Atelier & professionnel

Atelier Follaco, Franck Follaco et Mara Montessoro, peintres décorateurs à Saint-Cloud

Saint-Cloud

Activité confirmée active

Informations centrales vérifiées le 10 septembre 2026

À Saint-Cloud, l’Atelier Follaco réunit Franck Follaco et Mara Montessoro autour de la peinture décorative, du travail des matières et de la fabrication de carreaux faits main. Leur activité s’adresse aux professionnels de la décoration, aux architectes d’intérieur et aux particuliers qui recherchent des surfaces singulières. Fresques, trompe-l’œil, plafonds peints, enduits minéraux, dorure et carreaux de marmorino composent un ensemble où la couleur, la texture et la lumière sont travaillées comme des éléments d’architecture.

L’atelier a été constitué en 2004 à Saint-Cloud. Franck Follaco y développe une pratique de peintre décorateur, coloriste et matiériste, tandis que Mara Montessoro dirige le travail lié aux carreaux à la chaux et accompagne les chantiers de peinture décorative. Cette association réunit deux savoir-faire qui se répondent. La peinture transforme directement les murs, plafonds et éléments de décor ; les carreaux apportent des surfaces fabriquées en atelier, destinées notamment aux cuisines, salles de bains et projets d’aménagement intérieur.

La peinture décorative ne se limite pas à choisir une couleur pour recouvrir une paroi. Elle peut modifier la profondeur perçue d’un espace, souligner une ligne architecturale, faire dialoguer un plafond et un mur ou créer une continuité entre plusieurs pièces. Un décor peint doit tenir compte des proportions, des ouvertures, de la lumière et des usages du lieu. Une même teinte ne produira pas le même effet sur une surface mate, une matière travaillée ou une zone exposée à des variations d’éclairage. L’Atelier Follaco aborde ainsi la couleur avec une attention portée à la texture et à la manière dont la surface sera vécue.

Les techniques réunies par l’atelier couvrent la fresque, le trompe-l’œil, les plafonds peints, les ciels nuageux, les ornements, la dorure à la feuille, les toiles marouflées et les panoramiques. La fausse pierre, le faux marbre, les murs déstructurés et les patines complètent cette palette. Chaque procédé construit une relation différente avec le bâtiment. Une fresque peut développer une scène ou une continuité narrative. Un trompe-l’œil joue sur la perception d’un volume. Une patine donne à une surface une profondeur et une histoire visuelle. Un ciel peint ouvre le plafond vers une autre sensation d’espace.

Le trompe-l’œil demande une compréhension précise de la perspective et de la lumière. Pour faire croire à une ouverture, à une moulure ou à une profondeur, le peintre doit organiser les lignes et les valeurs en fonction du point de vue. Le décor n’est pas observé depuis un seul dessin abstrait : il est découvert par une personne qui entre dans la pièce, se déplace et change de distance. Les ombres peintes doivent répondre aux ombres réelles, les proportions doivent accompagner l’architecture et les contours doivent rester cohérents avec les volumes existants. La peinture devient alors une construction visuelle qui dialogue avec le bâtiment.

Les plafonds peints et les ciels nuageux ouvrent une recherche autour de la lumière. Un plafond peut sembler plus haut, plus lointain ou plus léger lorsque les valeurs et les formes créent une impression de profondeur. Les nuages ne sont pas de simples motifs répétés : leur densité, leur orientation et leurs écarts influencent le mouvement du regard. Une zone plus claire peut attirer la lumière naturelle, tandis qu’une partie plus dense donne un point d’appui à la composition. La peinture se déploie au-dessus de la tête et transforme la manière dont la pièce est ressentie.

Les ornements permettent d’accompagner des éléments existants ou de construire un décor nouveau. Ils peuvent suivre une moulure, encadrer un panneau, rythmer un plafond ou souligner une transition entre deux surfaces. Leur répétition ne doit pas devenir mécanique : un motif est placé selon une proportion, un angle et une relation avec le reste de la pièce. Les détails sont observés de près, mais l’ensemble doit rester lisible depuis l’espace de circulation. Le travail artisanal donne à ces ornements une variation contrôlée, liée à la main et à la surface qui les reçoit.

