À Marseille, dans le quartier de Château-Gombert, l’Atelier Gombertois travaille le fer depuis 1970. Trois générations de ferronniers se sont succédé autour d’une fabrication sur mesure, où l’idée du client devient une pièce unique dessinée, forgée et posée par l’atelier. Ferronnerie, métallerie, serrurerie, forge et chaudronnerie se complètent pour répondre à des projets très variés. Un portail, une rampe, une verrière, une pergola ou un meuble en métal ne sont pas choisis dans une série préexistante : leur forme naît du lieu, de la fonction et de la relation souhaitée avec l’architecture.
Le premier échange peut partir d’un croquis, d’une photographie ou d’une idée encore ouverte. L’atelier étudie alors les proportions, les points de fixation, les passages et la matière à mettre en œuvre. Cette étape permet de transformer une intention en ouvrage réalisable. Pour une rampe, il faut penser la continuité de la prise, la hauteur et la manière dont la pièce accompagne l’escalier. Pour un portail, le dessin doit prendre en compte les battants, les gonds, le seuil et l’espace nécessaire à l’ouverture. Pour une verrière, les montants organisent la lumière et le vitrage sans alourdir la séparation entre les pièces.
Le fer forgé donne aux ouvrages une ligne qui peut être sobre ou très expressive. La chaleur permet de courber, d’étirer et de modifier la section d’une pièce, tandis que les assemblages construisent le rythme général. Une volute peut adoucir une extrémité, une barre droite souligner une géométrie, et un motif végétal introduire un mouvement dans une rampe ou une grille. Le ferronnier alterne la précision des cotes et l’observation de la matière pour que le dessin reste lisible après la forge et la pose. La pièce unique ne signifie pas improvisation : elle repose sur une étude et sur des choix maîtrisés.
L’Atelier Gombertois réalise des portails et portillons qui donnent leur caractère aux entrées. La fermeture peut être ajourée, plus dense, décorative ou volontairement discrète. Les garde-corps et rampes répondent à une fonction de protection tout en participant à l’identité d’un balcon, d’une terrasse ou d’un escalier. Les escaliers métalliques peuvent associer l’acier à d’autres matériaux et faire de la structure un élément visible de l’espace. Les verrières d’atelier séparent sans cloisonner et laissent circuler la lumière. Chaque ouvrage est ajusté aux dimensions du projet et aux contraintes du bâtiment.
Les grilles de défense et les ouvrages de sécurité demandent une lecture équilibrée entre protection et ouverture. Une grille bien dessinée ne transforme pas une fenêtre ou une façade en surface fermée ; elle organise les vides, les lignes et les points d’ancrage. Les pergolas et marquises s’inscrivent dans un autre rapport à l’extérieur. Elles créent une ombre, un seuil et un cadre pour les usages du jardin ou de la terrasse. Le métal doit être dimensionné pour son emplacement et recevoir une protection adaptée aux conditions climatiques de Marseille et de ses environs.
Le choix des matières comprend l’acier, le fer forgé et l’inox. Chacune possède une apparence, une rigidité et une réaction différentes face à l’usinage, à l’assemblage et à la finition. L’acier peut former une structure fine et résistante ; le fer forgé conserve une présence liée au travail de la forge ; l’inox répond à des projets qui recherchent une autre relation à l’entretien et à l’environnement. Pour les ouvrages extérieurs, l’atelier indique une protection par galvanisation puis thermolaquage afin de limiter la corrosion. Le traitement est choisi avec le projet, car une finition mate, brillante ou colorée ne produit pas la même présence dans l’espace.
La métallerie et la serrurerie complètent le travail de forge. Elles permettent de traiter des pièces dont la précision des assemblages, des mouvements et des fixations est déterminante. Une porte doit s’ouvrir avec régularité, une grille doit rester stable et un élément de mobilier doit supporter les manipulations répétées. Le ferronnier associe donc les gestes de mise en forme aux opérations de découpe, de soudure, d’ajustage et de pose. La chaudronnerie apporte une autre capacité de transformation lorsque le projet demande des formes plus enveloppantes ou des pièces fabriquées à partir de feuilles et de profils.
Le mobilier et la création métal donnent à l’atelier un champ d’expression plus libre. Une table, une console ou une étagère peut reprendre les lignes de l’architecture ou introduire un contraste avec un intérieur plus doux. Le métal peut rester proche de son aspect de forge, recevoir une patine ou être associé à une finition qui renforce la géométrie de l’objet. Le dessin tient compte du poids visuel, des arêtes, des surfaces de contact et de la manière dont la lumière se déplace sur la pièce. Un ouvrage décoratif demeure un objet construit, avec des assemblages qui doivent être cohérents et durables.
L’atelier intervient à Marseille et dans les communes voisines, notamment autour de Château-Gombert, d’Allauch, de Plan-de-Cuques et de Septèmes-les-Vallons. Cette proximité facilite les déplacements nécessaires à l’étude, au relevé des cotes et à la pose. Elle permet aussi de regarder le projet dans son environnement réel : la lumière d’une pièce, l’orientation d’une terrasse, la pente d’un accès ou la nature d’une façade peuvent modifier les choix de fabrication. Une étude sur place complète les photographies et les premières dimensions transmises lors du contact.
Depuis 1970, l’Atelier Gombertois conserve ainsi une approche familiale du travail du fer tout en répondant à des demandes actuelles. Trois générations, plusieurs métiers du métal et une fabrication entièrement sur mesure se réunissent dans des ouvrages qui vont du portail à la sculpture, de la verrière au mobilier. À Marseille, chaque projet commence par une intention et se construit par le dessin, la forge, l’assemblage, la protection et la pose. Le résultat cherche l’accord entre la résistance nécessaire, la beauté des lignes et la façon dont l’ouvrage sera vécu au quotidien.