Atelier & professionnel

Atelier Vitrail du Mont-Royal — Maryline Delois et Francisco Grijalva à Montréjeau

Montréjeau

Activité confirmée active

Informations centrales vérifiées le 10 septembre 2026

À Montréjeau, en Haute-Garonne, l’Atelier Vitrail du Mont-Royal travaille le verre pour créer des vitraux contemporains, rénover des verrières anciennes et protéger des œuvres existantes. L’atelier intervient dans des lieux très différents : châteaux, hôtels, maisons de caractère, églises, chapelles et bâtiments liés au patrimoine. Son activité associe la création et la restauration, avec une attention portée à l’architecture et à la lumière. Maryline Delois, Francisco Grijalva et Auristelle forment l’équipe présentée par l’atelier, dont les parcours réunissent découverte du vitrail, architecture, peinture, techniques de la chaux et formation aux arts verriers.

L’Atelier Vitrail du Mont-Royal est fondé en 2011. Maryline Delois découvre l’art du vitrail en 1990 et se perfectionne ensuite auprès de professionnels. Elle commence par une activité d’artiste libre, puis travaille sous un statut associatif qui lui permet d’accéder à la restauration de vitraux. Francisco Grijalva, architecte diplômé et peintre, rejoint cette aventure et se forme auprès d’elle. Auristelle complète l’équipe avec un CAP d’arts verriers option vitrail. La complémentarité des profils permet de relier la connaissance du bâti, la pratique du verre et le dessin à la réalisation d’ouvrages qui doivent trouver leur place dans un bâtiment.

Le vitrail n’est pas une simple surface décorative. Il transforme une ouverture en passage de lumière et modifie l’atmosphère d’un lieu selon l’heure, la saison et l’orientation. Un verre transparent, opalescent, texturé ou coloré ne renvoie pas la lumière de la même manière. La composition doit tenir compte de la distance du regard, des murs voisins, des circulations et de la fonction de la pièce. Dans un château ou un hôtel, le vitrail peut accompagner une architecture remarquable ; dans une maison, il peut créer une séparation lumineuse ; dans une église ou une chapelle, il dialogue avec un espace de recueillement et une histoire longue.

La création contemporaine permet à l’atelier d’explorer différentes manières de construire la lumière. Un motif peut être géométrique, figuratif ou plus libre. Les couleurs peuvent se répondre, se superposer ou apparaître par touches. Une partie opaque peut donner du poids à une composition, tandis qu’une zone plus claire ouvre une relation avec l’extérieur. Le verre peut être installé dans une fenêtre, une porte, une cloison ou une verrière. Le projet doit alors relier l’intention visuelle aux dimensions de l’ouverture, à la façon dont elle sera regardée et aux contraintes de son environnement.

L’atelier met en avant les univers de l’Art Déco et de l’Art Nouveau. Ces styles entretiennent une relation particulière avec la ligne, la couleur, la nature et l’architecture. Une composition inspirée de l’Art Nouveau peut s’appuyer sur des courbes, des formes végétales et une continuité entre le motif et son encadrement. L’Art Déco peut privilégier des rythmes plus structurés, des contrastes nets et une organisation géométrique. Ces références ne dictent pas une solution unique. Elles servent de points de départ pour concevoir une verrière qui s’accorde avec le lieu et avec le projet de la personne ou du commanditaire.

Le vitrail au plomb forme l’une des techniques présentées par Verre et Vitrail. Les morceaux de verre sont découpés selon un dessin puis reliés par un réseau qui suit les contours et organise l’ensemble. Les lignes jouent un rôle structurel, mais elles donnent aussi une cadence à la composition. Une bordure, une séparation ou un contour peuvent guider le regard. La précision de la découpe et de l’assemblage influence à la fois la stabilité et la lecture de la verrière. Le travail demande de prévoir les relations entre les pièces avant de les réunir dans la structure finale.

La restauration et la protection des vitraux anciens constituent un autre domaine majeur de l’atelier. Une verrière peut présenter des pièces cassées, une déformation, un réseau fragilisé ou des traces liées à son exposition. Elle peut aussi avoir subi des interventions successives qui ont modifié certains éléments. Avant de choisir une méthode, il faut observer le dessin, les couleurs, les textures, les peintures éventuelles et la relation entre les différents composants. Une restauration sérieuse distingue ce qui peut être conservé, ce qui doit être consolidé et ce qui demande un remplacement.

Le respect du patrimoine ne signifie pas que la verrière doit paraître neuve. Une trace, une nuance ou une variation de surface peut appartenir à son histoire. Le rôle de l’intervention est de rendre à l’ensemble une stabilité suffisante et de préserver sa compréhension visuelle. Une pièce remplacée doit s’inscrire dans la composition sans produire une rupture inutile. Le réseau doit retrouver sa cohérence sans masquer les caractéristiques du dessin. La restauration s’effectue donc entre attention au passé, solidité de l’ouvrage et continuité de la lumière.

L’atelier travaille également sur la protection des vitraux. Une œuvre exposée à l’extérieur ou placée dans une ouverture très sollicitée peut avoir besoin d’une réponse adaptée pour limiter les risques liés aux chocs, aux intempéries ou aux mouvements du bâtiment. La protection doit accompagner la verrière sans la priver de sa lumière ni modifier inutilement sa lecture. Le projet prend en compte le type de support, la situation de l’œuvre, les contraintes du lieu et l’état du vitrail. Il ne s’agit pas d’ajouter une solution uniforme, mais de rechercher une relation équilibrée entre conservation et visibilité.

