Atelier & professionnel

Dim’Osier — Dimitri Bolzonella, artisan vannier à Saint-Germain-du-Bois

Saint-Germain-du-Bois

Activité confirmée active

Informations centrales vérifiées le 10 septembre 2026

À Saint-Germain-du-Bois, en Saône-et-Loire, Dimitri Bolzonella développe Dim’Osier autour d’un matériau qu’il cultive lui-même : l’osier. Ses créations sont réalisées à la main, depuis le choix des brins jusqu’aux dernières finitions. L’atelier propose des paniers et des objets utilitaires ou décoratifs, ainsi que des réalisations sur mesure. Cette relation directe entre la plante et l’objet donne à chaque pièce une présence particulière : la fibre garde ses nuances naturelles, sa souplesse et les petites variations qui distinguent une fabrication artisanale d’une production standardisée.

La vannerie est devenue pour Dimitri une reconversion professionnelle. Très bricoleur depuis l’enfance, il a découvert ce métier après un accident de travail et s’est formé à l’École Nationale d’Osiériculture et de Vannerie de Fayl-Billot, en Haute-Marne. Il y est diplômé depuis 2023. Ce parcours associe l’apprentissage technique à une volonté de faire durer un savoir-faire lié aux matières naturelles. L’osier n’est pas seulement acheté puis façonné à la dernière étape : il pousse dans les champs de Dim’Osier, où il est suivi avant d’être coupé et transformé.

Le travail commence par la culture. Les saules destinés à la vannerie demandent une attention régulière afin de produire des brins suffisamment robustes et adaptés au tressage. Dim’Osier indique travailler environ 150 variétés d’osier. Cette diversité apporte une palette de couleurs naturelles et permet de choisir une matière selon la forme envisagée. La longueur, le diamètre, la souplesse et l’aspect de l’écorce influencent le comportement du brin. Une tige destinée à former une structure ne répond pas aux mêmes besoins qu’un brin choisi pour une bordure fine ou un détail décoratif.

La coupe constitue la deuxième étape du processus décrit par l’artisan. Les brins sont coupés à la longueur correspondant au projet. Ce choix intervient avant le tressage : il détermine la réserve de matière disponible pour monter une paroi, former une courbe ou terminer un bord. Une coupe trop courte limite les possibilités de construction ; une longueur adaptée permet de travailler avec davantage de continuité. La vannerie demande ainsi d’anticiper la forme en regardant la plante, et non de traiter tous les brins comme une matière identique.

Le tressage est réalisé entièrement à la main. Les brins sont disposés, croisés et resserrés pour faire apparaître la forme. Le geste doit maintenir une tension régulière sans brutaliser la fibre. L’osier se plie, mais il possède aussi une limite au-delà de laquelle il casse ou marque. Le vannier observe la direction du brin et adapte son mouvement à sa courbure. Le fond, les côtés, l’ouverture et la bordure se construisent progressivement. Une variation de teinte ou de diamètre peut devenir un élément du dessin plutôt qu’un défaut à dissimuler.

Dans la galerie de Dim’Osier, les paniers occupent une place centrale. Un panier doit être agréable à saisir, assez stable pour l’usage auquel il est destiné et suffisamment solide pour supporter les manipulations prévues. La poignée, la hauteur, l’ouverture et la densité du tressage modifient la façon dont il se porte et se range. Le panier traditionnel peut rester proche d’une forme connue, tandis qu’une version contemporaine joue davantage sur les proportions, les ajours ou l’association de plusieurs teintes d’osier. Dans tous les cas, l’objet doit conserver un équilibre entre fonction et expression de la matière.

L’atelier présente aussi des objets de décoration. La vannerie peut alors prendre une place différente dans un intérieur : elle apporte une texture, une structure et un relief qui se voient même lorsque l’objet ne sert pas à transporter ou à ranger. Une forme tressée peut accompagner un meuble, organiser un espace ou devenir un élément autonome. Les couleurs de l’osier donnent une gamme discrète, tandis que les croisements, les courbes et les volumes attirent le regard. La pièce reste légère visuellement, mais son dessin repose sur une construction précise.

Les créations utilitaires et décoratives ne sont pas opposées. Un objet quotidien peut être conçu avec autant de soin qu’une pièce destinée à être regardée. Une corbeille, un rangement ou un panier doit répondre à un geste répété, tout en conservant une qualité de ligne et de finition. Les derniers brins sont ajustés à la main pour que la bordure soit nette et que les extrémités soient correctement intégrées. La finition ne masque pas le tressage : elle termine la structure et confirme la relation entre le choix de la matière et l’usage de l’objet.

