Atelier & professionnel

Pascale Grisard, peintre sur textile à Colombier-en-Brionnais

Colombier-en-Brionnais

Activité confirmée active

Informations centrales vérifiées le 10 septembre 2026

À Colombier-en-Brionnais, en Saône-et-Loire, Pascale Grisard peint sur textile pour créer des luminaires, des tableaux et des objets destinés à la maison. Son univers figuratif puise dans la nature et dans les scènes familières du Brionnais : fleurs des champs et du jardin, fruits et légumes, oiseaux, insectes, animaux de la ferme, vieux bois et portails patinés par le temps. Le lin, le coton et la soie lui servent de surfaces vivantes, capables d’accueillir une image souple, colorée et sensible. Son travail associe la précision du dessin, la présence de la matière et une attention aux usages de chaque pièce. La peinture textile permet de faire entrer un motif dans le quotidien sans renoncer au caractère singulier d’une création artisanale. Une nappe, un coussin, un tablier ou une lampe ne sont pas traités comme des supports interchangeables. La nature du tissu, sa tenue, son tissage et la manière dont il sera utilisé orientent le choix du décor et la façon de l’appliquer. Une toile de lin offre une texture visible qui accompagne les lignes d’une fleur ou d’un légume. Un coton destiné au linge de maison doit recevoir une peinture adaptée à l’entretien. Une soie appelle une autre délicatesse dans le geste et dans la répartition des couleurs. Pascale Grisard travaille à l’acrylique pour les tableaux et utilise une peinture spéciale textile pour les pièces destinées à être lavées. Cette peinture est fixée au four afin de stabiliser les couleurs et de permettre l’entretien en machine lorsque l’objet s’y prête. La fixation transforme le décor en une partie durable du textile. Elle demande de penser la couleur avant la cuisson, car l’aspect observé pendant l’application ne résume pas toujours le résultat final. Le support, le pigment, la chaleur et l’usage prévu doivent être considérés ensemble. Pour une nappe ou un coussin, la beauté du motif doit aller avec une résistance compatible avec la vie de la maison. Les tableaux sur toile de lin relèvent d’une autre relation à la matière. Ils sont regardés pour leur composition et leur atmosphère, sans devoir répondre aux mêmes contraintes qu’un tablier ou un linge de table. La peinture peut alors s’attarder sur un détail de pétale, une silhouette animale, une écorce ou une lumière de campagne. Le tissu garde une présence souple, différente de celle d’une toile préparée de manière industrielle. Le décor se construit avec cette irrégularité discrète, qui donne au motif une profondeur et une sensation de proximité. Les sujets viennent souvent d’une observation attentive. Pascale Grisard explique aimer travailler d’après photographies pour saisir le détail d’une fleur, l’attitude d’un animal ou la forme d’un morceau de bois usé. La photographie n’est pas une fin en soi. Elle sert de point de départ à un regard qui sélectionne, simplifie et organise. Une fleur peut être agrandie pour devenir le centre d’un tableau ou répétée sur une nappe. Une poule, une vache, un âne ou une chèvre peut être représenté par son attitude plutôt que par une description minutieuse. Un portail marqué par le temps peut fournir une structure de lignes et de couleurs autour de laquelle le motif s’installe. Cette attention aux petites choses donne aux compositions leur caractère. Le jardin, la campagne et la maison forment un répertoire de formes immédiatement reconnaissables, mais chaque image conserve une interprétation personnelle. Les fleurs ne sont pas seulement des éléments décoratifs. Elles peuvent évoquer une saison, une promenade ou un bouquet posé dans une cuisine. Les fruits et légumes rappellent les récoltes, les marchés et les gestes liés à la préparation des repas. Les animaux de la ferme introduisent une présence vivante et parfois malicieuse. Les oiseaux et les insectes apportent du mouvement, tandis que les bois et les barrières racontent une relation plus silencieuse avec les paysages ruraux. Sur un même objet, plusieurs de ces thèmes peuvent se rencontrer. Les luminaires donnent une autre dimension à la peinture sur textile. Le décor est observé lorsqu’il est éteint, puis transformé quand la lumière traverse ou accompagne la matière. Un motif floral peut apparaître avec douceur sur un abat-jour ; une succession de couleurs peut modifier l’ambiance d’un coin de pièce ; une silhouette peinte devient plus ou moins visible selon l’éclairage environnant. La structure du luminaire impose de tenir compte de sa forme et de la manière dont le textile se déploie. Le motif doit rester lisible sur une surface courbe et conserver une relation équilibrée avec la lumière. La lampe devient ainsi un objet de décoration et une présence lumineuse. Les tableaux et les panneaux décoratifs permettent de développer des compositions plus larges. La peinture peut y organiser plusieurs motifs, créer un rythme entre des zones pleines et des espaces plus calmes, ou rapprocher des éléments qui appartiennent à un même paysage. Un ensemble de fleurs peut dialoguer avec des fruits ; un animal peut être placé devant une clôture ancienne ; des teintes naturelles peuvent relier plusieurs scènes. La surface textile garde son grain, ce qui évite à l’image de