sujets qui gagnent à être isolés, à des œuvres sur papier aux bords intéressants ou à des présentations où l’espace entre les plans devient un élément esthétique.

La caisse américaine offre une autre manière de présenter une œuvre. Le cadre entoure le sujet tout en laissant un intervalle apparent, ce qui donne l’impression que la toile ou le panneau flotte dans la structure. Cette solution est souvent associée aux œuvres contemporaines et aux photographies, mais elle peut être adaptée à d’autres projets lorsque la relation entre le support et le cadre le permet. La dimension de l’espace, la profondeur du châssis et la distance entre les parties doivent être calculées pour conserver une ligne régulière.

Les choix de profondeur ne sont pas uniquement décoratifs. Ils doivent tenir compte de l’épaisseur du support, de la manière dont il sera maintenu et des mouvements possibles des matériaux. Une œuvre sur papier ne se comporte pas comme une toile montée sur châssis. Un objet ou un élément textile peut demander un coffrage, une cale ou un fond qui évite les pressions. Le montage est donc construit autour de l’œuvre réelle et non d’un format abstrait.

Restaurer les cadres et les œuvres

L’Atelier du Rivau intervient sur les cadres anciens et les cadres en bois doré. Le temps peut ternir la peinture ou la dorure, provoquer des éclats, fragiliser les ornements et rendre les assemblages moins stables. Une restauration commence par l’observation des surfaces et des parties structurelles. Les traces d’usure, les repeints, les lacunes et les réparations anciennes doivent être distingués afin de déterminer la réponse adaptée.

La remise en état d’un cadre doré ne consiste pas à couvrir uniformément toute la surface. Les ornements, les reliefs et les zones plus exposées peuvent avoir évolué différemment. Une intervention mesurée cherche à retrouver la cohérence de l’ensemble tout en conservant les éléments qui témoignent de son histoire. Les parties manquantes peuvent demander une reprise spécifique, tandis qu’un éclat localisé peut être traité sans modifier les zones encore saines.

La restauration concerne également des œuvres sur papier, des peintures sur toile et des peintures sur bois. Le site de l’atelier mentionne le nettoyage du jaunissement, des taches et de certaines moisissures pour les œuvres sur papier, ainsi que le traitement de déchirures, de dévernissages et d’écaillages pour les peintures. Ces opérations ne peuvent pas être identiques d’un support à l’autre. La fibre du papier, la couche picturale et le bois réagissent différemment à l’humidité, au nettoyage et aux manipulations.

Après une restauration, les conseils de conservation prolongent le travail réalisé. La lumière, l’humidité, la poussière et les variations de température peuvent affecter une œuvre et son cadre. Le choix du vitrage, la qualité du fond et la manière d’accrocher l’ensemble participent à la protection. Un montage adapté facilite aussi l’entretien, car il limite les contacts directs avec le sujet et rend possible un suivi de son état.

Une pratique fondée sur l’expérience et la transmission

Charlotte du Rivau exerce depuis plusieurs décennies et a repris l’atelier de son ancienne maîtresse après une première implantation à Bois-Colombes. Cette continuité relie l’apprentissage, l’expérience quotidienne et l’évolution des usages. Les cadres traditionnels côtoient aujourd’hui des solutions plus contemporaines, mais le principe reste le même : comprendre le sujet, choisir des matériaux cohérents et construire un ouvrage qui le met en valeur sans le fragiliser.

L’atelier met en avant l’accompagnement à chaque étape. Le projet peut commencer par la sélection d’une baguette, la comparaison de plusieurs teintes ou l’examen d’un support. Il se poursuit avec le choix du verre, du passe-partout, du biseau, du fond et du système de fixation. Pour un objet ou un ensemble épais, la discussion porte aussi sur la profondeur et la stabilité. Le client peut ainsi comprendre les conséquences esthétiques et pratiques des différentes solutions.

La transmission occupe également une place dans l’activité. L’atelier indique partager son expertise avec des apprentis afin de maintenir la qualité de l’artisanat français. Ce geste prolonge un métier où la précision repose sur des opérations concrètes : couper une baguette, ajuster un angle, ouvrir un carton, poser un vitrage, régler une distance et protéger le dos du montage. La qualité finale dépend de l’enchaînement de ces détails autant que du choix initial du cadre.

À Paris, l’Atelier du Rivau propose ainsi un encadrement d’art sur mesure, capable de s’adapter à des œuvres, des objets et des environnements variés. Les cadres sans verre, sous-verres, montages entre deux verres, sujets rehaussés et caisses américaines répondent à des besoins de présentation différents. La restauration des cadres dorés et le nettoyage de plusieurs types de supports complètent cette activité. Le travail de Charlotte du Rivau repose sur une même exigence : donner à chaque œuvre une place juste, une protection durable et une présentation qui respecte sa matière.

Traçabilité

Sources de cette fiche

Chaque notice indique précisément l’information qu’elle soutient et la date à laquelle elle a été consultée.

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