La dorure à la feuille ajoute une dimension lumineuse aux murs, plafonds, meubles, panneaux et carreaux. L’or, l’argent, l’aluminium, le cuivre et le bronze ne réagissent pas comme une couleur mate. Leur éclat évolue avec l’éclairage et la position du regard. Une surface dorée peut souligner une ligne, faire ressortir un motif ou établir un contraste avec une matière minérale. Le choix du métal, la place des zones brillantes et la relation avec les teintes voisines doivent être étudiés ensemble. La dorure devient ainsi une partie de la composition, et non une simple finition appliquée à la fin.

Les matières minérales forment un autre volet du savoir-faire. L’Atelier Follaco travaille le marmorino, les enduits à la chaux, le béton ciré, les enduits mixtes et la métallisation à froid. Ces matières donnent aux murs une profondeur qui dépend de leur grain, de leur absorption, de leurs couches et de leur finition. La surface peut rester douce et nuancée, présenter une vibration plus marquée ou recevoir un aspect qui rappelle une pierre, un métal ou une matière polie. Le travail consiste à obtenir un effet visuel cohérent avec le lieu tout en laissant la paroi conserver une présence tactile.

Le marmorino vénitien est préparé avec une chaux enrichie en poudre de marbre. L’enduit est travaillé à la taloche et reçoit une préparation de couleur qui peut demander de nombreux essais. La nuance ne se réduit pas à un code : elle dépend de la matière, de la lumière et de la manière dont les couches se superposent. Une surface peut présenter un camaïeu naturel, une profondeur plus dense ou des variations qui se révèlent lorsque le regard se déplace. Le geste du matiériste organise ces écarts afin que le mur conserve une unité sans devenir uniforme.

Les carreaux faits main sont nés de la rencontre entre une terre cuite rapportée de Sicile et la recherche autour du marmorino. L’Atelier Follaco a développé en 2003 une technique de carreaux à la chaux sur support en terre cuite. Chaque pièce est préparée et travaillée en atelier, avec une attention portée à la couleur, à la matière et aux effets de surface. Le carreau n’est pas une unité industrielle identique à la suivante : ses variations font partie de son caractère. Les séries peuvent ainsi former un ensemble cohérent tout en conservant une présence différente sur chaque élément.

Les carreaux peuvent recevoir des décors peints, des gravures, de la dorure, de la métallisation ou de la nacre. Le sgraffito permet de travailler par incision et de faire apparaître des contrastes dans la matière. Une patine peut accentuer les reliefs et donner au motif une profondeur plus ancienne. Une feuille d’or modifie la relation avec la lumière, tandis qu’une métallisation installe une impression plus minérale ou industrielle. Ces possibilités permettent d’adapter les carreaux à un intérieur précis, au lieu de limiter le choix à des références standard.

Les formats proposés vont du petit carreau carré aux compositions plus grandes et aux formes spéciales. L’atelier indique travailler notamment des formats de 7,5 × 15, 10 × 10, 13 × 13, 15 × 15, 20 × 20, 10 × 30, 25 × 40 et 50 × 33,3 centimètres, ainsi que des formats sur commande comme les losanges, écailles, navettes, hexagones et points de Hongrie. La forme influence le rythme d’un mur. Un petit module répété crée une trame serrée, tandis qu’un format plus grand laisse davantage de place à la variation de la matière et du motif.

Dans une cuisine ou une salle de bains, le carreau doit dialoguer avec les usages de la pièce. L’atelier décrit des surfaces adaptées à l’eau et aux produits gras, avec la profondeur visuelle des enduits minéraux et la précision d’un élément céramique. Le choix d’une couleur, d’un format et d’un décor dépend de l’ensemble de l’intérieur. Une nuance peut accompagner un meuble, prolonger un mur peint ou servir de point de contraste. Une frise peut souligner une ligne, des carreaux unis peuvent installer un fond et quelques pièces décorées peuvent donner un accent à la composition.

