Atelier & professionnel

Atelier Pépin-Confetti, vannerie de Clotilde Fourrière à Nancy

Nancy

Activité confirmée active

Informations centrales vérifiées le 10 septembre 2026

À Nancy, Clotilde Fourrière développe l’Atelier Pépin-Confetti autour de la vannerie et d’un rapport joyeux aux matières végétales. Formée à l’École Nationale d’Osiériculture et de Vannerie en Haute-Marne en 2024, elle confectionne des paniers à vélo pour les usages quotidiens, construit des cabanes en osier vivant et propose des stages d’initiation. Son travail relie l’objet tressé, l’aménagement des lieux et la transmission des gestes. Les brins ne servent pas seulement à fabriquer un contenant : ils peuvent aussi dessiner un espace, accompagner un voyage à vélo ou créer une expérience collective.

Une rencontre avec l’osier

La vannerie commence par une matière végétale souple, longue et résistante. L’osier se travaille en brins qui doivent être choisis, orientés et maintenus avec précision. Chaque tige possède une épaisseur, une longueur et une souplesse qui influencent le tressage. Le vannier apprend à distinguer le brin qui formera une structure, celui qui se pliera autour d’un montant et celui qui servira à resserrer ou à finir un bord.

Le geste associe la régularité et l’adaptation. Une série de montants crée une armature, puis les brins de clôture passent dessus et dessous selon un rythme qui donne sa tenue à l’objet. La main maintient la tension sans casser la fibre. Une pression trop faible laisse des jours et une pression excessive déforme la structure. Le tressage avance donc par corrections successives, en gardant un œil sur la symétrie, la solidité et la ligne générale.

Clotilde Fourrière évoque la vannerie comme une forme de poésie qui rend la vie plus jolie. Cette manière de parler du métier souligne le rapport sensible entre l’objet et les gestes du quotidien. Un panier se porte, se pose et se remplit. Une cabane accueille des corps et des histoires. Un brin d’osier peut devenir une ligne qui accompagne la main ou une paroi qui transforme un espace. Le savoir-faire reste technique, mais il produit aussi une relation particulière avec la matière.

La vannerie invite à ralentir. Le tressage demande d’observer la place de chaque brin et la tension de l’ensemble. Une irrégularité de croissance ou une variation de teinte peut rester visible dans la pièce terminée. La fabrication manuelle ne cherche pas à rendre la matière anonyme. Elle l’organise pour lui donner une fonction et une présence, tout en laissant apparaître une part de son origine végétale.

Des paniers à vélo pour la vie de tous les jours

L’Atelier Pépin-Confetti confectionne une gamme de paniers à vélo. Cet objet répond à une situation concrète : transporter les affaires du quotidien tout en les gardant accessibles et correctement maintenues. Le panier doit trouver sa place sur le vélo, supporter les mouvements et rester pratique lorsque l’on descend de selle. Sa forme, son volume et sa manière d’être porté se réfléchissent en fonction du trajet et des usages.

Un panier à vélo peut accompagner les courses, les livres, un vêtement ou les petits objets nécessaires à une journée de travail. La vannerie apporte une structure légère et une texture immédiatement reconnaissable. Le tressage crée des parois qui protègent le contenu sans donner au contenant l’apparence d’un équipement industriel. Le choix d’un modèle peut ainsi associer la fonction de transport à une relation plus chaleureuse avec l’objet.

La fabrication commence par la construction d’un volume adapté. Les montants définissent la direction et les brins de clôture remplissent progressivement les espaces. Le fond doit rester stable, les côtés doivent conserver leur écartement et le bord supérieur doit terminer l’ensemble sans accrocher. Une poignée, lorsqu’elle est prévue, doit offrir une prise confortable et rester solidement liée à la structure.

La vannerie permet de travailler sur des profils différents. Un panier peut être plus ouvert pour faciliter l’accès, plus profond pour contenir des objets hauts ou plus compact pour se faire discret sur un vélo. Une forme arrondie ne se comporte pas comme une forme à angles marqués. Le tressage accompagne ces choix, en variant la direction des brins et la manière de resserrer les côtés.

Un panier fabriqué à la main porte les traces de cette construction. Les différences de couleur, la présence d’un brin plus nerveux ou une légère variation de ligne donnent à l’objet son caractère. La qualité se mesure aussi à la cohérence de la structure : le fond doit être correctement fermé, les montants doivent être tenus et le bord doit protéger la main. La beauté du panier vient alors de l’accord entre la matière et l’usage.

