Atelier & professionnel

Christine Labat, tapissière d’ameublement à Montréal-du-Gers

Montréal-du-Gers

Activité confirmée active

Informations centrales vérifiées le 10 septembre 2026

À Montréal-du-Gers, dans le Gers, Christine Labat exerce la tapisserie d’ameublement avec une attention particulière portée à l’histoire des meubles, aux matières textiles et à la restauration des sièges. Son parcours associe une formation technique, une expérience professionnelle à Paris auprès d’entreprises et de créateurs liés au mobilier, un travail dans l’industrie du siège et plusieurs années d’enseignement. De retour dans son village natal, elle a installé une activité destinée aux particuliers et aux professionnels, en conservant le goût du travail précis et le désir de transmettre les gestes du métier.

La tapisserie d’ameublement commence par l’observation d’un meuble. Un fauteuil, une chaise ou un canapé porte les traces de sa fabrication, de ses usages successifs et des réparations qu’il a parfois reçues. Avant de choisir un tissu, il faut comprendre la structure, la forme de l’assise et l’état de la garniture. Une intervention peut concerner le dégarnissage, la préparation du support, le guindage, la mise en place des matériaux de rembourrage, le travail du dossier et la pose du nouveau recouvrement. Chaque étape influence la ligne finale du siège et son confort.

Christine Labat décrit le meuble tapissé comme un objet qui raconte une histoire. Cette manière de regarder l’ouvrage ne réduit pas la restauration à un changement de tissu. Le bois, les assemblages, les ressorts, les sangles, le crin et les coutures participent tous à l’identité du siège. Les signes d’usure peuvent signaler une faiblesse, mais ils peuvent aussi témoigner d’un usage ancien ou d’une transformation qui appartient désormais à l’objet. Le travail consiste à retrouver une solidité et une présentation cohérentes, en respectant autant que possible les proportions et le caractère du meuble.

Son itinéraire professionnel a commencé dans les métiers du textile et du siège au début des années 1980. Après sa formation, elle a rejoint Paris et le quartier du Faubourg Saint-Antoine, longtemps associé à la fabrication et à la décoration du mobilier. Cette expérience l’a placée au contact de tissus, de modèles, de designers et de meubles exigeants. Elle a pu y observer les différences entre une garniture traditionnelle, une finition décorative et une production destinée à des projets de qualité supérieure. La découverte des matières et des ateliers parisiens a nourri une culture du détail qui accompagne encore son travail.

Elle a ensuite travaillé dans une entreprise de l’Aveyron spécialisée dans les canapés. Dans ce cadre, son activité ne se limitait pas à l’exécution d’un geste isolé. Elle participait à la conception des modèles et au suivi de leur fabrication. Cette expérience industrielle lui a donné une connaissance complémentaire des volumes, des séries, des exigences de régularité et de l’organisation d’une production de sièges. Elle a ainsi appris à passer d’une pièce ancienne, dont chaque marque doit être interprétée, à un modèle conçu pour être reproduit avec une grande constance.

La transmission a pris une place majeure dans la suite de sa carrière. Elle a obtenu un diplôme lui permettant d’enseigner la tapisserie, la couture et le décor, puis a travaillé pendant de nombreuses années dans un lycée professionnel. Le métier s’y apprend par l’observation, la répétition et le contrôle de chaque étape. Former un élève ou accompagner un adulte dans la reprise d’un fauteuil demande de rendre lisibles des gestes qui paraissent parfois simples lorsqu’ils sont maîtrisés. La tension d’une toile, la régularité d’un point, la répartition d’une garniture et la pose d’un tissu se comprennent avec la pratique.

À Montréal-du-Gers, Christine Labat a choisi de revenir vers une activité indépendante. L’atelier s’adresse aux personnes qui souhaitent restaurer un fauteuil ancien, refaire une assise, adapter un meuble à un nouvel intérieur ou donner une nouvelle présence à une pièce de famille. Le projet peut partir d’un siège transmis par les générations précédentes, d’un modèle acheté dans une brocante ou d’un meuble dont la structure mérite d’être conservée. Le choix du revêtement dépend alors de la forme du siège, de son usage, de la lumière de la pièce et de l’ambiance recherchée.

Les fauteuils de style et les sièges anciens demandent une lecture attentive des lignes. Une bergère, un fauteuil club, une méridienne ou un confident n’appellent pas les mêmes solutions. La profondeur d’une assise, la courbe d’un dossier, la présence d’accoudoirs et la façon dont le tissu doit suivre les angles déterminent le déroulement du travail. Un motif peut nécessiter un placement précis ; une étoffe unie mettra davantage en évidence la qualité des volumes et la régularité du recouvrement. Le textile accompagne le meuble sans masquer la logique de sa construction.

