Atelier & professionnel

Clara Lombard — potière céramiste à Besançon

Besançon

Activité confirmée active

Informations centrales vérifiées le 10 septembre 2026

À Besançon, Clara Lombard exerce comme potière céramiste dans un atelier installé au 33 rue de la Corvée. Elle y conçoit et fabrique ses pièces depuis les premières recherches jusqu’à la cuisson. Son travail comprend des objets d’art de la table, des pièces uniques et des bijoux, réalisés dans différentes variétés de grès. La céramiste décrit son lieu comme un ancien atelier de bijoutier devenu un espace de fabrication, d’expérimentation et de recherche. La terre y est abordée comme une matière exigeante, mais aussi comme un moyen de ralentir, d’observer et de donner une forme concrète aux idées.

Un parcours consacré à la céramique

Clara Lombard a grandi entre les Lilas et le Jura. Son intérêt pour la terre apparaît très tôt dans un environnement où le jardin, les cailloux, la boue et les jeux de construction nourrissent une imagination manuelle. Un petit tour de potier reçu pendant l’enfance reste longtemps une curiosité avant que la pratique ne prenne une place professionnelle. Les études générales ne lui conviennent pas et elle cherche une formation qui lui permette de créer avec ses mains.

Elle rejoint alors le lycée Henry Moisand, dans la filière Métiers de la céramique, arts et design. Elle y obtient un CAP tournage en céramique en 2015. Elle poursuit sa formation à Longchamp, en Côte-d’Or, et obtient un BMA en 2017. Son parcours continue au lycée Léonard de Vinci à Antibes, où elle décroche un DMA en 2019. Ces six années d’études lui donnent une base technique en tournage, en façonnage, en recherche de formes et en finition. Elles l’amènent aussi à confirmer son choix de rejoindre le monde des céramistes.

La formation ne s’arrête pas avec les diplômes. Après ses études, Clara Lombard cherche un atelier où poursuivre le travail et la recherche. Cette continuité se retrouve dans sa façon de présenter la fabrication : une pièce ne naît pas seulement d’un geste exécuté correctement, mais d’une suite d’essais, d’observations et de décisions. Le dessin évolue au contact de la terre, puis la cuisson révèle des effets qui ne peuvent pas être entièrement anticipés.

Un atelier dans un ancien lieu de bijoutier

L’atelier de Besançon occupe un ancien espace de bijoutier. Ce contexte crée un dialogue entre deux pratiques qui demandent toutes deux de la précision, de la patience et une attention portée aux détails. Les outils de la céramiste, les terres, les émaux et le four ont pris place dans ce lieu où chaque objet est inventé et confectionné. La fabrication reste concentrée dans l’atelier, de la conception à la cuisson, du façonnage à l’émaillage.

Clara Lombard décrit son espace comme un laboratoire. Elle y réalise des expériences, cherche des formes modernes et variées, observe les réactions des émaux et avance par découvertes successives. Les pièces peuvent changer de silhouette, de texture ou de couleur au fil des recherches. Cette manière de travailler laisse une place aux surprises de la matière sans renoncer à la préparation du geste. La terre doit être centrée, étirée, découpée ou assemblée avec assez de régularité pour supporter les étapes suivantes.

La visite de l’atelier est possible sur rendez-vous. Cette rencontre permet de découvrir l’espace de fabrication et de voir la relation entre les outils, les matières et les objets réalisés. Elle donne aussi un aperçu du temps nécessaire pour passer d’une idée à une pièce cuite, avec les périodes de séchage, les cuissons et les recherches de surface qui structurent le travail du céramiste.

Le grès comme matière de haute température

Clara Lombard travaille différentes variétés de grès. Cette terre de haute température est appréciée pour sa solidité et pour les possibilités qu’elle offre au façonnage et à la finition. Le choix du grès influe sur la couleur du tesson, le toucher, la visibilité des grains et la manière dont l’émail se développe pendant la cuisson. Une terre plus fine peut donner une surface régulière, alors qu’une matière plus structurée peut conserver une présence plus minérale.

