Atelier & professionnel

Atelier Parot, vitraux d’art à Aiserey

Aiserey

Activité confirmée active

Informations centrales vérifiées le 10 septembre 2026

À Aiserey, en Côte-d’Or, l’Atelier Parot développe des créations et des restaurations de vitraux depuis un site installé au Château d’Aiserey. L’histoire de l’atelier remonte à 1946, lorsque Marcel Parot a créé son premier atelier à Dijon. Depuis 1972, la direction de l’atelier a été assurée par son fils Pierre-Alain Parot, maître verrier et conservateur-restaurateur diplômé. Cette histoire familiale s’est accompagnée d’un travail approfondi pour les édifices patrimoniaux, les commandes publiques et les projets contemporains réalisés avec des artistes.

L’atelier intervient sur des vitraux anciens et contemporains, avec des techniques qui associent dessin, coloration, peinture sur verre, mise en plomb, cuisson, fusing et thermoformage. Les équipements et les espaces de travail permettent d’aborder des projets de création comme des opérations de conservation-restauration. La diversité des procédés ne remplace pas le regard porté sur chaque ouvrage : elle offre des réponses adaptées à la matière, à l’architecture et à l’état du verre.

Une histoire de vitrail à Dijon et Aiserey

L’Atelier Parot s’inscrit dans une tradition familiale du verre et du vitrail. Marcel Parot a fondé l’atelier à Dijon en 1946, après avoir appris auprès de maîtres verriers de la génération précédente. Cette origine donne au lieu une mémoire particulière, liée à la création et à la restauration des grandes verrières comme au travail plus précis des pièces destinées à des bâtiments civils ou religieux.

Pierre-Alain Parot a repris la direction de l’atelier en 1972. Sa formation de maître verrier et de conservateur-restaurateur l’a conduit à associer la pratique du chantier à une réflexion sur la conservation des biens culturels. L’atelier a ensuite été installé au Château d’Aiserey, où ses espaces de travail permettent de réunir les différentes étapes nécessaires à la réalisation et à la restauration des vitraux.

Cette continuité ne repose pas uniquement sur la répétition de gestes anciens. Le vitrail évolue avec les projets, les artistes et les supports. Une restauration demande de comprendre une œuvre existante ; une création demande de construire une composition qui peut dialoguer avec une architecture ancienne ou contemporaine. Dans les deux cas, la connaissance du verre et de ses transformations reste fondamentale.

Dessiner avant de travailler le verre

Un vitrail commence par une pensée de la lumière et du dessin. Les dimensions de la baie, les lignes de l’architecture, la distance de regard et la fonction du lieu orientent la composition. Une verrière destinée à une cathédrale ne se conçoit pas comme un décor intérieur de petite dimension. Le motif doit être lisible à l’échelle du bâtiment tout en conservant des détails pour le regard rapproché.

La salle de dessin et de coloration permet de préparer les rapports entre formes et couleurs. Le dessin organise les lignes principales, les masses et les zones de transparence. La coloration cherche ensuite un équilibre entre la lumière disponible et les effets attendus dans l’espace. Les teintes peuvent soutenir une architecture, créer un contraste ou prolonger une intention artistique.

Le verre n’est pas un support neutre. Sa transparence, ses nuances, ses bulles, ses irrégularités et son épaisseur modifient la manière dont la lumière traverse la composition. Un même dessin peut produire des effets différents selon la matière choisie. Le travail de l’atelier consiste à faire correspondre le choix du verre à la place qu’il occupera dans l’ouvrage.

La peinture sur verre permet d’ajouter des lignes, des ombres, des détails ou des transitions. Elle peut préciser une expression, donner de la profondeur à une figure ou renforcer la lecture d’un motif. La cuisson fixe ensuite cette intervention et l’intègre à la matière. Chaque passage au four doit être préparé avec soin pour respecter le verre et la composition.

Les techniques de cuisson et de transformation

L’Atelier Parot dispose de fours adaptés à différentes opérations de cuisson. La cuisson traditionnelle, le fusing et le thermoformage permettent de modifier ou d’assembler le verre selon le projet. Le fusing réunit des éléments par la chaleur afin de créer une pièce ou une surface composée. Le thermoformage donne au verre une forme particulière en l’appuyant sur un moule ou un support pendant la cuisson.

