Dans le 7e arrondissement de Lyon, Leopon est un atelier lumineux de céramique et de création artistique. Le lieu accueille des cours de modelage et de tournage pour les débutants comme pour les personnes expérimentées. Il sert aussi de repaire à quatre artistes et artisanes résidentes qui y développent leurs recherches et leur activité. Sur environ quatre-vingt-dix mètres carrés, une grande table de travail réunit les cours collectifs et crée un espace propice à l’échange autour de la terre.
Leopon associe donc plusieurs usages dans un même lieu. Une personne peut venir pour une séance ponctuelle de modelage, suivre un cycle de quatre ou dix séances, ou s’initier au tour de potier en petit groupe. Les résidentes travaillent de leur côté sur leurs collections, leurs sculptures ou leurs pièces utilitaires. Cette cohabitation rend visibles des manières différentes de préparer, façonner et décorer la céramique. Elle permet aussi de comprendre que la pratique amateur, la transmission et la recherche professionnelle peuvent se nourrir mutuellement sans se confondre.
Caroline Schmoll est la fondatrice de Leopon. Son atelier accueille les cours de modelage et sert de cadre à la vie du collectif. Le programme de modelage propose de définir un projet puis d’explorer plusieurs techniques de façonnage à la main. En trois heures, un participant peut réaliser une ou deux pièces uniques, selon la forme choisie et le temps consacré au décor. Les matières premières et les cuissons sont incluses dans le tarif annoncé de 70 euros pour cette séance. Une séance peut être ouverte sur demande à partir de quatre participants, selon les disponibilités.
Le modelage permet de construire une forme sans tour. Le pincé part d’une boule de terre ouverte avec les doigts et peut donner un bol, une coupelle ou un objet aux contours souples. Le colombin consiste à rouler des boudins puis à les superposer en consolidant les jonctions. La plaque forme une surface que l’on peut découper, plier et assembler pour créer une assiette, un vase ou un contenant plus géométrique. Caroline accompagne le choix de la technique, les raccords, les épaisseurs et la préparation du décor afin que le projet reste cohérent avec le temps de la séance.
Le carnet de quatre séances offre une progression sur quatre semaines. Chaque rendez-vous dure deux heures et permet de se familiariser avec le travail de l’argile, d’approfondir une technique et de perfectionner un geste. Les pièces sont réalisées en grès blanc lisse ou chamotté, avec près de trente-cinq couleurs d’engobes disponibles pour les décorer. Le forfait affiché est de 140 euros, matières premières et cuissons incluses. Les créneaux annoncés pour 2026-2027 comprennent plusieurs soirs en semaine, hors vacances scolaires. Une seule séance peut être reportée, avec un préavis d’au moins quarante-huit heures.
Le forfait trimestriel s’adresse aux personnes qui veulent pratiquer chaque semaine pendant trois mois. Dix séances de deux heures sont annoncées à 320 euros, avec les matières premières et les cuissons comprises. Les cours s’adaptent aux niveaux et aux objectifs de chacun. Un débutant peut reprendre les gestes de la plaque ou du pincé, tandis qu’une personne déjà initiée peut développer une série de pièces, travailler une texture ou chercher une forme plus complexe. Les périodes de cours sont réparties sur plusieurs trimestres, avec des interruptions pendant les vacances scolaires et des ajustements de date lorsqu’un jour férié est concerné.
Les ateliers de juillet offrent un format souple. Une séance de trois heures peut être réservée ponctuellement ou cumulée avec d’autres dates. Un stage de quatre séances de trois heures, soit douze heures de pratique, permet d’approfondir le modelage et de développer un projet personnel. Le forfait annoncé est de 220 euros pour les quatre séances, contre 70 euros pour une séance unique. Les dates sont choisies librement parmi les créneaux proposés, sans contrainte de jour fixe. Cette organisation convient à une personne qui souhaite créer pendant une période de congé ou tester le modelage avant un engagement plus régulier.
Les cours de tournage sont animés par Jade Annequin. L’initiation dure deux heures et se déroule en très petit groupe, avec deux personnes au maximum. Cette limite permet de recevoir des conseils précis au moment du centrage, de l’ouverture et de la montée des parois. La séance est conçue comme un atelier de découverte, accessible sans expérience préalable. Chaque participant apprend les bases de la création sur un tour électrique et peut réaliser une à deux pièces en faïence rouge. Le tarif annoncé est de 60 euros, avec les matières premières et les cuissons comprises.
Le tournage demande d’abord de préparer et de centrer la motte. Les mains stabilisent la terre pendant que la girelle tourne, puis les pouces ouvrent le fond. Les parois sont montées par passages successifs, en surveillant l’épaisseur et l’humidité. Un bol permet de ressentir l’ouverture et la hauteur, tandis qu’une tasse demande de penser la prise en main et l’ajout d’une anse. Les premiers essais ne cherchent pas la régularité industrielle ; ils apprennent à coordonner le corps, les mains et la vitesse du tour.
