Atelier & professionnel

Michel Jamonneau — archetier diplômé de Mirecourt à Nantes

Nantes

Activité confirmée active

Informations centrales vérifiées le 10 septembre 2026

À Nantes, Michel Jamonneau exerce comme archetier et fabrique des archets destinés aux instruments à cordes frottées. Diplômé de l’école de Mirecourt, il travaille pour le violon, l’alto, le violoncelle et la contrebasse. Son activité couvre les répertoires classique et baroque, avec des créations sur mesure, des copies d’anciens archets, des restaurations, des réparations, du reméchage et de l’entretien. L’atelier propose également des formations consacrées à la fabrication, à la réparation et au reméchage.

Un archet ne se résume pas à une baguette qui met les cordes en vibration. Sa courbure, son équilibre, sa souplesse et la manière dont il répond à la pression de la main influencent directement le jeu. La baguette doit transmettre le geste avec régularité, tandis que la hausse, la mèche et les garnitures participent à la prise en main et au contact avec l’instrument. Le choix d’un archet s’effectue donc en relation avec le musicien, son niveau, sa morphologie, son instrument et les répertoires qu’il aborde.

La fabrication annoncée par Michel Jamonneau utilise notamment le pernambouc pour les baguettes et le crin de chevaux sauvages pour les mèches. Le pernambouc est choisi pour ses qualités mécaniques et sa capacité à recevoir une cambrure précise. Chaque pièce de bois présente toutefois ses propres caractéristiques : densité, fil, régularité et réaction à la chaleur ne sont jamais totalement identiques. Le travail de l’archetier consiste à tirer parti de cette matière en conservant un équilibre entre résistance, flexibilité et confort.

La cambrure se construit progressivement. La baguette est travaillée par étapes afin d’obtenir une courbe homogène et une réponse régulière sur toute sa longueur. La tête doit rester alignée avec l’ensemble, tandis que la hausse permet au musicien de tenir l’archet et de régler la tension de la mèche. Ces éléments ne sont pas indépendants : une modification de poids ou de position peut changer la sensation dans la main et la façon dont l’archet accroche la corde. L’ajustement final se juge donc autant au jeu qu’à l’observation de l’objet.

Les archets de violon, d’alto, de violoncelle et de contrebasse n’ont pas les mêmes dimensions ni les mêmes contraintes. L’archet de violon doit accompagner une grande variété d’articulations et de changements de corde. Celui d’alto répond à un instrument plus grave dont la caisse et les cordes demandent une autre réserve de poids. Pour le violoncelle et la contrebasse, la longueur, la tenue et la puissance recherchées évoluent encore. Le choix d’une baguette et le réglage de la mèche doivent être accordés à la famille d’instrument plutôt qu’à une préférence abstraite.

Le travail peut aussi s’inscrire dans une esthétique historique. Michel Jamonneau annonce des archets classiques et baroques, ainsi que des copies d’anciens modèles. Une copie demande d’étudier les proportions, la ligne, la tête, la hausse, la cambrure et la manière dont le modèle se comporte. Elle ne consiste pas à reproduire seulement une silhouette. Le musicien peut rechercher la sensation d’un archet ancien, un équilibre adapté à un instrument historique ou une réponse qui s’accorde à une interprétation particulière. La fidélité du modèle et l’usage actuel doivent être pensés ensemble.

La restauration concerne des archets dont la matière, les garnitures ou les réglages ont évolué avec le temps. Une mèche usée, une hausse fatiguée, une garniture détériorée ou une baguette ayant perdu sa courbure ne se traitent pas de la même manière. L’examen porte sur les éléments d’origine, les réparations antérieures et les contraintes subies pendant le jeu et le transport. Avant d’intervenir, l’archetier doit distinguer ce qui relève de l’entretien courant, de la réparation ou d’une restauration plus délicate.

Le reméchage est une opération régulière pour les musiciens. Le crin finit par perdre de sa tension, se salit ou se répartit moins bien sur la largeur de la mèche. Une nouvelle mèche doit être posée avec une tension homogène et adaptée à la géométrie de la hausse et de la tête. La quantité de crin, son alignement et la régularité du serrage ont une incidence sur la réponse de l’archet. Le réglage est ensuite lié aux habitudes du musicien et à la façon dont il utilise la colophane et la pression de la main.

L’entretien prolonge la durée d’usage de l’archet. Le nettoyage, le contrôle des parties mobiles, la surveillance de la cambrure et l’attention portée aux garnitures peuvent éviter qu’un petit désordre ne devienne une réparation plus lourde. Les conditions de transport et de stockage comptent également. Une variation marquée de température ou d’humidité, un étui mal adapté ou une tension laissée en permanence peuvent affecter le bois et les composants. Un entretien réalisé au bon moment aide le musicien à conserver une réponse stable.

La réparation peut être liée à un accident ou à une usure localisée. Une tête, une baguette, une hausse ou une pièce de garniture peut avoir été endommagée lors d’une chute, d’un choc ou d’une manipulation. La décision dépend de la zone touchée, de la valeur de l’archet, de son intérêt historique et de la possibilité de préserver les éléments existants. Une intervention discrète ne doit pas compromettre la solidité ni modifier l’équilibre de manière imprévisible. Les informations connues sur l’objet et ses réparations précédentes sont utiles pour préparer l’examen.

La fabrication sur mesure permet de partir du musicien et de son instrument. Une demande peut viser un archet destiné à l’étude, au concert, à la musique de chambre ou à un répertoire ancien. Le poids, la souplesse, la facilité d’attaque et la répartition de la matière peuvent être discutés en fonction du geste recherché. L’essai reste déterminant : les sensations de rebond, de résistance et de contrôle ne se décrivent jamais complètement avec des mesures. Le dialogue avec l’archetier transforme ces sensations en choix de construction et de réglage.

Les formations proposées dans l’atelier portent sur la fabrication, la réparation et le reméchage. Elles s’adressent aux personnes qui souhaitent apprendre ou perfectionner des gestes liés à l’archèterie. La fabrication permet de suivre les étapes qui conduisent d’une baguette choisie à un archet jouable. La réparation apprend à observer un désordre, à protéger les parties fragiles et à intervenir avec méthode. Le reméchage demande quant à lui de comprendre la tension, l’alignement et la relation entre la mèche et les deux extrémités de l’archet.

À Nantes, Michel Jamonneau relie ainsi la facture d’archets, la restauration, l’entretien et la transmission. Son travail s’adresse aux violonistes, altistes, violoncellistes et contrebassistes qui recherchent un archet adapté à leur instrument et à leur pratique. Les créations en pernambouc et crin de chevaux sauvages, les copies d’anciens modèles, les réparations et le reméchage répondent à des besoins distincts, mais reposent sur la même attention à l’équilibre et à la précision. L’atelier accompagne chaque pièce depuis le choix de la matière jusqu’aux réglages qui permettent au musicien de retrouver une relation directe avec son archet.

Métiers exercés

Traçabilité

Sources de cette fiche

Chaque notice indique précisément l’information qu’elle soutient et la date à laquelle elle a été consultée.

  1. Organisme professionnel site-officiel

    Michel Jamonneau — luthier archetier à Nantes (site externe)

    Organisme : Michel Jamonneau

    Fait soutenu
    Le site officiel présente Michel Jamonneau comme archetier diplômé de l’école de Mirecourt à Nantes, fabricant des archets pour violon, alto, violoncelle et contrebasse en pernambouc et crin de chevaux sauvages, avec des activités de copie, restauration, réparation, reméchage, entretien et formation.
    Consultée le
    10 septembre 2026

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