Atelier & professionnel

La Vitrailliste — créations et restaurations de vitraux à Monteux

Provence-Alpes-Côte d’Azur

Activité confirmée active

Informations centrales vérifiées le 10 septembre 2026

À Monteux, dans le Vaucluse, Chantal Gimmig développe une activité de création et de restauration de vitraux sous le nom La Vitrailliste. Son parcours associe la technique du vitrail au plomb, la peinture à la grisaille, la méthode Tiffany et le sablage. Elle a également suivi des formations consacrées à la peinture du XIIIe siècle et à la peinture italienne selon la tradition du maître verrier Francesco Moretti. L’atelier propose des réalisations sur commande et sur mesure, ainsi que la restauration de vitraux anciens pour des particuliers et des édifices religieux.

Le vitrail au plomb repose sur une relation précise entre le dessin, les verres et les profils qui les assemblent. Le tracé détermine la forme de chaque pièce et la manière dont le réseau donnera son rythme à la composition. Les plombs maintiennent les verres et soulignent les lignes du motif. Une coupe légèrement différente peut modifier un contour, une expression ou la continuité d’un décor. Le travail demande donc de lire le dessin comme une construction, puis de le traduire en morceaux de verre qui devront se rejoindre avec précision.

La grisaille ajoute un travail pictural à la surface du verre. Cette peinture permet de préciser un trait, un modelé, une ombre ou un détail figuratif. La cuisson fixe ensuite le traitement selon le procédé retenu. Dans un vitrail inspiré d’une scène ancienne, la grisaille peut aider à retrouver la profondeur d’un visage, le mouvement d’un vêtement ou la finesse d’un élément architectural. Dans une création contemporaine, elle peut aussi servir à contrôler la densité d’un motif et la façon dont la lumière traverse la pièce. La peinture doit rester accordée à la transparence et à la texture du verre.

Le parcours de Chantal Gimmig a commencé par la découverte du vitrail monté au plomb et de la peinture à la grisaille dans l’atelier Fiat Lux, à Avignon, auprès du maître verrier Pascal Sonnet. Quatre années de pratique dans l’atelier marseillais Massalia Vitrail lui ont ensuite permis d’approfondir la technique Tiffany et le sablage. Ces expériences différentes élargissent les réponses possibles. Le plomb construit un réseau de lignes, le cuivre permet une autre manière d’assembler les pièces et le sablage modifie la surface du verre pour créer des effets de matité ou de contraste.

La méthode Tiffany utilise un ruban de cuivre autour des morceaux de verre avant leur assemblage. Elle convient à des compositions où les lignes peuvent être plus fines ou suivre des formes particulières. Le choix entre plomb et cuivre dépend du dessin, du format, du support et de l’aspect recherché. Un panneau destiné à une fenêtre ancienne doit s’accorder à son architecture, tandis qu’un objet décoratif ou une petite composition peut tirer parti d’une structure plus légère. L’atelier examine ces questions avant de choisir le procédé.

La restauration de vitraux anciens commence par l’étude de l’état de la pièce. Un panneau peut être déformé, présenter des verres cassés, des soudures fragilisées ou des plombs qui ne maintiennent plus correctement l’ensemble. Une restauration mesure aussi les traces du temps : patine, retouches anciennes, différences de teinte et marques liées au bâtiment. Le nettoyage, la consolidation, le remplacement d’un verre et la remise en place ne sont pas décidés de la même façon pour chaque œuvre. Le geste doit retrouver une stabilité sans effacer les indices qui racontent l’histoire du panneau.

Pour un édifice religieux, le vitrail s’inscrit dans une architecture, une liturgie et un parcours de regard. Les scènes, les bordures et les couleurs se découvrent depuis la nef, l’entrée ou les chapelles latérales. La lumière naturelle varie selon l’heure et la saison, ce qui transforme la lecture des verres. Une intervention doit tenir compte de ces points de vue et de la place du panneau dans le bâtiment. Pour un particulier, les mêmes questions se posent à une autre échelle : une fenêtre, une porte ou une séparation peut créer une lumière colorée tout en préservant une intimité.

Les créations sur mesure partent d’un emplacement et d’une intention. Une personne peut souhaiter un motif figuratif, une composition abstraite, un décor inspiré d’une période ou un panneau adapté à une menuiserie existante. Les dimensions, l’orientation de la fenêtre, la quantité de lumière et la relation avec les murs environnants servent à définir le projet. Une esquisse permet d’étudier les masses, les lignes et les contrastes avant de choisir les verres. Le résultat doit rester lisible de jour comme de nuit, lorsque l’intérieur est éclairé.

La peinture des XIIIe siècles et l’étude de la tradition italienne enrichissent le regard porté sur le décor. Les œuvres anciennes associent souvent dessin, couleur et architecture selon des règles précises. Les comprendre ne signifie pas les reproduire automatiquement. Il faut distinguer ce qui relève d’un style, d’une technique et d’un support particulier. Une commande inspirée de l’art médiéval peut reprendre un rythme, une bordure ou un principe de figure tout en utilisant un verre et une construction adaptés à une maison actuelle. La recherche historique devient alors un outil de conception plutôt qu’un simple effet décoratif.

Le sablage permet de travailler la diffusion de la lumière et la qualité de la surface. Une partie du verre peut devenir plus mate, faire ressortir un motif ou créer un contraste avec une zone transparente. Le résultat dépend du dessin, de la profondeur du traitement et de la place du panneau. Une surface sablée se lit différemment selon la lumière qui arrive derrière elle. Elle peut filtrer une vue, adoucir un passage ou donner une présence graphique à une porte et à une cloison.

Pour préparer une demande, il est utile de transmettre des photographies du lieu, des dimensions, une vue de la menuiserie et une description de l’usage. Pour une restauration, des détails des fissures, des plombs et des verres endommagés facilitent le premier échange, sans remplacer l’examen de la pièce. Pour une création, un croquis, une palette ou une référence stylistique aident à comprendre l’intention. Le choix de la technique, les verres, les étapes, les délais et les conditions de pose sont ensuite déterminés en fonction du projet.

À Monteux, La Vitrailliste associe donc création sur mesure, restauration et plusieurs approches du verre. Vitrail au plomb, peinture à la grisaille, technique Tiffany et sablage permettent de répondre à des demandes différentes, tandis que les formations suivies auprès de professionnels et d’institutions nourrissent une recherche sur les décors historiques. Chantal Gimmig accompagne les particuliers et les édifices religieux dans des projets où le verre doit trouver son équilibre entre dessin, assemblage, lumière et architecture.

Métiers exercés

Traçabilité

Sources de cette fiche

Chaque notice indique précisément l’information qu’elle soutient et la date à laquelle elle a été consultée.

  1. Organisme professionnel site-officiel

    La Vitrailliste — créations et restaurations de vitraux (site externe)

    Organisme : Chantal Gimmig / La Vitrailliste

    Fait soutenu
    Le site officiel présente Chantal Gimmig à Monteux, les créations sur commande et sur mesure, la restauration de vitraux anciens pour particuliers et édifices religieux, ainsi que son parcours en vitrail au plomb, grisaille, technique Tiffany, sablage et peintures historiques.
    Consultée le
    10 septembre 2026

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