À Saint-Germain-lès-Arpajon, en Essonne, Sam Dassonneville exerce comme tapissier canneur et rempailleur. Son atelier se consacre à la réparation et à la restauration de chaises, fauteuils et meubles de petite taille. Le professionnel indique pratiquer ce métier depuis plus de quinze ans, avec des techniques manuelles transmises de génération en génération. Cette spécialisation répond aux meubles dont l’assise, le dossier ou le revêtement a perdu sa solidité, tout en conservant une structure qui mérite d’être réparée.
Le cannage concerne les sièges dont l’assise ou le dossier est constitué de canne. Avant de refaire un cannage, il faut vérifier l’état du cadre, des trous de passage, des traverses et des assemblages. Une canne neuve ne compensera pas un bois fendu ou un châssis déformé. L’examen permet de déterminer si la réparation peut être réalisée sur place, en atelier ou après une reprise plus exigeante de la structure. Le style du motif, la tension du matériau et la forme du siège influencent la durée du travail.
Le rempaillage s’adresse aux chaises, tabourets et bancs dont l’assise utilise de la paille ou une matière équivalente. Le matériau doit être préparé, posé et serré pour retrouver un confort régulier. Une assise ancienne peut présenter des traces d’usage, des réparations successives ou une déformation du support. Le professionnel peut alors expliquer ce qui peut être conservé et ce qui doit être repris. Le résultat dépend de la structure de la chaise, de la matière choisie et de l’usage quotidien prévu.
La tapisserie constitue un troisième volet. Un fauteuil au tissu usé, taché ou démodé peut être démonté, regarni et recouvert d’une nouvelle étoffe. Le choix du tissu doit tenir compte de la résistance aux frottements, de la lumière, de l’entretien et du style recherché. Une pièce destinée à un usage fréquent n’aura pas les mêmes besoins qu’un fauteuil décoratif. Les dimensions, les finitions et les éventuels passepoils ou clous se définissent avec le client avant la commande.
Sam Dassonneville indique réparer différents types de chaises, fauteuils et meubles de taille raisonnable. Cette limite pratique permet de distinguer les petits meubles d’un ensemble volumineux ou d’une pièce nécessitant une restauration d’ébénisterie. Pour préparer un devis, il est conseillé d’envoyer des photographies de face, de profil et du dessous du siège, ainsi que les dimensions et une description de l’usage. Le professionnel peut ensuite préciser si un déplacement ou un examen direct est nécessaire.
L’atelier est installé chez l’artisan et un service de récupération et de livraison à domicile est proposé. Les modalités doivent être convenues avant le déplacement, notamment pour l’accès, les étages, la protection du meuble et le délai. Une remise en état ne se résume pas au remplacement visible d’une assise : il faut parfois recoller un assemblage, renforcer une traverse ou traiter une finition. Décrire les bruits, les mouvements et les anciennes réparations aide à établir un diagnostic plus complet.
La restauration peut conserver l’aspect d’origine ou accompagner une mise au goût du jour. Le client doit préciser s’il souhaite retrouver une apparence proche du modèle ancien, choisir un tissu contemporain ou modifier la couleur du bois. Ces décisions influencent la méthode et le budget. Une chaise de famille, un tabouret d’atelier ou un petit meuble peut ainsi retrouver une place utile sans perdre les traces qui font son histoire.
Sam Dassonneville s’adresse aux particuliers qui veulent prolonger la vie de leur mobilier, mais aussi aux personnes qui souhaitent comprendre la différence entre cannage, rempaillage et tapisserie. Un premier contact avec des photos et des mesures permet d’orienter la demande vers la technique adaptée, de discuter des matériaux et de définir les étapes de la restauration.