Atelier & professionnel

Étoile de verre, créations en verre fusionné à Laroque-des-Albères

Laroque-des-Albères

Activité confirmée active

Informations centrales vérifiées le 10 septembre 2026

À Laroque-des-Albères, dans les Pyrénées-Orientales, Céline Chanclud crée des objets en verre fusionné sous le nom d’Étoile de verre. Son atelier associe une activité de fabrication, un espace de présentation et une relation directe avec le public. Les créations se répartissent entre arts de la table, décoration intérieure, bijoux et luminaires. Elles ont en commun une matière transparente, colorée et sensible aux variations de lumière. Chaque pièce est réalisée à la main et conserve une part de la réaction du verre pendant la cuisson.

Le parcours de Céline Chanclud a commencé par plusieurs formations au vitrail au plomb. Elle s’est ensuite tournée vers le fusing, une technique qui correspondait davantage à sa manière d’explorer la couleur, les textures et les formes. Son premier atelier a été créé en région parisienne à la fin de 2011, avant son installation à Laroque-des-Albères un an plus tard. Ce changement de lieu a accompagné le développement d’un atelier-boutique dans un village catalan proche de la frontière espagnole. L’espace réunit la fabrication, la présentation des pièces et l’accueil des visiteurs.

Le fusing, ou verre fusionné, repose sur la superposition de plusieurs couches de verre à froid. Les morceaux sont choisis, découpés et disposés afin de construire une composition. La matière peut être transparente, opaque, colorée ou texturée. Une fois le montage préparé, l’ensemble est placé dans un four spécifique. La chaleur amène les couches à se réunir et à former une pièce homogène. La cuisson suit une courbe avec des paliers précis, puis un refroidissement progressif. Ces étapes demandent de la patience et une attention constante aux risques de dévitrification et de choc thermique.

La préparation de la pièce commence bien avant l’allumage du four. Le dessin doit tenir compte de la manière dont le verre va se comporter lorsqu’il sera chauffé. Une ligne peut se resserrer, une inclusion peut modifier la transparence et une différence d’épaisseur peut changer l’équilibre de la cuisson. La composition est donc pensée comme un ensemble de couches et de relations entre les matières. Les couleurs ne sont pas juxtaposées au hasard : leur proximité, leur densité et la lumière qu’elles laisseront passer participent à l’aspect final.

Le travail de Céline Chanclud s’inspire des formes et des textures de la nature. Une courbe peut évoquer une feuille, une eau calme, une pierre polie ou une coquille sans chercher à reproduire fidèlement un élément naturel. Le verre devient un moyen de retenir une sensation, un rythme ou une organisation de surface. Les inclusions ajoutent une profondeur particulière. Elles peuvent rester discrètes dans une pièce épurée ou devenir un détail visible qui attire le regard lorsqu’il se déplace.

La transparence joue sur plusieurs niveaux. Certaines zones laissent traverser la lumière, d’autres la filtrent ou la renvoient. Un verre plus dense donne de la présence à une forme, tandis qu’une partie claire ouvre une respiration dans la composition. Les surfaces texturées déforment parfois les contours situés derrière elles. Le résultat évolue avec l’éclairage naturel, une lampe voisine ou la position de la personne qui observe. Une coupelle peut donc paraître différente le matin et le soir, même si elle reste au même endroit.

Les arts de la table occupent une place visible dans la gamme d’Étoile de verre. Coupelles à bijoux, porte-savons, saladiers, plats, assiettes et plateaux apéritifs donnent au verre une relation directe avec l’usage. Le dessin doit rester compatible avec la forme de l’objet et avec la manière dont il sera posé ou manipulé. Un saladier ne se regarde pas comme un petit plateau. Une assiette peut privilégier un motif central, tandis qu’une coupelle fait davantage apparaître les bords, les reliefs et les transparences.

Ces objets conservent une dimension décorative. Une pièce destinée à la table peut rester visible entre deux usages et participer à l’atmosphère d’une cuisine, d’une salle à manger ou d’une pièce de réception. La couleur et les inclusions prennent une place différente selon le fond sur lequel l’objet est posé. Une surface claire souligne les nuances, alors qu’un support plus sombre renforce les contrastes. La forme travaillée au four garde une douceur particulière, avec des contours qui témoignent de la fusion des couches.

La collection de verre craquelé ouvre une autre voie. Les formes y sont présentées comme épurées et organiques, avec une surface dont les lignes et les fractures décoratives modifient la perception. Le craquelé peut apporter un rythme à une pièce sans ajouter un motif dessiné de manière conventionnelle. La lumière circule entre les zones plus ouvertes et les parties plus denses. Ce type de décor s’accorde avec des intérieurs variés parce qu’il ne dépend pas d’une image figurative unique.

