Atelier & professionnel

Atelier Graffito — décors peints de Sibylle de Montalier et Laurence Beysserie à Génissac

Génissac

Activité confirmée active

Informations centrales vérifiées le 10 septembre 2026

À Génissac, en Gironde, l’Atelier Graffito réunit Sibylle de Montalier et Laurence Beysserie autour de la peinture en décor et de l’art mural. Leur travail s’adresse aux particuliers comme aux entreprises qui souhaitent inscrire une création dans un lieu réel : un mur, une porte, un panneau, un élément architectural ou une surface destinée à recevoir un décor peint. Le duo intervient aussi bien pour créer une œuvre que pour restaurer un décor existant in situ. Cette attention portée au bâti distingue leur approche d’une peinture conçue uniquement comme un tableau indépendant. La composition doit dialoguer avec les volumes, les supports, la lumière et les usages de l’espace.

Le projet Graffito est né de la rencontre de deux professionnelles formées aux techniques traditionnelles. Leur démarche associe l’héritage des artisans d’art à une recherche plus personnelle, nourrie par des références littéraires, ornementales et artistiques. Elles aiment rapprocher des influences éloignées, faire converser un motif ancien avec des lignes contemporaines ou donner à une matière traditionnelle une présence nouvelle. Le résultat peut prendre la forme d’une fresque, d’un décor mural, d’une surface patinée ou d’une œuvre peinte et texturée réalisée en pièce unique ou en série limitée. Chaque proposition est pensée pour trouver sa place dans l’identité d’un intérieur ou d’un espace professionnel.

Les matières naturelles occupent une place centrale dans leur univers. Elles permettent de travailler les variations de texture, les transparences, les effets de profondeur et les nuances qui changent selon l’éclairage. La peinture en décor ne se réduit donc pas à l’application d’une couleur uniforme. Elle peut évoquer une matière minérale, donner l’impression d’un relief, accompagner une architecture ou installer une atmosphère. Les finitions doivent rester cohérentes avec le support et avec la distance depuis laquelle le décor sera observé. Un mur situé dans une pièce de vie ne se regarde pas comme une devanture, une cage d’escalier ou un décor destiné à un lieu recevant du public.

La création commence par un échange approfondi. Les habitudes de vie, les influences artistiques, les références culturelles et les usages du lieu peuvent orienter la proposition. Pour un espace commercial, l’image de l’entreprise et le parcours des visiteurs entrent également dans la réflexion. Le duo cherche ainsi le point de rencontre entre l’imaginaire de la personne qui commande, l’identité architecturale du lieu et son propre langage décoratif. Cette phase de dialogue permet de préciser le sujet, le registre de formes, la gamme colorée et la relation entre le décor et les éléments déjà présents.

Une visite de chantier fait partie de l’étude annoncée par l’atelier. Elle sert à regarder la nature et l’état des supports, les dimensions disponibles, les ouvertures, les angles, les circulations et les conditions de lumière. Ces données ont une incidence directe sur le dessin et sur les techniques utilisables. Un mur ancien, une surface neuve, un panneau de bois ou un élément mouluré ne réagissent pas de la même manière. Le support doit être compris avant que la composition soit arrêtée. Des échantillons ou une maquette peuvent ensuite aider à apprécier une finition, une teinte ou une texture avant la réalisation.

Le devis dépend de la technique employée, des matières, de la superficie et de l’état du support. Les prestations sont généralement calculées au mètre carré, tandis que certains éléments architecturaux ou les petites surfaces peuvent relever d’un forfait. Cette manière de chiffrer tient compte de la diversité des situations. Une fresque de grande dimension, la reprise d’un décor sur une porte, une imitation de matière ou un lettrage ne mobilisent ni le même temps ni les mêmes préparations. La préparation du support, le travail de dessin, les couches successives et les finitions participent tous au résultat.

Sibylle de Montalier a étudié l’histoire de l’art et suivi des cours de dessin avant de découvrir l’ébénisterie. La restauration de mobilier et de monuments historiques a renforcé son attachement aux savoir-faire, aux matières patinées et aux recettes anciennes. Cette expérience nourrit son regard sur les traces du temps et sur les détails qui donnent une profondeur à une surface. Elle s’est ensuite tournée vers l’agencement décoratif et la création de décors dans le commerce. Son approche cherche un équilibre entre la précision du dessin, l’intuition du geste, l’harmonie des lignes et l’exploration des matières naturelles.

Laurence Beysserie a parcouru des domaines variés, notamment le décor de scène, l’édition jeunesse, l’écriture, la photographie et la formation, avant de se consacrer à l’artisanat d’art. La peinture en décor lui permet de réunir la création, le conseil, le développement de projet et son goût pour le dessin et la matière. Son univers accueille des influences liées aux arts décoratifs, à la littérature, à l’art populaire et aux voyages. Les ambiances orientales ou méditerranéennes, les motifs folkloriques et le travail de la chaux peuvent se rencontrer dans une composition, sans enfermer le décor dans un style unique.

