Atelier & professionnel

Nicolas Sartor — créations lumineuses et soufflage à Lans-en-Vercors

Lans-en-Vercors

Activité confirmée active

Informations centrales vérifiées le 10 septembre 2026

À Lans-en-Vercors, dans l’Isère, Nicolas Sartor développe un atelier de soufflage de verre consacré aux créations lumineuses. Installé dans le massif du Vercors, à environ 1 000 mètres d’altitude, son espace de travail est équipé pour le verre à chaud et le travail à froid. Ses pièces, signées et numérotées, associent verre soufflé à la bouche, inox et lumière. Appliques, lampadaires, plafonniers et lustres prennent la forme de sculptures qui changent d’apparence selon qu’elles sont éteintes ou allumées.

Le parcours de Nicolas Sartor commence après une dizaine d’années dans l’industrie. Il découvre le verre par une pratique autodidacte, puis se forme au soufflage au CERFAV. Ses recherches s’orientent vers l’impression du verre avec des matières végétales comme le bois, les copeaux, les écorces, les cartons ou les papiers. La matrice utilisée pour cette impression se détruit pendant le processus et laisse dans le verre une empreinte comparable à un fossile. Cette approche donne à la matière une mémoire de texture et relie la création contemporaine à l’observation du monde naturel.

En 2003, Nicolas Sartor crée à Lans-en-Vercors l’atelier « L’Apprenti Sorcier » avec Sophie Héricher. Le lieu devient un espace de fabrication, de recherche et de transmission. Le soufflage demande de maintenir la matière en mouvement, de surveiller la température et de décider à quel moment la forme peut être reprise. Le travail à froid intervient ensuite pour stabiliser la pièce, adoucir une arête, corriger un détail ou ajouter un décor par gravure et sablage. Cette continuité entre les deux moments permet de passer d’un volume chaud à un luminaire fini, prêt à trouver sa place dans un intérieur.

Les appliques « Globule » illustrent cette signature. Leur forme peut être comprise comme un tableau lumineux : plusieurs éléments de verre soufflé s’organisent sur un support afin de révéler une composition aussi intéressante éteinte qu’allumée. Les formats, les couleurs et le nombre de points lumineux peuvent varier. Des camaïeux de blanc, des rouges, des bleus, des couleurs d’automne ou des combinaisons multicolores donnent à chaque ensemble une atmosphère différente. Pour une installation, il faut parler de la largeur disponible, de l’orientation, de la distance au mur et du type de lumière recherché.

Les lampadaires « Globule » prolongent ce principe dans l’espace. Éteints, ils ressemblent à des sculptures de verre coloré ; allumés, ils diffusent une lumière douce et chaleureuse. Les branches en verre soufflé sont associées à une base en inox brossé, matériau dont la sobriété met en valeur la transparence et la couleur. Un lampadaire peut devenir un point focal dans un salon, une entrée ou un espace professionnel. Le choix de la hauteur, du nombre de branches, de la puissance et du type d’éclairage doit tenir compte de la circulation, de l’entretien et de la manière dont la lumière sera utilisée au quotidien.

Les lustres et plafonniers sont pensés pour des projets plus amples. Plusieurs éléments peuvent être disposés en ligne, en grappe ou autour d’une structure afin de former une installation. Nicolas Sartor indique que ses projets sur mesure peuvent être muraux, installés au plafond ou combinés entre mur et plafond. La conception s’adapte aux contraintes du lieu : envergure, hauteur, couleurs et position des points électriques. Un décorateur peut travailler avec l’atelier pour accorder les teintes aux matériaux déjà présents. Des petites fleurs de verre illuminées par des LED peuvent aussi compléter une composition selon la faisabilité.

Le sur-mesure repose sur un dialogue précis. Un particulier peut partir d’un meuble, d’une pièce existante ou d’une ambiance lumineuse. Un architecte ou un décorateur devra préciser les plans, les dimensions, les fixations et le niveau d’éclairage attendu. L’atelier peut étudier une combinaison de verre soufflé et d’inox brossé, puis proposer une maquette ou une première orientation de couleur. Les pièces sont réalisées à la main et numérotées ; de légères variations de volume, de teinte et de texture font partie de leur caractère.

Nicolas Sartor accueille régulièrement des stagiaires issus d’écoles françaises ou étrangères. Il organise aussi des stages d’initiation et de perfectionnement au soufflage. Le programme annoncé sur une semaine de cinq jours commence par le cueillage de la quantité de verre nécessaire, puis aborde le soufflage, l’intégration de couleurs et de motifs, la fabrication de verres, de bouteilles et de vases. Les participants découvrent ensuite les sulfures et les flacons, avant une dernière journée consacrée au travail à froid, à la gravure et au sablage. Les groupes sont limités et travaillent en binômes autour de deux postes.

La formation est conçue pour faire progresser la posture, la précision et la compréhension de la matière. Une première expérience peut donner envie de revenir pour approfondir un thème, louer l’atelier à la journée ou développer une collection personnelle. La location permet à des verriers déjà formés de profiter d’une structure équipée sans investir immédiatement dans tout le matériel. Les conditions, les périodes d’ouverture du four, le niveau requis et les tarifs doivent être précisés avec Nicolas Sartor avant toute réservation.

L’atelier de Lans-en-Vercors réunit donc création lumineuse, recherche sur les empreintes végétales, soufflage, travail à froid et transmission. Ses pièces uniques conviennent à un projet d’éclairage décoratif, à une collection privée ou à une installation conçue avec un professionnel de l’espace. Le site officiel présente les modèles, les projets sur mesure et les stages. Pour préparer une demande, il est utile de rassembler les dimensions du lieu, les usages de la lumière, les couleurs souhaitées et les contraintes techniques. L’échange permettra ensuite d’imaginer une pièce cohérente, où le verre, l’inox et la lumière composent un paysage vivant dans l’architecture.

Métiers exercés

Traçabilité

Sources de cette fiche

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