Les cabanes en osier vivant

Clotilde Fourrière construit également des cabanes dans les écoles, les crèches, les établissements accueillant des personnes âgées, les jardins publics et les jardins privés. Ces structures en osier vivant changent d’échelle par rapport au panier. Les brins deviennent des éléments d’architecture légère, capables de dessiner un passage, une cachette ou un lieu de jeu et de rencontre.

Une cabane en osier vivant n’est pas un décor posé devant un lieu. Elle transforme la manière de le traverser. Les enfants peuvent y entrer, en sortir, s’y raconter des histoires ou observer la lumière entre les brins. Dans un jardin, la structure introduit une forme qui évolue avec le végétal. Dans une crèche ou une école, elle peut créer un espace intermédiaire entre la salle, la cour et la nature.

Le projet demande d’observer le site et les personnes qui l’utiliseront. La taille de la structure, son ouverture, son emplacement et la manière dont elle sera entourée doivent être pensés ensemble. Une cabane destinée à de jeunes enfants ne se compose pas comme un passage pour un jardin public. Les dimensions, la visibilité et les zones d’accès sont adaptées au contexte, tandis que l’osier conserve sa capacité à produire une enveloppe souple et accueillante.

Le vivant ajoute une temporalité particulière. Les brins peuvent évoluer avec les saisons et modifier progressivement l’apparence de la cabane. La structure associe donc le geste de la vannière à une matière qui continue son propre chemin. L’installation demande un suivi du lieu et une attention à l’évolution de la végétation. La cabane n’est pas une forme figée : elle se transforme avec la lumière, les pousses et les usages.

Les murs d’osier peuvent accueillir des murmures, selon l’image proposée par l’atelier. Cette idée rend sensible le rôle de la paroi : elle ne ferme pas complètement, elle filtre. Les voix, les rires et les bruits du jardin passent autour des brins. Le tressage crée une limite qui protège sans isoler. La vannerie devient alors une manière de composer avec l’espace, le corps et l’écoute.

Construire un objet par le rythme du tressage

Le tressage repose sur des rythmes. Passer un brin au-dessus puis au-dessous des montants crée une alternance qui peut rester régulière ou changer selon la partie de l’objet. Le vannier doit mémoriser le mouvement tout en surveillant la densité de la paroi. Un écart différent, une tension plus forte ou une jonction moins nette se répercute rapidement sur la forme.

Le démarrage est déterminant. Le fond ou la base doit retenir les premiers brins et donner une direction aux montants. Si l’armature se décale, les côtés peuvent pencher ou perdre leur symétrie. La main corrige les écarts au fur et à mesure, parfois en déplaçant légèrement un montant avant que le tressage ne le bloque définitivement. Cette progression rend visible la relation entre un geste minuscule et la stabilité d’un objet entier.

La montée des parois demande de conserver le profil choisi. Pour élargir un panier, les montants peuvent être écartés progressivement. Pour resserrer une forme, ils se rapprochent autour d’un volume imaginaire. Le rythme ne reste pas seulement horizontal : il accompagne une courbe et construit une profondeur. Une paroi droite, un ventre plus large ou un col étroit ne se réalisent pas avec la même tension.

La finition rassemble les extrémités et donne une ligne au bord. Les brins sont rabattus, coupés ou intégrés à une clôture selon la forme et le niveau de finition recherché. Cette partie du travail protège la main et empêche les fibres de se défaire. Elle peut rester discrète ou devenir un détail visible qui souligne la silhouette.

La texture dépend de la matière et du geste. Des brins proches donnent une surface dense, tandis qu’un tressage plus ouvert laisse davantage passer la lumière. Une alternance de brins peut créer une bande ou un dessin. La couleur naturelle varie d’un élément à l’autre, et cette variation donne du relief à une paroi qui serait autrement uniforme. La vannerie construit donc une surface à la fois fonctionnelle et expressive.

Des stages pour découvrir la vannerie

L’Atelier Pépin-Confetti propose chaque mois des stages et des ateliers d’initiation. Les formats annoncés permettent de découvrir plusieurs objets et plusieurs gestes : suspension conique, mobile de type tourne-au-vent, photophore, étoile, fleur murale, décoration de jardin, mini-panier ou plateau Zarzo. Chaque projet offre un rapport différent à la fibre et à la structure.

Une suspension conique permet de comprendre comment une forme se resserre autour d’un point d’accroche. Les brins doivent être répartis pour que le volume reste lisible et équilibré. Un mobile tourne-au-vent introduit le mouvement et la légèreté. La pièce doit être assez régulière pour se déplacer avec l’air, mais elle conserve les petites différences liées au tressage manuel.

Le mini-panier met en évidence la construction d’un contenant. Le participant découvre le fond, les montants, la montée des parois et la finition du bord. Le plateau Zarzo repose sur une composition de brins et de croisements qui donnent un dessin géométrique. La fleur murale et les éléments de jardin abordent une vannerie plus décorative, où la relation avec le mur ou la végétation compte autant que le volume.

