Atelier & professionnel

Forme contre forme, reliure et objets en papier à Bordeaux

Bordeaux

Activité confirmée active

Informations centrales vérifiées le 10 septembre 2026

À Bordeaux, Alexandrine Thore dirige l’atelier Forme contre forme, un espace consacré à la métamorphose du papier et du carton. Son travail associe création graphique, impression artisanale, reliure contemporaine, cartonnage et papeterie fine. Carnets, cartes, faire-part, coffrets, éditions, objets décoratifs et structures de présentation naissent d’une réflexion sur la matière, le format et le geste. Le papier peut être imprimé, plié, cousu, contrecollé, rembordé ou transformé en volume ; le carton apporte une structure, tandis que la toile, le liège, le cuir ou d’autres revêtements construisent une surface et une relation au toucher.

La marqueterie de papier et de toile constitue un fil conducteur de l’atelier. Des fragments sont découpés, assemblés et posés afin de composer un motif, une alternance de couleurs ou une géométrie. La précision de la découpe influe sur la netteté des raccords, mais la réussite dépend aussi du choix des textures et de la manière dont elles réagissent à la lumière. Un papier mat ne renvoie pas les mêmes reflets qu’une toile ou qu’un revêtement de liège. Une composition peut rester discrète et jouer sur les nuances, ou devenir un décor plus affirmé pour une couverture, une boîte ou un objet destiné à être présenté.

La reliure contemporaine donne au livre une forme protectrice et une identité visuelle. Les cahiers sont assemblés, cousus ou structurés selon le projet, puis la couverture est préparée et habillée. Le choix du papier, de la toile et du mode de couture tient compte de l’épaisseur, de l’ouverture et de la fréquence d’utilisation. Un carnet destiné à être manipulé tous les jours doit rester agréable à ouvrir et suffisamment résistant. Une édition artistique peut privilégier une présence plus délicate, un décor particulier ou une construction qui accompagne le contenu. Le travail relie ainsi la fonction du livre à la qualité de son enveloppe.

Les carnets faits main occupent une place dans la production de Forme contre forme. Chaque exemplaire peut associer un papier intérieur choisi pour son grain et sa tenue à une couverture en toile, en liège ou dans une autre matière adaptée. La couture donne sa souplesse au volume et permet de comprendre la structure lorsque le carnet s’ouvre. Les pages doivent rester alignées, les angles nets et le dos suffisamment souple pour accompagner les mouvements. Une couverture peut recevoir une marqueterie, une dorure à chaud ou un décor imprimé, selon l’intention du projet.

Le cartonnage permet de créer des boîtes, des coffrets et des structures d’écrin. La construction commence par des cartons découpés avec précision, puis les différentes parties sont assemblées, articulées et recouvertes. Les angles, les charnières, les épaisseurs et les jeux d’ouverture doivent être calculés pour que l’objet reste stable et agréable à utiliser. Un coffret peut protéger une édition, une œuvre ou un ensemble de petits objets ; il peut aussi devenir une pièce de présentation dont l’ouverture organise la découverte. Le revêtement choisi donne au volume sa couleur, son toucher et sa résistance visuelle.

Le portefeuille à quatre rabats illustre cette recherche autour de la protection et de la présentation. Sa structure rigide enveloppe un livre ou un objet par quatre parties articulées qui se déploient progressivement. Les dimensions sont adaptées à l’ouvrage, l’épaisseur des cartons est choisie pour obtenir un maintien sûr et les rabats sont ajustés pour éviter les contraintes. Le rembordage à la main recouvre la structure et accompagne les articulations. La construction devient une architecture discrète, conçue pour conserver l’objet tout en rendant son ouverture fluide.

Les boîtes de rangement ouvertes répondent à d’autres usages. Elles peuvent accueillir des cartes, des affiches, des cadres, des vinyles ou des accessoires de bureau. Leur forme peut être droite, biseautée, compartimentée ou organisée sur plusieurs niveaux. Le carton rigide apporte la stabilité, tandis que le revêtement et les finitions permettent d’intégrer l’objet dans un intérieur ou une vitrine. Les proportions sont définies en fonction de ce qui doit être rangé ou montré. Les angles, la rigidité, l’équilibre et la facilité d’accès sont étudiés ensemble pour que le rangement reste pratique sans perdre sa qualité d’objet.

La papeterie fine s’adresse aux projets professionnels comme aux moments de vie. Cartes de visite, papier à en-tête, enveloppes, chemises de présentation et organiseurs de bureau peuvent être conçus selon une identité visuelle et une utilisation précises. Pour un mariage, une naissance, un baptême ou un anniversaire, les faire-part, cartes de remerciement, livres d’or et albums souvenirs peuvent former un ensemble cohérent. La matière, la typographie, la couleur et la finition sont choisies pour que chaque support accompagne l’événement sans se réduire à une impression standard.

L’impression letterpress apporte une présence particulière au papier. La presse exerce une pression qui peut laisser une empreinte légère dans la feuille et donne aux caractères ou aux motifs un relief perceptible. La composition doit tenir compte du format, de l’encrage et des possibilités de la presse. Une carte peut jouer sur une couleur unique, une superposition, une dorure ou un contraste entre une zone imprimée et une zone laissée blanche. Le choix du papier renforce l’effet : un grain marqué accueille l’empreinte différemment d’une surface plus lisse.

