Atelier & professionnel

Yann Marticou — coutelier et taillandier à Strasbourg

Strasbourg

Activité confirmée active

Informations centrales vérifiées le 10 septembre 2026

À Strasbourg, Yann Marticou exerce comme forgeron, coutelier et taillandier au sein de l’Atelier de la Fédération. Sa pratique repose sur la forge traditionnelle et sur un travail de l’acier carbone, du bois et du cuir, depuis la matière brute jusqu’à la pièce finie. Il fabrique principalement des couteaux de cuisine et de poche, mais aussi des outils forgés destinés aux artisans, comme des ciseaux à bois. Chaque objet est pensé selon son usage, son dessin, son équilibre et les matériaux qui le composent. L’atelier propose également des réalisations sur mesure, de l’affûtage pour les outils tranchants et des stages d’une journée pour découvrir la forge et fabriquer soi-même un couteau.

Le métier de coutelier commence par la relation entre une lame et la main qui l’utilise. Un couteau de chef doit accompagner des gestes répétés en cuisine, tandis qu’un couteau de poche doit rester pratique à transporter et à ouvrir. La longueur de la lame, sa géométrie, son épaisseur et son tranchant influencent la manière dont l’outil se comporte. Le manche doit offrir une prise sûre sans créer de fatigue. La matière et le dessin sont donc liés à la fonction. Pour une demande personnalisée, l’échange avec le client sert à préciser l’usage, les habitudes, le style recherché et les matériaux envisageables. La pièce n’est pas définie par une silhouette seule : elle doit trouver un équilibre entre la coupe, la prise en main et la durabilité.

La forge traditionnelle donne sa forme à l’acier par une succession de chauffes, de frappes et de refroidissements maîtrisés. Le métal est amené à une température qui permet de le déformer, puis travaillé sur l’enclume avec des outils adaptés. Le forgeron observe la couleur de l’acier, la direction de la matière et l’évolution de la forme sous le marteau. Une lame se construit progressivement : la masse est étirée, les volumes sont répartis et les lignes deviennent plus précises. Le travail de forge demande de savoir quand poursuivre la déformation et quand laisser la pièce revenir à une température appropriée. La régularité des gestes contribue à obtenir une forme cohérente avant les opérations de finition et d’affûtage.

L’acier carbone occupe une place centrale dans les pièces présentées par Yann Marticou. Ce matériau peut recevoir une finition et un tranchant adaptés à l’outil, mais il demande aussi un entretien attentif. L’utilisateur doit comprendre que la lame ne se conserve pas comme un objet inoxydable laissé humide. Après usage, un essuyage soigneux et un rangement à l’abri de l’humidité contribuent à préserver sa surface. Le choix d’un acier et la façon dont il est travaillé influencent la réponse de la lame, sa facilité d’affûtage et son évolution dans le temps. Les conseils associés à la pièce doivent donc être adaptés à son usage réel, qu’il s’agisse de préparer des aliments, de travailler le bois ou de transporter un couteau de poche.

Le couteau de chef demande une géométrie qui accompagne le mouvement sur une planche. Une lame trop épaisse ne répond pas comme une lame plus fine ; une pointe, un talon ou une courbure modifie les gestes possibles. Le manche doit rester stable lorsque la main change de position. Sa longueur et son volume doivent être proportionnés à la lame et à la personne qui l’utilise. Le coutelier tient compte de ces éléments lorsqu’il développe une pièce sur mesure. La finition ne sert pas seulement à embellir l’objet. Elle facilite la prise en main, protège certaines surfaces et souligne la relation entre le métal et le matériau du manche. Un couteau bien conçu doit rester lisible dans son usage quotidien et agréable à entretenir.

Le couteau de poche répond à des contraintes différentes. Il doit pouvoir être porté, manipulé et rangé facilement. La forme du manche, le mécanisme de fermeture et la position du tranchant influencent son confort. Une pièce destinée à accompagner des sorties ou des travaux légers doit trouver un compromis entre compacité, solidité et facilité d’utilisation. Le bois et le cuir peuvent apporter une présence chaleureuse au manche ou à l’étui, tout en demandant des finitions adaptées aux frottements et aux manipulations. La conception sur mesure permet de discuter du format, de l’usage et de l’identité visuelle, sans dissocier la beauté de la fonction de l’outil.

La taillanderie élargit la pratique vers les outils destinés à d’autres métiers. Yann Marticou forge notamment des ciseaux à bois et des outils d’artisans. Un outil de taillant doit transmettre l’effort, conserver un tranchant et être adapté au matériau qu’il rencontre. Un ciseau à bois ne se choisit pas comme un couteau de cuisine : sa lame reçoit les chocs du maillet, son biseau guide la coupe et son manche doit supporter les frappes. La forme de l’outil dépend de la précision attendue et du travail à réaliser. Le taillandier doit donc comprendre le geste de la personne qui utilisera la pièce. Cette relation entre l’outil et le métier donne au travail forgé une dimension concrète : le résultat se mesure dans la qualité de la coupe et dans la manière dont l’outil accompagne la main.