Le façonnage demande de tenir compte du comportement de la terre. Une paroi doit rester assez régulière pour limiter les déformations, mais la forme peut aussi conserver des variations qui témoignent du travail manuel. Une pièce trop mince risque de perdre sa tenue, tandis qu’une épaisseur excessive modifie le poids et l’usage. La céramiste doit donc trouver un équilibre entre la silhouette imaginée, la résistance du contenant et la qualité du toucher.

Le séchage constitue une étape à part entière. L’eau quitte progressivement la terre et le volume se stabilise avant la cuisson. Un assemblage, une anse, un pied ou une plaque peuvent réagir différemment selon leur épaisseur. Le séchage doit accompagner ces écarts pour réduire les tensions. La pièce est ensuite cuite, puis éventuellement émaillée et recuite. Chaque passage transforme l’objet et rapproche le résultat de la forme recherchée.

Du façonnage à l’émaillage

Clara Lombard réalise elle-même les différentes étapes de production. Le façonnage donne une première architecture à l’objet. Il peut s’agir d’un volume tourné, d’une forme construite à la main ou d’une pièce dont la surface demande un traitement particulier. La céramiste examine les bords, les bases, les raccords et les zones qui seront saisies ou posées sur une table. Ces détails déterminent la relation entre la pièce et la personne qui l’utilisera.

L’émaillage apporte ensuite une couleur, une texture ou un effet de surface. Clara Lombard explique qu’elle recherche souvent une matière, un effet ou un bel aplat de couleur plutôt qu’une simple teinte uniforme. L’émail peut se concentrer dans un creux, se révéler sur une arête ou changer de profondeur selon la forme du tesson. La température, la place dans le four, la composition de la terre et l’épaisseur de l’émail influencent le résultat final.

La cuisson introduit une part d’inconnu. La céramiste peut préparer un mélange, imaginer un contraste et contrôler les étapes, mais elle découvre réellement l’objet lorsque le four est ouvert. La terre, la température, la position de la pièce et les interactions entre les surfaces produisent des variations. Cette découverte nourrit la recherche et peut conduire à conserver un résultat inattendu, à modifier une recette ou à reprendre une forme.

Art de la table et pièces uniques

Les créations de Clara Lombard comprennent des objets d’art de la table. Une tasse, un bol, une assiette ou un autre contenant doit trouver un équilibre entre sa présence visuelle et son usage. Le bord doit être agréable, la base stable et le volume adapté à la main ou à ce qu’il recevra. La surface peut rester sobre ou porter une recherche d’émail qui change selon la lumière. Le grès apporte à ces objets une densité et une résistance qui les inscrivent dans le quotidien.

Les pièces uniques permettent de pousser plus loin une forme, une texture ou une association de couleurs. Elles peuvent naître d’un essai dans l’atelier, d’une recherche sur le volume ou d’une envie de travailler une surface particulière. La singularité ne tient pas seulement à une différence de couleur : elle résulte aussi du façonnage, des proportions, de la trace d’un outil et de la façon dont l’émail a réagi à la cuisson.

Les petites séries ou les ensembles de table conservent une parenté entre les objets sans les rendre parfaitement identiques. Une même recherche peut produire plusieurs tasses ou plusieurs bols, mais chaque pièce reçoit ses propres variations. Les différences de placement dans le four, de relief ou d’épaisseur contribuent à cette diversité. L’usage permet ensuite de découvrir ces écarts au toucher et dans la manière dont la lumière se pose sur les surfaces.

