À Montolieu, dans l’Aude, Josué développe une œuvre de sculpteur, de plasticien et de fondeur d’art qui associe le bois et le bronze. Son parcours relie la construction, la matière, l’architecture et la création artistique. Après une première activité de charpentier, il a réalisé des projets où la technique et l’art se mêlent, puis il a consacré une partie de son travail à la fonderie d’art. Ses œuvres sont exposées dans son atelier et présentées dans des catégories qui font dialoguer l’art sacré, le bois et le bronze.
Un parcours où la construction rejoint la sculpture
Josué a commencé par la charpente et la construction. Cette expérience donne une place particulière au volume, à l’équilibre et à la relation entre une forme et l’espace qui l’entoure. Son parcours mentionne la construction d’une église orthodoxe recouverte de fresques à Aubazine, en Corrèze, ainsi que la réalisation d’un cloître à Villardonnel, dans l’Aude. Ces projets ne relèvent pas seulement de l’objet isolé : ils impliquent une compréhension de l’architecture, de la matière et du cheminement du regard.
La sculpture prolonge cette expérience en donnant au bois et au bronze une dimension plus personnelle. Le bois conserve une présence organique, avec ses fibres, ses variations et son rapport direct à l’outil. Le bronze permet d’obtenir d’autres volumes, d’autres surfaces et une autre relation à la lumière. En les réunissant, Josué construit des œuvres où la chaleur du bois et la densité du métal se répondent.
Le site présente Josué comme un créateur-fondeur bois et bronze. Cette double identité signifie que la fonte n’est pas une opération séparée de la création. Le métal intervient dans un univers formel où la sculpture, la matière et la spiritualité sont liées. Le travail peut partir d’une idée, d’un volume ou d’une recherche sur la forme, puis se développer dans le choix des matériaux et dans la manière de les assembler.
Une pratique de la fonderie transmise et enseignée
Josué a pratiqué et enseigné son expertise en fonderie d’art pendant plus de vingt ans à Saint-Jean-de-Gonville, dans l’Ain. Cette durée associe la fabrication des œuvres à la transmission des gestes et des connaissances. Enseigner la fonderie suppose de comprendre les étapes, les outils, les températures, les moules, les erreurs possibles et les moyens de corriger une pièce après la coulée.
La fonderie d’art demande de passer d’un modèle à une forme métallique. La cire, le moule, le métal en fusion et les finitions composent une suite de transformations où chaque choix influence le suivant. La préparation d’une œuvre doit tenir compte de ses volumes, de ses zones fines, de ses éventuels creux et de la manière dont les surfaces seront reprises. Le fondeur travaille avec la matière, mais il reste guidé par la forme et par l’intention de l’artiste.
L’expérience d’enseignement nourrit aussi une approche attentive aux détails. Un élève doit comprendre pourquoi une forme est préparée d’une certaine manière, comment un volume peut être rendu creux et comment une surface sera traitée après le refroidissement. Le savoir-faire ne se limite pas à une recette : il repose sur l’observation, la patience, l’anticipation et la capacité à relier la technique à l’expression de l’œuvre.
Le bois et le bronze comme matières complémentaires
Le bois et le bronze possèdent des comportements et des présences différentes. Le bois est directement lié à l’arbre, à la croissance et aux traces de l’outil. Le bronze naît d’une transformation par le feu et la coulée. Il peut conserver une texture, recevoir une patine, refléter la lumière ou prendre une surface sombre et profonde. Leur association crée un contraste entre une matière vivante et une matière fondue.
Une œuvre mixte doit organiser les contacts entre les deux matériaux. Le bois peut servir de support, de volume ou de partie sculptée. Le bronze peut prolonger une forme, souligner une ligne, protéger une zone ou introduire un élément plus dense. Les assemblages doivent être pensés pour que la pièce reste stable et que les transitions soient lisibles. Les différences de surface deviennent alors une composante de la composition.
Le travail du fondeur intervient dans la préparation des éléments métalliques, mais la sculpture ne se réduit pas au bronze. Josué conserve une démarche de plasticien, c’est-à-dire une recherche sur les rapports entre formes, matières et espaces. Une pièce peut être regardée pour son volume, pour la qualité de sa surface, pour le dialogue entre ses matériaux ou pour la charge symbolique qu’elle porte.
Des œuvres entre art sacré et création contemporaine
Le catalogue en ligne distingue une catégorie d’art sacré et une catégorie consacrée au bois et au bronze. Cette organisation révèle deux directions qui se complètent. L’art sacré s’inscrit dans une relation à la spiritualité, aux signes et à la contemplation. Les œuvres en bois et bronze explorent davantage le rapport entre la forme, la matière et l’espace, tout en pouvant conserver une dimension symbolique.
L’œuvre intitulée « Memeau » est présentée dans la catégorie de l’art sacré. Josué explique que cette création part de l’eau et de l’idée que tous les êtres vivants en sont constitués. Il y associe le design et la nature, en cherchant une relation entre une forme créée et un élément qui traverse le vivant. Cette intention donne à l’œuvre un point de départ clairement identifié, sans réduire sa lecture à une seule interprétation.
La série bois et bronze comprend notamment « Partage des eaux », « Délivrance » et « Danse sacrée ». Ces titres ouvrent un vocabulaire lié au mouvement, à la relation et à la spiritualité. Les fiches d’œuvres indiquent les dimensions de plusieurs pièces. « Partage des eaux » mesure 43 centimètres de hauteur, 40 de largeur et 30 de profondeur. « Délivrance » mesure 65 centimètres de hauteur, 26 de largeur et 23 de profondeur. « Danse sacrée » mesure 42 centimètres de hauteur, 30 de largeur et 14 de profondeur.
