Atelier & professionnel

Atelier du Saïmiri — Matthieu Thomas, marqueteur de paille à Marseille

Marseille

Activité confirmée active

Informations centrales vérifiées le 10 septembre 2026

À Marseille, Matthieu Thomas développe l’Atelier du Saïmiri autour de l’ébénisterie et de la marqueterie de paille. Il crée des meubles, des tableaux et des objets en pièces uniques, avec une attention particulière portée au bois, à la lumière et aux motifs inspirés par la nature. La forêt amazonienne nourrit son univers visuel, tandis que l’art décoratif, les lignes de l’Art déco et les formes végétales orientent la composition. L’atelier s’adresse aux particuliers comme aux professionnels qui souhaitent intégrer une pièce conçue pour un intérieur précis.

La marqueterie de paille constitue le cœur de cette démarche. La paille est préparée, écrasée pour révéler sa brillance naturelle, puis découpée et collée brin par brin. L’orientation de chaque élément est réglée avec précision afin de maîtriser la manière dont la lumière se pose sur la surface. Le résultat ne dépend donc pas uniquement de la couleur choisie. Un même ton peut paraître plus clair, plus sombre, plus mat ou plus métallique selon le sens des fibres et la position de la personne qui regarde. Cette mobilité des reflets donne au placage une profondeur qui accompagne les formes du meuble ou de l’objet.

Le travail commence par une sélection des matières. L’Atelier du Saïmiri associe la paille à des bois massifs et précieux, à des incrustations ou à des cuirs selon la pièce envisagée. Le bois peut provenir de ressources présentées comme issues de forêts gérées de manière écoresponsable, avec des références FSC ou PEFC. L’atelier indique également valoriser les chutes. Cette attention permet de faire dialoguer la conception du meuble avec une réflexion sur l’usage des matériaux : une chute peut devenir un détail, une pièce d’incrustation ou une partie d’un objet plutôt que de rester un simple résidu de fabrication.

La préparation de la paille demande une succession de gestes réguliers. Le brin doit être aplati pour devenir une surface utilisable, puis observé avant sa pose. Une découpe trop large, une orientation mal choisie ou un collage irrégulier peut perturber le motif. Chaque élément est rapproché du précédent afin que la ligne reste continue et que les raccords s’intègrent à la composition. La pose brin par brin rend visibles les décisions du marqueteur : le dessin avance par petites unités, mais la qualité de l’ensemble se mesure à distance, dans la continuité des formes et l’équilibre des contrastes.

Les motifs solaires occupent une place particulière dans cet univers. Des rayons, des éventails ou des compositions rayonnantes peuvent organiser une façade, un couvercle ou un panneau. Les directions de la paille accompagnent alors la géométrie du décor et accentuent les changements de lumière. Une forme circulaire peut être encadrée par des lignes droites ; un chevron peut introduire une alternance de tons ; une incrustation ronde peut rompre une composition trop régulière. Le motif ne sert pas uniquement à embellir une surface : il guide le regard et donne à l’objet une structure lisible.

La nature amazonienne apparaît comme une source d’inspiration plutôt que comme un thème décoratif appliqué de manière uniforme. La faune et la flore peuvent suggérer une silhouette, une organisation de lignes ou une relation entre des couleurs profondes et des reflets plus chauds. L’atelier associe cette évocation à des formes contemporaines et à des usages concrets. Un meuble doit conserver ses proportions et sa fonction ; un tableau peut laisser davantage de place à une image ; un objet décoratif peut concentrer l’effet de matière sur une petite surface. La référence à la forêt se traduit ainsi par une sensibilité aux rythmes, aux textures et aux contrastes.

Le mobilier sur mesure constitue une part importante de l’activité. Une étagère, un bureau, un meuble de rangement ou une pièce plus singulière doit tenir compte de l’espace dans lequel il sera installé. Les dimensions, la circulation, la hauteur d’usage, la résistance attendue et la présence de la lumière influencent les choix. L’ébéniste ne travaille pas sur un volume abstrait : il étudie la relation entre la pièce et son environnement. La marqueterie de paille peut se concentrer sur une façade, souligner un chant, structurer un plateau ou devenir le point central d’un meuble plus sobre.

Les projets personnalisés suivent plusieurs étapes. Un premier échange sert à comprendre le besoin, le style recherché, les contraintes de l’espace et la destination de l’objet. Des croquis, des maquettes ou des rendus permettent ensuite de visualiser les proportions, les matériaux et le motif avant la fabrication. Les ajustements portent sur la forme, la couleur, la place de la paille et le rapport entre les parties décorées et les zones laissées en bois. Cette phase de conception évite de traiter la marqueterie comme un ajout indépendant : le décor est pensé avec la construction, les usages et la manière dont la pièce sera regardée.

