Atelier & professionnel

Atelier Haligon — restauration et fabrication de sculptures à Mandres-les-Roses

Mandres-les-Roses

Activité confirmée active

Informations centrales vérifiées le 10 septembre 2026

À Mandres-les-Roses, dans le Val-de-Marne, l’Atelier Haligon — Art & Concept accompagne artistes, collectionneurs, galeries, fondations et institutions dans la fabrication, la conservation et la restauration de sculptures modernes et contemporaines. Son travail porte notamment sur la résine polyester, les matériaux composites et la polychromie. L’atelier intervient aussi sur des sculptures monumentales, des fontaines, des meubles, des luminaires et des vases. Cette pratique s’appuie sur une histoire familiale de plusieurs générations et sur une relation directe avec les œuvres et les artistes.

La matière occupe une place centrale dans cette activité. Une sculpture en résine n’est pas seulement une forme colorée : elle possède une peau, une structure interne, des assemblages, des épaisseurs et des zones qui réagissent différemment aux chocs ou aux variations du climat. Une œuvre exposée dehors peut subir les ultraviolets, l’humidité, les dépôts, les fissures et les impacts. Une pièce conservée en intérieur peut être fragilisée par des manipulations, un déplacement ou un vieillissement de la polychromie. L’examen doit donc relier la surface visible à la construction de l’objet.

L’Atelier Haligon présente une expérience particulière avec les œuvres de Niki de Saint Phalle. Le site indique que l’atelier a fabriqué des œuvres sous la direction de l’artiste et qu’il est reconnu par la Niki Charitable Art Foundation comme restaurateur officiel de ses sculptures en résine. Cette relation a commencé avec Robert Haligon dans les années 1970 et s’est développée autour du moulage, de la fabrication d’éditions, de projets monumentaux et de la conservation. La connaissance des matériaux et des choix de l’artiste nourrit aujourd’hui les interventions sur des œuvres polychromes, des fontaines et des ensembles complexes.

Le moulage permet de passer d’un modèle à une forme reproductible ou de préparer certaines étapes de fabrication. L’atelier maîtrise le moulage au silicone, présenté avec une épreuve en résine où les détails de la surface restent visibles. Le moule doit conserver les reliefs, les creux, les arêtes et les transitions du modèle. Il doit aussi permettre un démoulage qui ne déforme pas la pièce. Pour une sculpture figurative, la finesse du visage, des mains ou d’un drapé peut être décisive ; pour une forme abstraite, la continuité d’une courbe et la netteté d’un plan jouent un rôle comparable.

La fabrication peut commencer par un modèle réalisé par l’artiste ou par une forme qui doit être agrandie. L’agrandissement-réduction fait partie des opérations citées par l’atelier. Changer l’échelle ne consiste pas à grossir mécaniquement une image : les proportions, l’épaisseur, les tensions et la stabilité de la sculpture doivent être repensées. Un volume destiné à une pièce de collection ne reçoit pas les mêmes contraintes qu’une œuvre monumentale. Le passage à une grande dimension peut demander une structure interne, une armature ou des solutions d’assemblage capables de soutenir la forme et de résister à son environnement.

La résine polyester et la résine époxy ont des propriétés distinctes, tout comme les autres matériaux composites associés aux œuvres modernes. Le choix dépend du modèle, du format, de la finition et de l’usage de la sculpture. L’atelier décrit des tirages en résine polyester ou époxy, ainsi que la préparation de pièces destinées à la fonderie. Le travail demande de maîtriser les couches, les renforts, les jonctions et la surface qui recevra ensuite la peinture ou la polychromie. Chaque projet artistique peut donc exiger une combinaison différente de gestes et de matériaux.

La polychromie transforme la lecture d’un volume. Une couleur peut souligner une courbe, séparer deux plans, accentuer une ouverture ou modifier la perception de la taille. Sur une sculpture de Niki de Saint Phalle, les couleurs vives, les motifs et les contrastes participent pleinement à l’identité de l’œuvre. Restaurer cette surface demande de distinguer la teinte d’origine, les repeints, les zones décolorées et les effets liés au vieillissement. Une retouche ne doit pas seulement reproduire une couleur isolée : elle doit retrouver son rapport avec les formes voisines et avec l’équilibre général de la composition.