Cette complémentarité donne à Graffito une palette de compétences adaptée aux projets sur mesure. L’une apporte une sensibilité particulièrement attentive à la mémoire des objets, aux patines et aux savoir-faire historiques ; l’autre développe une relation très narrative au mur, comme si une surface pouvait prolonger une histoire. Ensemble, elles peuvent étudier un décor qui doit s’accorder à une architecture ancienne, imaginer une ambiance pour un commerce ou composer une intervention plus contemporaine. La diversité des références n’efface pas la cohérence du duo : le dessin, la matière, la couleur et la qualité du dialogue restent liés.

La restauration de décors peints demande une observation précise de ce qui existe déjà. Il faut comprendre les couches, les usures, les raccords, les altérations et la relation entre les différents éléments avant d’intervenir. Une restauration réussie ne consiste pas à recouvrir indistinctement une surface. Elle cherche à retrouver une lecture, à respecter les proportions et à conserver les indices qui font la singularité d’un décor. Selon le support et son état, la préparation peut prendre une place considérable dans le chantier. Les retouches et les finitions doivent ensuite s’intégrer à l’ensemble sans créer de rupture visuelle.

La création in situ obéit elle aussi à des contraintes concrètes. La composition doit tenir compte de la hauteur du regard, de la circulation, des meubles, des encadrements et des sources d’éclairage. Un motif très détaillé ne produira pas le même effet dans un passage étroit que sur un grand mur éloigné. Une patine peut accompagner une architecture et adoucir une transition entre deux matériaux ; un décor plus graphique peut au contraire marquer un espace d’accueil ou donner une identité forte à une pièce. Le travail de la peintre en décor consiste à transformer ces contraintes en ressources pour le dessin.

Graffito réalise également du lettrage et des œuvres peintes ou texturées. Le lettrage demande une attention particulière aux proportions, à l’espacement et à la lisibilité, surtout lorsque les mots doivent épouser une façade, un mur ou un support irrégulier. Une inscription peut devenir un élément décoratif à part entière grâce au choix des caractères, à la couleur, à la patine et à la manière dont elle s’intègre dans l’architecture. Les œuvres texturées, quant à elles, jouent davantage sur le toucher visuel, les accidents de surface et les effets de matière. Dans les deux cas, le geste manuel donne une présence que ne posséderait pas une surface simplement imprimée.

Le duo choisit de s’engager sur un seul chantier à la fois. Cette organisation permet de rester disponible pendant les différentes étapes et de suivre les problématiques qui peuvent apparaître sur place. Un décor mural associe en effet préparation, réalisation, séchage, reprises éventuelles et finition. La continuité du suivi aide à conserver l’intention initiale tout en adaptant le geste aux réalités du support. Elle favorise aussi les échanges avec les autres corps de métier présents sur un chantier, notamment lorsque le décor doit s’insérer dans un projet d’aménagement ou de restauration.

Installé en Gironde et intervenant selon les projets sur l’ensemble du territoire, l’Atelier Graffito conserve une dimension humaine. Sibylle de Montalier et Laurence Beysserie revendiquent la communication, l’honnêteté, la réactivité et la collaboration comme des éléments de leur pratique professionnelle. Elles sont affiliées à la Chambre de métiers et de l’artisanat de Nouvelle-Aquitaine, membres de la Fédération Française du Bâtiment en Gironde et du réseau Artisans d’Avenir. Ces appartenances accompagnent un travail qui reste avant tout visible dans les surfaces peintes, les textures, les raccords et la façon dont un décor transforme la perception d’un lieu.

À Génissac, Graffito fait de la peinture en décor un métier de rencontre entre une histoire, une matière et une architecture. Le duo peut créer ou restaurer des décors peints in situ, travailler une fresque, une patine, un effet texturé, un lettrage ou une pièce unique destinée à un espace précis. Sibylle de Montalier apporte son expérience des matières patinées et du patrimoine ; Laurence Beysserie ouvre le décor vers le récit, les arts décoratifs et le mélange des influences. De la première visite aux échantillons, de l’étude du support au suivi du chantier, chaque étape vise à faire naître une composition cohérente avec le lieu et avec celles et ceux qui vont l’habiter.

Traçabilité

Sources de cette fiche

Chaque notice indique précisément l’information qu’elle soutient et la date à laquelle elle a été consultée.

  1. Organisme professionnel site-officiel

    Atelier d’art mural Graffito Bordeaux, fresque et décors peints (site externe)

    Organisme : Atelier Graffito

    Fait soutenu
    Le site officiel présente l’origine du duo, les valeurs de l’atelier, la création et la restauration de décors peints in situ, les œuvres peintes ou texturées, l’accompagnement de projet, la visite de chantier, les échantillons, les modalités de prix, les parcours de Sibylle de Montalier et Laurence Beysserie, ainsi que leurs affiliations professionnelles.
    Consultée le
    10 septembre 2026

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