La durée et le contenu de chaque atelier dépendent du projet annoncé. Les participants travaillent avec les conseils de Clotilde Fourrière et découvrent les outils adaptés à la matière. La vannerie demande de la précision, mais elle devient accessible lorsque le geste est décomposé. On apprend à plier sans casser, à maintenir la tension, à suivre un rythme et à corriger une forme avant qu’elle ne soit figée.

La transmission permet aussi de comprendre les limites du matériau. Un brin trop sec peut se rompre, une fibre trop tendue peut marquer la main et un montant mal placé peut déséquilibrer toute la construction. Ces contraintes ne sont pas des obstacles extérieurs au plaisir de faire. Elles enseignent la manière dont l’osier répond et donnent au participant une expérience concrète de la matière végétale.

Des objets qui relient la nature et la ville

L’Atelier Pépin-Confetti est installé à l’Octroi, à Nancy, dans un lieu qui accueille des porteurs de projets et des activités créatives. La vannerie y établit un lien entre la ville et le végétal. Les paniers à vélo accompagnent les déplacements urbains ; les stages réunissent des personnes autour d’une table de travail ; les cabanes introduisent une présence végétale dans les écoles, les jardins et les espaces collectifs.

Ce rapport à la ville ne signifie pas que la matière perde son caractère naturel. Au contraire, le brin révèle ce que l’objet industriel tend à dissimuler : la croissance, la fibre, la souplesse et la variation. Un panier posé sur un vélo rappelle le paysage par sa texture. Une cabane dans une cour crée une transition vers le vivant. Un atelier de tressage donne le temps de regarder la matière avant qu’elle ne devienne un objet.

Clotilde Fourrière travaille aussi à la création d’un spectacle avec un musicien. Le projet cherche à donner à voir la danse des brins et à entendre la musicalité de la vannerie. Cette recherche ouvre le métier à la scène et au mouvement. Les fibres peuvent être observées lorsqu’elles se plient, se croisent ou se déploient ; le son peut accompagner les contacts, les frottements et les gestes qui construisent la pièce.

Le spectacle ne remplace pas la fabrication. Il en révèle une dimension souvent discrète : la vannerie est un métier de rythme. Les mains répètent des mouvements précis, mais chaque répétition rencontre un brin différent. Le son et le mouvement rendent sensible cette relation entre la discipline du geste et la liberté de la matière.

Nancy, un atelier ouvert aux projets

Nancy appartient au département de la Meurthe-et-Moselle et à la région Grand Est. Dans cette ville, l’Atelier Pépin-Confetti propose des objets, des aménagements et des ateliers autour de l’osier. Les projets peuvent concerner un panier à vélo, une décoration, une cabane ou une initiation. Leur forme dépend du lieu, du public, de l’usage et du niveau de personnalisation recherché.

Une demande destinée à une école ou à une crèche doit prendre en compte les dimensions, les usages des enfants et la relation avec l’espace existant. Un projet pour un jardin public demande de penser la circulation et l’évolution de la structure. Un panier à vélo se définit à partir des déplacements et des objets à transporter. Une séance d’initiation s’organise autour du geste que les participants souhaitent découvrir.

La prise de contact permet de présenter le projet et de connaître les modalités actuelles. Les dates, les formats de stage, les matières disponibles et les conditions d’accueil sont définis avec l’atelier. Cette relation directe respecte la réalité d’une activité artisanale qui associe fabrication, interventions dans des lieux et transmission.

À Nancy, Clotilde Fourrière fait ainsi de la vannerie une pratique mobile et accueillante. L’Atelier Pépin-Confetti fabrique des paniers à vélo pour les trajets quotidiens, construit des cabanes en osier vivant dans des lieux collectifs ou privés, propose des stages autour de petits objets et explore la musicalité des brins. Le tressage donne une forme à la matière végétale, mais il donne aussi une structure à des usages : transporter, se réunir, jouer, observer, apprendre et habiter autrement un espace.

Traçabilité

Sources de cette fiche

Chaque notice indique précisément l’information qu’elle soutient et la date à laquelle elle a été consultée.

  1. Organisme professionnel site-professionnel

    Atelier Pépin-Confetti — Vannerie (site externe)

    Organisme : Clotilde Fourrière

    Fait soutenu
    Le site professionnel présente Clotilde Fourrière comme artisane-vannière à Nancy, sa formation en 2024, les paniers à vélo, les cabanes en osier dans différents lieux, les stages et le projet de spectacle autour de la musicalité de la vannerie.
    Consultée le
    10 septembre 2026

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