Ces techniques ouvrent des possibilités pour les vitraux contemporains et les pièces qui doivent prendre une présence sculpturale. Le verre peut rester plan, se courber, se superposer ou intégrer des variations de matière. Le résultat dépend de la température, du temps de cuisson, de la compatibilité des verres et de la préparation des éléments. La technologie accompagne donc un travail d’observation et de réglage.

Le travail de la dalle de verre apporte une autre densité. Les éléments épais transmettent la lumière avec une force différente et peuvent donner au vitrail une présence plus massive. Les arêtes, les éclats et les surfaces modifient la diffusion des couleurs. Le choix de cette technique se fait en relation avec le support, l’échelle du projet et l’effet recherché.

La cabine de sablage et l’atelier de sérigraphie permettent également d’intervenir sur la surface. Le sablage peut créer des différences de transparence ou de texture. La sérigraphie peut répéter un motif ou organiser une image avec une précision particulière. Ces procédés complètent la peinture sur verre et donnent des outils supplémentaires pour les créations contemporaines.

La mise en plomb et l’assemblage

La mise en plomb réunit les pièces de verre et structure le dessin. Chaque fragment doit être ajusté pour trouver sa place dans le réseau de lignes. Les plombs servent à maintenir les éléments, mais ils participent aussi à la composition. Une courbe, une diagonale ou une bordure peut guider le regard et donner un rythme à la verrière.

L’assemblage demande de suivre le carton et de respecter la relation entre les couleurs. Une pièce légèrement décalée peut modifier un contour ou interrompre une forme. La précision ne concerne donc pas seulement chaque élément pris séparément : elle concerne la continuité de l’ensemble.

La solidité du panneau dépend de sa construction et de son adaptation au bâtiment. Les dimensions, les points de maintien et les conditions de pose doivent être étudiés avant l’installation. Un vitrail prend ensuite sa place dans une baie, avec les mouvements du bâtiment, les variations de température et la lumière extérieure.

Pour une restauration, la mise en plomb peut être reprise lorsque les matériaux sont fragilisés ou déformés. Le démontage et le remontage doivent préserver la correspondance entre les fragments anciens. Une intervention trop rapide risquerait de perdre des informations ou de modifier le caractère de l’œuvre. La méthode tient compte de l’état du verre, des plombs et des éléments de structure.

Conserver et restaurer les vitraux anciens

La conservation-restauration de vitraux demande une lecture historique et matérielle. Les verrières des siècles précédents ont pu connaître des réparations, des déplacements, des remplacements de pièces ou des modifications de support. Chaque intervention a laissé des traces qu’il faut observer avant de décider d’une nouvelle action.

L’atelier travaille sur des vitraux des XIIIᵉ, XIVᵉ et XVIᵉ siècles, ainsi que sur des ouvrages plus récents. La période de création influence les matériaux, les techniques et les formes. Une baie ancienne peut présenter un verre soufflé irrégulier et des plombs dont la souplesse a évolué. Une composition plus moderne peut employer d’autres épaisseurs, d’autres peintures ou des assemblages différents.

Le nettoyage, la consolidation, le remplacement ponctuel et la remise en place sont conduits selon l’état de l’œuvre. Une trace ancienne peut appartenir à son histoire et ne doit pas être effacée sans raison. La restauration cherche à stabiliser, à rendre la lecture possible et à préserver la matière qui porte le témoignage du temps.

Les bâtiments religieux et les monuments historiques ajoutent des contraintes particulières. Le vitrail appartient à un ensemble architectural, liturgique ou patrimonial. Son dessin, sa lumière et sa position participent à la compréhension du lieu. L’intervention doit donc tenir compte de la verrière mais aussi du bâtiment dans lequel elle s’inscrit.