La fabrication associe plusieurs matières. L’acier apporte la fonction tranchante et la résistance ; le bois peut composer un manche ou un élément de présentation ; le cuir peut protéger, habiller ou accompagner la pièce dans un étui. Ces matériaux ne se préparent pas de la même façon. Le métal demande une mise en forme et une finition qui tiennent compte du tranchant. Le bois doit être choisi, façonné et protégé pour offrir une prise agréable. Le cuir se coupe, se coud et se met en forme autour de l’objet. L’ensemble doit rester équilibré et pratique. Une jonction mal pensée peut gêner la main ou retenir l’humidité ; une surface trop lisse peut réduire la sécurité de la prise. La recherche d’un objet cohérent se poursuit donc au-delà de la lame.

Le travail sur mesure commence par une conversation. Yann Marticou indique prendre le temps d’échanger avec ses clients afin de répondre à leurs attentes en matière d’usage, de dessin et de matériaux. Une personne peut rechercher un couteau de chef adapté à sa manière de cuisiner, un couteau de poche qui accompagne ses déplacements ou un outil conçu pour un travail artisanal précis. Le projet peut aussi s’appuyer sur une préférence de forme, une matière de manche ou un besoin de remplacement. Les choix sont ensuite traduits dans une pièce forgée et finie à la main. Cette démarche laisse une place à la singularité sans négliger les contraintes liées à la coupe, à la sécurité et à l’entretien.

L’affûtage complète la fabrication. Un couteau ou un outil tranchant finit par perdre de son efficacité lorsque son fil s’émousse. L’affûtage vise à rétablir une arête fonctionnelle, mais l’angle, la géométrie et l’état du métal doivent être respectés. Un outil de menuisier ne reçoit pas nécessairement la même intervention qu’un couteau de cuisine. Il faut également distinguer un simple entretien d’une lame très abîmée, dont le fil ou la pointe peut demander une reprise plus conséquente. L’atelier propose l’affûtage de couteaux, de ciseaux et d’outils. Ce service prolonge l’usage des objets en conservant leur capacité à couper et en évitant un remplacement prématuré.

Les stages d’initiation ouvrent la forge à des particuliers qui souhaitent réaliser leur propre couteau ou un objet forgé. Une journée de découverte permet d’aborder l’environnement de la forge, les règles de sécurité, la chauffe, les outils et les gestes de base. Le participant doit comprendre comment se tenir face au feu et à l’enclume, comment présenter la pièce sous le marteau et comment observer l’évolution du métal. L’accompagnement transforme une matière brute en un objet personnel, tout en faisant comprendre la patience nécessaire aux opérations de finition. Le stage ne réduit pas la forge à une démonstration : il donne une expérience concrète des choix de forme, de matière et de gestuelle qui composent le métier.

L’Atelier de la Fédération accueille cette activité dans un ancien atelier de forge devenu un espace partagé à Strasbourg. Le collectif réunit plusieurs artisans indépendants dont les savoir-faire se complètent autour du bois et du métal. Pour Yann Marticou, cet environnement met en relation la coutellerie et la taillanderie avec d’autres pratiques de fabrication. La matière reste au centre, mais les échanges entre métiers peuvent nourrir une réflexion sur les usages, les outils et les formes. La forge s’inscrit ainsi dans un lieu où la fabrication sur mesure, la transmission et la collaboration ont leur place. Les couteaux et outils sont réalisés à la main, avec une attention portée à leur fonction et à la qualité de leur finition.

À Strasbourg, Yann Marticou fait vivre une coutellerie forgée qui relie l’acier carbone à la main de l’utilisateur. Couteaux de chef, couteaux de poche, ciseaux à bois et autres outils d’artisans sont conçus selon des besoins distincts, puis façonnés avec le bois et le cuir lorsque ces matières trouvent leur rôle dans l’objet. La forge traditionnelle donne le caractère de la lame, la taillanderie adapte l’outil au geste professionnel et l’affûtage entretient son efficacité. Les stages permettent de découvrir ces étapes en pratiquant, tandis que les demandes sur mesure ouvrent un dialogue sur le dessin, les matériaux et l’usage. L’ensemble compose une activité où le feu, le marteau et la précision de la main servent des objets faits pour travailler.

Métiers exercés

Traçabilité

Sources de cette fiche

Chaque notice indique précisément l’information qu’elle soutient et la date à laquelle elle a été consultée.

  1. Organisme professionnel site-officiel

    Yann Marticou — La forge de l’Arbre Flamboyant (site externe)

    Organisme : Atelier de la Fédération

    Fait soutenu
    La page officielle présente Yann Marticou comme forgeron, fèvre, taillandier, coutelier et métallurgiste, ses couteaux et outils forgés, le travail de l’acier carbone, du bois et du cuir, les pièces sur mesure, l’affûtage et les stages d’initiation.
    Consultée le
    10 septembre 2026

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