Atelier & professionnel

Atelier Tomette — céramique et transmission à Marseille

Marseille

Activité confirmée active

Informations centrales vérifiées le 10 septembre 2026

À Marseille, l’Atelier Tomette est le studio de céramique créé par Margot au début de l’année 2024. La céramiste y partage principalement son savoir-faire dans le cadre de cours et consacre aussi une partie de son activité à la création de vaisselle en grès. Son travail se situe ainsi entre transmission et production : le lieu accueille des personnes qui souhaitent découvrir la terre ou progresser dans une pratique régulière, tout en restant un espace de fabrication pour des pièces utilitaires et décoratives. Cette double orientation donne à l’atelier une atmosphère de pratique concrète, où l’objet se construit par le geste, le temps et l’attention portée à la matière.

Avant de se consacrer à la céramique, Margot travaillait comme infirmière. Elle raconte sur le site de Tomette sa reconversion vers le métier de céramiste et la création de son atelier à Marseille. Ce parcours éclaire une approche très accessible de la transmission : les cours sont ouverts à tous les niveaux et permettent d’entrer progressivement dans les gestes de la terre. L’apprentissage ne repose pas uniquement sur l’observation d’une démonstration. Il passe par le contact direct avec la matière, par l’essai, par la reprise d’une forme et par les échanges qui aident à comprendre pourquoi une pièce se déforme, s’affaisse ou prend une autre allure au séchage.

L’atelier propose deux grandes voies de découverte : le tournage et le modelage. Au tour, la terre est centrée sur un plateau qui tourne régulièrement. Le geste demande de stabiliser la matière, de sentir son épaisseur et de conduire l’ouverture depuis le cœur de la masse. Une tasse, un bol ou une assiette semblent simples lorsqu’ils sont terminés, mais leur équilibre dépend de nombreux détails : la quantité de terre, la pression des doigts, la vitesse, la hauteur recherchée et la régularité de la paroi. L’accompagnement permet de comprendre ces étapes sans réduire la pratique à une recette. Chaque participant peut observer sa propre manière de tenir la forme et apprendre à corriger son geste au fil des séances.

Le modelage ouvre une relation différente avec l’argile. La pièce n’est plus façonnée par la rotation du tour, mais construite, étirée, creusée, sculptée ou assemblée directement à la main. Cette technique convient à des formes que le tournage ne produit pas de la même façon : volumes plus libres, reliefs, objets irréguliers ou compositions qui gardent une trace visible de la main. Tomette invite à modeler, sculpter, graver ou excaver la terre. Ces verbes décrivent une pratique où la surface compte autant que la silhouette. Une empreinte, une ligne incisée, une ouverture ou une différence d’épaisseur peuvent transformer la façon dont la lumière se pose sur la pièce.

Les cours durent deux heures et le matériel ainsi que la terre sont fournis. Cette organisation permet de commencer sans constituer immédiatement son propre équipement. La séance peut être consacrée à une initiation ou à un perfectionnement, selon l’expérience et l’envie de la personne accueillie. Une pratique ponctuelle donne l’occasion de découvrir le tournage ou le modelage ; un parcours plus régulier permet de suivre les étapes qui viennent après la première mise en forme. Le tournassage sert à reprendre le pied et les proportions d’une pièce devenue plus ferme. La décoration et l’émaillage interviennent ensuite, avec un temps de séchage et de cuisson qui fait partie intégrante du résultat.

La finition n’est pas une étape secondaire. Une forme encore brute doit être observée, ajustée et préparée avant de recevoir une surface colorée. Le tournassage affine le dessous, corrige certaines épaisseurs et donne à l’objet une assise plus nette. L’émail apporte ensuite une couleur, une texture et une protection. Sur une pièce destinée à l’usage quotidien, l’émaillage participe aussi à la facilité de nettoyage et à la relation entre l’objet et les aliments. La cuisson transforme enfin la terre et fixe les caractéristiques de la pièce. Le résultat ne dépend donc pas seulement du geste accompli pendant le cours ; il se révèle progressivement, après le repos de la matière, le passage au four et l’apparition de la surface finale.

En parallèle des cours, Margot fabrique une vaisselle utilitaire et décorative en grès. Le grès est présenté par l’atelier comme une terre solide et malléable, adaptée à des objets qui peuvent accompagner les usages de la maison. Une pièce de vaisselle doit trouver un équilibre entre la prise en main, le poids, la stabilité et la contenance. Le bord d’un bol, l’angle d’une assiette ou la courbe d’une tasse modifient la manière de boire, de servir ou de déposer l’objet sur une table. La production de Tomette s’intéresse à ces relations entre la forme et l’usage, en laissant à la matière une présence sensible plutôt qu’une apparence parfaitement uniforme.

