Atelier & professionnel

Atelier Marguet Vitraux d’Art — Création et restauration à Nantes

Nantes

Activité confirmée active

Informations centrales vérifiées le 10 septembre 2026

À Nantes, l’Atelier Marguet Vitraux d’Art se consacre à la restauration du patrimoine verrier et à la création de vitraux. Olivier Marguet, vitrailliste, et Shirley Evans, directrice artistique et graphiste, co-dirigent une structure qui travaille aussi bien pour des bâtiments publics que pour des projets privés. L’atelier intervient sur des vitraux traditionnels ou contemporains, dans des édifices existants, des intérieurs et des projets conçus avec des artistes, des architectes ou des designers.

L’atelier a été créé à Nantes en septembre 2023. Cette installation prolonge un parcours commencé en 2010, lorsque Olivier Marguet a débuté son apprentissage auprès du maître-verrier Pierre-Alain Parot à Dijon. Il a passé six années dans cet environnement professionnel, en participant à la restauration de vitraux anciens et à la création de pièces destinées à des monuments. Cette formation l’a familiarisé avec la lecture des œuvres, la précision des gestes et les contraintes propres aux chantiers patrimoniaux.

Olivier Marguet s’est ensuite installé comme vitrailliste indépendant à Paris en 2017. Cette période lui a permis de collaborer avec plusieurs ateliers et d’intervenir sur un patrimoine marqué notamment par les Arts Décoratifs et les Arts Nouveaux. Il a également obtenu une licence d’histoire de l’art en 2020. Arrivé à Nantes en 2019, il a poursuivi son activité dans le grand ouest avant de créer son propre atelier, avec l’envie de contribuer davantage à la conservation du patrimoine et de transmettre la maîtrise du métier.

Shirley Evans apporte à cette équipe une expérience de quinze ans dans la direction artistique et les arts graphiques. Son rapprochement avec le vitrail a commencé en 2023, au contact d’Olivier Marguet, qui l’a formée aux techniques de ce médium. Depuis 2025, elle co-dirige la création des vitraux de l’atelier tout en poursuivant son activité de graphiste. Cette complémentarité permet de mettre en relation la conception visuelle, le dessin, la mise en page et la fabrication artisanale.

La restauration du patrimoine commence par une étude attentive de l’œuvre. Le vitrailliste observe les verres, les grisailles, les plombs, les armatures et les supports pour comprendre les altérations et les interventions anciennes. Le constat d’état établit une photographie précise de la situation avant les travaux. La critique d’authenticité aide à distinguer les pièces d’origine, les compléments et les transformations intervenues au fil du temps. Ces observations donnent une base solide aux décisions de conservation.

La documentation accompagne le chantier avant, pendant et après l’intervention. Les panneaux peuvent être photographiés en lumière réfléchie et en lumière transmise, sur leurs deux faces. Des frottis conservent le tracé des plombs avant démontage et peuvent servir à préparer une verrière de doublage. Le relevé d’intervention indique les pièces remplacées, les collages, les comblements de lacunes et les autres opérations réalisées. La trace laissée par ce travail facilite le suivi futur de l’ensemble.

La restauration peut commencer par la dépose et le stockage des panneaux dans des conditions adaptées. Les grisailles sont fixées lorsque leur état le demande, puis les surfaces sont nettoyées avec mesure. Le dessertissage permet de retirer certains plombs afin de réparer ou de remplacer les éléments nécessaires. Les pièces cassées peuvent être recollées, consolidées par la méthode Tiffany ou maintenues par des plombs de casse. Une lacune peut recevoir une pièce neuve peinte en fonction de la composition existante.

La mise en plomb peut être totale ou partielle selon l’état du panneau. Le nouveau réseau doit maintenir les morceaux de verre tout en respectant le dessin, la structure et la lecture de l’œuvre. Le masticage contribue à rendre le panneau étanche et rigide lorsque les conditions de pose le demandent. Des retouches à froid peuvent compléter les collages avec des peintures ou des patines non cuites. La pose traditionnelle est ensuite adaptée au support et aux contraintes de la baie.

La conservation préventive vise à ralentir les altérations avant qu’elles ne deviennent plus lourdes. Les intempéries, la condensation et les polluants peuvent fragiliser le verre, les plombs et les peintures. L’atelier étudie plusieurs solutions de protection : une verrière de doublage en verre blanc, une verrière en verres feuilletés, un verre thermoformé reprenant l’empreinte du panneau, un double vitrage intégrant le vitrail ou un grillage de protection en cuivre. Chaque choix modifie le système de pose et doit donc être examiné avec le bâtiment.

La serrurerie participe directement à la stabilité d’un vitrail. Barlotières, feuillards, vergettes, châssis et autres éléments métalliques soutiennent les panneaux et accompagnent leurs mouvements. Les métaux employés peuvent être l’acier, le laiton, le cuivre, l’inox ou un métal galvanisé selon les contraintes. L’atelier peut restaurer ou créer ces éléments pour garantir une pose durable. Lorsque les huisseries sont en bois, il travaille avec des menuisiers spécialisés dans le patrimoine pour que le châssis et le vitrail restent cohérents.

L’entretien régulier complète les grandes phases de restauration. Le nettoyage des deux faces, le repiquage des pièces cassées, le remasquage des zones non étanches et le renforcement des attaches des vergettes permettent d’éviter une dégradation progressive. L’atelier peut aussi intervenir sur les éléments de serrurerie, les bavettes d’aération et d’évacuation de la condensation, les solins et les calfeutrements. Ces opérations ciblées demandent une infrastructure plus légère et peuvent prolonger la durée de vie d’un ensemble ancien.