Dim’Osier réalise également des projets personnalisés. Une demande sur mesure peut partir d’une idée, d’une dimension, d’un emplacement ou d’un besoin de rangement. Le dialogue permet de préciser la forme, la capacité, la teinte, la prise en main et le niveau d’ouverture souhaité. Un objet destiné à un meuble existant doit s’insérer dans ses proportions ; une pièce pensée pour un usage extérieur doit être étudiée en fonction de son environnement ; une création décorative peut donner davantage de place au volume et au rythme du tressage. Chaque projet est conçu en collaboration avec la personne qui le commande, ce qui permet d’adapter la fabrication au contexte réel.

La matière cultivée sur place rend cette personnalisation concrète. Le choix ne porte pas uniquement sur une couleur affichée dans un catalogue. Il peut tenir compte de la variété, de la longueur des brins et de leur comportement au moment du travail. Les différences naturelles entre les pousses donnent à la pièce un aspect vivant. Deux objets de même modèle peuvent donc présenter de légères variations dans les tons, les lignes et la surface tressée. Ces écarts font partie de la fabrication manuelle et donnent à chaque réalisation son caractère propre.

L’osier permet de passer d’une fibre souple à une structure stable. Le vannier construit cette stabilité par la disposition des montants, la succession des croisements et le resserrement progressif de la paroi. La forme apparaît sans être découpée dans une plaque : elle naît d’un assemblage de brins qui se soutiennent les uns les autres. Le fond porte la construction, les côtés donnent le volume et la bordure maintient l’extrémité du tressage. La finition vérifie la cohérence de l’ensemble et apporte les dernières corrections nécessaires à la pièce.

Le travail de Dimitri met aussi en valeur le temps long de la matière végétale. Entre la pousse dans les champs et l’objet terminé, plusieurs décisions se succèdent : suivre la culture, choisir le moment de la coupe, sélectionner les longueurs, puis adapter le tressage à la fibre. Cette continuité explique l’importance accordée aux objets naturels et durables dans la démarche de Dim’Osier. La vannerie donne une fonction à une matière renouvelable tout en conservant une trace de son origine dans ses teintes et sa texture.

La transmission complète l’activité de création. Dim’Osier propose des stages d’initiation et des ateliers destinés à approfondir les connaissances en vannerie. Ces formats permettent de découvrir la relation entre l’humidité, la souplesse et le geste, puis d’apprendre à construire une forme avec des brins réels. Une personne débutante peut se familiariser avec la préparation de la matière, le démarrage d’un fond, la montée des côtés et la finition d’un bord. Une personne ayant déjà pratiqué peut travailler une méthode de tressage ou chercher davantage de régularité dans une forme.

Un atelier de vannerie fait comprendre que la technique ne se résume pas à croiser des brins. Il faut sélectionner la matière, la positionner, la maintenir et corriger la géométrie au fur et à mesure. Les mains apprennent à sentir une fibre trop sèche, à accompagner une courbe et à répartir la tension. Le regard contrôle les alignements, tandis que le projet impose ses dimensions et son usage. La transmission de ces gestes donne une place active au participant et l’aide à comprendre pourquoi chaque étape compte dans l’équilibre de l’objet.

À Saint-Germain-du-Bois, Dim’Osier réunit ainsi culture de l’osier, formation professionnelle et fabrication manuelle. Dimitri Bolzonella travaille une matière issue de ses propres champs et choisit parmi environ 150 variétés pour créer des paniers, des objets utilitaires, des pièces décoratives et des réalisations personnalisées. La pousse, la coupe, le tressage et la finition forment une même chaîne de savoir-faire. Les stages prolongent cette pratique en ouvrant les gestes de la vannerie à celles et ceux qui souhaitent la découvrir ou l’approfondir. Chaque pièce conserve la légèreté de l’osier, la précision de la main et les nuances naturelles d’un matériau cultivé avant d’être façonné.

Traçabilité

Sources de cette fiche

Chaque notice indique précisément l’information qu’elle soutient et la date à laquelle elle a été consultée.

  1. Organisme professionnel site-officiel

    Dim'Osier — Artisan vannier (site externe)

    Organisme : Dim'Osier — Dimitri Bolzonella

    Fait soutenu
    Le site officiel présente Dimitri Bolzonella comme artisan vannier à Saint-Germain-du-Bois, ses créations en osier faites à la main, ses paniers et objets utilitaires ou décoratifs, le sur-mesure et les stages.
    Consultée le
    10 septembre 2026

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