Atelier & professionnel

L’Atelier du Verre, soufflage à la canne à Saint-Méloir-des-Ondes

Saint-Méloir-des-Ondes

Activité confirmée active

Informations centrales vérifiées le 10 septembre 2026

À Saint-Méloir-des-Ondes, dans le département d’Ille-et-Vilaine et la région Bretagne, Martine Durand-Gasselin exerce comme verrière à la main et souffleuse à la canne. Son atelier travaille le verre dans une approche inspirée du style scandinave, avec des pièces uniques et des séries de différents formats. Les bols, les objets utilitaires et les créations décoratives naissent d’un dialogue entre la chaleur, la couleur et le mouvement du matériau. L’activité comprend aussi la restauration et des stages de découverte qui permettent d’approcher le geste du soufflage.

Le verre soufflé se transforme avant même de devenir un objet reconnaissable. À l’extrémité de la canne, la matière chaude répond au souffle, à la rotation et aux outils utilisés par la verrière. Une variation de rythme modifie une épaisseur, une courbe ou un volume. La pièce se construit dans un temps où le verre reste mobile, puis elle doit être refroidie avec soin pour stabiliser sa forme. Cette relation directe avec la matière donne à chaque réalisation une présence singulière, même lorsque plusieurs pièces appartiennent à une même série.

Le geste du soufflage à la canne

Le soufflage à la canne repose sur une coordination précise. La verrière prélève une quantité de verre chaud, la maintient au bout d’un tube creux et lui donne progressivement une forme par le souffle et la rotation. Le matériau ne se comporte pas comme une pâte ordinaire : il s’allonge, s’épaissit, se déplace et se refroidit au fil des opérations. Le geste doit donc rester continu tout en anticipant les changements de température et de volume.

La canne sert à transmettre le souffle et à accompagner la rotation de la paraison. Les outils peuvent ouvrir, resserrer, étirer ou soutenir la forme selon l’objet recherché. Une pièce destinée à devenir un bol demande une ouverture régulière et une base stable. Une forme plus sculpturale peut privilégier une courbe, une tension ou un relief. Dans tous les cas, la matière garde une part de mouvement qui distingue le verre travaillé à la main d’un objet produit par une forme fixe.

Le refroidissement fait partie intégrante de la fabrication. Une pièce chaude doit perdre sa température progressivement afin de limiter les tensions internes. Le temps de cette étape appartient au travail même s’il se déroule après le geste visible du soufflage. La solidité finale dépend de cette relation entre la température, l’épaisseur et la forme. Elle rappelle qu’un objet en verre ne se réduit pas à son apparence : sa fabrication repose sur une suite d’opérations qui doivent rester cohérentes.

Des formes sobres inspirées du style scandinave

L’Atelier du Verre présente une approche liée au style scandinave. Cette inspiration peut se traduire par des lignes épurées, des volumes lisibles et une attention particulière à l’équilibre entre la forme et l’usage. Un bol ne doit pas seulement être agréable à regarder : il doit tenir dans la main, recevoir son contenu et trouver sa place sur une table. Un objet utilitaire doit conserver sa fonction sans perdre la qualité sensible du verre soufflé.

La sobriété ne signifie pas absence de caractère. Une courbe légèrement resserrée, une lèvre plus ouverte, un pied discret ou une nuance colorée peuvent suffire à donner son identité à une pièce. Le verre capte la lumière sur ses surfaces et la diffuse à travers ses épaisseurs. Une teinte claire peut laisser apparaître le fond, tandis qu’une couleur plus dense construit un volume visuel plus affirmé. Les choix de forme et de couleur restent liés, car la lumière révèle les différences de matière.

Les lignes épurées permettent aussi de regarder les variations propres au travail manuel. Une légère différence de contour, une nuance qui se déplace dans l’épaisseur ou une trace liée à la fabrication ne constitue pas un défaut à effacer. Elle témoigne du passage de la matière par la chaleur et de la relation entre le geste et le verre. Chaque pièce garde ainsi une proximité avec la main qui l’a formée, même lorsqu’elle appartient à un ensemble cohérent.