Ces dimensions donnent une échelle de présentation et permettent d’imaginer la relation entre une sculpture et son espace d’exposition. Elles ne résument pas les œuvres : la matière, les volumes, les assemblages et la lumière construisent aussi leur présence. Une sculpture en bois et bronze peut se regarder de plusieurs côtés, s’approcher pour ses détails ou être observée dans une relation plus globale avec son environnement.
« Partage des eaux » et la présence du volume
« Partage des eaux » est présenté comme une œuvre en bois et bronze. Son titre évoque une circulation, une séparation ou une rencontre autour de l’eau. Les dimensions de 43 par 40 par 30 centimètres situent la pièce dans un format qui permet une observation rapprochée. Le spectateur peut prendre en compte la largeur, la profondeur et la manière dont le bronze accompagne le bois.
Dans une œuvre mixte, les surfaces ne réagissent pas toutes de la même manière. Le bois absorbe ou accroche la lumière selon son grain et son traitement. Le bronze peut la renvoyer sur une arête ou la retenir dans une patine. Les rapports entre les deux matières donnent du rythme à la sculpture. Le titre ajoute une dimension poétique qui invite à considérer la forme comme un passage ou une relation plutôt que comme un volume fermé.
La fabrication d’une telle œuvre suppose de coordonner les éléments. La partie en bronze doit être pensée pour s’assembler avec le bois et pour maintenir la cohérence du volume. Les zones de contact doivent être suffisamment solides et visuellement maîtrisées. Le fondeur et le sculpteur travaillent alors sur une même pièce, avec des gestes différents mais une attention commune à la forme finale.
« Délivrance » et « Danse sacrée »
« Délivrance » est une œuvre en bois et bronze de 65 centimètres de hauteur, 26 de largeur et 23 de profondeur. Son format vertical peut donner une place particulière à l’élévation et au rapport entre la base et la partie supérieure. Le titre évoque une transformation ou un dégagement, tandis que les matériaux introduisent une tension entre la solidité du bois et la densité du métal.
« Danse sacrée » mesure 42 centimètres de hauteur, 30 de largeur et 14 de profondeur. Sa profondeur plus réduite invite à regarder la silhouette et les faces principales de l’œuvre. Le mot danse suggère un mouvement, une articulation ou une variation des lignes. La dimension sacrée relie cette dynamique à une forme de recueillement. Le bois et le bronze peuvent alors porter ensemble une expression qui repose autant sur la structure que sur la symbolique.
Les fiches d’œuvres restent sobres et ne donnent pas de récit fabriqué autour des pièces. Cette retenue laisse la matière et les titres jouer leur rôle. Les dimensions, la catégorie et l’association du bois et du bronze fournissent des repères concrets, tandis que la sculpture conserve une part d’ouverture propre à une œuvre d’art.
Montolieu, atelier et vie artistique
Josué est maintenant installé à Montolieu, commune de l’Aude présentée par son site comme un village du livre et des arts. Ses œuvres sont exposées dans son atelier situé dans la commune. Cette présence lie la création à un lieu où les visiteurs peuvent découvrir des livres, des artistes et des objets d’art. L’atelier devient ainsi un espace de présentation autant qu’un lieu de travail.
Le site indique que Josué participe chaque année à des manifestations artistiques de Montolieu, notamment les Journées Mondiales de l’Art et Aude aux Arts. Ces rendez-vous inscrivent les œuvres dans une vie collective. Le public peut rencontrer une démarche de sculpteur et de fondeur à travers des expositions, des échanges et la découverte des pièces présentées.
Cette implantation prolonge le parcours commencé dans l’Ain. Après avoir pratiqué et enseigné la fonderie d’art pendant plus de vingt ans à Saint-Jean-de-Gonville, Josué poursuit à Montolieu une activité où la création, la matière et la transmission restent liées. Le changement de commune n’efface pas l’expérience acquise ; il ouvre un nouveau contexte pour les œuvres et pour leur rencontre avec le public.
Une sculpture guidée par la matière et la spiritualité
Le parcours de Josué associe plusieurs domaines : la charpente, la construction, la sculpture, la fonderie et la création plastique. Cette pluralité explique la place accordée à la structure, au volume et à la relation entre une œuvre et son espace. Le bois et le bronze sont employés non comme de simples matériaux décoratifs, mais comme des moyens de faire apparaître des formes et des significations différentes.
La spiritualité traverse la présentation de son travail, notamment dans les références à l’art sacré, à l’eau, à la délivrance et à la danse. Elle ne remplace pas la dimension technique. Le modelage, la fonte, l’assemblage et la finition restent nécessaires pour donner à l’idée une existence matérielle. La pratique du fondeur permet de rendre le bronze, tandis que le sculpteur organise la relation entre les matières et les volumes.
À Montolieu, Josué réunit donc un parcours de constructeur, une expérience de plus de vingt ans en fonderie d’art, une activité de sculpteur et une recherche autour du bois et du bronze. Ses œuvres documentées, de « Memeau » à « Partage des eaux », « Délivrance » et « Danse sacrée », associent titres, dimensions, matières et présence symbolique. L’atelier et les manifestations artistiques de la commune offrent un cadre pour découvrir cette démarche où la technique sert une quête de forme, de matière et de beauté.