Le vocabulaire formel de l’atelier se reconnaît notamment à des courbes arrondies. La rondeur peut rendre une pièce agréable à saisir, mais elle demande aussi de contrôler la continuité de la ligne et la répartition des masses. Au tour, une courbe régulière se construit par une pression mesurée et par des reprises successives. En modelage, elle peut naître de l’ajout ou du retrait de matière, avec une surface plus libre. La même recherche de douceur peut donc prendre des chemins différents selon la technique choisie. L’objet conserve alors le lien entre son dessin général, la manière dont il a été façonné et la sensation qu’il procure lorsqu’il est tenu.

Les émaux de Tomette jouent sur l’alternance entre des zones brutes et des zones colorées. Cette opposition met en évidence la différence entre la terre laissée visible et la surface transformée par l’émail. Une partie mate ou minérale peut renforcer la perception du volume, tandis qu’une zone colorée attire la lumière et souligne une courbe. La limite entre les deux surfaces devient elle-même un élément du décor. Elle peut suivre la construction de l’objet, accompagner un rebord ou apparaître comme une variation liée au geste. Le travail de la couleur ne cherche pas forcément à recouvrir toute la pièce ; il peut au contraire préserver un dialogue avec le grès et avec les traces de fabrication.

Tomette accueille aussi des personnes qui souhaitent pratiquer la céramique de manière plus autonome grâce à une formule de résidence. Ce dispositif donne accès à l’atelier, aux outils, aux tours, aux émaux, au four et à des espaces de stockage, avec plusieurs niveaux de temps de pratique. Il s’adresse aussi bien à des passionnés qui veulent gagner en régularité qu’à des professionnels qui ont besoin d’un lieu pour développer leur production. L’accès à un espace équipé permet de poursuivre une recherche entre deux cours, de reprendre une série de pièces ou de travailler à son propre rythme. La résidence fait de l’atelier un lieu de continuité, pas seulement un endroit où l’on vient pour une première expérience.

Cette continuité est particulièrement utile en céramique, car les étapes ne s’enchaînent pas toutes le même jour. Une pièce doit être suffisamment ferme pour être tournée ou décorée, suffisamment sèche pour être cuite et suffisamment préparée pour recevoir l’émail. Le stockage permet de conserver les travaux entre ces moments. Le four et les terres disponibles sur place évitent aussi de séparer la création de ses étapes techniques. Pour une personne qui commence à produire plusieurs objets, cette organisation aide à observer les différences entre les formes, à comparer les épaisseurs et à comprendre l’effet des cuissons sur les couleurs et les textures.

L’atelier peut enfin être privatisé pour des événements en petit groupe. Les formats annoncés permettent de choisir une thématique et de créer ensemble, dans un cadre qui associe activité manuelle et moment partagé. Une séance autour des vases, des terres mêlées ou d’un objet choisi peut donner à chaque participant une pièce différente, même si le point de départ est commun. Le modelage se prête bien à ce type de rencontre parce qu’il ne demande pas de maîtriser le tour pour prendre plaisir à fabriquer. Le tournage peut également être proposé à celles et ceux qui souhaitent essayer le mouvement de la terre en rotation.

L’identité de l’Atelier Tomette tient ainsi à la rencontre de plusieurs dimensions : une reconversion assumée, une production personnelle en grès, des cours à la carte ou suivis dans le temps, un espace de résidence et des expériences collectives. Margot y transmet le tournage et le modelage en restant attentive aux possibilités de chaque personne. Les pièces peuvent être rondes, irrégulières, brutes, colorées, utiles ou simplement décoratives, mais elles gardent toutes le lien avec une matière qui demande de ralentir. À Marseille, Tomette propose une approche de la céramique où l’apprentissage, la fabrication et la convivialité se prolongent autour des mêmes gestes : préparer la terre, construire le volume, soigner la surface et laisser la cuisson révéler le travail.

Métiers exercés

Traçabilité

Sources de cette fiche

Chaque notice indique précisément l’information qu’elle soutient et la date à laquelle elle a été consultée.

  1. Organisme professionnel site-officiel

    Tomette — présentation de l’atelier de céramique (site externe)

    Organisme : Atelier Tomette

    Fait soutenu
    Le site officiel présente Margot, la création de l’atelier à Marseille, les cours, la production de vaisselle utilitaire et décorative en grès, les formes arrondies et les émaux alternant surfaces brutes et colorées.
    Consultée le
    10 septembre 2026

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