Bols, objets utilitaires et pièces uniques

Les bols occupent une place naturelle dans cette pratique. Leur forme ouverte rend visible la qualité du soufflage et permet d’observer le rapport entre la paroi, le bord et la base. La lumière se pose différemment sur l’intérieur et l’extérieur, tandis que la couleur peut varier selon l’épaisseur du verre. Un bol peut être conçu comme un objet du quotidien, mais il reste aussi une petite architecture de matière, construite autour d’un équilibre entre volume et légèreté.

L’objet utilitaire demande une attention particulière à la prise en main et à la stabilité. La forme doit être suffisamment lisible pour accompagner un usage concret. Les bords, les appuis et les dimensions influencent la manière dont la pièce sera utilisée. Une création en verre peut entrer dans une cuisine ou sur une table sans perdre sa dimension artistique, car la couleur, la transparence et le relief restent présents dans l’expérience quotidienne.

Les pièces uniques ouvrent un espace de recherche plus libre. La pièce peut accentuer un volume, modifier une proportion ou introduire une irrégularité volontaire. Le verre peut être laissé plus transparent, coloré dans la masse ou travaillé pour produire une présence plus opaque. Une pièce ne se définit pas seulement par son contour : sa relation avec la lumière, sa position et son environnement participe à son identité.

Travailler en petite et grande série

L’atelier réalise des petites et des grandes séries. Une série ne signifie pas que toutes les pièces sont identiques à la manière d’un produit industriel. Le soufflage à la canne impose une fabrication répétée, mais chaque passage dans la matière peut produire de légères différences. Le travail consiste à maintenir une famille de formes, de dimensions et de couleurs tout en laissant au verre sa capacité de variation.

La préparation d’une série demande de définir un vocabulaire commun. Les proportions, l’ouverture d’un bol, la hauteur d’un objet ou la gamme de teintes doivent rester compatibles entre les pièces. La verrière peut ensuite ajuster son geste pour conserver cette relation sans rendre les objets mécaniquement semblables. Le résultat permet de réunir plusieurs éléments sur une table, dans une collection ou dans un aménagement, avec une cohérence qui respecte la singularité du fait main.

Une petite série peut mettre l’accent sur une recherche, un usage ou une nuance particulière. Une série plus développée demande une organisation différente du travail et du refroidissement. Les pièces doivent être suivies avec attention pour garantir leur stabilité et leur régularité d’ensemble. Dans les deux cas, la forme naît du contact avec la matière chaude et non d’une simple reproduction d’un modèle figé.

Couleur, transparence et lumière

Le verre est une matière qui change avec l’éclairage. Une couleur peut sembler discrète dans l’atelier et devenir plus profonde près d’une fenêtre. Une transparence laisse apparaître le fond, tandis qu’une paroi plus épaisse déforme les lignes situées derrière l’objet. Les courbes produisent des reflets qui se déplacent lorsque l’on tourne autour de la pièce. La verrière compose donc avec une matière dont l’apparence évolue selon le lieu et le moment.

Le choix de la couleur ne se sépare pas de la forme. Une nuance intense peut renforcer un volume simple ; une gamme plus douce peut laisser la lumière circuler à travers une silhouette travaillée. La même teinte n’aura pas le même effet dans un bol ouvert, un objet vertical ou une forme plus massive. La surface, la profondeur et la direction des courbes modifient la perception. Le verre impose ainsi une réflexion qui associe la couleur à l’espace.

Les créations peuvent être observées à hauteur de table, dans une vitrine ou dans un intérieur où la lumière naturelle varie. Les ombres portées et les reflets participent à l’expérience de l’objet. Une pièce transparente ne disparaît pas pour autant : elle se révèle par ses bords, ses épaisseurs et les changements de lumière sur sa surface. Une pièce colorée, de son côté, peut projeter une nuance sur les matières voisines.

Restaurer un objet en verre

La restauration demande une approche différente de la création. Il faut d’abord comprendre l’objet, ses matériaux, sa forme et les traces laissées par son histoire. Une fissure, un éclat, une déformation ou une pièce manquante ne se traite pas de la même façon. L’intervention dépend de la fragilité de l’objet, de sa fonction, de la possibilité de conserver ses parties et de l’équilibre entre réparation et lisibilité.

