Atelier & professionnel

Créations Louis Carton — Hélène Bailly, fabricante d’objets en carton à Puybrun

Puybrun

Activité confirmée active

Informations centrales vérifiées le 10 septembre 2026

À Puybrun, dans le Lot, Hélène Bailly développe Créations Louis Carton, un atelier consacré aux objets en carton et en carton-pâte. Son parcours vers le travail en volume a commencé dans les années 2000, lors d’un cours de modelage à l’École Municipale d’Arts Plastiques de Cholet. Quelques années plus tard, le carton ondulé s’est imposé par les possibilités qu’il offre pour façonner des volumes, par sa capacité à accueillir des formes et par les questions environnementales qu’il soulève. Hélène a choisi d’en faire une matière de création et d’expérimentation, en utilisant aujourd’hui différents types de carton, principalement issus du réemploi.

Le carton ondulé n’est pas seulement un support plat. Sa structure lui donne une épaisseur, une souplesse contrôlée et une capacité à être découpé, plié, assemblé ou modelé. Selon le sens des cannelures, la matière ne se comporte pas de la même manière. Une bande peut suivre une courbe, une plaque peut former une paroi et plusieurs éléments peuvent être réunis pour construire un volume. Le travail de l’atelier consiste à observer ces possibilités et à les transformer en objets qui tiennent leur forme. L’expérimentation est au cœur de la démarche : le carton devient un matériau à comprendre par les essais, les assemblages et le regard porté sur sa surface.

La matière réemployée apporte aussi une histoire et des variations. Un carton peut présenter une épaisseur, une teinte ou une texture qui orientent le projet. Plutôt que d’effacer ces particularités, Hélène Bailly les intègre à la recherche de forme. Le réemploi donne un nouveau rôle à un matériau destiné à être écarté et permet de créer sans recourir à des produits agressifs, dans une démarche annoncée comme raisonnée. Cette orientation ne réduit pas le carton à une solution économique. Elle le considère comme une matière expressive, capable de devenir mobilier, objet décoratif, abat-jour ou pièce de curiosité.

Les créations de Louis Carton sont produites en pièces uniques, en petites séries et sur mesure. Une pièce unique permet de développer un volume particulier, de répondre à une idée précise ou de laisser une place plus large aux réactions du matériau. Une petite série demande de retrouver une forme et des proportions cohérentes d’un exemplaire à l’autre. Le sur-mesure ajoute les contraintes d’un lieu, d’un usage, d’une dimension ou d’une palette. Dans tous les cas, le projet doit associer une construction suffisamment stable à une présence visuelle qui donne envie de garder l’objet et de l’utiliser.

L’atelier s’adresse aux particuliers, aux collectivités et aux professionnels. Une commande privée peut concerner une pièce décorative, un luminaire ou un meuble. Un professionnel peut rechercher un objet adapté à un espace, un décor ou une identité visuelle. Une collectivité peut souhaiter une réalisation destinée à un lieu public ou à une action de médiation. Ces contextes ne mobilisent pas les mêmes dimensions ni les mêmes conditions d’usage. Le carton doit alors être pensé selon l’espace disponible, la manière dont l’objet sera regardé ou manipulé et le niveau de résistance attendu.

L’abat-jour en cannelures montre de façon très directe comment une matière ordinaire peut devenir une forme lumineuse. La réalisation est façonnée à partir de bandes de carton ondulé assemblées une à une avec des colles blanches. La répétition des bandes construit une surface rythmée, dont les cannelures restent visibles. Lorsque l’éclairage est éteint, l’abat-jour se lit comme un volume graphique ; lorsqu’il est allumé, les reliefs et les intervalles modifient la manière dont la lumière se répartit. La construction doit rester régulière pour que la forme conserve sa tenue tout en laissant apparaître le travail d’assemblage.

La console Louis Carton s’inspire des meubles de style dans une version épurée et contemporaine. Elle montre que le carton peut entrer dans le domaine du mobilier, avec des proportions pensées pour un objet qui prend place dans la maison. La réalisation présentée possède une finition en peinture et en papier peint ancien chiné dans un grenier. Le papier peint introduit une seconde histoire de matière : il n’est pas simplement une couleur appliquée sur la surface, mais un décor qui accompagne le volume et souligne la rencontre entre une construction actuelle et un élément ancien. La console associe ainsi la légèreté visuelle du carton, une silhouette inspirée du meuble et une finition décorative singulière.

Les dimensions annoncées pour cette console, 110 centimètres de longueur et 90 centimètres de hauteur, donnent une idée de l’échelle de la pièce. À cette taille, la construction doit être suffisamment organisée pour que le meuble garde son équilibre. Le travail sur le volume ne concerne pas seulement les faces visibles. Les appuis, les angles, les jonctions et la relation entre les parties participent à la stabilité générale. Une finition peinte ou couverte de papier peint doit également accompagner les transitions sans masquer la logique de la forme. Le carton devient alors un véritable matériau de mobilier, avec ses propres contraintes et sa propre écriture.

La boîte en cannelure ouvre un format plus petit. Il s’agit d’un écrin rond avec un couvercle encastré, réalisé avec un papier haut de gamme. La forme ronde demande une continuité entre les parois et une précision particulière au niveau du couvercle. Celui-ci doit s’insérer dans la boîte sans perdre l’équilibre de la silhouette. Le papier apporte une qualité de surface et transforme l’écrin en objet à regarder autant qu’en contenant. Cette réalisation rappelle que le travail du carton peut se déployer dans des objets de petite taille, où la justesse des bords et des ajustements devient très visible.