Les projets de peinture peuvent se déployer dans des intérieurs privés, des boutiques, des palaces, des monuments historiques, des châteaux et des appartements parisiens. Les références citées par l’atelier comprennent notamment l’Hôtel du Collectionneur, la Légion d’Honneur, le Bar Cravan, l’Hôtel Fouquet’s, l’Hôtel Excelsior, la boutique Kith au Pershing Hall et des restaurants à Nice. Ces environnements ne répondent pas aux mêmes contraintes. Un décor destiné à un monument doit respecter une architecture et un état existants. Une boutique peut chercher une identité plus immédiatement visible. Un appartement peut privilégier une relation intime avec la lumière et les usages quotidiens.

Franck Follaco s’est formé comme artiste peintre décorateur aux Beaux-Arts de Cambrai, de 1985 à 1990. Il a ensuite approfondi la peinture décorative à l’IPEDEC de Pantin, le stuc-marbre et la fresque à l’école Beaucet d’Avignon, puis les techniques liées à la conservation du patrimoine architectural au Centre européen de Venise. Son parcours associe donc la pratique artistique, les techniques décoratives et l’attention portée aux bâtiments anciens. Il met cette expérience au service de chantiers où la couleur doit s’accorder avec une architecture, une matière et une histoire.

Mara Montessoro apporte à l’atelier son travail de la couleur et des matières à la chaux. Elle a étudié la philosophie du langage et possède une expérience de l’enseignement et du commerce en France et en Italie. Son activité autour des carreaux marmorino s’est construite par une recherche continue sur les nuances, les surfaces et les usages. Elle participe aussi aux chantiers de peinture décorative, aux déplacements et à l’accompagnement des demandes. Cette complémentarité permet de relier la fabrication en atelier et l’intervention sur les espaces à décorer.

La transmission fait partie de la vie de l’Atelier Follaco. Des stages de techniques décoratives sont organisés sur demande dans les deux ateliers, autour de l’initiation à la fresque, de la peinture, du marmorino et d’autres procédés. Les particuliers et les professionnels peuvent découvrir la préparation d’une matière, l’organisation d’une couleur et le rapport entre un outil et une surface. Les stagiaires d’écoles d’art sont également accueillis régulièrement. La transmission ne consiste pas seulement à montrer un résultat : elle permet de comprendre les étapes, les gestes et les choix qui donnent à une finition son caractère.

L’Atelier Follaco travaille depuis ses ateliers de Paris et de Saint-Cloud et se déplace selon les chantiers. Cette organisation permet de conserver le lien entre la fabrication de carreaux, la préparation des couleurs et les interventions dans les intérieurs. Une demande peut porter sur une fresque, un plafond, un décor peint, un enduit minéral, une dorure ou un ensemble de carreaux. Dans chaque cas, la surface, la lumière, les dimensions et l’usage du lieu servent de point de départ à une solution sur mesure.

À Saint-Cloud, Franck Follaco et Mara Montessoro font dialoguer peinture décorative, matières minérales et carreaux faits main. Les fresques, trompe-l’œil, ciels, ornements, patines et dorures construisent des espaces où la couleur est indissociable de la texture. Les carreaux en marmorino prolongent cette recherche sous la forme d’éléments fabriqués un à un, parfois gravés, patinés, métallisés ou dorés. L’atelier défend ainsi une décoration qui ne se contente pas d’habiller une surface : elle lui donne une profondeur, une lumière et une identité propres.

Traçabilité

Sources de cette fiche

Chaque notice indique précisément l’information qu’elle soutient et la date à laquelle elle a été consultée.

  1. Organisme professionnel site-officiel

    Atelier Follaco — Peinture décorative et carreaux faits main (site externe)

    Organisme : Atelier Follaco / Franck Follaco et Mara Montessoro

    Fait soutenu
    La présentation officielle décrit l’Atelier Follaco comme une structure de peinture décorative, de travail des matières et de carrelages à la chaux réalisés à la main, fondée en 2004 à Saint-Cloud, travaillant pour les professionnels de la décoration, l’architecture intérieure et les particuliers, avec des ateliers de Paris et Saint-Cloud.
    Consultée le
    10 septembre 2026

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