Des bijoux en céramique

Le travail de Clara Lombard s’étend aussi aux bijoux. Le changement d’échelle modifie les contraintes de fabrication. Une pièce destinée à être portée doit rester légère, agréable sur la peau et suffisamment solide pour accompagner les mouvements. La forme, la texture et l’émail deviennent visibles à une distance rapprochée. Un relief peut attraper la lumière, tandis qu’une surface mate donne au bijou une présence plus douce.

La céramique offre aux bijoux une expression différente de celle du métal ou de la pierre. Le grès peut conserver un aspect minéral, recevoir une couleur et porter la trace du façonnage. La cuisson fixe la forme, mais elle peut aussi accentuer une variation d’émail ou modifier la profondeur de la surface. Le bijou devient ainsi un petit volume, lié au corps et à la recherche menée dans l’atelier.

Une recherche attentive à la matière

Clara Lombard souhaite inscrire son activité dans une relation durable et responsable avec la terre. Elle précise qu’elle ne présente pas ses créations comme biologiques, car elle ne connaît pas l’origine de tous ses oxydes colorants et certains produits sont toxiques avant la cuisson. Cette précision accompagne une démarche concrète : éviter le gaspillage, réutiliser la terre lorsque cela est possible et ne pas multiplier les cuissons sans raison.

La terre issue de créations précédentes peut être recyclée pour de nouveaux essais. Cette pratique ne supprime pas les contraintes techniques, mais elle permet de donner une autre destination à une matière déjà travaillée. Les résultats de ces recherches peuvent même inspirer de futurs usages décoratifs, comme des éléments de mosaïque au jardin. L’attention portée aux matières colorantes, à la terre recyclée et à l’usage du four s’intègre donc à la pratique quotidienne de l’atelier.

Cette réflexion ne prend pas la forme d’une promesse générale : elle s’appuie sur des choix décrits par la céramiste dans son parcours et dans sa présentation du lieu. La recherche esthétique reste liée à la compréhension des matériaux. Connaître le grès, les oxydes, les émaux, les températures et les réactions du four permet de travailler avec plus de précision et de mesurer les conséquences de chaque essai.

Transmission et accueil

L’atelier de Besançon peut aussi accueillir une personne qui souhaite découvrir le travail de Clara Lombard, sur rendez-vous. Elle y montre un espace où se côtoient un tour, des outils de façonnage, des pièces en cours et un four capable d’atteindre de hautes températures. La rencontre permet de parler de la terre, de la recherche des formes et du temps nécessaire avant qu’un objet soit terminé.

Clara Lombard indique également qu’elle peut chercher à accueillir un maître de stage. Cette volonté de transmission prolonge le rôle du lieu comme espace de recherche. Un stagiaire peut observer les étapes, comprendre les choix de matière et découvrir la réalité d’une production qui comprend le tournage, le séchage, l’émaillage et la cuisson. La transmission s’inscrit dans la continuité des personnes qui ont accompagné la formation de la céramiste.

À Besançon, Clara Lombard fait ainsi dialoguer le tournage, le façonnage, l’émaillage et la cuisson dans une production qui comprend vaisselle, pièces uniques et bijoux. Son parcours, du CAP tournage au BMA puis au DMA, accompagne une recherche menée dans un ancien atelier de bijoutier. Le grès, les couleurs, les textures et les réactions du four donnent à chaque objet une présence particulière. Au 33 rue de la Corvée, la potière céramiste reçoit sur rendez-vous et poursuit une pratique où le fait main, l’expérimentation et l’attention portée à la terre restent liés.

Métiers exercés

Traçabilité

Sources de cette fiche

Chaque notice indique précisément l’information qu’elle soutient et la date à laquelle elle a été consultée.

  1. Source officielle site-officiel

    Clara Lombard — potière céramiste (site externe)

    Organisme : Clara Lombard

    Fait soutenu
    La page présente l’atelier, l’adresse professionnelle, le travail du grès, la fabrication de l’art de la table, des pièces uniques et des bijoux, ainsi que la visite sur rendez-vous.
    Consultée le
    10 septembre 2026

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