Atelier & professionnel

Claude-Marie Thibert-Boutou — lissière et transmission de la tapisserie à Saint-Mard

Nouvelle-Aquitaine

Activité confirmée active

Informations centrales vérifiées le 10 septembre 2026

À Saint-Mard, en Charente-Maritime, Claude-Marie Thibert-Boutou fait vivre un atelier consacré à la tapisserie tissée et à la transmission du métier de lissier. Claude-Marie Thibert-Boutou est lissière, Meilleur Ouvrier de France et décorée de la Légion d’honneur. L’atelier accueille des personnes qui souhaitent découvrir une pratique textile, approfondir leurs gestes ou s’ouvrir à des formes de création moins conventionnelles. Les stages courts, organisés sur deux ou trois jours et sur rendez-vous, sont conçus pour le perfectionnement comme pour la découverte. Ils donnent un cadre concret à l’apprentissage, avec un métier, des fils, des matières et un accompagnement personnalisé.

La tapisserie de haute lisse se travaille sur un métier vertical. La chaîne est tendue devant le lissier et la trame construit peu à peu le dessin, rang après rang. La basse lisse repose sur un métier horizontal et modifie la posture, la lecture du carton et la façon de suivre l’ouvrage. La possibilité de pratiquer les deux approches permet de comparer la tension, la visibilité du motif et la manière dont les couleurs se rencontrent. Chaque geste paraît simple lorsqu’il est isolé, mais l’équilibre d’une surface dépend de la régularité du fil, de la densité des points et de la continuité des formes.

L’atelier ne limite pas la tapisserie à une image plane. Les cours et stages de l’atelier ouvrent aussi sur la création en relief et en volume. Une sculpture textile ou un bas-relief demande de penser l’épaisseur, les changements de direction et la tenue de la matière. Le tissage peut suivre une forme, créer une saillie, laisser une partie se détacher ou associer plusieurs plans. Cette recherche transforme le métier à tisser en espace de construction. Le participant apprend à tenir compte de la structure de l’ouvrage avant de choisir la couleur ou le détail décoratif.

Les réalisations peuvent prendre la forme d’une tapisserie classique, d’une tapisserie contemporaine, d’un relief ou d’un volume textile. Le point de départ peut être un carton conçu par l’élève, une image, une photographie ou un objet à interpréter. Dans chaque cas, la traduction textile oblige à sélectionner les lignes déterminants et à organiser les valeurs. Une photographie contient des nuances nombreuses ; une tapisserie doit les rapprocher par des fils et des points. Un objet en volume ajoute la question des contours, des ombres et du passage d’une face à l’autre. L’accompagnement sert à rendre ces choix compréhensibles et réalisables sur le métier.

Le matériel mis à disposition comprend des métiers de différentes tailles et un choix étendu de laines et de matériaux. Le métal, le jute, le sisal, le coton, la laine et le tissu sont cités parmi les matières utilisables. Ils ne produisent ni la même souplesse ni la même texture. Une laine gonflante adoucit une zone et absorbe davantage la lumière ; un fil métallique apporte une ligne plus ferme et un reflet ; le jute donne une présence fibreuse et irrégulière ; le sisal accentue le relief. Le travail consiste à choisir la matière en fonction de la forme, de la résistance et de l’effet recherché, puis à maintenir une tension compatible avec le support.

La régularité ne signifie pas uniformité. Dans une tapisserie classique, des points proches doivent conserver une tension stable afin que le dessin ne se déforme pas. Dans une création en volume, une variation volontaire peut au contraire servir une courbe ou une saillie. Le lissier apprend à distinguer l’accident d’une décision de composition. Une trame trop lâche fragilise la surface ; une trame trop serrée peut la raidir et modifier ses proportions. L’observation du travail en cours permet de corriger le geste avant que l’écart ne se propage sur une grande partie de l’ouvrage.

La transmission proposée par Claude-Marie Thibert-Boutou repose sur un enseignement individuel. Un même modèle d’apprentissage ne convient pas à une personne qui découvre le tissage et à une personne déjà familiarisée avec le métier. Le premier besoin peut être de comprendre la chaîne, la trame, les lisières et le passage du fil. Le second peut concerner la traduction d’une forme, l’emploi d’une matière inhabituelle ou la construction d’un relief. Le suivi s’adapte à l’ouvrage choisi et au niveau de précision recherché, sans séparer la technique de l’intention artistique.

Un stage peut ainsi devenir une première rencontre avec la tapisserie ou une étape dans un parcours déjà engagé. L’élève repart avec une petite réalisation et avec une meilleure compréhension des opérations qui permettent de la construire. Le format court oblige à choisir un sujet proportionné au temps disponible. La sélection d’un motif lisible, d’une palette maîtrisée et d’un support adapté aide à aller jusqu’à la finition. Pour un projet plus ambitieux, les mêmes bases peuvent être reprises et développées dans la durée, en conservant une attention aux tensions et aux raccords.

L’atelier est aussi un lieu où la tapisserie se relie à d’autres pratiques artistiques. Le relief et le volume textile peuvent dialoguer avec la sculpture, le décor intérieur ou l’installation. Le métal, le tissu et les fibres naturelles modifient la surface sans abandonner le principe du tissage. Cette ouverture permet de travailler des œuvres qui ne se regardent pas seulement de face. La lumière accroche une fibre, suit un relief, traverse un espace ajouré ou révèle l’épaisseur d’une forme. Le résultat dépend alors autant de la construction que de la façon dont l’œuvre sera présentée.

À Saint-Mard, l’atelier de Claude-Marie Thibert-Boutou associe donc la maîtrise de la tapisserie de haute et de basse lisse, la création textile et la formation. Tapisseries classiques, compositions contemporaines, reliefs et volumes s’appuient sur des métiers de tailles différentes et sur des matières variées. La découverte d’un geste, le perfectionnement d’une technique ou la réalisation d’une petite pièce trouvent un même cadre : un travail patient où la chaîne, la trame, la couleur et la matière construisent progressivement une œuvre personnelle.

Traçabilité

Sources de cette fiche

Chaque notice indique précisément l’information qu’elle soutient et la date à laquelle elle a été consultée.

  1. Organisme professionnel site-officiel

    Cours et stages — Claude-Marie Thibert-Boutou (site externe)

    Organisme : Claude-Marie Thibert-Boutou

    Fait soutenu
    Le site officiel présente Claude-Marie Thibert-Boutou comme lissière et Meilleur Ouvrier de France, son atelier de tapisserie à Saint-Mard, des stages courts sur deux ou trois jours, la haute et la basse lisse, la création en relief et en volume, ainsi que les métiers et matières mis à disposition.
    Consultée le
    10 septembre 2026

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