Atelier & professionnel

L’Atelier de Forge — Josselin Méhat, ferronnier-forgeron à Sorèze

Sorèze

Activité confirmée active

Informations centrales vérifiées le 10 septembre 2026

À Sorèze, dans le Tarn, Josselin Méhat fait vivre l’Atelier de Forge et de Ferronnerie d’Art de Grangevieille. Son activité s’inscrit dans une volonté de maintenir et de transmettre un savoir-faire de qualité, tout en répondant à des projets contemporains. Les éléments d’architecture intérieurs et extérieurs, le mobilier, les luminaires et les objets forgés sont élaborés comme des pièces uniques à partir d’un projet dessiné. La forme finale doit donc réunir une intention esthétique, une fonction et une relation précise avec le lieu auquel l’ouvrage est destiné.

L’atelier travaille principalement le fer pur et l’acier doux. Ces métaux offrent des comportements différents lorsqu’ils sont chauffés, frappés, étirés ou courbés. Le ferronnier observe la matière afin de la mettre en forme sans perdre la cohérence du dessin. Le métal peut rester proche de son aspect forgé, recevoir une finition plus régulière ou être associé à d’autres matières. Le choix dépend de l’objet, de son échelle et de la manière dont il sera regardé ou utilisé. Un ouvrage d’architecture appelle une solidité et des proportions adaptées, tandis qu’un objet décoratif peut mettre davantage en avant la trace du geste.

Les métaux non ferreux complètent cette palette. Le cuivre, le laiton et le maillechort ne produisent pas les mêmes couleurs ni les mêmes réactions que le fer et l’acier. Leur présence permet d’introduire un contraste dans un mobilier, une applique ou une sculpture. Le laiton peut apporter une tonalité chaude, le cuivre une surface qui évolue avec le temps et le maillechort une nuance particulière dans un détail. Ces matières sont choisies pour leurs qualités propres et pour la relation qu’elles entretiennent avec les autres éléments de la réalisation.

La forge donne à la matière une forme par la chaleur et par l’action des outils. Le métal chauffé devient plus malléable, puis il est travaillé sur l’enclume ou maintenu selon la forme recherchée. Chaque frappe déplace une partie de la matière et modifie progressivement la pièce. Le ferronnier doit anticiper les effets de cette transformation : un fer étiré s’allonge, une barre courbée change sa géométrie et une extrémité affinée ne réagit plus comme une section pleine. La précision vient de l’observation autant que de la force.

La mise en forme à la forge permet de créer des lignes qui ne sont pas obtenues par une simple découpe. Une courbe peut être construite progressivement, avec des changements de direction qui donnent du mouvement à une rampe ou à une pièce de mobilier. Une extrémité peut être affinée pour devenir un détail, une pointe ou une terminaison. Une section peut être aplatie afin de recevoir un assemblage ou d’offrir une surface différente à la lumière. Le résultat conserve la logique de la matière travaillée à chaud, même lorsque le dessin final reste très sobre.

La sculpture à chaud au burin ouvre une autre manière d’intervenir sur le métal. Le burin entame la surface et produit une ligne, un relief ou une texture. La chaleur facilite la transformation de la matière et permet de travailler des détails qui n’ont pas la même présence sur un métal froid. Cette technique peut enrichir un élément architectural ou donner à une sculpture un rythme plus sensible. Les marques ne sont pas de simples ornements ajoutés après coup : elles appartiennent à la construction visuelle de la pièce et participent à sa lecture lorsque la lumière se déplace sur la surface.

Le repoussage complète ce travail par une mise en relief de la tôle. Le métal est poussé, creusé ou relevé afin de faire apparaître un volume. Une applique en tôle repoussée peut ainsi diffuser la lumière sur une surface qui n’est pas parfaitement plane. Le relief crée des ombres et des différences d’éclat, même lorsque l’éclairage reste fixe. Cette opération demande de connaître l’épaisseur de la tôle, la manière dont elle se déforme et la succession des gestes qui permettent d’obtenir un motif sans fragiliser l’ensemble.

Les escaliers et les rampes font partie des réalisations spécialisées de l’atelier. Une rampe accompagne le déplacement et doit offrir une prise continue, une hauteur cohérente et des points de fixation adaptés. Son dessin peut rester discret ou devenir un élément fort de l’architecture par la répétition de ses barreaux, la courbe de sa main courante ou la présence de détails forgés. Un escalier rassemble une structure, une circulation et une relation avec la lumière. Les éléments métalliques doivent s’intégrer à l’espace tout en conservant une qualité de finition visible à proximité.

Les verrières installent le métal dans une relation directe avec la lumière. Une structure fine peut séparer deux espaces sans les isoler complètement. Les montants et les traverses organisent les transparences, tandis que les proportions déterminent la quantité de lumière qui passe et la manière dont le regard traverse l’ensemble. La ferronnerie devient alors un dessin dans l’architecture. Les jonctions, les angles et les détails de finition influencent la perception de la verrière depuis les deux côtés. Le projet dessiné permet d’ajuster cette présence aux volumes et aux usages du lieu.

Le mobilier et les luminaires donnent au travail du métal une échelle plus proche du corps. Une table, une console ou une assise doit être stable et agréable à utiliser, mais elle peut aussi faire apparaître le contraste entre une structure métallique et une autre matière. Le bois apporte une surface et une chaleur visuelle différentes de celles du fer. Un luminaire associe la construction d’un support à la circulation de la lumière. La forme de l’armature, la présence d’une tôle ou la place d’un diffuseur modifient les ombres et la manière dont l’objet s’inscrit dans la pièce.

