Atelier & professionnel

Grace Ceramics, céramique artisanale de Salomé Fechter à Wilwisheim

Wilwisheim

Activité confirmée active

Informations centrales vérifiées le 10 septembre 2026

À Wilwisheim, dans le Bas-Rhin, Salomé Fechter façonne des pièces en grès et en porcelaine au sein de Grace Ceramics. La jeune maison alsacienne, créée en 2023, associe objets pour la table, éléments de décoration, commandes personnalisées et ateliers de poterie. Tasses, bols, assiettes, plats, vases, lampes et veilleuses sont modelés à la main dans un petit atelier où chaque pièce suit un parcours complet, du premier contact avec la terre jusqu’aux cuissons et à l’émaillage. Les variations de couleur et de texture ne sont pas gommées : elles témoignent de la matière et donnent à chaque objet sa singularité.

Le projet de Grace Ceramics est né dans un village alsacien alors que Salomé était encore étudiante. Elle avait vingt et un ans lorsqu’elle a décidé de créer une activité à son image, avec l’envie de fabriquer quelque chose de ses mains et de l’ancrer dans son quotidien. La céramique lui permet de réunir un intérêt ancien pour le dessin, les pinceaux et les couleurs avec une recherche d’objets utiles. La maison ne sépare donc pas l’art de la vie courante : une tasse, une assiette ou un petit plat devient une présence qui accompagne un repas, un matin ou un moment partagé.

Les collections puisent dans des images et des sensations personnelles. Un voyage, un coucher de soleil, un mot auquel on tient, la dentelle d’une grand-mère ou une texture rencontrée sur un chemin peuvent devenir le point de départ d’une forme ou d’un décor. Salomé photographie les lumières, les reliefs et les scènes simples qui retiennent son attention. Ces images jouent le rôle d’un carnet visuel pour ses recherches. Elles l’aident à garder la trace d’une atmosphère, puis à la traduire par une surface, une couleur ou une silhouette en terre.

Le grès et la porcelaine sont les deux terres principales de l’atelier. Le grès apporte une présence minérale et une bonne tenue après une cuisson à haute température. Il se prête aux bols, aux assiettes, aux plats et aux objets dont la surface peut garder une texture visible. La porcelaine offre une matière plus fine et une lumière différente. Elle convient notamment à des pièces où la finesse de la paroi, la blancheur ou la translucidité relative participent à l’effet recherché. Le choix entre ces deux terres dépend du volume, de l’usage, du décor et du résultat attendu après le passage au four.

Le modelage constitue le cœur de la fabrication. La terre est préparée puis travaillée à la main pour faire monter une paroi, ouvrir une forme, adoucir une courbe ou ajouter un détail. Le geste peut rester perceptible dans une légère différence de surface ou dans une silhouette qui ne se répète jamais exactement. Le modelage demande de surveiller l’épaisseur et les raccords, car une variation trop brusque peut créer une tension pendant le séchage ou la cuisson. L’artisane accompagne ainsi la matière plutôt qu’elle ne cherche à lui imposer une régularité industrielle.

Après le façonnage, les pièces sèchent plusieurs jours à l’air libre. Cette attente fait partie du travail : l’eau quitte progressivement l’argile et la forme devient assez stable pour recevoir les opérations suivantes. Un séchage trop rapide peut provoquer des fissures ou des déformations, surtout autour des anses, des bords et des zones où plusieurs éléments se rejoignent. Salomé nettoie ensuite les pièces sèches avant de les placer dans le four pour la première cuisson, appelée cuisson de dégourdi. Le volume devient alors plus solide tout en restant prêt à recevoir l’émail.

La première cuisson est annoncée à environ 980 degrés pendant douze heures. Elle transforme la terre crue en un support dur et poreux. Cette étape ne donne pas encore à l’objet son aspect final, mais elle fixe la forme et permet de préparer la surface. Les pièces sont contrôlées, débarrassées des poussières et examinées avant l’application de l’émail. Le moindre relief ou la moindre irrégularité peut modifier la manière dont la couche se répartira. Le travail de préparation compte donc autant que le choix de la couleur.

L’émaillage apporte la couleur et modifie le toucher visuel de la céramique. Grace Ceramics utilise une technique par trempage : la pièce est maintenue avec un outil adapté puis plongée dans un bain d’émail. L’épaisseur déposée, le temps d’immersion et la façon dont la matière s’écoule influencent la surface qui apparaîtra après la seconde cuisson. Une même famille de couleurs peut ainsi révéler des nuances différentes selon la forme, les angles, les creux et la terre choisie. Les émaux alimentaires utilisés pour les pièces concernées sont présentés comme compatibles avec le four, le lave-vaisselle et le micro-ondes.

