Atelier & professionnel

La Verrerie du Marais, Nicolas Diverchy souffleur de verre à Riom

Riom

Activité confirmée active

Informations centrales vérifiées le 10 septembre 2026

À Riom, en Auvergne-Rhône-Alpes, La Verrerie du Marais fait découvrir un travail du verre où la matière chaude devient objet de table, décoration, luminaire ou bijou. Nicolas Diverchy y pratique le soufflage à la canne et développe depuis 2006 des créations qui associent transparence, couleur et relief. Sa compagne Romy Joly travaille également le verre au chalumeau, principalement pour réaliser des perles destinées aux bijoux. L’atelier et le magasin d’exposition-vente rapprochent ainsi le public de plusieurs étapes : la matière en fusion, le façonnage, la cuisson, les finitions et la présentation des pièces. Dans cet ensemble, le verre n’est jamais réduit à une surface uniforme. Il peut être bullé, irisé, coloré, soufflé, fusionné ou travaillé en petits éléments, avec des effets qui changent selon la lumière et le point de vue. Nicolas Diverchy est issu d’une famille de forgerons. Il a commencé son métier de verrier dans le Nord-Pas-de-Calais, puis a poursuivi sa formation dans des ateliers en France et en Suède. Lorsqu’il reprend La Verrerie du Marais en 2006, l’atelier existe déjà depuis 1980. Il y prolonge une histoire du soufflage tout en enrichissant les formes et les couleurs de sa propre recherche. Cette continuité explique le lien entre un savoir-faire ancien et une production qui comprend aussi bien des objets usuels que des pièces destinées à la décoration. Le soufflage à la canne commence par le cueillage d’une masse de verre en fusion. Le verrier prélève une quantité adaptée à l’objet qu’il veut créer, puis il la fait tourner pour répartir le poids et conserver l’axe. En soufflant dans la canne, il forme une cavité qui deviendra l’intérieur d’un vase, d’une carafe, d’un pichet ou d’un verre. La matière réagit rapidement aux variations de température. Elle doit rester assez souple pour être ouverte, étirée, resserrée ou agrandie, mais elle ne peut pas attendre longtemps. Le geste associe donc souffle, rotation, outils et passages réguliers dans la chaleur. Cette coordination donne à la pièce sa silhouette et détermine aussi son épaisseur. Le verre bullé constitue l’une des signatures de la verrerie. Des cristaux ou des éléments qui favorisent la formation de bulles sont associés à la matière avant le façonnage. Lorsque le verre est ensuite soufflé, les bulles restent visibles dans la paroi et accrochent les reflets. Elles introduisent une irrégularité contrôlée qui donne du mouvement à une surface pourtant transparente. Dans un verre, un bol ou une carafe, ces bulles peuvent se lire comme une texture ; dans un vase ou une lampe, elles deviennent une manière de diffuser et de fragmenter la lumière. Chaque objet présente ainsi une combinaison particulière de densité et de transparence. Les irisations de couleur sont obtenues par une autre préparation. Le verre chaud peut être roulé dans des cristaux de couleur afin de déposer une matière qui sera ensuite intégrée à la pièce. La chaleur et les transformations du volume modifient la répartition de ces nuances. Une couleur peut s’étendre en dégradé, se concentrer dans une zone ou accompagner une ligne du soufflage. L’objet terminé peut montrer des reflets plus dorés, bleutés, verts, rouges ou ambrés selon son orientation. Le résultat n’est pas figé dans un seul regard : un déplacement autour de la pièce fait apparaître une autre profondeur et une autre intensité. Les verres à pied occupent une place particulière dans le travail de Nicolas Diverchy. Leur fabrication demande de construire séparément ou successivement le pied, la tige et la coupe tout en maintenant l’équilibre de l’ensemble. Le bord doit être agréable au contact des lèvres, la base doit rester stable et le volume doit être proportionné à l’usage. Le souffleur réalise ces verres seul, alors que cette opération est souvent organisée avec l’aide d’un assistant dans d’autres ateliers. La présence d’une personne unique sur toutes les étapes rend la coordination particulièrement visible. Une légère variation de hauteur, de courbe ou de couleur donne à chaque verre sa personnalité. La production destinée à la table comprend aussi des carafes, pichets, coupelles, saladiers, verres et gobelets. Ces objets sont conçus pour accompagner la vie quotidienne tout en conservant une expression artistique. Une carafe doit verser avec précision et rester stable lorsqu’elle est posée ; un saladier doit offrir un volume lisible et une prise adaptée ; une coupelle peut privilégier la finesse de son bord ou le jeu des bulles dans sa paroi. Le choix de la couleur et de la texture participe alors à l’expérience de l’objet autant que sa fonction. Une table composée de pièces artisanales accueille des objets qui ne sont pas parfaitement identiques, mais qui peuvent dialoguer par leurs teintes et leurs proportions. Les vases, flacons et lampes ouvrent un espace plus libre. Un vase peut être élancé, arrondi ou construit autour d’une ouverture étroite. Les flacons demandent une attention particulière au col et à la relation entre le contenant et son bouchon. Une lampe ajoute la question du montage et de la diffusion de l’éclairage. La