Les objets utilitaires et décoratifs permettent d’explorer des formats plus variés. Un ouvrage peut être conçu pour rendre un service concret, tout en possédant un dessin qui dépasse la seule nécessité. La ferronnerie offre alors une rencontre entre la fonction et la matière. Une pièce peut être manipulée, installée, regardée de près ou traversée par la lumière. Les détails de forge gardent leur place dans l’ensemble et contribuent à la singularité de l’objet. Le travail sur mesure permet d’adapter les dimensions et la construction aux attentes du projet sans réduire la réalisation à un modèle préétabli.

Le dessin intervient en amont de la fabrication. Il sert à clarifier les dimensions, les rapports entre les parties, les courbes et les points d’assemblage. Il permet aussi de distinguer ce qui relève de l’usage et ce qui appartient à l’expression décorative. Pour un garde-corps ou une rampe, le dessin doit intégrer la circulation et la sécurité. Pour une verrière, il doit organiser les travées et la transparence. Pour un luminaire ou un meuble, il doit prendre en compte la stabilité, la manipulation et la présence de la lumière. La pièce unique n’est donc pas improvisée : elle se construit à partir d’une intention qui se précise avant le travail du métal.

La ferronnerie d’art associe plusieurs temporalités. La chaleur et les frappes imposent un rythme immédiat au travail de l’atelier, tandis que le projet architectural demande une préparation plus longue. Les gestes anciens restent utiles pour donner une forme au fer, mais les usages actuels invitent à imaginer des réponses adaptées aux intérieurs et aux extérieurs d’aujourd’hui. Une rampe peut reprendre une ligne traditionnelle avec une sobriété nouvelle. Une verrière peut s’appuyer sur la finesse du métal pour créer une séparation contemporaine. Un meuble peut montrer la matière forgée tout en restant adapté à la vie quotidienne.

Le métal et le bois peuvent être réunis dans une même création. Le bois possède ses veines, sa densité et sa chaleur tactile ; le métal apporte une autre résistance, une autre ligne et une autre façon de réfléchir la lumière. L’assemblage demande de tenir compte des mouvements et des différences de comportement entre les matières. Une structure métallique peut soutenir une surface en bois, encadrer un plateau ou souligner une partie du mobilier. Inversement, le bois peut adoucir la présence d’un ouvrage en fer et établir une continuité avec l’architecture ou le paysage.

Les arbres forgés constituent un exemple de recherche sur la forme. Ils empruntent au monde végétal une organisation faite de ramifications, de directions et de croissance, mais ils sont construits dans un matériau transformé par le feu. La forge permet de donner aux branches métalliques des courbes, des épaisseurs et des terminaisons différentes. Une sculpture de ce type peut être regardée comme une silhouette, un réseau de lignes ou une présence qui projette des ombres. Le métal ne cherche pas à imiter parfaitement un arbre : il traduit plutôt une idée de croissance par les moyens propres au travail forgé.

Les réalisations de l’Atelier de Forge comprennent aussi des appliques en tôle repoussée, des arbres forgés, du mobilier associant métal et bois et des sculptures. L’applique met en avant la relation entre le relief de la tôle et la diffusion de la lumière. L’arbre forgé transforme un motif végétal en construction métallique. Le mobilier fait dialoguer deux matières dont les surfaces et les usages diffèrent. La sculpture laisse la forme s’exprimer pour elle-même. Ces pièces appartiennent à des registres différents, mais elles partagent une attention à la mise en forme, aux assemblages et à la présence du matériau.

À Sorèze, Josselin Méhat développe ainsi une ferronnerie d’art fondée sur la pièce unique et sur le projet dessiné. L’Atelier de Forge et de Ferronnerie d’Art de Grangevieille travaille le fer pur, l’acier doux, le cuivre, le laiton et le maillechort. La mise en forme à la forge, la sculpture à chaud au burin et le repoussage servent des escaliers, des rampes, des verrières, du mobilier, des luminaires, des objets utilitaires, des appliques, des arbres forgés et des sculptures. Les ouvrages peuvent enrichir une architecture intérieure ou extérieure, personnaliser un cadre de vie et associer le métal à d’autres matières. Le feu, les outils et le dessin se réunissent dans une pratique où la ferronnerie conserve la mémoire des gestes anciens tout en répondant à des besoins actuels.

Métiers exercés

Traçabilité

Sources de cette fiche

Chaque notice indique précisément l’information qu’elle soutient et la date à laquelle elle a été consultée.

  1. Organisme professionnel site-professionnel

    Atelier de Forge et de Ferronnerie d’Art de Grangevieille (site externe)

    Organisme : Atelier de Forge et de Ferronnerie d’Art de Grangevieille

    Fait soutenu
    Le site professionnel présente l’atelier de Josselin Méhat à Sorèze, sa volonté de maintenir et transmettre un savoir-faire de qualité, les pièces uniques élaborées à partir d’un projet dessiné, les éléments d’architecture intérieurs et extérieurs, le mobilier et les objets forgés, ainsi que les réalisations de l’atelier.
    Consultée le
    10 septembre 2026

Vous représentez cet atelier ou vous avez repéré une erreur ?

Revendiquer la ficheSignaler une correction