Atelier & professionnel

Atelier Gassendi — restauration de tableaux et d’œuvres polychromes à Paris

Paris

Activité confirmée active

Informations centrales vérifiées le 10 septembre 2026

Dans le 14e arrondissement de Paris, l’Atelier Gassendi est consacré à la conservation et à la restauration de tableaux et d’œuvres d’art polychromes. Stéphanie Quennessen y exerce après avoir obtenu le titre de Restaurateur-Conservateur de tableaux et d’objets d’art polychromes, de niveau II homologué par l’État. L’atelier travaille sur des peintures de toutes époques et sur plusieurs supports : toile, panneau de bois, carton ou plaque de cuivre. Les œuvres peuvent être peintes à l’huile, à l’acrylique ou à la tempera, et chaque combinaison de matière demande une observation adaptée.

La restauration commence par un diagnostic. Une peinture peut présenter des soulèvements, des écaillages, une déchirure, une perte de tension, un vernis altéré ou des repeints qui modifient sa lecture. Le support peut aussi être fragilisé, déformé ou séparé de certaines couches. L’examen ne porte donc pas uniquement sur la couleur visible. Il concerne la couche picturale, le revers, le châssis ou le panneau, le cadre lorsqu’il accompagne l’œuvre, et les traces d’interventions anciennes. Comprendre l’état de conservation permet de distinguer ce qui relève d’une urgence de stabilisation de ce qui appartient à une étape esthétique ultérieure.

L’Atelier Gassendi indique travailler dans le respect des règles professionnelles de l’ECCO, la confédération européenne des organisations de conservateurs-restaurateurs. Trois principes structurent cette approche : conserver la matière originale, l’histoire et l’esthétique de l’œuvre ; privilégier la réversibilité des traitements ; employer des matériaux de restauration stables. Ces principes donnent un cadre aux décisions prises pour chaque tableau. Ils invitent à limiter les interventions à ce qui est nécessaire, à garder lisibles les informations portées par l’objet et à éviter qu’un traitement ne rende une intervention future plus difficile.

Les traitements conservatifs visent d’abord à assurer la stabilité de l’œuvre. La consolidation d’un support peut renforcer une zone affaiblie. Le refixage des écaillages rattache à nouveau les fragments de matière picturale qui se soulèvent. Une toile déchirée peut recevoir une pièce ou une reprise adaptée, tandis qu’une surface déformée peut être remise en planéité. Les bandes de tension, le rentoilage ou le doublage répondent à des situations différentes et ne sont pas appliqués automatiquement. Le choix dépend de la construction du tableau, de l’étendue des altérations et de la tenue que le support doit retrouver.

La dérestauration fait également partie des possibilités annoncées. Elle peut consister à démonter des pièces anciennes, à retirer une incrustation ou à désentoiler un traitement qui ne convient plus à l’œuvre. Une ancienne restauration peut avoir protégé un tableau, mais elle peut aussi masquer une couleur, recouvrir une zone originale ou provoquer une contrainte sur le support. Retirer un ajout demande de reconnaître ce qui appartient à l’histoire de l’objet et ce qui doit être séparé pour retrouver une conservation plus cohérente. L’intervention est décidée après examen, en tenant compte de la fragilité et des traces laissées par les opérations précédentes.

Les traitements esthétiques interviennent lorsque l’œuvre est suffisamment stable pour que sa lecture puisse être améliorée. Le décrassage retire les dépôts présents à la surface. L’allègement des vernis peut diminuer une coloration ou une opacité qui empêche de percevoir les rapports entre les tons. Le retrait de repeints demande de différencier une retouche ancienne de la couche picturale originale. Les mastics comblent certaines lacunes après la préparation du support. La réintégration picturale rend les manques moins gênants dans la lecture générale, puis le vernissage protège et harmonise la surface selon les besoins de la peinture.

La réintégration ne consiste pas à redessiner librement un tableau. Une lacune peut interrompre un contour, un visage, un motif ou une zone de fond, mais les éléments autour d’elle doivent guider l’intervention. La retouche est travaillée à l’échelle de la perte et reste liée à ce que l’œuvre conserve. Le résultat recherché peut être une lecture plus continue à distance, sans effacer la distinction entre la matière ancienne et ce qui a été ajouté. Le degré de visibilité de la restauration dépend de l’objet, de son histoire, de son usage et de la décision prise avec son propriétaire.