Les tableaux en marqueterie de paille offrent un format plus libre. La surface peut accueillir une composition géométrique, un motif végétal ou une image inspirée par une atmosphère. Le cadre et le support doivent rester en accord avec la matière, car la paille produit sa propre présence lumineuse. Une grande plage sombre peut faire ressortir un motif doré ; une association de bois clair et de paille colorée peut donner une lecture plus graphique ; une orientation différente sur deux zones voisines crée une transition visible sans ajouter de couleur. Le tableau devient alors un objet de lumière autant qu’une image.

Les petits objets permettent d’explorer une autre échelle. Une boîte à bijoux en chêne massif présentée par l’atelier associe une marqueterie de paille aux reflets dorés et bruns, un motif en chevron, des encadrements de paille droite et des incrustations circulaires. L’intérieur est plaqué de cuir et la finition est réalisée avec une huile sans composés organiques volatils. La pièce réunit plusieurs matières sans les confondre : le bois forme la structure, la paille construit le décor, le cuir protège l’espace intérieur et les incrustations ponctuent la surface.

Cette boîte montre comment la marqueterie peut passer d’un panneau à un volume. Sur une face plane, la lumière révèle les directions du chevron. Sur les arêtes et les encadrements, elle accompagne les changements de plan. Le regard découvre d’abord la silhouette générale, puis les détails du motif et la relation entre la paille, le chêne et le cuir. Le travail de petite dimension réclame une grande précision, car les raccords sont proches de l’œil et les proportions de chaque élément deviennent immédiatement perceptibles.

La recherche sur les finitions complète le travail de pose. L’atelier privilégie des finitions présentées comme dépourvues de composés organiques volatils pour son mobilier et ses objets. Le choix d’une huile, d’un vernis ou d’une autre protection doit rester cohérent avec le support et la destination de la pièce. Une surface manipulée régulièrement ne reçoit pas la même attention qu’un panneau destiné à être accroché. La finition accompagne la matière sans effacer ses reflets, ses différences de teinte ou la présence des fibres.

La marqueterie de paille dialogue aussi avec d’autres techniques. Le bois massif donne au meuble sa structure, le cuir apporte une texture plus souple, les incrustations précisent un contour et la paille introduit un éclat changeant. L’équilibre vient du rapport entre ces matières. Un décor trop dense peut masquer la beauté du bois ; une surface trop uniforme peut réduire l’effet des orientations. Le marqueteur cherche donc une relation juste entre le motif, la fonction de l’objet, les zones de contact et la lumière de la pièce.

Chaque œuvre est présentée comme une pièce unique, numérotée et signée, avec un certificat d’authenticité. Cette manière de distinguer les réalisations correspond à un travail où les variations de la paille et les choix de pose ne peuvent pas être reproduits mécaniquement. Même lorsqu’un motif sert de point de départ, la teinte, l’orientation des brins et les proportions peuvent donner une présence différente à chaque pièce. La singularité repose ainsi sur la conception, mais aussi sur les décisions prises pendant la fabrication.

L’atelier porte également une attention à l’installation et à l’usage. Un meuble sur mesure doit arriver dans un espace où ses dimensions, ses ouvertures et ses circulations ont été anticipées. Un tableau doit trouver une lumière qui révèle ses reflets sans les écraser. Un objet décoratif doit être protégé des chocs et entretenu selon ses matériaux. Les conseils liés à la mise en place et à l’entretien prolongent le travail de fabrication : la pièce est conçue pour être regardée et utilisée dans des conditions compatibles avec sa structure et ses finitions.

La visite de l’atelier s’organise sur rendez-vous. Cette possibilité permet de découvrir un environnement de création plutôt qu’un simple catalogue d’objets. Les outils, le bois, les échantillons de paille et les étapes de préparation donnent à comprendre la différence entre une surface imprimée et un placage réalisé à la main. Un échange direct aide aussi à préciser une demande de meuble, de tableau ou d’objet, notamment lorsque le projet doit s’adapter à des dimensions, une lumière ou des matériaux déjà présents dans un intérieur.

À Marseille, l’Atelier du Saïmiri relie l’ébénisterie, la marqueterie de paille et une recherche décorative inspirée par la nature. Matthieu Thomas travaille le bois massif, les incrustations, le cuir et la paille pour créer des pièces uniques pensées pour durer. Les meubles sur mesure, les tableaux et les objets montrent plusieurs expressions d’un même savoir-faire : la matière est choisie, préparée, orientée et posée avec précision afin que la lumière devienne partie intégrante du décor. Cette approche donne à la marqueterie de paille une place contemporaine dans l’ameublement et les objets d’art, sans perdre le caractère manuel du geste.

Métiers exercés

Traçabilité

Sources de cette fiche

Chaque notice indique précisément l’information qu’elle soutient et la date à laquelle elle a été consultée.

  1. Organisme professionnel site-officiel

    Atelier du Saïmiri — ébénisterie et marqueterie de paille (site externe)

    Organisme : Atelier du Saïmiri / Matthieu Thomas

    Fait soutenu
    La présentation officielle identifie Matthieu Thomas, l’ébénisterie et la marqueterie de paille, les meubles, tableaux et objets sur mesure inspirés par la forêt amazonienne et l’art décoratif.
    Consultée le
    10 septembre 2026

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