paraître complètement lisse. Le regard perçoit à la fois le sujet peint et le support qui le reçoit. Les coussins, nappes, torchons et tabliers rapprochent la création du geste quotidien. Ils accompagnent un repas, une préparation en cuisine ou un moment de repos. Un motif placé sur un coussin ne se regarde pas comme une peinture murale : il doit trouver sa place dans un volume souple, avec des plis et des usages possibles. Une nappe étend le décor sur une surface plus grande, tandis qu’un tablier concentre le motif sur un vêtement qui se déplace avec la personne qui le porte. La peinture doit rester expressive tout en respectant le rôle de l’objet. Les objets de maison peuvent aussi être réalisés selon un thème personnel. Une personne peut souhaiter retrouver une fleur particulière, un animal familier, un souvenir de jardin ou une ambiance de campagne. Le projet se construit alors autour des dimensions, du support, des couleurs et du motif. L’image n’est pas séparée de l’usage envisagé : un tableau peut recevoir une composition plus dense, alors qu’un linge ou un coussin doit conserver une lecture agréable dans un intérieur déjà meublé. Cette possibilité de personnalisation donne une place au dialogue sans effacer la signature de l’atelier. Les collages viennent parfois enrichir la peinture. Ils introduisent une épaisseur, une rupture de texture ou un fragment qui contraste avec la couleur appliquée. L’association entre peinture et collage peut évoquer les superpositions d’un carnet d’observation, les morceaux d’un paysage ou les traces laissées par le temps sur une matière. Elle offre aussi un moyen de varier la surface lorsque le sujet appelle davantage qu’un aplat coloré. Le collage reste lié à la composition générale et doit trouver un équilibre avec le tissu. Le travail de Pascale Grisard se situe entre la création décorative et l’artisanat d’usage. Les pièces peuvent être regardées pour leur composition, mais elles sont aussi conçues pour vivre dans une maison. Une lampe éclaire, un coussin accompagne un siège, une nappe s’étend sur une table, un tablier suit les mouvements du corps. Cette proximité exige de penser la résistance, la fixation des couleurs et la relation entre le motif et la fonction. Elle permet en retour à la peinture de s’inscrire dans des gestes simples et répétés. La production comprend des pièces uniques et de petites séries. Une série peut reprendre un thème, une gamme de couleurs ou une famille d’objets, tout en laissant à chaque pièce des différences liées au geste et au support. Une pièce unique peut être construite autour d’un détail choisi pour sa forme ou sa valeur affective. Dans les deux cas, la fabrication conserve une dimension personnelle. Le pinceau, la réaction du textile et les décisions prises pendant la composition empêchent une uniformité absolue. Le Brionnais nourrit cette démarche par ses paysages, ses jardins et ses scènes rurales. Les vieux bois, les portes, les clôtures et les animaux observés dans la campagne deviennent des sujets à part entière. La peinture ne cherche pas à produire une image touristique du territoire. Elle s’attache plutôt à des détails qui ont retenu le regard : une fleur qui se détache dans un pré, le dessin d’une branche, la posture d’un animal ou la patine d’un ouvrage ancien. Cette échelle proche rend les créations accessibles tout en leur donnant une profondeur liée à l’observation. L’atelier propose également des cours de dessin et de peinture pour enfants et adultes. La transmission prolonge le rapport attentif au motif et à la couleur. Apprendre à regarder une fleur, une silhouette ou un objet usé permet de comprendre qu’un sujet ordinaire peut devenir le point de départ d’une composition. Le dessin aide à observer les proportions et les attitudes ; la peinture permet de travailler les contrastes, les mélanges et les effets de surface. Cette pratique partagée reste liée à la sensibilité de chacun. À Colombier-en-Brionnais, Pascale Grisard développe ainsi une peinture sur lin, coton et soie qui associe nature, couleur et vie quotidienne. Luminaires, tableaux, coussins, linge de maison, tabliers et objets décoratifs sont conçus selon leur support, leur usage et le motif choisi. Les fleurs, les fruits, les animaux, les oiseaux, les insectes et les traces du temps dans le paysage composent un univers figuratif reconnaissable. La fixation des peintures textiles, le choix des matières, les éventuels collages et le travail d’après photographie donnent à chaque pièce une présence particulière. Le résultat fait entrer la campagne et le jardin dans la maison, sous la forme d’objets peints qui restent proches du geste, de la matière et du regard.

Traçabilité

Sources de cette fiche

Chaque notice indique précisément l’information qu’elle soutient et la date à laquelle elle a été consultée.

  1. Organisme professionnel site-officiel

    Pascale Grisard — Peintures sur textile (site externe)

    Organisme : Pascale Grisard

    Fait soutenu
    Le site officiel décrit l’ouverture de l’atelier en 1983, la peinture sur lin, coton et soie, les luminaires, tableaux et objets de maison, les inspirations naturelles, la fixation des peintures textiles et les cours de dessin et peinture.
    Consultée le
    10 septembre 2026

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