Atelier & professionnel

Atelier Pulsssard, création verrière de Pauline Repussard à Arc-et-Senans

Arc-et-Senans

Activité confirmée active

Informations centrales vérifiées le 10 septembre 2026

À Arc-et-Senans, dans le Doubs, Pauline Repussard façonne le verre à la flamme et développe un univers de créations inspiré par les formes organiques. Son Atelier Pulsssard donne naissance à des sculptures soufflées qui deviennent des habitats pour le vivant. Boutures, graines, plantes aériennes ou semi-aquatiques trouvent place dans ces objets conçus comme des refuges transparents. La pièce verrière garde ainsi une fonction décorative, mais elle accueille aussi une présence végétale et évolutive. La transparence, la lumière et la fragilité apparente du verre servent une réflexion sur la relation entre l’être humain et son environnement.

Un parcours tourné vers la matière

Le parcours de Pauline Repussard passe par les arts appliqués à Lyon, la bijouterie à la SEPR et les Beaux-Arts de Besançon, où elle obtient son diplôme avec mention en 2009. Ces étapes réunissent le dessin, le travail de précision et la recherche artistique. La bijouterie apporte une attention particulière aux proportions et aux détails. Les arts appliqués développent le rapport entre une idée et sa forme. Les Beaux-Arts ouvrent un espace où l’objet peut devenir un moyen de questionner le monde.

Sa formation en verrerie scientifique au Centre européen de recherches et de formation aux arts verriers marque ensuite un tournant. Elle y apprend la rigueur technique du chalumeau et construit les bases de son activité de créatrice verrière. Le travail à la flamme impose une observation constante : le verre se réchauffe, se déforme et se rassemble sous l’effet de la chaleur. Le geste doit accompagner ces transformations sans perdre la direction donnée à la pièce.

Cette technique demande une relation très directe avec la matière. Le chalumeau produit une chaleur localisée qui permet de travailler des formes précises. La main intervient sur la masse de verre pendant que celle-ci reste malléable, puis la pièce doit être conduite vers un état stable. La finesse d’un col, l’ouverture d’un soliflore ou l’équilibre d’une forme dépendent d’une succession de décisions rapides et mesurées.

Le travail de Pauline Repussard s’inscrit dans un va-et-vient entre art et artisanat. La maîtrise des gestes ne constitue pas une fin isolée : elle rend possible une recherche sur la place de l’objet et sur ce qu’il invite à regarder. Le verre devient une matière pour penser la lumière, l’abri, la croissance et la vulnérabilité.

Des habitats botaniques en verre

La collection « Discrètes bâtisseuses » est présentée comme un herbier de verre. Les créations sont des habitats uniques et accueillants pour des plantes. Elles peuvent recevoir des boutures, des graines, des plantes aériennes ou des espèces semi-aquatiques. Cette destination particulière transforme la sculpture en objet vivant. Le verre ne se contente pas de refléter la lumière : il crée un espace où une plante peut être observée, accompagnée et mise en valeur.

Chaque habitat botanique établit une relation entre la forme et ce qu’elle abrite. Une ouverture doit permettre l’installation de la plante tout en conservant la présence de la structure verrière. Une paroi transparente laisse voir les racines, les tiges ou les feuilles, tandis que les courbes modifient les reflets et la perception des volumes. Le regard passe alors de la sculpture à la plante et revient vers la sculpture, dans un mouvement qui rend les deux éléments indissociables.

Les pièces peuvent être considérées comme des écrins de contemplation. Leur fonction n’est pas seulement pratique. Elles proposent une manière de ralentir devant un développement végétal, une variation de lumière ou une forme presque imperceptible. Une bouture qui prend racine, une graine qui se transforme ou une plante aérienne qui se déploie introduisent une temporalité différente dans l’objet. La verrière conserve la trace du geste initial, tandis que le vivant poursuit sa propre évolution.

Le choix du verre convient à cette rencontre parce qu’il laisse circuler la lumière et rend les limites de l’habitat visibles. La transparence montre ce qui se passe à l’intérieur, mais elle crée aussi des zones de distorsion. Les courbes peuvent agrandir une feuille, fragmenter une tige ou multiplier un reflet. L’objet devient une petite architecture à observer sous plusieurs angles, avec une attention particulière portée aux passages entre vide, matière et végétation.

Soliflores et formes organiques

Dans la présentation de l’atelier, les soliflores Clémathite et Sarment apparaissent comme des habitats botaniques nés dans l’espace de recherche et de création. Ces noms évoquent des tiges, des plantes grimpantes et des lignes qui se prolongent. La forme du soliflore entretient un dialogue naturel avec la fleur ou la branche qu’il reçoit, mais elle peut aussi être regardée seule comme une sculpture. Le verre devient une présence qui accompagne le végétal sans chercher à le remplacer.

Une autre pièce, nommée Akène, est montrée au cours de sa réalisation. Le terme renvoie à une forme de fruit sec et souligne le lien entre le vocabulaire du vivant et le dessin de l’objet. Cette référence illustre la manière dont l’atelier puise dans les structures naturelles pour construire ses volumes. Une enveloppe, une graine, une membrane ou une tige peuvent fournir un point de départ sans conduire à une reproduction littérale.

Les formes organiques travaillées par Pauline Repussard ne sont pas nécessairement régulières. Elles peuvent présenter des courbes, des renflements, des ouvertures ou des transitions qui donnent à chaque pièce une personnalité propre. La flamme permet de faire naître des volumes sensibles, mais la matière conserve aussi les exigences d’une construction précise. La forme doit rester suffisamment stable pour tenir, accueillir le végétal et résister aux manipulations liées à son usage.