Les bijoux utilisent le verre comme une matière qui peut être observée de très près. Un cabochon, une bague, un bracelet ou un collier montre les inclusions, les reflets et les différences d’épaisseur à une échelle réduite. La création demande alors de choisir une composition lisible dans un petit volume. Le verre peut rappeler une pierre par sa profondeur et ses éclats, mais il conserve son identité de matière fusionnée. La monture et le volume du bijou doivent accompagner cette présence sans la masquer.

Les luminaires prolongent la relation entre verre et lumière. Une pièce destinée à éclairer un intérieur doit fonctionner lorsqu’elle est allumée, tout en conservant une silhouette équilibrée lorsqu’elle est éteinte. La transparence, la couleur et les reliefs modifient la diffusion autour de la lampe. Une surface plus opaque concentre la présence de la forme ; une zone claire laisse la lumière se prolonger. Le dessin doit aussi prendre en compte le volume de l’objet, la direction de l’éclairage et la place du luminaire dans la pièce.

Le thermoformage permet de donner une forme ou un relief supplémentaire à une pièce déjà fusionnée. Après une première cuisson, le verre peut être posé sur un moule réfractaire. Une nouvelle montée en température lui permet d’épouser la forme et la texture du moule. Cette étape élargit les possibilités du fusing. Une surface plane peut devenir une coupelle, un volume plus creusé ou une forme qui se tient différemment dans l’espace. La cuisson doit alors être adaptée au résultat recherché, avec un temps de recuisson et de refroidissement qui préservent la pièce.

La relation entre relief et transparence apporte une dimension tactile au verre. Un bord relevé capte une ombre, une courbe modifie le trajet de la lumière et une texture introduit un contraste entre des zones lisses et des parties plus présentes. Les objets restent délicats à regarder, mais leur fabrication repose sur une suite d’opérations précises. Il faut préparer le support, choisir le moule, disposer les couches, programmer les paliers puis laisser le verre refroidir suffisamment avant de le sortir du four.

Les pièces uniques occupent une place centrale dans cette pratique. Même lorsqu’une famille de formes ou de couleurs est reprise, les variations de matière et de cuisson donnent à chaque objet une apparence propre. Une inclusion peut se déplacer légèrement, une nuance peut gagner en intensité et une bordure peut prendre une courbe différente. Ces écarts ne sont pas des défauts à uniformiser. Ils rappellent le caractère artisanal du travail et donnent à l’objet son identité.

La conception peut aussi répondre à une demande particulière. Un projet de décoration intérieure peut chercher une gamme de teintes, une dimension ou une relation précise avec un meuble et une lumière. Un bijou demande une échelle et un équilibre différents d’un plat. Un luminaire doit se coordonner avec l’espace qui le reçoit. Céline Chanclud s’appuie alors sur les possibilités du verre fusionné pour ajuster la forme, les couches, les inclusions et la finition. Le sur-mesure reste lié à la matière : il ne s’agit pas de reproduire mécaniquement une image, mais de l’adapter à un procédé de cuisson.

L’atelier conserve une dimension de transmission. La présentation du fusing permet de comprendre la différence entre le verre préparé à froid, la fusion au four et le thermoformage. Observer ces étapes aide à saisir le rôle du temps et de la température. Une création achevée ne montre pas toujours les essais, les ajustements et les cuissons nécessaires pour obtenir une surface régulière ou un relief équilibré. La découverte du métier passe donc par le regard porté sur la matière avant, pendant et après sa transformation.

À Laroque-des-Albères, Étoile de verre fait dialoguer la pratique du verrier, la couleur et la lumière. Les coupelles, assiettes, plats, saladiers, porte-savons, bijoux, luminaires et pièces décoratives partent de couches de verre choisies avec précision, puis réunies par la chaleur. Le fusing et le thermoformage permettent de travailler la transparence, les inclusions, les textures et les reliefs. L’inspiration naturelle de Céline Chanclud se traduit par des courbes et des rythmes plutôt que par des copies littérales. Chaque objet devient ainsi une rencontre entre un dessin, une cuisson et la matière qui révèle ses propres nuances.

Traçabilité

Sources de cette fiche

Chaque notice indique précisément l’information qu’elle soutient et la date à laquelle elle a été consultée.

  1. Organisme professionnel site-officiel

    Étoile de verre — atelier de fusing (site externe)

    Organisme : Céline Chanclud — Étoile de verre

    Fait soutenu
    Le site officiel présente l’atelier à Laroque-des-Albères, le verre fusionné et trois univers de créations : luminaires, pièces décoratives et bijoux en verre fusionné.
    Consultée le
    10 septembre 2026

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