Atelier & professionnel

Cyril Paulard — tabletier sur coque de noix de coco à Aslonnes

Nouvelle-Aquitaine

Activité confirmée active

Informations centrales vérifiées le 10 septembre 2026

À Aslonnes, dans la Vienne, Cyril Paulard exerce le métier de tabletier en consacrant une grande partie de sa pratique à la coque de noix de coco. Le répertoire d’Ateliers d’Art de France présente une expérience acquise depuis trente ans et un travail fondé sur l’exploration de cette matière singulière. La coque, avec ses formes naturellement concaves et convexes, impose de composer avec une surface qui n’est jamais une simple plaque plane. Elle devient le point de départ de bijoux, d’objets décoratifs et utilitaires, de luminaires, de sculptures, de tableaux ou encore de sacs.

La tabletterie consiste à donner forme à des objets de petite ou moyenne dimension avec une grande exigence de précision. Dans le travail de Cyril Paulard, la matière principale introduit d’emblée une contrainte particulière : chaque morceau de coque possède une courbure, une épaisseur et un dessin qui influencent la création. Il faut observer la partie disponible, choisir la zone qui répond le mieux au projet et imaginer comment la forme pourra être ouverte, découpée, assemblée ou mise en valeur. La pièce finale conserve alors le caractère de la coque tout en devenant un objet construit, porté ou installé dans un intérieur.

L’artisan travaille des coques de noix de coco matures et vertes, ainsi que des coques de noix de coco naines. Ces différentes matières offrent des aspects et des possibilités distincts. Leur couleur, leur densité et leur courbure participent au choix de la technique. Une surface destinée à un bijou ne sera pas abordée comme une coque prévue pour une lampe ou une sculpture. La sélection du morceau précède donc les opérations de façonnage : elle détermine la taille envisageable, le sens de la forme et la manière dont la matière pourra dialoguer avec d’autres éléments.

La sculpture en volume et le bas-relief permettent de révéler la coque de façons différentes. Le volume donne à l’objet une présence qui se découvre sous plusieurs angles ; le bas-relief conserve davantage la relation avec une surface tout en faisant émerger un motif ou une forme. Ces deux approches peuvent être associées à une découpe, à un assemblage ou à un polissage. Le geste doit rester mesuré, car retirer de la matière modifie définitivement la silhouette. La création avance par observations successives, avec une attention portée aux lignes, aux bords et à la relation entre les parties conservées.

Le chantournage fait partie des techniques employées dans l’atelier. Il permet de découper des contours et de créer des formes ajourées ou détaillées. Sur une coque courbe, le tracé doit tenir compte de la direction de la matière et de la résistance des zones travaillées. Un motif peut être conçu pour laisser passer la lumière, alléger une surface ou dessiner une ouverture. Dans une création décorative, ces évidements créent des ombres et donnent de la profondeur ; dans un luminaire, ils contribuent à la façon dont la lumière traverse l’objet. La découpe devient ainsi un élément esthétique autant qu’une opération de construction.

L’assemblage sur armature métallique permet de dépasser les limites d’un morceau isolé. Une armature peut soutenir une forme, relier plusieurs éléments ou donner à une sculpture une structure stable. Le métal n’a pas seulement une fonction cachée : il peut participer à la composition et créer un contraste avec la texture organique de la coque. L’artisan doit alors ajuster les points de rencontre, prévoir les tensions et conserver une silhouette équilibrée. Le résultat naît du dialogue entre une matière végétale transformée, une structure métallique et des gestes de finition qui unifient l’ensemble.

D’autres matériaux complètent les coques de noix de coco. Le répertoire mentionne l’argent, le laiton, la nacre et des essences de bois locaux. Chacun apporte une couleur, un poids, un éclat ou une texture différente. L’argent peut souligner une pièce de bijouterie ; le laiton peut créer une ligne chaude ou un détail d’assemblage ; la nacre introduit des reflets ; le bois prolonge le lien avec une matière naturelle tout en offrant une autre direction de grain. Ces associations demandent de réfléchir à la proportion et à l’usage, afin qu’aucun matériau ne prenne le dessus sans raison sur la forme principale.

