Atelier & professionnel

Renaud Créations — ferronnerie d’art à Saint-Laurent-de-la-Salle

Saint-Laurent-de-la-Salle

Activité confirmée active

Informations centrales vérifiées le 10 septembre 2026

À Saint-Laurent-de-la-Salle, en Vendée, Renaud Créations développe une ferronnerie d’art où l’escalier en colimaçon occupe une place centrale. L’entreprise imagine des structures qui répondent à une contrainte d’espace tout en devenant un élément fort de l’architecture intérieure ou extérieure. Acier, fer forgé, fonte, verre, bois, aluminium ou inox peuvent entrer dans des compositions très différentes, depuis une interprétation inspirée des escaliers anciens jusqu’à une forme contemporaine aux lignes nettes.

La démarche ne se limite pas à fabriquer une structure métallique. Elle associe le dessin, le choix des matériaux, la mise au point des proportions, la fabrication, l’assemblage et les finitions. Renaud Créations réalise aussi des verrières, des balustrades, des sculptures et des éléments décoratifs. Le travail de Gaël Renaud s’appuie sur la ferronnerie traditionnelle, la métallerie industrielle et une recherche permanente de nouvelles formes.

Une entreprise née d’un parcours singulier

Renaud Créations est née en 2009 sous l’impulsion de Gaël Renaud. Son parcours explique la diversité de l’atelier. Après des études scientifiques en géologie et en géophysique, il s’est orienté vers le travail des décors, la sculpture et la conception d’environnements pour des aquariums. Cette expérience l’a conduit à observer les reliefs, les roches, les volumes et les effets de matière avant de les traduire dans des décors construits.

Le travail de chef décorateur l’a ensuite placé face à des projets où il fallait fabriquer des paysages, des éléments architecturaux et des formes évocatrices. La métallerie est entrée dans son parcours par le décor de théâtre, lorsque le métal est devenu un moyen de créer des structures et des accessoires capables de tenir, de se déplacer et de produire un effet visuel. La pratique s’est approfondie au contact de l’industrie métallurgique et de la ferronnerie artisanale.

Cette double expérience demeure visible dans les réalisations de l’entreprise. La précision des machines et la compréhension des contraintes industrielles soutiennent la fabrication, tandis que le regard du décorateur ouvre la voie à des motifs moins attendus. Un escalier ne sert donc pas seulement à relier deux niveaux : il peut organiser la perspective d’une pièce, donner un rythme à une montée et transformer une trémie en élément de composition.

Un atelier entre forge et création

L’atelier de Renaud Créations réunit une forge, des machines de travail du métal, des équipements de découpe et des outils de finition. Une authentique forge à charbon permet de chauffer le métal et de le rendre malléable avant le martelage. Le soufflet alimente le foyer, la température modifie la matière et le ferronnier accompagne la transformation avec le marteau ou le pilon. Les volutes et certains détails courbes prennent ainsi une forme qui garde la mémoire du feu et du geste.

Une ancienne rouleuse sert à galber les tôles, notamment pour former des limons extérieurs d’escaliers en colimaçon. Ce type d’outil donne une courbure régulière tout en laissant au professionnel la responsabilité du réglage et du contrôle. La forge à gaz, la scie à ruban, la cintreuse à galets, le poste de soudage et la découpe plasma complètent cet ensemble. Chaque outil intervient à un moment différent : préparer, découper, plier, assembler ou obtenir une surface régulière.

La coexistence de machines anciennes et d’équipements plus récents permet de choisir la méthode en fonction du projet. Une pièce peut demander un façonnage au feu pour obtenir une volute expressive, tandis qu’une autre nécessite une découpe précise ou une répétition régulière. L’atelier ne cherche pas à opposer le geste artisanal et l’outil moderne. Il les fait travailler ensemble pour élargir les possibilités de dessin et conserver la maîtrise des détails.

L’escalier en colimaçon comme architecture

Un escalier hélicoïdal répond d’abord à une question d’espace. Son développement vertical permet de relier des niveaux dans un volume resserré, mais sa forme circulaire modifie aussi la manière dont on perçoit la pièce. Le fût central, les marches, le garde-corps et la main courante composent un mouvement continu. Leur proportion doit rendre la montée lisible, confortable et sûre, tout en respectant la place disponible.

