Atelier & professionnel

L’Atelier du Nombre d’Or — dorure à la feuille et restauration à Paris

Île-de-France

Activité confirmée active

Informations centrales vérifiées le 10 septembre 2026

Fondé à Paris en 2005, L’Atelier du Nombre d’Or développe une pratique de la dorure à la feuille où la restauration rencontre la création contemporaine. L’atelier est installé dans le quartier du Faubourg-Saint-Antoine et réunit des savoir-faire de doreurs, sculpteurs, peintres, tapissiers et menuisiers. Bruno Toupry, maître artisan doreur formé à l’École Boulle, dirige cette activité consacrée aux objets d’art, aux mobiliers dorés, aux encadrements et aux projets sur mesure.

La restauration de mobiliers dorés et polychromés constitue un axe central. Un meuble ancien, un miroir ou un objet décoratif peut présenter des lacunes, des soulèvements, des repeints et des zones ternies. Le restaurateur observe la structure, les apprêts, les couches colorées et les parties métalliques avant de définir une intervention. Les matériaux conservables sont maintenus et les compléments sont différenciés lorsque cela permet de respecter la lecture de l’objet. Le traitement doit rendre la pièce stable sans effacer les traces de son usage.

Les techniques d’origine servent de repère pour les rééditions et les restitutions. La préparation du bois, la sculpture du décor, la pose des apprêts et l’application de la feuille sont conduites selon la forme de la pièce et le résultat recherché. Un objet destiné à rejoindre un ensemble ancien peut recevoir une finition nuancée, tandis qu’une création contemporaine peut assumer une surface plus régulière. La lumière, la distance d’observation et l’environnement de présentation influencent la manière de travailler l’éclat.

La dorure à la feuille demande une préparation régulière du support. Les apprêts sont poncés et ajustés pour éviter que les irrégularités ne perturbent la pose. La feuille d’or est ensuite manipulée avec précaution, appliquée sur la zone préparée et brunie lorsque la finition le permet. Les raccords sont observés sous plusieurs angles afin de contrôler la continuité et la profondeur. Une patine peut être élaborée pour dialoguer avec une dorure existante ou pour donner à une création une présence plus douce.

L’encadrement sur mesure associe menuiserie, sculpture, apprêt et dorure. La moulure est choisie selon le format, l’épaisseur et le caractère de l’œuvre. Une peinture ancienne peut demander un profil historique, alors qu’une œuvre contemporaine trouvera sa place dans une ligne plus épurée. L’atelier réalise des cadres et des moulures dorés à la feuille, en adaptant les proportions et la feuillure. Le système d’accrochage et le verre peuvent être étudiés en même temps pour protéger l’œuvre.

Les cadres ne sont pas de simples bordures. Ils créent une transition entre l’œuvre et le mur, organisent la distance de regard et contribuent à la conservation. La profondeur doit laisser respirer la toile ou le panneau, tandis que la rigidité protège les angles. Pour un grand format, le poids et la manipulation sont anticipés dès la conception. Une patine, un décor sculpté ou une finition mate modifie la relation à la lumière et doit être choisi en fonction de l’espace où le cadre sera présenté.

L’atelier présente également des créations de mobilier d’art, de panneaux gravés et de luminaires dorés. Dans ces projets, la feuille n’est pas seulement un revêtement : elle participe à la composition et à la diffusion de la lumière. Un panneau peut associer relief et surface métallique, tandis qu’un luminaire joue sur les reflets et les zones d’ombre. Les choix de volume, de texture et de contraste sont discutés avec le commanditaire pour faire coïncider l’usage et l’expression décorative.

La laque et le kintsugi ouvrent un dialogue avec d’autres traditions. La laque traditionnelle au vernis Martin crée une surface profonde et brillante, qui peut être associée à des éléments dorés. Le kintsugi, art japonais de réparation à l’or, souligne les lignes d’une cassure au lieu de les dissimuler. Ces approches sont envisagées pour des objets dont la matière et l’histoire appellent une intervention visible. Le choix dépend de la fragilité, de l’usage et du résultat esthétique souhaité.

La certification « No Conflict Gold » présentée par l’entreprise concerne la traçabilité de l’or utilisé. L’atelier indique garantir un or suivi du lingot à la feuille et ne provenant pas de zones de conflit. Cette information s’inscrit dans une réflexion sur les matériaux, à côté du choix des bois, des apprêts et des produits de finition. Pour une commande, le propriétaire peut demander quelles solutions conviennent à la pièce, à son entretien et à son mode de présentation.

Les projets de restauration demandent une étude de l’objet et de son contexte. Une photographie générale, des vues rapprochées des lacunes, les dimensions, l’histoire connue et le lieu de conservation aident à préparer le rendez-vous. Une pièce provenant d’un édifice classé ne se traite pas comme un objet de décoration courante. Les contraintes de transport, de manutention, de sécurité et de calendrier sont intégrées à la préparation du devis. Le diagnostic sur place reste nécessaire lorsque la structure ou la polychromie présente des fragilités complexes.

Les projets contemporains suivent un chemin différent. Le commanditaire peut préciser la fonction, les dimensions, la palette et la relation avec l’architecture. L’atelier propose alors une composition qui tient compte du vide, de la lumière et des surfaces dorées. Les échanges sur maquette ou échantillons permettent de comparer une feuille brillante, une patine, une laque ou une surface plus mate. Chaque étape est coordonnée pour que la sculpture, la menuiserie et la dorure restent cohérentes.

L’Atelier du Nombre d’Or s’adresse aux particuliers, aux galeries, aux décorateurs, aux collectionneurs et aux institutions qui souhaitent restaurer ou créer un objet d’art. Une œuvre peut être examinée pour une remise en état, un cadre peut être conçu autour d’un tableau et un mobilier peut retrouver une finition compatible avec son époque. Les modalités de dépôt, de transport, de délai et de devis sont à définir directement avec l’atelier, car elles varient selon le format et la nature du chantier.

À Paris, L’Atelier du Nombre d’Or associe dorure à la feuille, restauration de mobiliers et d’objets polychromés, encadrement sur mesure, laque, kintsugi et créations décoratives. Le parcours de Bruno Toupry, la formation aux arts décoratifs et le travail collectif donnent à chaque projet une attention particulière à la matière. La feuille d’or peut protéger, signaler, éclairer ou transformer un objet, tout en conservant le lien entre techniques anciennes et formes actuelles.

Traçabilité

Sources de cette fiche

Chaque notice indique précisément l’information qu’elle soutient et la date à laquelle elle a été consultée.

  1. Organisme professionnel site-officiel

    L’Atelier du Nombre d’Or — dorure à la feuille, création et restauration (site externe)

    Organisme : L’Atelier du Nombre d’Or

    Fait soutenu
    Le site officiel présente l’atelier parisien fondé en 2005, Bruno Toupry formé à l’École Boulle, la restauration de mobiliers et objets dorés ou polychromés, la dorure à la feuille, la laque, le kintsugi, l’encadrement sur mesure, les créations décoratives et la certification No Conflict Gold.
    Consultée le
    10 septembre 2026

Vous représentez cet atelier ou vous avez repéré une erreur ?

Revendiquer la ficheSignaler une correction