Atelier & professionnel

Atelier Jean-Jacques Fanjat, création et restauration de vitraux à Lyon

Lyon

Activité confirmée active

Informations centrales vérifiées le 10 septembre 2026

À Lyon, dans le département du Rhône et la région Auvergne-Rhône-Alpes, l’Atelier Jean-Jacques Fanjat travaille à la création et à la restauration de vitraux. Son activité relie directement le verre à l’architecture : une baie devient une surface de lumière, un édifice fournit un cadre, et la matière colorée transforme la perception d’un espace. L’atelier intervient pour des bâtiments publics, des chapelles, des églises, des musées, des entreprises et des commandes privées. Jean-Jacques Fanjat collabore aussi avec des artistes et des architectes décorateurs en France et à l’étranger.

L’histoire du lieu remonte à 1847, lorsque Pierre Campagne crée un atelier de vitrail dans le Vieux Lyon. La succession familiale et professionnelle se poursuit jusqu’au milieu du XXe siècle, puis Henri Robert reprend l’activité en 1945. Jean-Jacques Fanjat lui succède en 1977 et développe depuis cette date une pratique personnelle de peintre verrier, de restaurateur et de collaborateur artistique. Cette continuité donne à l’atelier une mémoire particulière : le geste contemporain s’inscrit dans un lieu où plusieurs générations ont fabriqué et réparé des vitraux.

Un atelier lié à l’histoire de Lyon

L’atelier est né dans un quartier où le patrimoine architectural occupe une place visible. Dans un tel environnement, le vitrail ne peut pas être séparé du bâtiment qui le reçoit. Une verrière dépend de la proportion d’une baie, de l’orientation de la lumière, de la distance depuis laquelle elle sera regardée et de la manière dont elle accompagne les volumes. Le verre ne sert pas seulement à fermer une ouverture : il filtre, colore et matérialise la lumière.

La longue histoire de l’atelier permet de regarder les œuvres avec une attention à la fois technique et historique. Les restaurations demandent de comprendre la composition d’un panneau, les matériaux utilisés, les traces des interventions anciennes et les relations entre la verrière et son support. Les créations nouvelles demandent quant à elles d’inscrire un dessin dans un espace qui peut avoir une fonction religieuse, culturelle, publique ou domestique.

Jean-Jacques Fanjat s’est formé à la technique du vitrail entre 1966 et 1977, après une formation artistique. Il a participé à des travaux de création et de restauration avant de reprendre l’atelier. Cette expérience progressive lui permet d’aborder le métier par ses deux versants : la précision nécessaire à la conservation et la liberté de recherche propre à une œuvre nouvelle. Il participe également à des expositions en France et à l’étranger.

La présence d’un espace d’exposition voisin de l’atelier prolonge cette relation entre fabrication et regard. Les créations peuvent être observées comme des œuvres autonomes, mais elles gardent le lien avec les techniques et les contraintes qui les ont fait naître. Le visiteur découvre ainsi le verre dans sa dimension artistique sans perdre de vue le travail concret de coupe, d’assemblage et de pose.

Créer une lumière adaptée à un lieu

Pour un particulier ou une entreprise, la création commence par les singularités de l’espace. Une fenêtre, une porte, une cloison, une verrière intérieure ou un élément décoratif ne reçoivent pas la lumière de la même façon. Le projet doit tenir compte des dimensions, de la circulation, des vues et de l’atmosphère recherchée. Une composition peut filtrer les regards tout en laissant la lumière circuler, ou devenir un point focal qui transforme l’ensemble de la pièce.

Le dessin traduit ensuite l’intention en lignes, masses et couleurs. Le choix du verre accompagne ce dessin : une matière transparente laisse passer la lumière de manière directe, tandis qu’une surface plus texturée la diffuse et crée des nuances. Les contrastes entre les verres peuvent donner du rythme à une grande baie ou offrir un détail plus intime dans une ouverture de petite dimension. La composition doit rester lisible depuis le lieu où elle sera réellement regardée.