Renaud Créations travaille des escaliers sur mesure avec des configurations et des matériaux variés. Le fût peut être accompagné d’un limon central ou de deux limons ; les marches peuvent être ouvertes ou recevoir une contremarche ; la rampe peut s’appuyer sur des poteaux, un barreaudage, une tôle perforée ou du verre. Ces choix modifient la lumière, la transparence, le poids visuel et la relation entre l’escalier et les murs qui l’entourent.

Dans un intérieur ancien, la fonte ou le fer forgé peuvent rappeler les modèles industriels et les escaliers décorés de la fin du XIXe siècle. Dans un projet plus contemporain, l’acier brut, l’inox, l’aluminium, le verre ou le béton peuvent produire une lecture plus dépouillée. Le contraste entre un fût visible, des boulons assumés et une main courante précise peut donner à l’escalier une expression résolument actuelle.

Le dessin commence par la géométrie, mais il ne s’y arrête pas. Le diamètre, la hauteur des marches, la position de la trémie, l’arrivée à l’étage et le sens de circulation déterminent la construction. La forme doit aussi tenir compte de l’usage quotidien : la main courante accompagne le corps, le garde-corps protège le vide et les marches doivent conserver une largeur adaptée au mouvement.

La fonte, entre mémoire et invention

La fonte ouvre une autre voie. Elle permet de reproduire des motifs, de créer des petites séries ou de composer des éléments uniques à partir d’un modèle. Pour un escalier, les marches, les contremarches, les balustres et les poteaux peuvent recevoir des ornements végétaux, des rayures, des chevrons ou des médaillons. L’acier peut alors assurer une partie de la structure tandis que la fonte apporte le relief et la densité décorative.

La fonderie commence par une idée dessinée. Un motif est étudié pour devenir un modèle en deux dimensions, puis une forme en argile ou en bois. Il faut anticiper le démoulage, repérer les contre-dépouilles et décider comment le métal pourra remplir le moule. Le sable conserve l’empreinte du modèle ; le métal en fusion y est coulé avant le refroidissement, la destruction du moule et le nettoyage de la pièce.

La cire perdue offre une solution plus précise pour des formes qui présentent des retraits ou des détails difficiles à démouler. Après la fonte, la pièce passe par le décochage, l’ébarbage et les finitions. Les bavures issues des jointures du moule sont retirées, les surfaces sont nettoyées et les reliefs sont rendus plus lisibles. La matière ne sort pas de la fonderie prête à prendre place dans un intérieur : elle doit encore être ajustée, assemblée et protégée.

Les patines et les cires influencent fortement l’apparence de la fonte. Une surface brute peut conserver une rugosité et une couleur sombre ; une oxydation peut être stabilisée pour évoquer un métal ancien ; une cire graphitée peut faire apparaître des reflets gris argenté. La finition établit un lien entre l’objet et son environnement. Elle peut accentuer un motif, calmer un relief ou rapprocher une pièce de la pierre, du bois et des couleurs de l’architecture.

Des styles nourris par l’Art Nouveau

Les formes végétales tiennent une place particulière dans l’univers de Renaud Créations. L’Art Nouveau fournit un répertoire de lignes souples, de feuilles, d’arabesques et d’entrelacs qui se prête à la ferronnerie et à la fonte. L’inspiration ne conduit pas nécessairement à une reproduction historique. Elle peut servir à créer une main courante, une balustrade ou une marche dont le décor évoque une croissance, un mouvement ou une plante.

Gaël Renaud s’intéresse notamment aux recherches de Louis Majorelle et d’Antoni Gaudí. Ces références rappellent que l’ornement peut modifier la structure même d’un meuble ou d’un bâtiment. Une courbe peut accompagner une montée, un motif peut relier plusieurs marches et une balustre peut devenir un élément graphique visible depuis l’ensemble de la pièce.