La cuisson d’émail est la dernière grande étape du parcours. Elle est annoncée à environ 1 280 degrés et se déroule sur une durée de vingt-quatre heures, le temps que la température monte puis redescende progressivement. L’émail et la terre se rapprochent, fusionnent et se stabilisent. La couleur qui semblait mate ou discrète avant le four peut devenir plus profonde, plus brillante ou plus nuancée. À l’ouverture, Salomé découvre les effets produits par la relation entre la composition de l’émail, la forme, l’épaisseur et la chaleur. Le résultat conserve une part de surprise sans être séparé de la préparation qui l’a rendu possible.

Les neuf collections de Grace Ceramics s’organisent autour de formes, de matières et d’ambiances distinctes. Bon Cœur, Mots Doux, Éclat, Terra, Bleue, Dentelle, Mémoire, Singulière et Veilleuse composent un vocabulaire où la table et l’espace se répondent. Une tasse peut porter un message ou un motif, une assiette peut faire apparaître une texture, un petit plat peut associer une forme simple à une finition plus expressive, et une veilleuse peut transformer la lumière en présence douce. Les collections gardent un lien avec l’usage : elles sont pensées pour être utilisées et pour s’intégrer dans la vie quotidienne.

La collection Dentelle fait écho à l’une des inspirations familiales de Salomé. Un relief ou une empreinte peut évoquer le textile sans chercher à le reproduire comme une surface plate. La porcelaine ou le grès reçoit alors un motif qui capte les ombres et déplace la lumière sur le bord ou la paroi. La collection Mémoire s’inscrit dans une relation similaire avec le souvenir : l’objet conserve une trace visuelle qui peut se découvrir dans un détail, une teinte ou une irrégularité. Ces références personnelles donnent aux pièces une identité sans les éloigner de leur fonction.

Les créations destinées à la table comprennent des tasses, bols, assiettes, plats et cuillères. Leur conception doit tenir compte de la prise en main, du poids, de l’équilibre et de la relation entre le contenant et ce qu’il accueille. Une anse doit rester agréable à saisir ; un rebord doit guider le geste ; une assiette doit offrir une surface lisible et stable ; un plat doit conjuguer présence et facilité de manipulation. Les émaux alimentaires et les indications d’usage annoncées sur le site accompagnent cette recherche d’objets qui peuvent rejoindre les habitudes domestiques.

Les vases et objets d’espace déplacent la céramique vers la décoration. Un vase peut être regardé avec ou sans fleurs, car sa silhouette et sa surface constituent déjà une composition. Une lampe ou une veilleuse ajoute la question de la diffusion : la porcelaine et les ouvertures modifient la manière dont la lumière traverse ou contourne l’objet. Une forme simple peut prendre une expression différente selon la couleur, le relief et l’éclairage. Grace Ceramics explore ainsi des objets qui ne sont pas seulement posés dans un intérieur, mais qui contribuent à son atmosphère.

Le sur-mesure permet de partir d’un format différent, d’une forme particulière ou d’un mot à graver. L’atelier propose des tasses, bols et assiettes dans la matière et la finition choisies, mais aussi des vases, des objets pour l’espace, des lampes, des veilleuses et des pièces gravées. La demande commence par l’usage, l’occasion, la couleur et le degré de personnalisation souhaité. La forme est ensuite adaptée aux contraintes de la terre et du four. Une pièce gravée doit conserver une inscription lisible sans perdre l’équilibre de sa surface, tandis qu’un vase ou une lampe demande une relation précise entre volume, ouverture et stabilité.

Les collaborations avec des professionnels donnent un autre relief au travail de l’atelier. Grace Ceramics présente une réalisation conçue avec le chocolatier alsacien Daniel Stoffel : une tasse en grès beige, avec un intérieur émaillé orange et un extérieur transparent orné de dessins tracés à la main. L’objet accompagne les chocolats de la marque et relie l’univers visuel du chocolatier au geste de la céramiste. La forme reste un objet du quotidien, mais ses couleurs, son décor et sa matière rendent la collaboration reconnaissable.