Les créations destinées au domaine public peuvent prendre place dans des chapelles, des églises, des musées ou des bâtiments civils. Elles doivent dialoguer avec une architecture souvent chargée d’histoire et être compréhensibles à l’échelle du lieu. Un vitrail monumental ne se regarde pas comme un panneau domestique : la distance, la hauteur et la quantité de lumière disponible modifient la perception des couleurs et des lignes.

Les commandes privées offrent d’autres possibilités. Le vitrail peut accompagner une maison, une entreprise ou un espace de réception. Une composition peut être conçue pour une relation rapprochée, avec des détails visibles à hauteur de regard. Elle peut aussi agir comme une séparation, un filtre ou une présence lumineuse qui évolue selon l’heure et la météo. Le projet devient alors une manière d’organiser l’espace autant qu’un travail décoratif.

Travailler avec des artistes

La collaboration artistique constitue un axe spécifique de l’atelier. Jean-Jacques Fanjat accompagne l’artiste pour se rapprocher de son intention et donner au projet un développement adapté au verre. L’intervention ne consiste pas à appliquer mécaniquement une image sur une baie. Elle demande de traduire une idée, une forme ou une recherche plastique dans un matériau traversé par la lumière.

L’artiste peut apporter un dessin, une composition ou une vision d’ensemble. Le peintre verrier propose alors les moyens techniques nécessaires, qu’ils soient classiques ou plus novateurs, en fonction de la sensibilité du projet. Les choix de matière, de transparence, de découpe et d’assemblage contribuent à faire passer une intention dans l’espace. Le résultat doit conserver la force du projet tout en respectant les limites du verre et de l’architecture.

Les réalisations citées par l’atelier montrent cette diversité de collaborations. Elles concernent une ancienne église devenue espace culturel, une chapelle, des églises de différentes communes, un lieu de recueillement et des édifices où le vitrail prend une dimension monumentale. Les artistes associés à ces projets apportent des univers différents ; l’atelier adapte son savoir-faire à leurs formes, à leurs rythmes et à leurs exigences de lumière.

Cette pratique suppose un dialogue constant. Le dessin peut évoluer lorsqu’il rencontre les dimensions réelles de la baie. Une couleur choisie sur papier peut se comporter autrement lorsqu’elle est traversée par le soleil. Une ligne doit parfois être renforcée pour rester perceptible depuis le sol. La collaboration permet de prendre ces décisions sans dissocier la technique de l’intention artistique.

Restaurer sans effacer l’histoire

La restauration de vitraux commence par un dossier documentaire. L’atelier prévoit une analyse technique, historique et iconographique, une proposition d’intervention et un relevé des opérations effectuées pendant le chantier. Cette documentation aide à comprendre l’œuvre avant l’intervention et conserve la mémoire des choix réalisés pour les restaurateurs et les historiens qui pourront l’étudier plus tard.

La conservation comprend des travaux de nettoyage, de consolidation et de protection destinés à maintenir l’œuvre par des techniques appropriées. La restauration cherche à mettre la verrière en valeur sans modifier sa composition ni effacer les traces de son histoire. Cette approche demande de distinguer ce qui relève d’une fragilité matérielle, d’une réparation ancienne ou d’un élément constitutif du dessin et de la matière.

Dans un édifice public, l’étude doit aussi prendre en compte l’environnement de la baie. Les variations de température, l’humidité, la pollution, les mouvements du support et les contraintes de pose peuvent agir sur le verre et sur les pièces qui l’assemblent. Le diagnostic permet d’ordonner les opérations et de choisir une méthode compatible avec l’état de l’œuvre.

Les références de restauration citées par l’atelier comprennent le monastère royal de Brou, des chapelles et de nombreuses églises de la région lyonnaise et du Beaujolais. D’autres interventions concernent des édifices en Bourgogne, dans l’Ain, en Isère, dans la Loire et jusqu’en Nouvelle-Calédonie. Cette diversité de bâtiments oblige à adapter l’examen et les gestes à chaque contexte plutôt qu’à appliquer un procédé identique.

La restauration d’un vitrail privé suit la même exigence d’attention. Une verrière installée dans une maison ou une entreprise peut avoir une valeur décorative, familiale ou architecturale. Sa conservation demande de préserver son dessin, ses couleurs et sa relation avec la lumière du lieu. Les interventions peuvent être préparées pour une partie du panneau ou pour l’ensemble de la composition, selon l’état observé.