Les projets de l’Atelier Vitrail du Mont-Royal concernent aussi bien des lieux privés que des chantiers publics ou patrimoniaux. Pour une maison, une verrière peut devenir une porte vitrée, une cloison partiellement opaque, un élément décoratif ou un passage entre deux espaces. Pour un hôtel ou un bâtiment de caractère, elle peut prolonger une identité architecturale et donner un relief particulier à un hall, une cage d’escalier ou une pièce de réception. Pour une église ou une chapelle, la création ou la rénovation doit considérer la hauteur, les sources de lumière et la relation avec les éléments du décor religieux.

Le verre peut aussi entrer dans des aménagements contemporains. Le site de l’atelier cite les verrières, les murs rétro-éclairés, les portes vitrées et les cloisons opaques. Un mur rétro-éclairé utilise la lumière comme une composante de l’espace, tandis qu’une cloison vitrée peut séparer sans couper complètement une pièce. Une porte transforme le passage en moment de découverte ; une verrière peut donner de la profondeur à un intérieur. Les matériaux et les effets de transparence doivent être choisis avec la fonction, car un beau motif ne suffit pas si la circulation, l’intimité ou la lecture du lieu ne sont pas respectées.

L’atelier s’intéresse également à l’art funéraire. Des plaques et des colombariums à base de verre ou de vitrail peuvent donner une dimension singulière à un objet lié à la mémoire. Dans ce contexte, la couleur, la transparence et la lumière possèdent une valeur particulière. Une composition peut évoquer une présence, un paysage, un motif ou un lien familial sans reproduire un objet standard. Le projet demande de respecter la sensibilité des proches et la destination du support, avec une réalisation qui reste durable et lisible dans le temps.

L’intervention sur un bâtiment commence par une réflexion sur le projet. Le site de l’atelier indique une démarche allant de la discussion aux cahiers des charges, au devis, au planning et à la pose. Ces étapes relient l’idée initiale aux contraintes de fabrication et d’installation. Un vitrail doit être conçu en tenant compte du support, des dimensions, de la lumière et des conditions d’accès. La pose engage la relation entre l’œuvre et l’architecture : un assemblage réussi à l’atelier doit ensuite trouver sa place dans l’ouverture qui lui est destinée.

La gestion de projets de restauration demande aussi de dialoguer avec plusieurs interlocuteurs. Un propriétaire, une association, une collectivité, un architecte ou un responsable de patrimoine peut avoir des attentes différentes. Le travail consiste à réunir ces éléments autour d’une solution cohérente, sans perdre de vue la matière et l’histoire de la verrière. Les compétences de Francisco Grijalva en architecture et en peinture complètent la pratique de Maryline Delois dans le verre. Cette collaboration facilite la lecture du bâtiment et la recherche d’un équilibre entre intervention, usage et expression artistique.

L’Atelier Vitrail du Mont-Royal est présenté comme Artisan d’Art depuis 2017 et Maître Artisan d’Art depuis 2021, dénominations attribuées par la Chambre de Métiers et de l’Artisanat. Le site indique aussi une inscription à l’Institut National des Métiers d’Art depuis 2019 et une participation au programme européen Coop’Art la même année. Ces éléments situent l’atelier dans les réseaux de reconnaissance et de valorisation des métiers d’art. Ils accompagnent un savoir-faire qui reste lié à la fabrication, à la restauration et à la protection concrète des œuvres en verre.

La pratique du vitrail exige une relation attentive entre le dessin et la matière. Une couleur peut sembler différente selon la lumière ; une texture peut produire des ombres ; une ligne d’assemblage peut devenir un élément graphique ; une pièce épaisse peut modifier la profondeur d’un motif. Le résultat ne se réduit pas à une image transférée sur du verre. Il naît de la découpe, de la construction, de la lumière et du lieu. La création comme la restauration demandent d’accepter ces variations et de les intégrer au projet.

À Montréjeau, l’Atelier Vitrail du Mont-Royal associe la création contemporaine, la rénovation du patrimoine et la protection des vitraux. Le vitrail au plomb, les projets Art Déco et Art Nouveau, les murs rétro-éclairés, les portes vitrées, les cloisons opaques, les œuvres funéraires et les interventions sur des églises ou des chapelles montrent l’étendue des situations abordées. Maryline Delois, Francisco Grijalva et Auristelle travaillent autour d’un même objectif : construire une relation durable entre le verre, la lumière et l’architecture. Chaque projet trouve sa mesure dans le lieu auquel il est destiné, dans l’usage attendu et dans l’histoire de l’œuvre lorsqu’elle existe déjà.

Métiers exercés

Traçabilité

Sources de cette fiche

Chaque notice indique précisément l’information qu’elle soutient et la date à laquelle elle a été consultée.

  1. Organisme professionnel site-officiel

    Atelier Vitrail du Mont Royal — création et rénovation (site externe)

    Organisme : Atelier Vitrail du Mont Royal

    Fait soutenu
    Le site professionnel présente la création contemporaine, la rénovation du patrimoine et la protection des vitraux, les interventions dans des châteaux, hôtels, églises, chapelles et belles demeures, les techniques et projets liés au vitrail, l’équipe de Maryline Delois, Francisco Grijalva et Auristelle, les reconnaissances Artisan d’Art 2017 et Maître Artisan d’Art 2021, ainsi que l’inscription à l’INMA et la participation à Coop’Art.
    Consultée le
    10 septembre 2026

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