Une autre réalisation associe Grace Ceramics à La Papetière. Solaire est une lampe qui réunit la porcelaine et le papier recyclé. Des empreintes de dentelle donnent du relief à la céramique, tandis que les textures du papier modifient le passage de la lumière. Le projet fait dialoguer deux matières et deux savoir-faire sans les confondre. La porcelaine porte la chaleur et la délicatesse de la lampe ; le papier apporte une surface et une transparence variables. Chaque objet devient ainsi une rencontre entre un volume façonné et un matériau qui a déjà vécu une première transformation.

Les séries spéciales sont conçues avec la même attention que les pièces uniques. Une demande professionnelle peut porter sur une forme, une couleur, une identité visuelle ou un usage précis. Le nombre de pièces n’efface pas la fabrication manuelle : chaque exemplaire passe par le modelage, le séchage, les cuissons et l’émaillage. Des différences légères peuvent apparaître d’une pièce à l’autre. Elles font partie du caractère de la céramique artisanale et rendent visible la main qui a façonné les volumes.

Les ateliers de poterie ouvrent l’espace de travail à des personnes qui souhaitent découvrir le modelage. Chaque séance peut suivre une thématique différente et inviter à créer un bol, une tasse, une petite forme ou une idée personnelle. Aucun apprentissage préalable n’est nécessaire. Salomé accompagne les participants dans la découverte de la terre, des outils et des gestes de base. La pièce façonnée pendant la séance est ensuite émaillée et cuite à l’atelier, ce qui permet de comprendre la transformation complète d’un objet et d’en retrouver la trace après les deux cuissons.

Les séances peuvent être organisées en solo, en groupe ou dans le cadre d’une privatisation. Un petit groupe permet de comparer les formes et d’observer les effets produits par des gestes différents. Une personne qui travaille seule peut prendre davantage de temps pour examiner une courbe ou une texture. La privatisation adapte l’expérience à une occasion particulière, tandis que l’atelier libre propose une première rencontre avec la matière. Dans tous les cas, le participant repart avec une pièce qu’il a construite lui-même, après le temps nécessaire au séchage, à l’émaillage et au feu.

Le teambuilding transforme également la poterie en expérience collective. Le matériel, les outils, l’émaillage alimentaire et les cuissons sont prévus dans le cadre annoncé par l’atelier. Les participants peuvent explorer le modelage, imaginer des formes plus élaborées et comparer leurs réalisations. L’accompagnement de Salomé permet de maintenir un fil entre les gestes individuels et la dynamique du groupe. Le contenu peut être pensé autour d’une collection, d’un thème ou de l’univers d’une entreprise, afin que l’activité reste liée au projet de ceux qui la vivent.

La fabrication artisanale apprend à respecter le rythme de la terre. Entre la pièce humide et l’objet prêt à l’usage, plusieurs jours de séchage et deux passages au four sont nécessaires. Le temps ne peut pas être supprimé sans modifier le résultat. Une paroi doit perdre son eau progressivement, l’émail doit être appliqué sur un support préparé et la cuisson doit laisser les transformations se dérouler sans rupture. Cette durée donne aux objets une présence particulière : ils gardent la mémoire d’un geste, d’une attente et d’une ouverture de four.

Le travail de Salomé est aussi lié à la photographie. Elle observe les textures, les ombres et les couleurs avant de les transformer en collections. Une roche, l’écume d’une vague, un coucher de soleil ou une architecture peuvent devenir une association de teintes ou une surface à explorer. Le regard photographique l’aide à ralentir et à isoler un détail que l’on ne remarquerait pas toujours. Dans la céramique, ce détail peut devenir une empreinte, un relief, une finition mate, un émail plus lumineux ou une forme qui évoque un souvenir sans le raconter littéralement.

À Wilwisheim, Grace Ceramics propose une céramique artisanale à la fois utile, décorative et ouverte aux projets personnalisés. Salomé Fechter modèle le grès et la porcelaine, prépare les pièces pour le séchage, réalise les cuissons et applique les émaux qui révèlent les surfaces. Les collections Bon Cœur, Mots Doux, Éclat, Terra, Bleue, Dentelle, Mémoire, Singulière et Veilleuse donnent plusieurs entrées dans son univers. Le sur-mesure et les collaborations prolongent ce travail vers des objets conçus pour un lieu, une marque ou une occasion. Les ateliers de modelage et les séances en groupe transmettent enfin les gestes, depuis la terre souple jusqu’à la pièce cuite, afin que chacun puisse comprendre par la pratique ce que la main et le feu font naître ensemble.

Métiers exercés

Traçabilité

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