Le vitrail comme matière de lumière

Le travail de Jean-Jacques Fanjat s’appuie sur un contraste entre la transparence colorée et la transparence incolore. Une surface peut laisser voir clairement un espace voisin ou le transformer par une teinte, une texture et une ombre. Le vitrail crée alors un passage entre le matériel et l’immatériel : il possède une épaisseur et une structure, mais son effet se révèle surtout dans la lumière qu’il déplace.

Cette relation explique la place donnée à la simplicité des moyens. Une composition n’a pas besoin d’une accumulation de motifs pour modifier un espace. Quelques lignes, un rythme de couleurs ou une variation de transparence peuvent suffire à rendre une baie plus présente. La technique doit servir la lecture de l’œuvre et la relation avec le bâtiment, sans détourner l’attention de la lumière.

Dans une chapelle ou une église, les couleurs peuvent accompagner une atmosphère de recueillement et dialoguer avec les matériaux anciens. Dans un musée ou un lieu culturel, le vitrail peut s’inscrire dans un parcours et répondre à une architecture contemporaine. Dans une maison, il peut apporter une présence plus intime, en modifiant une entrée, une circulation ou une séparation entre deux pièces.

Les projets réalisés pour des artistes donnent une autre dimension à cette recherche. Le verre peut prolonger une peinture, rendre visible un motif à grande échelle ou transformer une image en lumière architecturale. La composition conserve une relation avec son auteur, mais elle devient aussi une partie du bâtiment et de l’expérience de celles et ceux qui la regardent.

Une pratique ouverte aux commandes publiques et privées

L’atelier accueille des projets très différents par leur échelle et leur fonction. Les chantiers publics peuvent concerner un édifice religieux, un musée, une entreprise, un lieu de recueillement ou une chapelle. Les commandes privées peuvent porter sur une création pour un intérieur ou sur la restauration d’une verrière existante. Dans les deux cas, le travail demande de définir la relation entre le dessin, le verre et l’architecture.

Une création nouvelle doit être pensée avec son support. La pose, la visibilité, les contraintes de sécurité et la résistance des matériaux font partie du projet dès les premières étapes. Une restauration ajoute la nécessité de comprendre l’œuvre avant de la démonter et de garder la trace des opérations. La combinaison de ces approches permet à l’atelier de travailler aussi bien sur des œuvres anciennes que sur des créations contemporaines.

La collaboration avec des architectes décorateurs élargit encore les possibilités. Le vitrail peut être intégré à un aménagement, répondre à une recherche d’ambiance ou devenir un élément de liaison entre plusieurs matériaux. Le projet conserve le caractère singulier du verre : il ne se contente pas de décorer une surface, il transforme la lumière et la manière dont les volumes sont perçus.

Lyon, un ancrage pour un métier d’architecture et de lumière

L’Atelier Jean-Jacques Fanjat est implanté à Lyon, dans le Rhône et en Auvergne-Rhône-Alpes. Son histoire, commencée au XIXe siècle, se poursuit avec une activité qui associe création, restauration et collaboration artistique. Les travaux réalisés à Lyon et dans d’autres territoires montrent un atelier capable de passer d’un édifice ancien à une commande contemporaine, d’un chantier patrimonial à un projet privé.

Le vitrail y est abordé comme une rencontre entre une matière, une architecture et une intention. Restaurer consiste à maintenir une œuvre sans effacer les traces qui la rendent unique. Créer consiste à donner à la lumière une forme qui corresponde à un lieu. Accompagner un artiste consiste à transformer une recherche en une présence architecturale. Ces trois dimensions se répondent dans le travail de l’atelier.

À Lyon, Jean-Jacques Fanjat poursuit ainsi une pratique où la précision technique reste au service de la lumière. Chaque projet demande d’observer, de dessiner, de choisir, d’assembler et de poser avec mesure. Le verre devient une surface ouverte, capable de colorer un bâtiment, de préserver une œuvre ancienne ou de donner à une intention artistique une dimension nouvelle.

Métiers exercés

Traçabilité

Sources de cette fiche

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