surface bullée ou irisée capte les rayons, les atténue ou les renvoie sur les éléments voisins. La forme prend donc une nouvelle présence lorsqu’elle est allumée. Dans la journée, on remarque la transparence et les couleurs ; le soir, on découvre les zones de clarté qui se déplacent à travers le verre. L’atelier réalise également des boules de Noël et des objets décoratifs. Une boule soufflée doit rester légère, fermée et suffisamment régulière pour être suspendue. Sa couleur, ses bulles et ses éventuels décors donnent un caractère particulier à une création qui revient chaque année dans les intérieurs. Les objets décoratifs peuvent au contraire être plus massifs ou adopter des contours inhabituels. Leur rôle est d’accueillir le regard, une lumière ou une place précise sur une étagère. Les formes sont développées par essais successifs, en tenant compte du comportement du verre chaud et du refroidissement nécessaire. Romy Joly prolonge cet univers par le travail des perles au chalumeau. Des baguettes de verre sont chauffées dans la flamme puis modelées en petites formes. La régularité, la couleur et l’épaisseur doivent être maîtrisées à une échelle réduite. Une perle peut rester translucide, recevoir un décor, présenter un motif marbré ou intégrer un effet métallique. Après la cuisson et le refroidissement, ces éléments sont montés pour former des colliers, bagues ou boucles d’oreilles. La bijouterie permet de porter le verre près du corps et de découvrir ses effets de lumière dans un format différent de celui d’un vase ou d’une lampe. Les bijoux présentés par l’atelier associent perles et pendentifs en verre soufflé ou fusionné. Les couleurs lumineuses, les reliefs et les inclusions métalliques donnent de la profondeur à de petites surfaces. Un collier se lit dans le mouvement, une boucle d’oreille révèle une transparence lorsque la personne tourne la tête et une bague fait varier les reflets avec le geste de la main. Le montage doit rester adapté au poids et à la forme de chaque élément. La fabrication artisanale permet de composer des pièces qui gardent une irrégularité légère, mais qui doivent rester confortables et solides dans leur usage. La collaboration avec des artistes locaux représente une autre dimension de l’atelier. Nicolas Diverchy peut produire des pièces uniques pour répondre à des commandes particulières. Le projet peut partir d’une forme, d’une couleur, d’un besoin de présentation ou d’une relation avec une œuvre existante. Le verre impose alors ses propres limites : dimensions, compatibilité des matières, temps de chauffe, équilibre du volume et refroidissement progressif. L’échange permet de trouver une solution qui respecte l’intention du projet tout en restant réalisable avec les outils et les gestes du soufflage. La pièce finale conserve la part de dialogue qui a guidé sa fabrication. Le refroidissement est indispensable à la solidité. Après le dernier geste à chaud, l’objet doit perdre sa température progressivement pour éviter les tensions internes. Une pièce qui paraît terminée peut encore être vulnérable si elle n’a pas été stabilisée correctement. Le temps de cuisson et de refroidissement accompagne donc le travail visible du souffleur. Il permet au verre de conserver sa forme et prépare les finitions qui seront nécessaires pour obtenir un bord régulier, une base stable ou un montage adapté. La patience complète ici la rapidité du façonnage. La visite de La Verrerie du Marais donne accès à l’atelier et à la boutique. Les visites individuelles sont libres et l’entrée permet d’observer le lieu dans le respect de la concentration nécessaire au travail. Pour les groupes, une réservation préalable est prévue et une présentation de la fabrication peut être proposée selon les conditions du moment. Le public peut voir les outils, la matière et les pièces en cours, puis retrouver les créations terminées dans l’espace d’exposition-vente. Cette proximité rend le métier plus concret : on comprend la différence entre une pièce formée à la main et un objet produit en série, ainsi que le rôle des gestes qui ne se voient plus dans l’objet fini. Installée à Riom, La Verrerie du Marais associe donc une histoire d’atelier, le soufflage à la canne et une recherche sur les couleurs et les textures. Nicolas Diverchy crée des verres à pied, carafes, pichets, coupelles, saladiers, vases, flacons, lampes, boules de Noël et objets décoratifs. Romy Joly développe des bijoux et des perles au chalumeau. Bulles, irisations, transparences et reliefs font varier chaque création selon la lumière. De la table à la vitrine, le verre garde la mémoire du feu, du mouvement et de la main qui l’a conduit jusqu’à sa forme.

Métiers exercés

Traçabilité

Sources de cette fiche

Chaque notice indique précisément l’information qu’elle soutient et la date à laquelle elle a été consultée.

  1. Organisme professionnel site-officiel

    La Verrerie du Marais — site officiel (site externe)

    Organisme : La Verrerie du Marais

    Fait soutenu
    Le site officiel présente l’histoire de Nicolas Diverchy, le verre bullé, les irisations, les commandes particulières, les visites, les bijoux, la décoration et les arts de la table.
    Consultée le
    10 septembre 2026

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