La restauration commence par une étude de l’œuvre et de son contexte. Le site de l’atelier mentionne les fissures, les chocs, les dépôts, l’usure de la polychromie et l’altération des structures internes parmi les dégradations possibles. Une sculpture peut cumuler plusieurs de ces problèmes. Une fissure visible à la surface peut être liée à un mouvement interne ; une perte de couleur peut révéler une exposition prolongée aux ultraviolets ; un impact peut avoir atteint une armature. Le protocole est donc adapté à l’état de la pièce, à ses matériaux et à son lieu de présentation.

La conservation cherche à prolonger la vie de l’œuvre en respectant son intégrité. Les interventions sont menées pour préserver l’apparence, la stabilité et la valeur artistique de la sculpture, mais aussi pour tenir compte de l’intention originale. La restauration ne consiste pas à rendre toutes les surfaces neuves. Les traces d’usage, les variations de matière et les marques liées à l’histoire de la pièce peuvent appartenir à son identité. Le travail consiste à décider ce qui doit être nettoyé, consolidé, repris ou laissé en place, avec une attention particulière à la lisibilité de l’ensemble.

Les œuvres de Niki de Saint Phalle présentent parfois des dispositifs qui dépassent la simple enveloppe sculptée. L’atelier cite des fontaines, des éléments mécaniques, des circulations d’eau, des luminaires, des armatures métalliques et des structures complexes avec mosaïques de miroir et pâtes de verre. Ces composants doivent fonctionner ensemble. Une fontaine ajoute les contraintes de l’eau et des installations techniques ; une sculpture lumineuse associe volume, électricité et diffusion de la lumière ; une pièce monumentale demande un examen de ses points de levage, de ses assemblages et de sa fixation. La restauration doit intégrer ces relations plutôt que traiter chaque partie isolément.

La Fontaine Stravinsky est présentée comme un ensemble de sculptures en résine polychrome réalisées par Haligon en 1982, en collaboration avec l’univers artistique de Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely. Ce type de réalisation montre comment un atelier peut participer à une œuvre pensée pour l’espace public et pour le mouvement. Les couleurs, les volumes, les dispositifs hydrauliques et la relation avec le site forment un tout. Une intervention ultérieure doit prendre en compte la conception de l’ensemble, la résistance des matériaux et l’exposition quotidienne du décor.

L’Arbre-serpents de Niki de Saint Phalle, décrit par l’atelier comme une œuvre de 1992 d’une hauteur de 3,20 mètres, a fait l’objet d’une opération de restauration et de conservation menée en 2016-2017 avant de retrouver sa place dans la cour du Musée des Beaux-Arts d’Angers. Les Footballers, monument installé au Musée Olympique de Lausanne, figurent aussi parmi les œuvres citées. Ces projets montrent les différences entre une sculpture monumentale exposée dans un musée, une œuvre installée en extérieur et une pièce destinée à une collection. Le diagnostic, le transport, la remise en état et la repose doivent être pensés selon le lieu et les contraintes de chaque sculpture.

L’atelier travaille également sur des œuvres d’autres artistes modernes et contemporains. Le site présente une intervention sur une œuvre de Damien Cabanes réalisée à la demande du Centre national des arts plastiques. Cette ouverture repose sur une connaissance des résines, des matériaux composites, des structures et de la polychromie, mais chaque artiste apporte son propre langage. La restauration doit respecter les choix de surface, les proportions, les assemblages et les effets de matière propres à l’œuvre étudiée. L’expérience acquise sur un ensemble ne peut pas être transposée sans examen à une autre sculpture.