Le restaurateur observe les zones endommagées et la manière dont elles se rapportent à l’ensemble. Une réparation doit éviter de créer une contrainte qui fragiliserait davantage le verre. Elle doit aussi respecter les différences de transparence et de couleur qui font l’identité de la pièce. Lorsque des éléments sont conservés, ils restent le point de départ de l’intervention. Le but n’est pas de fabriquer un objet entièrement neuf, mais de redonner une cohérence à une pièce qui porte les marques du temps.

La forme et la lumière aident à apprécier le résultat. Une retouche trop visible peut interrompre le regard, tandis qu’une intervention bien intégrée permet de retrouver la silhouette et le rôle de l’objet. La restauration garde néanmoins une histoire propre : la matière ancienne et la réparation ne sont pas forcément confondues. Cette distinction participe à une approche honnête du patrimoine et des objets en verre.

Découvrir le métier par la pratique

L’Atelier du Verre propose des stages de découverte. Ce type de rencontre donne accès à la réalité du soufflage sans réduire le métier à une démonstration. Le participant peut observer la matière chaude, comprendre le rôle de la canne et découvrir la relation entre le souffle, la rotation et la forme. Le travail permet aussi de mesurer la vitesse à laquelle le verre se transforme et la nécessité de rester attentif à chaque étape.

Une initiation met en évidence la différence entre regarder un objet terminé et participer à sa construction. Le geste demande de suivre les indications, de travailler avec la température et de percevoir les mouvements de la matière. Les outils servent à accompagner une forme qui n’est jamais totalement immobile. Même une petite réalisation demande donc de coordonner le souffle, la main, le regard et le temps de refroidissement.

La découverte peut également aider à comprendre le caractère singulier des pièces soufflées. Une série présente une famille de formes, mais les objets ne sont pas produits par une simple répétition automatique. Les différences de paroi, de couleur ou de contour résultent du travail manuel. Le stage donne un aperçu concret de cette relation entre régularité recherchée et variation naturelle du verre.

Saint-Méloir-des-Ondes, en Bretagne

L’Atelier du Verre est implanté à Saint-Méloir-des-Ondes, dans le département d’Ille-et-Vilaine et la région Bretagne. Martine Durand-Gasselin y développe une pratique de verrière à la main qui associe objets utilitaires, pièces uniques, petites et grandes séries, restauration et transmission. L’ancrage breton accompagne une activité ouverte aux particuliers et aux professionnels, avec des réalisations conçues pour être utilisées, regardées et conservées.

Le soufflage à la canne donne à l’atelier une identité fondée sur le contact direct avec le verre chaud. Le style scandinave de l’atelier se traduit par une recherche de lignes lisibles, de volumes équilibrés et de couleurs capables de dialoguer avec la lumière. Les bols et les objets utilitaires gardent une place dans la vie quotidienne, tandis que les pièces uniques permettent d’explorer davantage la forme et la matière. La restauration ajoute une relation au temps et aux objets déjà constitués.

À Saint-Méloir-des-Ondes, L’Atelier du Verre réunit ainsi création, usage et transmission. La canne, le souffle, la rotation et le refroidissement composent une chaîne de gestes où chaque étape influence la suivante. Les séries conservent une cohérence sans effacer les différences du fait main. Les stages rendent ce savoir-faire accessible par l’expérience. Le verre devient alors un objet concret, coloré et lumineux, dont la présence conserve la mémoire du geste qui lui a donné sa forme.

Métiers exercés

Traçabilité

Sources de cette fiche

Chaque notice indique précisément l’information qu’elle soutient et la date à laquelle elle a été consultée.

  1. Organisme professionnel repertoire-professionnel

    L’Atelier du Verre — Ateliers d’Art de France (site externe)

    Organisme : Ateliers d’Art de France

    Fait soutenu
    Le répertoire professionnel identifie Martine Durand-Gasselin comme verrière à la main et souffleuse à la canne à Saint-Méloir-des-Ondes, et présente le soufflage de style scandinave, les pièces uniques, les petites et grandes séries, les objets utilitaires, la restauration et les stages de découverte.
    Consultée le
    10 septembre 2026

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