Des créations avec des artistes

Atelier Parot réalise également des créations en collaboration avec des artistes plasticiens. Le maître verrier apporte sa connaissance du verre, de la cuisson, de l’assemblage et de la pose ; l’artiste développe une intention visuelle, un dessin ou une recherche de matière. Le projet se construit dans un échange où la technique ne vient pas seulement exécuter une image, mais participe à la forme finale.

Les collaborations mentionnées par l’atelier et par le ministère de la Culture concernent notamment des créations pour les cathédrales de Cahors, de Tours et de Strasbourg, ainsi que pour d’autres églises et édifices patrimoniaux. Ces projets montrent comment le vitrail contemporain peut s’inscrire dans des bâtiments anciens. La couleur et la lumière prolongent l’architecture tout en introduisant une œuvre nouvelle.

Une commande publique peut demander une composition visible à grande distance, un jeu de transparences ou une relation particulière avec les visiteurs. Une création privée peut être plus intime et s’adapter à un intérieur, une verrière ou une séparation. Dans les deux cas, les proportions, le choix des verres et les conditions de pose doivent être pensés dès le début.

Le verre peut aussi devenir une sculpture ou un élément qui dépasse la fenêtre traditionnelle. Les recherches sur la cuisson, le fusing et le thermoformage permettent de donner au matériau une épaisseur et une forme différentes. Le vitrail reste lié à la lumière, mais il peut entrer dans l’espace comme un volume.

Des équipements au service du patrimoine

Les différents espaces de l’Atelier Parot regroupent une salle de dessin et de coloration, une salle de mise en plomb, une salle de peinture sur verre, des fours, une cabine de sablage, un atelier de sérigraphie et un laboratoire destiné au traitement des vitraux anciens. Cette organisation permet de suivre une partie importante de la chaîne de travail au même endroit.

Les chambres fortes servent à protéger les pièces et les verres pendant les étapes de fabrication ou de restauration. Les véhicules et les équipements d’intervention accompagnent les chantiers qui nécessitent un déplacement, une dépose ou une pose sur un bâtiment. L’atelier peut ainsi articuler le travail de précision en intérieur et les contraintes du chantier.

Un équipement ne remplace pas le savoir-faire. Le four donne au verre une transformation, mais le résultat dépend de la préparation et du réglage. Le laboratoire apporte des moyens d’analyse ou de traitement, mais l’interprétation de l’état de la verrière reste liée à l’expérience du restaurateur. La technique et le geste avancent ensemble.

Aiserey, en Côte-d’Or

Atelier Parot est installé à Aiserey, commune de la Côte-d’Or située dans la région Bourgogne-Franche-Comté. Le site du Château d’Aiserey accueille les espaces de création, de restauration et de conservation-restauration. Depuis cette implantation, l’atelier intervient sur des projets qui dépassent la commune, en France et sur des bâtiments patrimoniaux de différentes époques.

La situation près de Dijon relie l’atelier à un territoire bourguignon tout en l’ouvrant aux commandes nationales. Les chantiers peuvent concerner des cathédrales, des églises, des châteaux, des bâtiments civils, des intérieurs privés ou des projets réalisés avec des artistes. Chaque déplacement impose une nouvelle lecture de la lumière, de l’architecture et de la place du vitrail.

De la salle de dessin à la mise en plomb, de la cuisson à la pose, Atelier Parot réunit des gestes anciens et des procédés contemporains. La restauration conserve les traces des œuvres historiques ; la création ouvre de nouvelles relations entre verre et architecture. À Aiserey, l’atelier fait vivre une pratique du vitrail où la couleur, la matière, le patrimoine et la lumière restent indissociables.

Métiers exercés

Traçabilité

Sources de cette fiche

Chaque notice indique précisément l’information qu’elle soutient et la date à laquelle elle a été consultée.

  1. Organisme professionnel site-officiel

    Atelier Parot — vitraux, création et restauration (site externe)

    Organisme : Atelier Parot

    Fait soutenu
    La présentation officielle décrit l’atelier basé à Aiserey, la création et la restauration de vitraux, les chantiers publics et privés, les équipements de dessin, cuisson, sablage, sérigraphie, peinture sur verre et mise en plomb.
    Consultée le
    10 septembre 2026

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