La fabrication d’éditions constitue un autre volet du métier. À partir d’une œuvre originale, l’atelier peut réaliser un moulage, préparer une reproduction et produire des exemplaires en résine polychrome. Le cachet Haligon est apposé sur des œuvres éditées ou réalisées à l’atelier et sert à identifier leur origine et leur fabrication. La réalisation d’une édition demande de maintenir les détails du modèle, de contrôler les surfaces et de reproduire les couleurs avec régularité. Chaque exemplaire doit conserver une relation fidèle avec l’intention artistique tout en étant fabriqué dans un matériau qui peut être travaillé et fini en atelier.

L’histoire de la famille Haligon éclaire cette spécialisation. Le site retrace le travail de Victor et Georgette Haligon à Paris, puis l’évolution de Robert et Arlette vers l’agrandissement, le moulage et les matériaux synthétiques dans les années 1960. Robert et Arlette ont accompagné le passage vers l’art moderne et développé un métier de reproducteur statuaire. Leurs enfants ont ensuite prolongé cette histoire selon des orientations différentes : Olivier a poursuivi la fabrication, Gérard a installé son atelier à Mandres-les-Roses et est devenu Art & Concept en 2014, Marie a développé la polychromie et Agnès a renforcé la relation avec les artistes après une expérience en fonderie.

Cette transmission ne concerne pas seulement des gestes isolés. Elle comprend la compréhension du volume, la lecture d’un modèle, la préparation d’un moule, la connaissance des résines et la manière de choisir une finition. Un restaurateur doit pouvoir observer une surface altérée sans perdre de vue la construction de l’œuvre. Un fabricant doit anticiper les contraintes d’un tirage ou d’un agrandissement. Un spécialiste de la polychromie doit retrouver un équilibre de teintes et de motifs. Les métiers se répondent dans un même projet, mais chacun conserve sa précision.

Les œuvres monumentales demandent une organisation spécifique. Leur dimension modifie la fabrication, la manutention, la stabilité et le choix du lieu de présentation. Une sculpture installée sur une place, dans un jardin ou dans un musée peut être exposée aux intempéries, aux contacts accidentels et aux variations de lumière. L’atelier étudie les projets en fonction de l’œuvre et de son environnement. La restauration d’une fontaine, d’un meuble ou d’une sculpture en résine ne suit pas les mêmes étapes, même lorsque plusieurs techniques de moulage et de polychromie sont communes.

La confidentialité et la relation avec les ayants droit entrent également dans les projets de conservation. Pour les œuvres de Niki de Saint Phalle, le site indique que les interventions sont liées à la Niki Charitable Art Foundation et à l’ayant droit. Le respect du droit moral, de l’intention artistique et des informations liées aux collections privées guide la préparation des opérations. Cette exigence protège la cohérence de l’œuvre tout en permettant aux institutions, fondations, galeries et collectionneurs de confier des pièces à un atelier qui connaît leur matière et leur histoire.

À Mandres-les-Roses, l’Atelier Haligon associe fabrication, édition, conservation et restauration de sculptures modernes et contemporaines. Résines polyester et époxy, matériaux composites, moulage, agrandissement-réduction, structures internes, peinture et polychromie s’articulent autour de projets allant de la pièce de collection à la sculpture monumentale. La relation historique avec Niki de Saint Phalle, les travaux sur la Fontaine Stravinsky, l’Arbre-serpents et les Footballers, ainsi que les interventions sur d’autres artistes, montrent une pratique attentive aux matériaux, aux dispositifs techniques et à la continuité de l’intention artistique. L’atelier inscrit ainsi le geste du sculpteur dans le temps long de la fabrication et de la conservation.

Traçabilité

Sources de cette fiche

Chaque notice indique précisément l’information qu’elle soutient et la date à laquelle elle a été consultée.

  1. Organisme professionnel site-officiel

    Atelier Haligon — Art & Concept (site externe)

    Organisme : Atelier Haligon

    Fait soutenu
    Le site officiel présente la fabrication et la restauration de sculptures modernes et contemporaines, les résines et matériaux composites, le moulage, l’agrandissement-réduction, la polychromie, les œuvres monumentales, l’histoire familiale, les interventions sur Niki de Saint Phalle et l’implantation de Gérard Haligon à Mandres-les-Roses.
    Consultée le
    10 septembre 2026

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