Le cabinet de curiosité associe carton ondulé, carton alvéolaire, verre amovible et attache d’encadreur. Le dos renforcé donne au coffret la tenue nécessaire, tandis que le verre permet de présenter ce qu’il contient ou de protéger une composition. L’objet se situe entre la boîte, le cadre et le meuble miniature. Le carton alvéolaire participe à la construction du volume ; le verre introduit une ouverture visuelle ; l’attache d’encadreur apporte une solution de fermeture ou de maintien. La combinaison de ces éléments montre que l’atelier ne travaille pas le carton isolément, mais sait l’associer à d’autres matières lorsque l’objet le demande.

Le cabinet de curiosité possède aussi une dimension narrative. Un écrin peut conserver un objet, le mettre en scène ou créer une distance entre ce qui est présenté et le regardeur. Le cadre vitré transforme la boîte en petite architecture intérieure. La matière carton reste visible dans la structure, mais elle devient le support d’une présentation plus élaborée. Ce type de pièce demande de penser simultanément l’extérieur, l’intérieur, l’ouverture et la manière dont la lumière atteindra le contenu. Le projet s’éloigne ainsi du simple contenant pour devenir un objet de curiosité façonné dans une matière légère et réemployée.

Le Vase Re-naissance est une œuvre de concours entièrement réalisée en carton ondulé, avec une finition en carton-pâte. Son titre évoque la transformation d’un déchet quotidien en pièce d’exception inspirée des jardins de prestige. Le volume, qui atteint 60 centimètres de hauteur pour un évasement de 44 centimètres, donne au carton une échelle plus monumentale. La finition en carton-pâte permet de modifier la perception de la surface et de prolonger le travail du volume. Le vase ne cherche pas à dissimuler son origine ; il montre comment le matériau peut changer de statut par le façonnage, la construction et la finition.

Le carton-pâte ajoute une autre qualité à l’objet. Là où le carton ondulé laisse lire les cannelures et la construction en plaques ou en bandes, le carton-pâte peut former une surface plus continue et accueillir une finition différente. Le passage de l’un à l’autre demande de conserver la cohérence du volume. Les courbes, l’évasement et la stabilité du vase doivent rester perceptibles sous la matière de finition. Le travail met en relation la structure interne, la surface et la présentation, comme dans les autres objets de l’atelier.

L’association avec d’autres artisans fait partie de la démarche de Hélène Bailly. Le carton peut être combiné à du papier, du verre, du papier peint ancien ou d’autres matériaux selon le projet. Ces collaborations ouvrent des possibilités qui dépassent la seule technique de façonnage du carton. Un autre savoir-faire peut intervenir sur une partie de l’objet, apporter une matière, proposer une finition ou aider à répondre à une contrainte particulière. Le dialogue entre métiers enrichit la forme sans faire perdre au carton son rôle de matière principale lorsque le projet repose sur lui.

Les ateliers découverte animés par Hélène Bailly donnent une place à la transmission. Les participants peuvent approcher le matériau par la coupe, l’assemblage et la construction d’un volume, en observant ses réactions au lieu de le considérer comme une simple feuille. La visite de l’atelier-boutique sur rendez-vous permet de voir les objets dans leur espace de création et de comprendre le lien entre expérimentation et réalisation. Cette rencontre montre que le carton n’est pas seulement un matériau de récupération : il peut devenir une matière de recherche, de mobilier, de décoration et d’expression artistique.

La marque Louis Carton, déposée en 2013, rassemble cette pratique sous un nom qui évoque directement le matériau central de l’atelier. Les pièces uniques, les petites séries et les commandes personnalisées permettent de faire varier les dimensions, les usages et les finitions. Un abat-jour travaille avec la lumière et le rythme des cannelures ; une console s’inscrit dans l’espace domestique ; une boîte protège un contenu ; un cabinet organise une mise en scène ; un vase transforme le carton en volume décoratif. Ces objets partagent une même attention à la construction et à la capacité de la matière à changer de rôle.

À Puybrun, Hélène Bailly fait ainsi du carton ondulé et du carton-pâte des matériaux de création à part entière. Son parcours par le modelage et l’expérimentation nourrit une pratique où le réemploi devient une possibilité de forme plutôt qu’une limite. Les objets décoratifs, le mobilier, les abat-jour et les pièces de curiosité sont réalisés en pièces uniques, petites séries ou sur mesure pour des particuliers, des collectivités et des professionnels. Les collaborations, les visites et les ateliers prolongent cette activité par le partage. Créations Louis Carton montre qu’un matériau léger, travaillé avec méthode et imagination, peut prendre place dans la maison, l’espace public ou une collection comme objet utile, décoratif ou artistique.

Traçabilité

Sources de cette fiche

Chaque notice indique précisément l’information qu’elle soutient et la date à laquelle elle a été consultée.

  1. Organisme professionnel annuaire-professionnel

    Créations Louis Carton — Les métiers d’art d’Occitanie (site externe)

    Organisme : Chambre de Métiers et de l’Artisanat Occitanie

    Fait soutenu
    La page professionnelle présente Hélène Bailly à Puybrun, son parcours par le modelage, l’usage de cartons principalement issus du réemploi, les objets décoratifs, le mobilier, les abat-jour, les pièces uniques, petites séries et réalisations sur mesure, les publics, les collaborations, les ateliers et les œuvres présentées.
    Consultée le
    10 septembre 2026

Vous représentez cet atelier ou vous avez repéré une erreur ?

Revendiquer la ficheSignaler une correction