Le support en toile impose des précautions particulières. Une toile peut perdre sa tension, se déformer, se déchirer ou présenter des bords fragilisés. Une reprise doit rétablir la résistance sans tirer excessivement sur les fibres ni transférer une contrainte sur la peinture. La remise en planéité, la pose de pièces, les bandes de tension et les opérations de rentoilage sont choisies selon l’état constaté. Une toile ancienne ne réagit pas comme une toile récente ; son vieillissement, ses réparations et l’épaisseur de la couche picturale doivent entrer dans le diagnostic.

Les panneaux de bois demandent une autre lecture. Le bois travaille avec les variations de l’environnement et peut provoquer des fentes, des déformations ou des tensions sous la peinture. La restauration doit tenir compte du sens des fibres, de la construction du panneau et des traitements déjà présents au revers. Un carton possède encore d’autres fragilités, notamment face aux déformations et à la manipulation. La plaque de cuivre, quant à elle, constitue un support métallique dont la relation à la couche picturale et aux variations de température est différente. L’atelier adapte donc les matériaux, les gestes et le niveau d’intervention au support réel.

Les œuvres polychromes ne se limitent pas aux tableaux sur toile. Le travail annoncé concerne aussi des peintures sur bois, carton ou cuivre, des icônes et des objets dont la surface colorée participe à la forme. Une sculpture peinte, un élément décoratif ou un objet ancien peut présenter des pertes, des soulèvements, des repeints et des vernis altérés. La conservation doit alors prendre en compte le volume, les angles, les zones de contact et la manière dont l’objet est regardé. Une intervention pensée pour une surface plane ne peut pas être transposée sans adaptation sur une œuvre en relief.

L’Atelier Gassendi réalise également des copies de tableaux sur commande. Cette activité ne relève pas du même rapport à la matière que la conservation d’une œuvre ancienne. Il s’agit de reproduire une image en s’appuyant sur un modèle et sur une technique picturale choisie. La copie demande de comprendre la composition, les rapports de tons, la construction des volumes et la qualité de la surface. Le projet peut concerner une personne qui souhaite une reproduction, un décor ou une étude liée à une œuvre connue. Les conditions, le format, le support et le degré de ressemblance sont à définir lors de l’échange.

Le cadre peut être traité en lien avec la restauration du tableau. L’atelier indique pouvoir prendre en charge la restauration du cadre ou orienter vers un restaurateur de cadres. Cette distinction permet de ne pas confondre les opérations. Le tableau, son support, sa couche picturale et son vernis ont leurs propres besoins ; une moulure, une dorure ou une structure de cadre répondent à d’autres matériaux. Lorsque les deux éléments sont réunis, leur état et leurs proportions doivent néanmoins être considérés ensemble afin que la présentation finale reste cohérente.

Le premier échange se fait avec l’œuvre elle-même. L’Atelier Gassendi précise qu’un tableau doit être vu à l’atelier et que des tests sont nécessaires pour établir le devis définitif. Les photographies peuvent aider à présenter une demande, mais elles ne remplacent pas l’examen direct, en particulier lorsque le nettoyage, l’allègement d’un vernis ou le traitement d’une lacune sont envisagés. Pour un grand format, un déplacement peut être organisé afin d’évaluer l’œuvre sur place. Les conditions de transport, l’accès, le format et l’environnement d’accrochage influencent ensuite la préparation du travail.

L’accueil se fait au 30 bis rue Gassendi, à Paris 14e, sur rendez-vous préalable. Les horaires publiés indiquent une ouverture le lundi, mardi, mercredi et vendredi de 11 h 30 à 18 h 30, une fermeture le jeudi, ainsi que certains samedis ou des rendez-vous convenus à l’avance. En cas de déplacement extérieur, il est recommandé de contacter l’atelier avant de venir. Cette organisation permet de préparer le dépôt d’un tableau, l’examen d’un objet polychrome ou la discussion autour d’une copie. Les grands formats peuvent faire l’objet d’une estimation sur place lorsque leur transport n’est pas adapté.

À Paris, l’Atelier Gassendi associe donc formation spécialisée, conservation préventive, conservation curative, restauration esthétique et copie de tableaux. Toile, bois, carton et cuivre sont étudiés selon leurs propriétés et leur état. Consolidation, refixage, reprise des déchirures, remise en planéité, nettoyage, retrait de repeints, masticage, réintégration picturale et vernissage prennent place dans une démarche où la matière originale, la réversibilité et la stabilité des traitements restent centrales. Stéphanie Quennessen reçoit les particuliers, collectionneurs et propriétaires d’œuvres qui souhaitent comprendre l’état d’un tableau ou construire un projet de restauration adapté à son histoire.

Traçabilité

Sources de cette fiche

Chaque notice indique précisément l’information qu’elle soutient et la date à laquelle elle a été consultée.

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