À Andrésy, dans les Yvelines, Géraldine Pouzet crée des luminaires en Tyvek, une matière synthétique légère et résistante qu’elle travaille à la main. Son approche repose sur un dialogue entre la matière, le geste et la lumière. Le Tyvek se situe visuellement entre le papier et le textile, mais il offre une possibilité de transformation différente : il peut être plié, froissé et sculpté à la chaleur. Ces gestes donnent naissance à des volumes souples dans leur inspiration, mais suffisamment structurés pour devenir des objets lumineux. Chaque pièce porte ainsi la trace de sa fabrication et de la manière dont la matière a été conduite.
Le travail de Géraldine Pouzet s’éloigne d’une conception purement technique du luminaire. Les objets sont imaginés comme des sculptures de lumière, destinées à modifier l’atmosphère d’un intérieur autant qu’à l’éclairer. La matière laisse passer la lumière, la filtre et fait apparaître des nuances d’ombre et de transparence. Lorsque le luminaire est éteint, son volume et sa texture restent présents dans la pièce. Une fois allumé, il devient un point de concentration qui révèle les plis, les creux et les irrégularités du Tyvek. Cette double lecture permet d’intégrer la lumière à un décor sans réduire l’objet à sa seule fonction d’éclairage.
Les formes développées dans l’atelier sont libres et organiques. Elles puisent leur inspiration dans le végétal et le minéral, sans chercher à reproduire un élément naturel de manière littérale. Une ligne peut rappeler une feuille, une pierre ou une enveloppe, tandis que la lumière apporte une profondeur nouvelle à la silhouette. Le travail se construit par étapes : la matière est d’abord observée, puis pliée, froissée ou chauffée pour faire apparaître un volume. La forme finale dépend de la relation entre la main, la résistance du matériau et l’effet lumineux souhaité. Cette manière de procéder explique la singularité de chaque réalisation et la place déterminante accordée au geste.
Les créations comprennent plusieurs familles de luminaires. Les lampes à poser apportent un éclairage ponctuel sur une console, une table ou un meuble. Leur présence peut être discrète lorsque la lumière est éteinte, puis devenir plus expressive le soir grâce aux effets de transparence. Les appliques prennent place sur un mur et associent la diffusion lumineuse à une présence décorative verticale. Elles peuvent accompagner une circulation, un espace de repos ou un ensemble mobilier, en fonction de la composition de la pièce. Les suspensions interviennent dans le volume général d’un intérieur : placées au-dessus d’une table, dans un séjour ou dans un espace professionnel, elles contribuent à organiser le regard et la lumière.
L’atelier propose également des lampes nomades. Cette famille répond à un usage plus mobile, lorsque l’éclairage doit pouvoir accompagner différents moments ou différents espaces. Le caractère nomade ne change pas l’importance accordée à la forme : l’objet reste conçu comme une sculpture lumineuse, avec une attention portée à la matière et à l’ombre. Parmi les modèles présentés figurent la suspension Cloudy XL et un modèle nommé Léonie ; l’offre comprend aussi des lampes à poser, des appliques, des suspensions et des lampes nomades. Ces noms donnent des repères pour échanger sur un univers, mais le choix final dépend toujours du lieu et de l’effet recherché.
Le Tyvek permet d’explorer une esthétique à la fois épurée et expressive. Sa légèreté visuelle peut convenir à un intérieur qui cherche une présence lumineuse aérienne, tandis que les plis et les froissements donnent du relief à une décoration plus minérale ou plus architecturée. La lumière rend perceptibles les variations de surface et crée une ambiance qui évolue selon le moment de la journée. Un même objet peut donc produire une impression différente en lumière naturelle et en éclairage du soir. Cette capacité à changer de caractère constitue l’un des intérêts du matériau et explique son rôle central dans la démarche de la créatrice.
Chaque luminaire est entièrement réalisé à la main. La pièce n’est pas issue d’une production uniforme : elle résulte d’une succession de décisions prises pendant le façonnage, de la manière de plier le Tyvek jusqu’à l’intensité donnée au relief. Les différences de surface qui peuvent apparaître d’un objet à l’autre appartiennent à cette fabrication artisanale. Elles ne sont pas un défaut à masquer, mais la conséquence visible d’une matière conduite par le geste. Pour une personne qui recherche un objet identique à un modèle industriel, cette singularité demande d’être comprise ; pour un projet d’aménagement sensible à la matière, elle apporte au contraire une présence plus personnelle.
Géraldine Pouzet travaille aussi sur des projets personnalisés et conseille les particuliers comme les professionnels. Une étude peut partir d’un besoin d’éclairage, d’une ambiance, d’un volume disponible ou d’une association entre plusieurs catégories de luminaires. Les professionnels de la décoration peuvent présenter les contraintes d’un aménagement et préciser la place de la lumière dans l’ensemble. Un particulier peut décrire la pièce concernée, la hauteur disponible, les usages attendus et les formes qu’il aime. Ces éléments aident à orienter le choix entre une lampe à poser, une applique, une suspension ou une lampe nomade, sans perdre le lien avec la matière et la poésie des volumes.
Une prise de contact permet d’échanger sur un modèle, un projet ou une demande de conseil. Il est utile de préciser si l’éclairage doit être principal, d’appoint ou décoratif, et de joindre les dimensions générales du lieu lorsque la création doit s’intégrer à un aménagement. Les créations de Géraldine Pouzet s’adressent à celles et ceux qui souhaitent faire entrer dans leur intérieur une lumière douce, une silhouette organique et une matière travaillée au rythme de la main. À Andrésy, son atelier développe ainsi un univers cohérent où le Tyvek devient volume, où le volume devient luminaire et où la lumière révèle progressivement le caractère de chaque pièce.