La bijouterie traditionnelle et le sertissage donnent à la coque une dimension portable. Un bijou doit rester agréable à porter, résister aux manipulations ordinaires et présenter des surfaces suffisamment douces au contact de la peau. La forme concave peut devenir un élément qui épouse le corps, tandis qu’un éclat de nacre ou de métal attire le regard. Le sertissage doit maintenir les éléments sans alourdir l’objet. La précision du bord, le polissage et la qualité de l’assemblage jouent alors un rôle aussi décisif que le dessin initial.

Le ponçage manuel à l’eau et le polissage interviennent dans la préparation des surfaces. Le ponçage régularise les bords et accompagne progressivement la forme sans effacer la matière. Le travail à l’eau permet d’obtenir une surface plus douce au cours de l’opération et de contrôler les changements de texture. Le polissage vient ensuite apporter un niveau de finition adapté à l’objet. Selon la création, l’artisan peut rechercher un aspect plus lumineux, une présence mate ou un contraste entre plusieurs zones. La finition ne sert donc pas uniquement à faire briller : elle précise la manière dont la lumière et le toucher rencontrent la coque.

Le travail de maroquinerie élargit encore les usages de cette matière. Une coque peut devenir un élément de sac ou d’accessoire, associé à des parties souples et à des composants qui doivent supporter l’ouverture, la fermeture et le transport. Le tabletier doit alors coordonner une pièce rigide et une construction plus flexible. Les raccords, les bords et les points de fixation doivent rester confortables et résistants. Cette rencontre entre coque sculptée et travail d’accessoire permet de déplacer la matière vers la mode sans perdre son caractère de pièce façonnée à la main.

Cyril Paulard réalise des objets décoratifs et utilitaires, des bijoux, des lampes, des sculptures, des tableaux et des sacs. Cette diversité ne signifie pas qu’une même méthode convient à tout. Une lampe demande de penser la diffusion de la lumière et la stabilité ; un objet de table doit prendre en compte la prise en main et l’usage ; une sculpture peut privilégier la silhouette et le point de vue ; un tableau peut jouer sur la composition et la relation au mur. Chaque projet appelle une adaptation de la découpe, de l’assemblage et de la finition.

Les productions peuvent prendre la forme de pièces uniques, de petites séries ou de réalisations sur mesure. La pièce unique donne toute sa place à la courbure et aux particularités d’une coque précise. Une petite série cherche une parenté entre plusieurs objets tout en conservant les variations de la matière naturelle. Le sur-mesure ajoute les contraintes d’un usage, d’une dimension ou d’une intention particulière. Pour une commande, l’échange doit permettre de définir l’objet, les matériaux associés, le degré de relief, la fonction attendue et la place laissée aux caractéristiques de la coque.

À Aslonnes, Cyril Paulard développe ainsi une tabletterie originale autour de la coque de noix de coco. Sculpture en volume, bas-relief, chantournage, assemblage sur armature métallique, bijouterie, dinanderie, sertissage, ponçage à l’eau, polissage et maroquinerie composent un ensemble de gestes complémentaires. Les coques matures, vertes ou naines sont associées selon les projets à l’argent, au laiton, à la nacre et au bois. Bijoux, luminaires, objets, sacs, tableaux et sculptures témoignent d’une recherche où la matière courbe n’est pas masquée, mais transformée en une forme durable, tactile et singulière.

Traçabilité

Sources de cette fiche

Chaque notice indique précisément l’information qu’elle soutient et la date à laquelle elle a été consultée.

  1. repertoire-professionnel

    Cyril Paulard — tabletier sur coque de noix de coco (site externe)

    Organisme : Ateliers d’Art de France

    Fait soutenu
    Le répertoire officiel présente Cyril Paulard comme tabletier à Aslonnes, spécialisé depuis trente ans dans la coque de noix de coco, avec sculpture en volume et bas-relief, assemblage sur armature métal, chantournage, bijouterie, dinanderie, sertissage, ponçage manuel à l’eau, polissage et maroquinerie ; les créations comprennent bijoux, lampes, sculptures, tableaux, sacs et objets en pièces uniques, petites séries ou sur mesure.
    Consultée le
    10 septembre 2026

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