La risographie ouvre une autre voie pour les images et les éditions. Cette technique permet de travailler les couleurs par couches et d’obtenir des superpositions qui créent des transparences, des décalages ou des mélanges inattendus. La préparation du visuel, le choix des encres et l’ordre des passages influencent le résultat. Une image peut être pensée pour profiter de l’irrégularité propre à l’impression artisanale plutôt que de chercher une uniformité industrielle. La risographie s’intègre ainsi à des projets graphiques, des éditions et des objets imprimés façonnés ensuite à l’atelier.

La dorure à chaud ajoute une lumière et un relief à une couverture, une carte ou un coffret. Le motif est transféré sur le support sous l’effet de la chaleur et de la pression. La position, la netteté, la matière et le contraste avec le fond doivent être anticipés. Une dorure peut souligner un titre, encadrer une composition ou devenir un motif autonome. Sur une toile, un papier ou un revêtement de liège, le rendu varie selon la texture et l’épaisseur. Le choix du décor participe donc à la construction de l’objet autant que la couleur ou la forme.

La conception graphique fait partie du parcours proposé par Alexandrine Thore. Un projet peut commencer par une identité visuelle, une illustration scientifique, un support imprimé ou l’envie de donner une forme matérielle à une idée. Le dessin et la mise en page sont ensuite pensés avec les contraintes de la fabrication : pli, découpe, couture, épaisseur, format et finition. Cette continuité permet de ne pas séparer l’image de l’objet. Une couverture, un coffret ou une papeterie devient le résultat d’un dialogue entre composition graphique, matière et usage.

Les commandes sur mesure peuvent prendre la forme d’une pièce unique, d’une petite série ou d’une série plus importante selon le projet. Les quantités influencent l’organisation, mais chaque étape conserve ses exigences : préparation des cartons, choix des papiers, impression, assemblage et contrôle des finitions. Une série ne doit pas effacer les différences de matière qui donnent au travail artisanal sa présence. L’atelier adapte les procédés à la destination des objets, qu’il s’agisse d’une édition, d’un support professionnel, d’un coffret ou d’un objet décoratif.

Le choix des matières participe à la durabilité et à l’identité des réalisations. Les papiers sont sélectionnés pour leur texture, leur tenue et leur compatibilité avec l’impression ou le façonnage. Les cartons doivent offrir une rigidité adaptée à la structure. Les toiles de reliure, le liège, le cuir ou les matières alternatives peuvent modifier le toucher et l’aspect final. Une association de plusieurs surfaces crée des contrastes, mais elle demande aussi de prévoir les épaisseurs et les jonctions. La matière n’est donc pas une simple finition : elle intervient dès la conception et accompagne l’usage de l’objet.

Forme contre forme propose également des ateliers d’artisanat ouverts aux particuliers et aux professionnels. La transmission peut porter sur la découverte du papier, la reliure, le cartonnage ou les techniques d’impression. Manipuler les matériaux permet de comprendre la différence entre un pli, une coupe, un contrecollage et une couture. La personne qui apprend découvre aussi l’importance de la préparation : un patron juste, un bord propre et une colle adaptée conditionnent la qualité du montage. L’atelier devient un lieu où le geste est partagé autant que le résultat.

L’organisation de l’espace rassemble plusieurs outils qui correspondent à ces pratiques : table de découpe, presse à dorer, machine à coudre, encolleuse, massicot, presse typographique et équipements de risographie. Chaque outil intervient à un moment différent et impose sa propre manière de préparer le support. Le massicot assure une coupe droite, la presse donne une empreinte, l’encolleuse répartit la matière et la machine à coudre construit la cohésion d’un carnet. Leur association permet de passer du papier plat à un objet structuré sans perdre la trace du travail manuel.

À Bordeaux, Alexandrine Thore fait de Forme contre forme un atelier où le papier et le carton changent d’échelle et de fonction. Une feuille peut devenir une carte imprimée, une couverture cousue, une marqueterie, un coffret ou une structure protectrice. Le letterpress, la risographie, la dorure à chaud, la reliure et le cartonnage s’articulent autour de projets précis, pensés pour être lus, manipulés, rangés ou présentés. Le geste artisanal donne au papier une présence durable, tandis que la conception graphique organise les couleurs, les rythmes et les usages de chaque création.

Traçabilité

Sources de cette fiche

Chaque notice indique précisément l’information qu’elle soutient et la date à laquelle elle a été consultée.

  1. Organisme professionnel site-officiel

    Forme contre forme — Atelier artisanal autour de la reliure et du cartonnage (site externe)

    Organisme : Forme contre forme — Alexandrine Thore

    Fait soutenu
    Le site officiel présente Alexandrine Thore, l’atelier Forme contre forme à Bordeaux, la création graphique, l’impression letterpress et risographie, la reliure contemporaine, le cartonnage, la marqueterie de papier et de toile, les carnets, boîtes, coffrets et ateliers d’artisanat.
    Consultée le
    10 septembre 2026

Vous représentez cet atelier ou vous avez repéré une erreur ?

Revendiquer la ficheSignaler une correction