Le tournassage intervient lorsque la pièce tournée est assez ferme pour être retournée. Il permet de préciser le pied, d’alléger le dessous et de régulariser la base. La faïence rouge peut ensuite recevoir un décor ou une finition adaptée. Les conditions de cuisson et de retrait sont communiquées par Jade ou l’atelier lors de l’inscription. Les personnes qui souhaitent obtenir des informations détaillées sur les horaires et les dates sont invitées à utiliser le bouton de réservation ou le site de Jade Annequin. Cette organisation distingue clairement l’initiation ponctuelle des cycles de modelage portés par Caroline.
Le collectif résident réunit actuellement Caroline Schmoll, Célia Volpi, Jade Annequin et Maxime Durupt. Caroline est présentée comme céramiste et fondatrice de Leopon. Célia Volpi développe sa pratique de céramiste au sein du lieu. Jade Annequin est potière céramiste et anime les initiations au tournage. Maxime Durupt poursuit également une recherche personnelle en céramique. Les pages du collectif renvoient vers leurs univers respectifs, ce qui permet de découvrir des démarches différentes tout en identifiant les personnes qui font vivre l’atelier.
La résidence crée un cadre de travail pour des artistes et artisanes qui veulent développer leur activité. Chaque résident dispose d’un espace de recherche et peut travailler sur des séries ou des pièces singulières. La proximité des autres pratiques facilite les échanges sur les terres, les émaux, les formes et les cuissons. Le public qui vient suivre un cours peut apercevoir cette diversité sans entrer dans l’espace privé de production. Les cours et la résidence restent ainsi complémentaires : l’un transmet des gestes, l’autre offre du temps pour approfondir une écriture personnelle.
Les engobes jouent un rôle central dans les cours de modelage. Près de trente-cinq couleurs sont proposées pour couvrir une surface, souligner un relief ou composer un motif. Un engobe peut être appliqué sur une terre encore adaptée au décor, puis protégé avant la cuisson. La surface peut aussi recevoir une empreinte, une ligne gravée ou une texture. Le choix de la couleur dépend de la terre, de la forme et de l’effet recherché après cuisson. Caroline aide à préparer les zones qui doivent rester libres sur le dessous et à conserver une lecture claire du volume.
Le séchage et les cuissons prolongent le travail bien après la séance. Une pièce fraîche doit perdre son eau progressivement pour limiter les fissures. Les anses, les raccords et les bords fins nécessitent une attention particulière. Après le biscuit, l’atelier applique les finitions prévues et organise la cuisson finale. Les participants reçoivent un message lorsque leurs créations sont disponibles. Ce délai permet d’observer comment un grès blanc ou une faïence rouge réagit aux couleurs et aux températures, et de comprendre la part de transformation propre au métier de céramiste.
Leopon met aussi son espace à disposition pour des séances organisées sur demande. Un groupe de quatre personnes ou davantage peut demander l’ouverture d’un atelier de modelage. La durée, le projet et les créneaux sont définis avec Caroline en fonction des disponibilités. Une privatisation peut convenir à une activité entre proches ou à un moment créatif préparé pour un groupe. Les conditions de règlement sont précisées au moment de la réservation. L’objectif reste de donner à chacun un temps réel de pratique, avec des conseils adaptés et une pièce personnelle à suivre jusqu’à la cuisson.
Les ateliers de modelage sont accessibles à tous les niveaux. Une personne qui n’a jamais utilisé la terre peut commencer par la séance de trois heures ou le carnet de quatre séances. Une personne déjà initiée peut choisir le forfait trimestriel, le stage de juillet ou une séance sur un projet plus précis. Le tournage accueille deux participants au maximum pour l’initiation, ce qui permet de prendre le temps des premiers gestes. Avant de réserver, il est utile de choisir entre modelage et tournage, de consulter les dates et de prévoir le délai nécessaire avant le retrait des pièces.
À Lyon, Leopon associe donc un atelier collectif lumineux, une transmission attentive et une résidence pour quatre céramistes. Caroline Schmoll accompagne le modelage au pincé, à la plaque et au colombin ; Jade Annequin transmet les bases du tournage en très petit groupe ; Célia Volpi et Maxime Durupt développent leurs recherches de céramistes résidents. Les séances uniques, les carnets, les forfaits trimestriels, les stages de juillet et les ouvertures sur demande offrent plusieurs rythmes de pratique. Les engobes, le grès, la faïence, les cuissons et le message de retrait relient chaque cours à une création durable.