À Nantes, Chifoumi Studio accompagne des projets de mosaïque conçus pour des lieux privés, commerciaux et publics. Caroline et Solène y réunissent une approche de conception et une pratique artisanale de la matière. Le studio intervient depuis les premières intentions jusqu’à la préparation de la réalisation : direction artistique, choix des matériaux, dessin du calepinage et adaptation technique font partie de l’accompagnement proposé. Cette continuité permet de penser l’image, la surface et les contraintes du lieu ensemble, au lieu de traiter la mosaïque comme un simple revêtement ajouté à la fin d’un projet.
La diversité des espaces auxquels le studio s’adresse donne une idée de l’étendue des possibilités. Pour une boutique, un restaurant ou un hôtel, la mosaïque peut marquer une entrée, habiller un seuil, composer une fresque murale, souligner un sol ou devenir une signalétique artistique. Dans une entreprise, elle peut traduire un logo, rendre un mur plus singulier ou créer une signalétique durable. Pour une collectivité, elle peut prendre place dans une place, un parc, un équipement urbain, un mur de soutènement ou la façade d’un bâtiment. Chaque emplacement impose sa propre lecture : un sol se découvre dans le mouvement, une façade se regarde à distance, tandis qu’un comptoir se perçoit au plus près de la main et du regard.
Le calepinage est un point essentiel de cette mise en relation entre dessin et architecture. Il organise les tesselles, les lignes, les changements de couleur et les raccords afin que le motif s’adapte aux dimensions réelles du support. Une composition destinée à un grand mur ne se construit pas comme une petite plaque décorative. Les proportions, la densité du motif, la visibilité des joints et la manière dont la lumière arrive sur la surface doivent être anticipées. Le choix des matériaux intervient au même moment. La couleur ne suffit pas à caractériser une mosaïque : la texture, la brillance, l’épaisseur et la réaction de la matière à la lumière transforment la perception de l’ensemble.
Chifoumi Studio réalise ses mosaïques à la main dans son atelier nantais, avec des matériaux, des couleurs et des motifs adaptés au projet. Les ouvrages sont travaillés sur un filet, ce qui permet de préparer les panneaux avant leur transport. Cette méthode demande une grande précision dans le placement des tesselles et dans le suivi des raccords. Les panneaux sont ensuite expédiés dans une caisse en bois conçue pour les protéger. La pose et le jointoiement sont réalisés par un carreleur qualifié, qui assure l’adaptation finale au support et au contexte du chantier. La préparation en atelier et l’intervention sur place ont ainsi chacune leur rôle.
La mosaïque peut aussi répondre à des exigences d’usage. Pour certains sols, le studio propose des mosaïques antidérapantes capables de supporter un passage intensif, en intérieur comme en extérieur. Le matériau, la finition et l’organisation des tesselles participent alors à la sécurité autant qu’à l’expression visuelle. Un revêtement soumis aux déplacements, aux variations de température ou aux intempéries ne se choisit pas seulement pour sa couleur. Il faut considérer la surface, les zones de contact, les transitions et les conditions de nettoyage. Cette attention technique permet d’envisager des projets décoratifs qui restent liés à la réalité quotidienne du lieu.
Les réalisations murales offrent une liberté différente. Une fresque peut suivre un grand format, développer une composition figurative ou abstraite et utiliser les variations de matière pour créer des plans. Sur une façade ou dans un espace public, les proportions du dessin, la distance de lecture et la résistance du support deviennent déterminantes. Le studio présente notamment un projet de façade et de fresque utilisant de grands carreaux de céramique émaillée, réalisés à la main, dans un format de 250 par 150 centimètres, en collaboration avec l’artiste Samy Halim. Cet exemple montre comment la mosaïque peut dialoguer avec une intervention artistique et changer d’échelle sans perdre sa dimension manuelle.
Une demande adressée à Chifoumi Studio peut donc partir d’une identité visuelle, d’un motif, d’une intention décorative ou d’un besoin architectural. L’échange sert à préciser la destination, les dimensions, le support, la palette et le niveau de résistance attendu. Pour un hôtel ou un restaurant, la circulation et la visibilité depuis plusieurs points de vue peuvent guider la composition. Pour une maison, la mosaïque peut s’inscrire dans une salle de bains, une entrée ou un élément de mobilier. Pour une collectivité, le projet doit trouver son rapport avec l’espace partagé et avec les usages qui l’entourent.
La relation entre dessin et fabrication reste centrale jusqu’à la préparation des panneaux. Une tesselle peut être orientée pour accompagner une courbe, renforcer une ligne ou capter une lumière particulière. Les joints peuvent rythmer la composition ou rester plus discrets selon le projet. Les écarts entre les pièces, les coupes et les changements de matière donnent son caractère à la surface. Ce travail de détail est déterminant dans une signalétique ou un motif de logo, où la lisibilité dépend de la précision des contours et du contraste.
À Nantes, Chifoumi Studio défend ainsi une mosaïque artisanale capable de s’adapter à des univers très différents. Sols, murs, entrées, façades, comptoirs, mobilier urbain et signalétiques deviennent des supports de création dès lors que le dessin, la matière et la technique sont pensés ensemble. Le travail manuel réalisé dans l’atelier, la préparation sur filet et la coordination avec la pose permettent de transformer une intention en panneaux prêts à intégrer. Pour un projet privé, professionnel ou public, le studio propose une mosaïque sur mesure où la singularité visuelle reste indissociable de la justesse du support et de l’usage du lieu.