La sellerie complète cette activité. Christine Labat travaille aussi sur des selleries en cuir pour des véhicules anciens. Le cuir impose une relation différente à la coupe, à la tension et à la finition. Il doit suivre les courbes, supporter les frottements et conserver une surface agréable au toucher. Les coutures et les jonctions deviennent visibles dans un habitacle, où elles participent à la fois au confort et à l’apparence. La restauration d’une sellerie ancienne demande de tenir compte du style du véhicule et de la manière dont les matériaux ont vieilli.

Les réalisations textiles ne se limitent pas aux sièges. Les décors de fenêtre, les coussins, les têtes de lit, les tentures et certains aménagements extérieurs peuvent être conçus ou confectionnés selon les besoins d’un lieu. Un rideau transforme la lumière et la perception d’une ouverture ; un coussin ajoute une épaisseur, une couleur et un usage à un canapé ou à un fauteuil ; une tenture murale peut modifier l’acoustique visuelle d’une pièce tout en donnant au textile une dimension architecturale. Chaque projet demande de choisir une matière adaptée à sa fonction.

Le travail sur mesure repose sur un échange autour du meuble, de la pièce et des habitudes de vie. Un siège utilisé quotidiennement ne sera pas traité comme un objet décoratif installé dans un espace peu fréquenté. Le tissu doit être choisi selon sa résistance, son toucher, son dessin et sa capacité à se tendre proprement. La garniture doit offrir un confort qui correspond à la forme du fauteuil et à la personne qui l’utilise. Les couleurs peuvent prolonger un décor existant ou créer un contraste, mais elles doivent rester en accord avec les volumes et les matières déjà présentes.

Christine Labat accorde aussi une place aux matières nobles et à l’histoire de l’art du mobilier. Cette sensibilité se retrouve dans la manière de considérer les tissus, le cuir, le bois et les éléments de finition. Une étoffe peut être appréciée pour son tissage, sa profondeur ou ses effets de lumière ; un cuir peut être choisi pour sa souplesse et la façon dont il se patinera ; une garniture traditionnelle peut être conservée lorsque sa construction appartient au caractère du siège. L’art du tapissier consiste à réunir ces éléments sans laisser l’un d’eux prendre le dessus sur l’ensemble.

La pédagogie prolonge naturellement cette approche. Des particuliers ont été accompagnés pour refaire un fauteuil de famille ou apprendre la couture d’ameublement. Le travail peut être expliqué à partir d’un support concret, avec les outils, les matériaux et les gestes nécessaires à chaque étape. La transmission permet de comprendre pourquoi un siège se démonte dans un certain ordre, comment une toile se tend, pourquoi une garniture doit être répartie avec soin et comment un tissu se place sur une forme courbe. Elle donne aussi une autre manière de regarder un meuble terminé.

L’atelier s’inscrit dans un territoire où les maisons anciennes, les intérieurs de caractère et le mobilier transmis occupent une place visible. Restaurer un siège permet de conserver un objet plutôt que de le remplacer, tout en l’adaptant à une nouvelle vie. La démarche peut préserver une silhouette, une proportion ou une technique, puis introduire un tissu qui rend le meuble compatible avec un décor actuel. L’ancien et le contemporain ne s’opposent pas nécessairement : un fauteuil historique peut trouver une expression nouvelle grâce à un revêtement choisi avec justesse.

À Montréal-du-Gers, Christine Labat réunit ainsi la restauration de sièges, la couture d’ameublement, la sellerie et la transmission. Son parcours parisien dans l’univers du mobilier, son expérience de fabrication de canapés, son enseignement en lycée professionnel et son retour à l’activité indépendante éclairent une pratique complète. Fauteuils anciens, méridiennes, canapés, coussins, décors de fenêtre et selleries de véhicules anciens sont abordés avec le même souci de comprendre la matière et l’usage. Le geste de la tapissière redonne une forme, un confort et une présence à des objets qui continuent leur histoire dans de nouveaux intérieurs.

Métiers exercés

Traçabilité

Sources de cette fiche

Chaque notice indique précisément l’information qu’elle soutient et la date à laquelle elle a été consultée.

  1. Organisme professionnel annuaire-professionnel

    Atelier de tapissière — Christine Labat (site externe)

    Organisme : Chambre de Métiers et de l’Artisanat Occitanie

    Fait soutenu
    Le profil professionnel identifie Christine Labat à Montréal-du-Gers comme tapissière d’ameublement et présente son approche de la restauration des sièges, son intérêt pour l’histoire de l’art et du mobilier et les œuvres fauteuil club en cuir, méridienne Empire et confident.
    Consultée le
    10 septembre 2026

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