Les collections de colimaçons développées par l’atelier jouent avec plusieurs époques. Une version inspirée de la Belle Époque peut employer des motifs végétaux en fonte et une structure en acier. Une autre peut reprendre un langage industriel plus sobre, laisser apparaître les assemblages et donner à la main courante une ligne contemporaine. Les noms et les décors changent, mais la recherche reste la même : faire du déplacement vertical une expérience spatiale et non un simple passage technique.

Le dessin comme outil de dialogue

La conception d’une pièce de fonderie ou d’un escalier commence par les attentes du commanditaire, des images, des documents, un croquis ou une idée plus diffuse. Le dessin permet de préciser la forme, de vérifier ses proportions et d’anticiper les contraintes de fabrication. Il devient un langage partagé entre la personne qui imagine le projet et l’équipe qui va le réaliser.

Pour un colimaçon, les choix sont nombreux. Le client peut rechercher le charme d’un modèle ancien, une expression industrielle, une ligne très légère ou un décor plus foisonnant. Les matériaux et les finitions déterminent la perception finale, mais ils doivent aussi répondre à la situation de l’escalier, à son exposition et à son usage. Une pièce installée à l’intérieur ne reçoit pas les mêmes traitements qu’un ouvrage placé dehors ou dans un espace soumis à l’humidité.

Le studio créatif et l’atelier de fabrication restent liés. Le dessin ne doit pas produire une forme impossible à assembler ; inversement, les contraintes de production ne doivent pas empêcher la recherche. Les échanges entre conception, forge, soudage, montage et finition servent à trouver une solution qui reste à la fois singulière, stable et réaliste.

Une équipe qui transmet les gestes

Renaud Créations réunit des compétences réparties entre le studio créatif, la forge et l’atelier. Gaël Renaud reste impliqué dans les différents postes et consacre du temps à la recherche et au développement. L’équipe a également développé des savoir-faire dans le dessin d’escaliers, le conseil, l’agencement, le montage, le soudage et le débillardage. Cette organisation donne au projet plusieurs regards, depuis l’idée initiale jusqu’au réglage d’un assemblage.

La transmission se fait par la pratique. Il faut apprendre à lire une courbe, à mesurer une trémie, à préparer une pièce avant soudage, à contrôler un assemblage et à comprendre l’effet d’une finition sur le relief. Le ferronnier progresse en observant le comportement du métal et en répétant les gestes, mais aussi en comprenant pourquoi une température, une épaisseur ou un ordre de montage convient à une situation.

Cette culture de l’expérimentation explique l’attention portée aux matériaux et aux procédés. Tester une nouvelle combinaison ne signifie pas abandonner les méthodes anciennes. La forge à charbon, le travail de la fonte et la fabrication sur mesure restent des bases solides ; les équipements modernes ouvrent d’autres possibilités de précision et de productivité.

Une ferronnerie qui sculpte l’espace

À Saint-Laurent-de-la-Salle, Renaud Créations donne au métal plusieurs rôles : structure, décor, circulation et signal. Un escalier peut économiser de la place tout en devenant le centre visuel d’un intérieur. Une verrière peut séparer deux espaces sans couper la lumière. Une balustrade peut protéger un vide et prolonger la ligne d’un escalier. Une sculpture ou un motif forgé peut apporter un accent qui relie l’architecture à la nature.

La force de l’entreprise tient à cette alliance entre ferronnerie d’art, métallerie et recherche formelle. La forge apporte le geste, la fonderie permet le relief, le dessin organise les proportions et les finitions donnent à chaque matière sa présence. Les pièces sont pensées pour un lieu et pour un usage, mais elles gardent aussi une dimension sensible : elles montrent comment un métal chauffé, moulé, découpé ou patiné peut transformer la manière d’habiter un espace.

Traçabilité

Sources de cette fiche

Chaque notice indique précisément l’information qu’elle soutient et la date à laquelle elle a été consultée.

  1. Organisme professionnel site-officiel

    L’entreprise de ferronnerie d’art, son équipe et son atelier (site externe)

    Organisme : Renaud Créations

    Fait soutenu
    La présentation officielle confirme la création de l’entreprise en 2009, son implantation vendéenne, l’équipe, le parcours de Gaël Renaud, l’atelier de 520 m², la forge à charbon et les principaux équipements.
    Consultée le
    10 septembre 2026

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