Les créations artistiques sont conçues pour des supports monumentaux, architecturaux ou intérieurs. Une fenêtre, une porte vitrée, une cloison, un paravent, une marquise, une véranda ou un bow-window peuvent accueillir une composition. Le vitrail peut aussi devenir une applique murale, un élément de mobilier ou une enseigne. L’atelier accompagne les communes, les architectes du patrimoine, les architectes d’intérieur, les designers, les artistes, les copropriétés, les particuliers et les autres artisans du patrimoine.

La conception commence par une maquette à l’échelle. Elle peut être dessinée et peinte à la main ou préparée avec un outil informatique. Le maître-verrier réalise ensuite le carton grandeur nature, qui sert à découper les calibres nécessaires à la coupe des pièces de verre. Cette transposition du petit format au panneau final oblige à penser simultanément le dessin, la lumière, les lignes d’assemblage et les contraintes de fabrication. Lorsque la maquette vient d’un artiste, l’expérience technique du vitrailliste aide à rendre le projet réalisable.

Les effets visuels naissent de plusieurs techniques. La peinture sur verre permet de travailler les contours, les ombres et les détails grâce aux grisailles, au jaune d’argent, au Jean Cousin, à la mousseline ou aux émaux. La gravure à l’acide crée des effets sur des verres plaqués. Le sablage opacifie et grave la surface. La sérigraphie permet de reproduire certains motifs complexes, tandis que la photographie et l’impression sur verre ouvrent d’autres possibilités graphiques. La technique est choisie selon le dessin, la lumière et le support.

La coupe suit les calibres établis à partir du carton. Chaque pièce est sélectionnée pour sa couleur, sa texture, son épaisseur et sa capacité à transmettre ou à diffuser la lumière. Le verre peut être clair, opalescent, texturé ou composé de plusieurs couches. Une fois les éléments travaillés, ils sont assemblés par la mise en plomb. Les largeurs de plomb peuvent varier sur un même panneau afin de donner un rythme graphique plus riche. Le masticage rend ensuite l’ensemble plus étanche et plus rigide avant son intégration dans le support.

La création contemporaine peut être indépendante ou réalisée avec un artiste. Le vitrail ne se limite pas aux baies religieuses : il peut dialoguer avec une décoration intérieure, un meuble, une cloison ou une installation lumineuse. Le choix du format transforme la relation avec le regard. Une grande composition se découvre d’abord comme un ensemble de masses et de transparences, puis révèle ses détails à mesure que l’on s’approche. Une pièce plus petite peut au contraire être observée comme un objet où chaque ligne et chaque texture comptent.

La restauration demande une autre attitude envers le temps. Il ne s’agit pas de donner à un vitrail l’apparence d’une œuvre neuve, mais de préserver ce qui peut l’être, de stabiliser sa structure et de rendre ses qualités lisibles. Les méthodes annoncées par l’atelier s’appuient sur la conservation et la réversibilité des interventions. Cette attention conduit à différencier les compléments, à documenter les choix et à suivre les avancées de la recherche scientifique appliquée aux monuments historiques.

Les projets sont préparés avec les informations propres à chaque bâtiment. Une commune peut demander un diagnostic et une étude préalable avant de programmer des travaux. Un architecte du patrimoine peut avoir besoin d’un constat d’état, d’une recherche historique ou d’une proposition de protection. Un particulier peut solliciter une création pour une fenêtre, une porte ou une séparation intérieure. Le dialogue permet de relier les dimensions, la lumière, l’usage, le mode de pose et l’entretien futur sans dissocier l’intention esthétique des réalités matérielles.

Les matières utilisées par l’atelier proviennent notamment de la verrerie de Saint-Just et de Lamberts Glass pour les verres, des fonderies JP Arbez et Stillemans pour les plombs, et des Ateliers Debitus pour les peintures. Ces indications montrent que la réalisation d’un vitrail repose sur une chaîne de compétences et de matériaux spécialisés. Le choix d’un verre ou d’un profil de plomb ne dépend pas seulement de son apparence : il doit répondre à la composition, à la résistance recherchée et au contexte d’installation.

À Nantes, l’Atelier Marguet Vitraux d’Art associe ainsi une expérience de restauration du patrimoine à une pratique de création ouverte aux bâtiments, aux intérieurs et aux collaborations. Documentation, constat d’état, conservation préventive, entretien, serrurerie, maquette, coupe, peinture sur verre, gravure, sablage, mise en plomb et pose forment un ensemble cohérent. Le parcours d’Olivier Marguet et l’apport graphique de Shirley Evans donnent à l’atelier les moyens de faire dialoguer la mémoire des œuvres anciennes avec des projets de vitrail actuels.

Métiers exercés

Traçabilité

Sources de cette fiche

Chaque notice indique précisément l’information qu’elle soutient et la date à laquelle elle a été consultée.

  1. Organisme professionnel site-officiel

    Atelier Marguet — Vitraux d’art (site externe)

    Organisme : Atelier Marguet Vitraux d’Art

    Fait soutenu
    Le site officiel présente l’Atelier Marguet à Nantes, ses activités de restauration du patrimoine et de créations artistiques, ainsi que le parcours d’Olivier Marguet.
    Consultée le
    10 septembre 2026

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