Cette tension entre fragilité et solidité traverse l’ensemble de la démarche. Le verre paraît délicat, mais il devient un contenant, un support et une petite architecture. La plante paraît fragile, mais elle apporte une énergie de croissance qui modifie progressivement l’équilibre visuel. Ensemble, elles composent un objet où la technique verrière et l’observation de la nature se renforcent.

Une recherche sur l’environnement

Pauline Repussard décrit ses créations comme des « pièces-outils », c’est-à-dire des instruments sensibles destinés à matérialiser un lien entre l’intériorité et la nature. Cette orientation donne une portée particulière aux habitats botaniques. Ils ne sont pas de simples récipients transparents : ils proposent une expérience de regard et une manière de considérer ce qui nous entoure.

Le verre permet de rendre perceptible une atmosphère. Une plante placée dans un volume transparent transforme les ombres, les contours et les reflets. La pièce peut sembler légère dans une lumière diffuse, puis gagner en présence lorsque le soleil traverse ses parois. Une feuille, une tige ou une racine devient un élément de composition qui varie avec les conditions du lieu.

La notion de « climat existentiel » employée dans la présentation de Pauline Repussard rapproche l’état intérieur d’une personne et son environnement. Le travail de l’atelier donne une forme concrète à ce rapprochement. Une sculpture peut évoquer un refuge, une membrane ou un espace de soin. Elle invite à observer les relations entre la matière, le vivant et l’espace plutôt qu’à isoler l’objet sur un socle.

Cette recherche reste poétique sans abandonner la précision technique. Les idées liées à la contemplation et à la fragilité de la vie reposent sur un savoir-faire réel : préparer le verre, chauffer la matière, conduire la forme, équilibrer les volumes et terminer la pièce avec soin. Le sens de l’œuvre naît de la rencontre entre ces gestes et la manière dont l’objet accueille le vivant.

Un atelier de création et de transmission

L’Atelier Pulsssard est présenté comme un espace de recherche et de création consacré à la poésie du verre. C’est là que naissent les soliflores et les autres habitats botaniques. Le lieu ne sert pas uniquement à fabriquer des pièces destinées à être montrées. Il permet aussi de tester des formes, d’observer les réactions du verre et de poursuivre un travail personnel autour de la lumière.

Pauline Repussard ouvre régulièrement les portes de son atelier pour partager les gestes verriers. Les initiations au soufflage à la flamme permettent de découvrir les premiers gestes du travail au chalumeau. Une personne débutante peut ainsi comprendre la relation entre la chaleur, le mouvement et la forme. Le verre rend immédiatement visibles les effets d’un geste trop rapide, d’une chaleur mal répartie ou d’une pression trop forte.

L’atelier propose également une création guidée qui prend la forme d’une co-création verrière. L’intention de la personne accueillie rencontre l’accompagnement de la créatrice. Cette formule place le dialogue au centre : une idée, une lumière recherchée ou un volume imaginé doit être traduit dans les possibilités du verre. Le résultat dépend à la fois du projet formulé et des décisions prises pendant le travail à la flamme.

La transmission ne sépare donc pas la technique de la sensibilité. Apprendre à souffler le verre implique de se concentrer sur les gestes, mais aussi de regarder la naissance d’une forme. Une pièce peut devenir un objet lumineux, un petit contenant ou une sculpture. La découverte passe par l’expérience directe de la matière et par l’accompagnement de Pauline Repussard.

Arc-et-Senans, un ancrage dans le Doubs

Arc-et-Senans situe l’atelier dans le département du Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté. L’Insee rattache la commune au bassin de vie de Salins-les-Bains et à la Communauté de communes Loue-Lison. Cet ancrage territorial donne un repère précis aux personnes qui souhaitent découvrir le travail de Pauline Repussard ou s’intéresser à une initiation au verre à la flamme.

Le lieu de création s’inscrit dans un territoire où les questions de matière, d’architecture et de nature peuvent dialoguer. Sans réduire l’atelier à son environnement, cette implantation accompagne une pratique qui s’intéresse aux formes vivantes et aux liens entre un objet et l’espace qui le reçoit. Les habitats botaniques peuvent être regardés comme des sculptures de proximité, destinées à faire entrer un fragment de nature dans un intérieur.

À Arc-et-Senans, Pauline Repussard développe ainsi une verrerie d’art singulière. Son travail associe une formation de précision, la maîtrise du chalumeau et une recherche personnelle sur les refuges organiques. Les pièces de la collection « Discrètes bâtisseuses » donnent au verre une fonction d’accueil : la transparence protège, montre et accompagne la croissance. Les soliflores Clémathite, Sarment et les autres créations de l’atelier prolongent ce vocabulaire par des courbes inspirées du vivant.

L’Atelier Pulsssard est à la fois un espace de fabrication, de recherche et de transmission. On y découvre une approche du verre soufflé à la flamme où la sculpture, l’usage et la contemplation se rejoignent. La matière garde la mémoire du geste, la lumière révèle les volumes et la plante introduit une évolution continue. Cette rencontre entre le feu, le verre et le vivant constitue la signature de Pauline Repussard à Arc-et-Senans.

Métiers exercés

Traçabilité

Sources de cette fiche

Chaque notice indique précisément l’information qu’elle soutient et la date à laquelle elle a été consultée.

  1. Organisme professionnel site-officiel

    Atelier Pulsssard — Pauline Repussard, créatrice verrier (site externe)

    Organisme : Atelier Pulsssard

    Fait soutenu
    Le site officiel présente Pauline Repussard, sa formation en arts appliqués, bijouterie, Beaux-Arts et verrerie scientifique, la collection Discrètes bâtisseuses, les habitats botaniques en verre, les soliflores, l’espace de création et les initiations au soufflage à la flamme.
    Consultée le
    10 septembre 2026

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